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ISBN : 2072840880
Éditeur : Gallimard (02/05/2019)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Premières vacances pour Mc Cash et sa fille, Alice. L’ex-flic borgne à l’humour grinçant – personnage à la fois désenchanté et désinvolte mais consciencieusement autodestructeur – en profite pour faire l’apprentissage tardif de la paternité.
Malgré sa bonne volonté, force est de constater qu’il a une approche très personnelle de cette responsabilité.
Pour ne rien arranger, l’ancien limier apprend le décès de son vieux pote Marco, avocat déglingué et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  05 juillet 2018
Mc Cash, ancien flic borgne, se voit du jour au lendemain père d'une adolescente, Alice. Une gamine dont il n'avait jamais entendu parler jusqu'à ce que la maman de cette dernière décède. Lui qui n'avait jamais voulu goûté à la joie de la paternité, le voilà servi ! Sur la route des grandes vacances, à bord de la Jaguar, ils filent vers la côte sud de la Bretagne. Un peu d'air frais, le cri des mouettes, les pieds dans l'eau, Audierne s'avère être un endroit idéal pour apprendre à se connaître. Malheureusement, un entrefilet dans les pages du Ouest-France va couper court à cette escapade familiale. En effet, Mc Cash apprend la disparition en mer d'un voilier au large d'Alicante. L'on est sans nouvelle de son propriétaire, Marc Kerouan, un ami de longue date. A la capitainerie, l'ancien flic apprend que Kerouan est parti De Grèce aux alentours du 10 juin et qu'il devait rejoindre la Bretagne 20 jours plus tard. Ancien avocat devenu marin hors pair, Mc Cash peine à croire à un banal accident et va tenter d'éclaircir cette sombre affaire...
C'est avec plaisir que l'on retrouve Mc Cash, le borgne sur les routes bretonnes. Cette fois-ci, il tentera de comprendre ce qui a pu arriver à son pote Marco-le-dingue, ne se doutant pas que cette enquête allait le mener vers d'autres horizons et le confronter à une cruelle et sordide vérité. Caryl Férey remet en selle le ténébreux, l'arrogant, le pugnace, le bougon mas néanmoins attachant ex-flic originaire de Belfast, affublé dorénavant d'une adolescente. Double casquette pour Mc Cash qui va devoir jongler entre son rôle de père et celui d'enquêteur. Dans son sillage, une ex dont il semble toujours accro, une veuve inconsolable, une belle-famille soupçonneuse, des malfrats, des dictateurs, des corrompus, des migrants et des cadavres... En toile de fond, une Grèce en reconstruction. Ce roman à la fois noir et grinçant, ancré dans une actualité amère, ne manque ni de rythme ni de rebondissements. Efficace, tout simplement !
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sabine59
  23 juillet 2019
Que j'ai aimé faire la connaissance de Mac Cash ! Je savais qu'il y avait un engouement pour cet auteur, très primé pour " Zulu", mais je n'avais jamais rien lu de lui.
Quelle écriture, d'abord! Incisive, d'une poésie désespérée comme son personnage, des descriptions au scalpel, pleines de trouvailles, et des dialogues savoureux, à l'humour mordant. J'ai tout de suite été emportée par ce style original et percutant.
Évidemment, l'autre intérêt de ce livre policier, c'est Mac Cash ( il apparaît déjà dans d'autres romans mais ce n'est pas gênant , je pense, de ne pas les avoir lus) , alias L' Irlandais, ou l'ex-flic, ou le Borgne... Un personnage atypique, ayant perdu un oeil jeune encore dans une bataille de bar à Belfast, d'où l'un de ses surnoms.
Il a maintenant la cinquantaine, a démissionné depuis peu de la police, et traîne sa déprime et ses envies de suicide, toujours autant néanmoins attiré par les femmes. Mais il vient de se découvrir une fille, Alice, treize ans, dont la mère est morte. Et ce dur au coeur tendre , même s'il ne veut pas le montrer, s'attache à elle...
C'était sans compter son instinct de flic qui le conduit à enquêter dangereusement sur la mort très suspecte de son ami Marco, en mer.
Piraterie moderne , esclavage horrible d'humains, mafia grecque, des thèmes très actuels sont abordés dans cette histoire mouvementée, violente, prenante.
Belle découverte! Qui peut me dire quel autre roman je pourrais lire de cet auteur? J'attends vos suggestions...
