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ISBN : 2757868969
Éditeur : Points (12/04/2018)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  17 avril 2017
Un einième livre... avec comme noyau central la passion des livres, de la
lecture et celle encore plus grande de "transmettre et partager" !
Une jeune femme , Juliette,dans une sorte d'existence bien rangée,bien planifiée prend le métro quotidiennement, la ligne 6, le métro aérien; elle a un plaisir "caché": celui d'observer les passagers qui lisent, d'imaginer leurs vies, et par là-même, à travers ces inconnus lecteurs, elle s'évade de la sienne... qu'elle trouve trop "plate" !
Un jour, elle change son itinéraire habituel... et son existence va être
bousculée par une rencontre insolite...Elle tombe sur une haute porte
de métal rouillé, maintenue "ouverte" par un livre qui la maintient
ouverte... En plus de cette observation, elle décrypte une plaque de métal
émaillé, qui l'intrigue, annonçant un univers prometteur et plein
de mystère , "LIVRES SANS LIMITES"
Elle se retrouvera chez Soliman, passeur de livres et poète, élevant
seul sa petite fille, Zaïde... qui va l'entraîner dans son domaine d'activité d
des "Livres-voyageurs"
Je n'en dirai pas plus long; lecture qui fait du bien, s'accorde parfaitement au temps ensoleillé du moment, et le jardin de Vendée ... où je le termine
en ce lundi de Pâques !...
Lecture faussement légère car on accompagne Juliette dans ses questionnements, coups de coeur en livres [ ce qui nous vaut des suggestions de lectures variées et sympathiques, sans oublier une proposition de bibliographie, in-fine, qui m'a
d'autant plus accrochée, que j'ai retrouvé des auteurs adorés , dans des temps lointains, comme Anna kavan, Maya Angelou, Ahmadou
Kourouma, Janet Frame, etc]
Ce roman m'a rappelé une très agréable lecture sur un autre passeur de livres, fort sympathique, celui de "La Tournée d'automne" de Jacques Poulain..., auteur canadien, dont j'affectionne l'univers et la mise en avant des livres, et de leur magie...
-" (...) Vous nous voyez comme ça, des... espèces de médecins de l'âme (...)
Comment lui dire que oui, c'était un peu ça ? Qu'elle avait fini par croire, non, par acquérir la certitude que dans l'épaisseur des livres se cachaient à la fois toutes les maladies et tous les remèdes ? Qu'on y rencontrait la trahison, la solitude, le meurtre, la folie, la rage, tout ce qui pouvait vous prendre à la gorge et gâcher votre existence, sans parler de celle des autres, et que parfois pleurer sur des pages imprimées pouvait sauver la vie de quelqu'un ? Que trouver votre âme soeur au beau milieu d'un roman africain ou d'un conte coréen vous aidait à comprendre à quel point les humains souffraient des mêmes maux, à quel point ils se ressemblaient,
et qu'il était peut-être possible de se parler- de se sourire, de se caresser, d'échanger des signaux de reconnaissance, n'importe lesquels-pour essayer de se faire un peu moins mal, au jour le jour ?" (p. 152)
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petitsoleil
  13 janvier 2018
Un bon livre, trouvé un peu par hasard et dont je n'avais pas spécialement entendu parler.
J'ai apprécié ce livre aux apparences de feel-good, mais qui nous fait découvrir une galerie de personnages décalés, décalés et grands lecteurs, décalés et vivants ...
L'amour des livres est bien présent dans ce conte moderne, l'amour des livres mais aussi le pouvoir des mots, des livres, pour nous faire réfléchir et nous faire changer, évoluer, au-delà de nos peurs, de nos routines ... Une sorte de bibliothérapie, à laquelle Juliette croit d'abord peu, mais qui va progressivement s'imposer à elle, s'imposer dans sa vie, et changer sa vie.
J'ai bien aimé le personnage de la petite Zaïde (oui, Zaïde - il y a bien des personnages variés et un métro mais pas de Zazie, il s'agit de Zaïde). Zaïde qui vit avec son père Soliman, rêveur, poète exilé, retranché derrière ses livres. Zaïde qui rêve de voyages, lit déjà beaucoup, et met des feuilles de menthe dans un vieux "coucou" ... Un livre original et à découvrir !
