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Catherine Audibert (Préfacier, etc.)
EAN : 9782228903387
109 pages
Éditeur : Payot et Rivages (28/08/2008)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Manger, tout comme boire, fumer ou se droguer, mais aussi jeûner, peuvent apporter un apaisement momentané lorsque la souffrance psychique est trop intense.

S'intéressant, une fois de plus en précurseur, à l'alcoolisme et à la boulimie, Ferenczi montre que l'addiction n'est pas la cause, mais la conséquence d'une souffrance, d'un traumatisme et qu'en cela, elle relève de la stratégie de survie, avec une fonction tout à fait précise : "soi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
colimasson
  06 octobre 2016
Rien que du bon sens là-dedans mais à l'époque de la publication des textes, dans les années 30, ça n'était peut-être pas encore aussi évident que ça et il devait alors être nécessaire de mettre les choses au clair : dans le cas des addictions, la recherche est moins celle d'une dépendance que d'une tentative de se libérer de l'autre (ou d'un mécanisme de défense hérité d'un traumatisme) lorsqu'il est ressenti comme un excès.

Ferenczi se fait en quelque sorte précurseur de Winnicott, qui avait développé le concept du nourrisson qui se materne lui-même dans les cas où la mère n'est pas suffisamment bonne. Pour en arriver là, il faut quand même provoquer un sacré clivage en soi : une partie de l'individu doit s'occuper de traiter l'autre partie souffrante. Certains psychiatres, quand ils en ont marre d'écouter leurs malades, leur refilent des psychotropes ; la partie maternante de l'individu, lorsqu'elle peut plus se blairer son autre partie souffrante, lui conseille d'aller se bourrer la gueule tous les jours jusqu'à finir en loques. Pour résoudre ça, Ferenczi pensait que la psychanalyse, ça pouvait être cool parce que ça permet de résoudre le clivage interne :

« Etre seul conduit au clivage. La présence de quelqu'un avec qui on peut partager et communiquer joie et souffrance (amour et compréhension), GUERIT le trauma. La personnalité est réunifiée, « GUERIE ». »

Ferenczi développe en outre l'idée que ce ne sont pas les effets des substances qui déterminent l'addiction mais la fonction psychique qui est aidée par le recours constant à un produit ou à un comportement. « On peut alors se demander si les addictions ne constituent pas, parfois, le dernier rempart contre la folie ?»

Tout cela semble de très bon sens mais ce n'est pas inutile de le rappeler dans le cas où certains individus aimeraient renvoyer le problème aux calendes grecques de la lâcheté morale.
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Bruno_Cm
  14 décembre 2017
Mais qu'est-ce que c'est que ça que pour une escroquerie (éditoriale) ?
"Sur les addictions". Ce titre est vraiment trompeur, la quatrième de couverture aussi. C'est tout sauf un livre qui traite des addictions. Enfin pas tout, pas complètement. Mais bon. Visez le titre de cet article : "Le rôle de l'homosexualité dans la pathogénie de la paranoïa" ou celui-ci "paranoïa et odorat"... le rapport avec les addictions est douteux, tiré par les cheveux.
Je ne comprends pas l'éditeur. Je ne comprends pas les choix des articles, cette compilation me semble plus que douteuse, hasardeuse... Les articles semblent quasi hors propos et en plus certains sont vraiment tronqués, coupés au montage, ou en tout cas me donnent cette impression...
Seule la préface, qui n'est pas de Ferenczi, traite du sujet de façon claire et directe.
Pour le reste, ce n'est que de vagues idées, certes pour certaines qui sont intéressantes (les positions de Ferenczi sur l'alcool comme conséquence et non comme étiologie, essentiellement), mais pour d'autres qui frisent le ridicule (exemple cette parenthèse : "(Lorsque la saleté et le désordre deviennent trop tôt ou exagérément insupportables pour l'enfant, c'est souvent le signe précurseur d'une fixation homosexuelle, partiellement peut-être la cause aussi.)")
Une phrase de Ferenczi, pas très claire mais par laquelle il essaie de justifier ses thèses : "... je partage, certes, la crainte de Bleuler que la grande masse, incapable de jugement, ne se méprenne sur ma façon d'interpréter les psychoses alcooliques, comme cela s'est produit pour la théorie de la sexualité de Freud, mais je ne pense pas que ce soit une raison pour me taire, bien au contraire. Si Freud n'avait tenu compte que des grandes masses incapables de jugement, la psychanalyse n'aurait jamais vu le jour."
Une fois ça dit, on peut tout dire...
Je n'ai pas envie d'en dire plus, j'ai déjà perdu assez de temps. Checkez les petites citations que j'ai mises, certaines font sens, mais pour beaucoup, vous en rirez, ou vous en pleurerez.
Petite Bibliothèque de Payot, vous m'avez habitué à beaucoup beaucoup mieux.