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Acoun
  10 avril 2018
C'est avec leur générosité habituelle que Babelio et Gallimard m'ont offert le dernier Ferey en échange de ce petit billet. Merci bien M'sieurs Dames... Enfin... le dernier Ferey qui pour moi est le premier... (Non j'ai pas honte...)
Alors déjà, Caryl Férey, moi j'avais pas percuté qu'il était français... Pour moi il était... Je sais pas... Africain du sud, Australien...(Mais non, j'ai pas honte... Arrête avec ça...). Il n'y a pas si longtemps que j'ai capté qu'il était de chez nous... Enfin... de chez nous... Il est quand même breton, hein... ^^
Je vois d'ici la horde celte qui s'insurge... de Ploumachin à Kerbidule, des armées de bigoudènes se rassemblent pour jeter sur moi la malédiction avant de retourner s'empiffrer de crêpes entre deux gavottes... Hein ? Quoi ? Plaît-il ? Des préjugés ? Des clichés ? Rhooo... Tout de suite les grands mots !...
Bon. Revenons au bouquin, nom d'un menhir... On assiste ici au retour d'un héro récurrent. Mc Cash, 50 ans, borgne portant bandeau de pirate, mère bretonne cent pour cent, père irlandais sang pour sang, anciennement flic et tout récemment père d'une ado. Je le dis d'emblée, ce personnage m'a plu. Mc Cash c'est un ton politiquement incorrect , un mec brut de décoffrage, à l'humour noir sans filtre. Jubilatoire...
Notre vieux briscard s'offre un petit road movie en Bretagne (No comment...^^) quand il apprend que son pote Marco a légué son corps aux bulots à la suite d'une collision de son Class 40 avec un cargo au large de Gibraltar. A bord, Angélique, l'ex de Mc Cash… qui décide illico d'en faire une affaire personnelle. Et comme il est têtu comme un Breton, il n'y a pas grand-chose qui va l'arrêter. Bagarres, coups durs, filatures, cadavres, trafics, mafia, pourris, corruption, sexe, alcool, etc il ne manque pas grand-chose aux ingrédients du polar.
Du Finistère aux Îles Grecques, après un premier tiers qui pose les choses, l'action ne s'arrête plus... Règlements de compte sur fond de trafic de migrants. En un peu plus de 300 pages, entre deux bourre-pifs et une fusillade, Férey essaie d'ouvrir nos yeux sur la crise économique et politique en Grèce, l'esclavage sexuel, les horreurs que vivent les migrants, les trafics en tous genre liés à cette marchandise humaine, les armateurs véreux qui font leur fortunes au mépris des lois grâce à leurs cargos sous pavillons de complaisance... Comme dirait l'ami Renaud,
« La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écoeure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon coeur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère  »
Alors sans doute les fines bouches pourront trouver le récit un peu manichéen ; les bons sont vraiment gentils et les méchants vraiment très méchants... C'est vrai...Mais justement, Mc Cash est là pour rectifier l'assaisonnement... Il fait le ménage, il tape dedans pour voir ce qui en sort et bon sang que ça fait du bien...
J'irai avec plaisir découvrir les deux premières aventures de Mc Cash... « Plutôt crever » et « la jambe gauche de Joe Strummer ». J'aime déjà les titres...
« Viens, dit-il, on se casse. »
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Fleitour
  24 juin 2018
Je cherche une sixième étoile, un drapeau où je finirai par étoiler un jaune d'or, l'étincelle qui dans la pénombre du soir a crayonné dans ma nuit. Drapé de sa série noire Plus Jamais Seul, le thriller de Caryl Férey sorti le 10 janvier, a balayé de ma mémoire tous les polars les mieux ficelés pour me laisser porter par un langage qui me mit « la cervelle au court bouillon ».
J'avais le sentiment de retrouver la verve de Desproges, la gouaille d'Antoine Blondin, le parler populaire de Céline, la moquerie de Joncour. Depuis, je traque, les bons mots, les gros aussi, les succulents, les endeuillées au goût de pissenlit, les sourires féroces et cette pudeur quand Mc Cash devenu père n'ose pas prendre la main d'Alice, qui a perdu sa maman.

Demain la baie des trépassés n'aura plus le même charme, je les verrai ces trépassés, comme des roches brunes, des métastases de roches découpées aux dents de la mer. Et quand le vent s'apaisera j'imaginerai Alice courant vers la plage désertée par la marée, laissant sur le jusant l'espace d'une chasse aux crabes verts.