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NathalC
  26 août 2018
Ce roman m'a été offert. Ce n'est pas souvent qu'on m'offre un livre, même si beaucoup de personnes de mon entourage savent que je lis énormément. C'est tellement personnel un livre !
Celui ci est un cadeau d'une amie très très chère à mon coeur. Alors, merci ma Diane pour ce présent.
Ce roman est une histoire de livres. Une histoire de partage, de passation de livres, de mots, qui nous parlent, au gré des rencontres, suivant les moments de notre vie.
Cependant un petit quelque chose que je ne saurai définir m'a fait passer à côté de cette histoire. Et je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce petit quelque chose. Dommage !
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thisou08
  23 juillet 2018
Dès qu'un titre possède les mots livre, roman, lecteur ou lectrice, bibliothèque, cercle littéraire etc, je fonce dessus.
Celui-ci m'appelait.
Pour échapper au quotidien, à la routine, quoi de mieux qu'un livre. Un livre, c'est un autre univers.
Avec celui-ci, j'ai fait un voyage hors du temps et ce fut très agréable bien que trop court à mon goût.
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Palpita
  18 avril 2017

Les livres sont des passeurs de vie. C'est ce que nous révèle Juliette, l'héroïne du nouveau roman de Christine Férêt-Fleury, La fille qui lisait dans le métro.
Triste Juliette, au départ, dans sa voiture brinquebalante sur la ligne 6 du métro parisien. Plus que lire, durant ses trajets, elle scrute les autres lecteurs et lectrices. Trois particulièrement. le premier s'intéresse à la nature, la seconde à la cuisine et la troisième à l'amour. Au meilleur de la vie, en somme. Ils la fascinent par leurs gestes de dépit, leur sourire, leurs larmes. Ces manifestations d'émotions, dans un espace où l'on se frôle ou se bouscule sans pourtant nouer de contacts, sont le premier indice que la vie est dans les livres. Comme un visage s'illumine par la grâce d'un écran rétro-éclairé, les yeux et les mains des lecteurs de métro s'animent en réaction aux univers que leurs ouvrages contiennent.
Bien sûr, ce serait trop simple si Juliette comprenait ça d'un seul coup. Face à ses dossiers mesquins, dans son agence immobilière, ou seule dans son studio, le soir. Il va falloir un périple, une sorte d'initiation, pour qu'elle s'en aperçoive. Et d'abord une rencontre. En souffrant pour un livre coincé dans une porte, Juliette pénètre dans une caverne.
Ok, rembobinons un petit coup. En souffrant pour un livre coincé dans une porte ? Oui, c'est comme ça. Il reste en Juliette, à part l'amour des autres dans le regard, une propension à ce que l'on appelle l'animisme. Pour elle, les livres ont une âme. Une existence propre. Ils se cachent quand ils ne veulent pas être lus, enflent pour vous protéger… Décident de leur destin et vibrent, en somme de toute la vie qu'ils contiennent (mais bon, ça, Juliette ne l'a pas encore compris, retour à la caverne).
La caverne dans laquelle Juliette pénètre n'est pas celle de Platon (oui, on a des lettres), mais ce n'est pas loin. Les ombres qui y sont projetées ne sont pas celles des formes du monde extérieur. Dans la caverne, les ombres soulignent ce qui est absent au dehors. le temps, par exemple. Dans la caverne, on prend le temps, on se respecte, on boit du thé ensemble en se donnant l'occasion de se connaître, on est pudique et aimant à la fois. Et l'amour, on est d'accord, n'est pas ce qui est le mieux distribué dans le grand marché de l'univers, là, à l'extérieur.
La caverne est bâtie de livres (franchement, vous vous attendiez à quoi – on parle de Juliette, tout de même). Ils forment ses murs, son sol, dessinent l'espace dans lequel on circule.
Elle est tenue et habitée par un ermite, volontairement coupé du monde. Soliman (le Magnifique, demandez-vous, certes, certes). Soliman est un exilé. Il connaît la coupure d'avec ce qu'on connaît, la rupture, le déchirement, la tentative d'enracinement ailleurs. Il connaît, ce qui ne veut pas dire qu'il supporte. Mais pour Soliman aussi (c'est pour ça qu'il va bien avec Juliette), les livres sont vivants. Il en a même carrément fait le terreau dans lequel il s'enracine et qui le nourrit.