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MoustaphaB
  25 juin 2020
Titre trompeur. Je m'intéresse au sujet des addictions et le titre de ce livre associé au nom de Ferenczi, psychanalyste, me poussèrent à acheter le livre, confiant que les addictions seront abordées en profondeur surtout pour un petit livre d'une centaine de page qui ne coûte pas moins de 6€, comme fut grande ma déception. le livre a évoqué à peine les addictions pour parler aussi de paranoïa et d'homosexualité. Ne l'acheter pas pour son titre. Il y a bien mieux ailleurs.
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Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   12 octobre 2016
Ce ne sont pas les effets pharmacologiques des substances ou l’influence de la chimie interne provoquée par certaines activités, qui déterminent l’addiction, mais la fonction psychique à l’origine du recours constant à un produit ou un comportement qui importe dans le processus poussant une personne à vivre sous l’emprise de l’acte addictif.
[…] On peut alors se demander si les addictions ne constituent pas, parfois, le dernier rempart contre la folie ?»
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Bruno_CmBruno_Cm   10 décembre 2017
L'analyse accepte ainsi passagèrement le besoin du patient de croire en lui à la manière d'un hypnotiseur, au-delà de la croyance thérapeutique ordinaire. Il accepte même jusqu'à un certain transfert passionnel, si c'est la condition de la cure avec ceux qui sortent parfois violemment de leur repli "autocratique". Car c'est peut-être par le biais de cette dépendance absolue et en évitant que le patient transfère sur l'analyste le r^le de la mère décevante, celle qui n'a pas suffisamment bien veillé sur lui et celle qu'il ne peut introjecter pour posséder en lui-même la capacité de se soutenir et de s'aider, que le patient pourra se dégager de la nécessité du recours à des drogues pour survivre à des éprouvés innommables dont il était la proie jusque-là.
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colimassoncolimasson   29 juillet 2020
Dm. est effrayée par les manières ouvertement agressives de la patiente et commence à puer. La patiente ressent cela comme une contre-attaque, comme une persécution (délire de persécution), et doit ou bien se sauver, ou bien s’anesthésier avec de l’alcool.
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colimassoncolimasson   19 octobre 2016
La neutralité prétendument bienveillante [de l’analyste] se transforme [pour certains patients] en neutralité malveillante en les renvoyant à l’indifférence de l’autre, qui elle-même les renvoie à la détresse éprouvée auprès d’un autre trop peu –ou pas- secourable.
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colimassoncolimasson   10 octobre 2016
[Exemple d’un procédé autocalmant]

La patiente, alors nourrisson, avait été livrée à un état de détresse et de solitude face à une mère incapable d’assurer ses besoins vitaux. Les cris désespérés du bébé étaient restés des appels dans le vide, jusqu’à l’épuisement et la « sensation de s’éteindre ». Adulte, ses compulsions à manger ressemblaient ainsi parfois à ce besoin « d’atténuer cette sensation au plus vite, en mangeant ou en buvant ».
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