Et parce qu'ils l'aident tant, Soliman y croit dur comme fer, les livres pansent les plaies et redonnent goût à la vie, ce goût si sacrément important à partager.
Dans sa voix, Juliette entend un ordre doux : donne les livres, mon amie, disperse le goût des choses, mais avec discernement.
Elle n'est pas la seule à l'entendre. Soliman reçoit dans la caverne des hommes et des femmes qui s'en vont ensuite offrir des livres aux quatre coins de la ville. Mais pas n'importe comment. Car, de même qu'il ne sert à rien de prescrire de la cortisone à un enrhumé, n'importe quel livre n'exhale pas la vie auprès de n'importe qui.
Comment savoir alors ce qui convient à telle lectrice hantée, à ce lecteur grisâtre ? C'est compliqué. Juliette ne se sent pas à hauteur de sa mission. Peu importe, car Soliman va lui en confier une autre, bien plus importante.
N'allons pas plus loin. Il faut lire le roman.

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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   16 avril 2017
- (...) Vous nous voyez comme ça, des... espèces de médecins de l'âme (...)
Comment lui dire que oui, c'était un peu ça ? Qu'elle avait fini par croire, non, par acquérir la certitude que dans l'épaisseur des livres se cachaient à la fois toutes les maladies et tous les remèdes ? Qu'on y rencontrait la trahison, la solitude, le meurtre, la folie, la rage, tout ce qui pouvait vous prendre à la gorge et gâcher votre existence, sans parler de celle des autres, et que parfois pleurer sur des pages imprimées pouvait sauver la vie de quelqu'un ? Que trouver votre âme soeur au beau milieu d'un roman africain ou d'un conte coréen vous aidait à comprendre à quel point les humains souffraient des mêmes maux, à quel point ils se ressemblaient, et qu'il était peut-être possible de se parler- de se sourire, de se caresser, d'échanger des signaux de reconnaissance, n'importe lesquels- pour essayer de se faire un peu moins mal, au jour le jour ? (p. 152)
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petitsoleilpetitsoleil   13 janvier 2018
- Oh, ceux-là ! [Mon père Soliman] dit que ce sont des "coucous". C'est drôle, non ? Comme les oiseaux.
Ils ont trois ou quatre fois les mêmes pages à la suite, ils n'ont pas été bien faits, tu comprends ? On ne peut pas les lire. Enfin, pas vraiment. Fais-voir celui-là ?

L'enfant tendit le cou, ferma les yeux, renifla.
- Je l'ai essayé. L'histoire est idiote (...) et ... Je m'ennuyais tellement que j'ai mis des feuilles de menthe dedans, pour qu'au moins il sente bon.
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prune42prune42   03 août 2017
Elle avait fini par croire, non, par acquérir la certitude que dans l'épaisseur des livres se cachaient à la fois toutes les maladies et tous les remèdes ? Qu'on y rencontrait la trahison, la solitude, le meurtre, la folie, la rage, tout ce qui pouvait vous prendre à la gorge et gâcher votre existence, sans parler de celle des autres, et que parfois pleurer sur des pages imprimées pouvait sauver la vie de quelqu'un ? Que trouver son âme sœur au beau milieu d'un roman africain ou d'un conte coréen vous aidait à comprendre à quel point les humains souffraient des mêmes maux, à quel point ils se ressemblaient, et qu'il était peut-être possible de se parler- de se sourire, de se caresser, d'échanger des signaux de reconnaissance, n'importe lesquels - pour essayer de se faire un peu moins mal, au jour le jour ?
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NathalCNathalC   26 août 2018
C'est ainsi, je suppose, dans la plupart des couples. On se raconte l'un à l'autre avec passion, on croit tout savoir, tout comprendre, tout accepter, et puis la première fêlure arrive, le premier coup, pas forcément donné avec méchanceté, non, mais donné, et tout vole en éclats… et on se retrouve nu et seul, à côté d'un étranger lui aussi nu et seul.
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NathalCNathalC   24 août 2018
Les hommes ne lisent pas dans leur bain. D'ailleurs, les hommes ne prennent pas de bain, ils sont toujours pressés, et le seul moyen de les faire tenir tranquilles, c'est de les poser sur un canapé devant une demi-finale de Ligue des champions.
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