Mc Cash dit le borgne vient de donner sa démission de la police, pour se consacrer à la petite Alice, son vieux copain Marco a semble-t-il sombré, explosé par le Jasper, une longue enquête commence, mais il n'est pas le seul à chercher à comprendre pourquoi et comment le superbe voilier n'a plus donné signe de vie.

Rappelez vous, l'Ale du Papillon de Pierre Scoendoerffer un voilier soufflé par un cargo poubelle, dont le capitaine ne vallait pas mieux que son bateau .
Ici 'la collision est intervenue au large d'Alicante, l'équipage est originaire d'Azerbaïdjan, le bateau a été affrété par un armateur grec, il appartient à une société basée aux îles Marshall, il est immatriculé à Kiribati - une pauvre ile du Pacifique-, le Jasper n'a jamais été inquiété malgré les plaintes, Page 112".
Derrière ces tôles d'acier, surveillé par un regard inquisiteur, un homme Mc Cash est pris entre sa fille, et son passé partagé avec Marco.
On frôle le roman d'amour, on se fait déglinguer, il faut rendre coup sur coup, mais qu'est-ce qui fait avancer Mc Cash, lui qui est en train de perdre un deuxième oeil, dont la santé recule à grands pas, mais qui file dans le brouillard au volant de sa Jaguar modèle cabriolet XjS noir.
"Chaque fois que je pleure,
j'entends le sanglot des nouveau-nés captifs
je vis avec un seul poumon, et un pieu planté dans le coeur page 87".
"Ce qui nous lie
C'est de sentir gronder en nous cette folie, cette rage : . Incassable".
Je me suis laissé emporter par ce style flamboyant, tendu par une intrigue au scalpel, car La gangrène gagnait, et les indices baissaient à la bourse du vertige.
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encoredunoir
  17 mars 2018
Plus de dix ans après La jambe gauche de Joe Strummer, c'est avec curiosité que l'on attendait la nouvelle aventure de Mc Cash, le privé borgne en train de pourrir sur pied. Curiosité et pour moi, il faut le dire quelque appréhension après quelques déceptions avec Mapuche et un Condor qui est un des rares livres que je n'ai pas fini ces dernières années.
Plus jamais seul commence d'une manière assez classique. Un homme disparaît en mer après que son bateau a été heurté par un cargo du côté du détroit de Gibraltar. Or, Marco, le naufragé, était un ami de Mc Cash. Ce dernier, qui essaie de se rapprocher un peu de sa fille adolescente rencontrée seulement quelques années auparavant mais ne se sent définitivement pas l'âme d'un père modèle, voit peut-être dans cette affaire l'occasion de s'extraire un moment de cette nouvelle vie un peu trop calme. D'autant plus que l'évocation de Marco fait remonter à la surface de vieux souvenirs et notamment celui d'un amour déçu. Voilà donc le borgne et son bandeau de pirate en route pour de nouvelles aventures dans les milieux assez peu ragoûtants des bourgeois attachés à leur patrimoine – les parents de Marco qui ne veulent pas laisser filer entre les pattes de leur bru un héritage conséquent – et des trafiquants d'êtres humains profitant de la crise des réfugiés en Méditerranée.
Si tout cela est assez attendu, il n'en demeure pas moins que l'on aborde avec un certain plaisir dans ce roman rentre dedans et qui joue sans vergogne la carte de l'outrance, tant dans le comportement du héros et ses confrontations avec les autres, verbales ou physiques, que dans l'humour.
Le problème, toutefois, assez rapidement, c'est que cette volonté d'éliminer la nuance, finit par desservir le sujet de fond du roman – l'exploitation des réfugiés. Les méchants sont très méchants, certes, mais les gentils sont aussi très gentils… un peu trop, peut-être. Mais plus que ça, on est gêné par le télescopage d'une enquête volontairement échevelée et dans laquelle on peut à ce titre s'accommoder de quelques raccourcis si ce n'est d'incohérences, avec la description d'une réalité, celle de la crise économique en Grèce et celle des migrants en Méditerranée, avec laquelle l'auteur choisit d'être très didactique au risque de sembler rapporter simplement des articles de journaux ou d'une encyclopédie en ligne. Autant dire que, sur un sujet dans la même tonalité, on est bien loin de la finesse d'Evan Dolan, par exemple.
Roman perdu dans un entre deux, ni totalement débridé, ni totalement sérieux, mais aussi entre ce grand sujet de société, éminemment politique, et les états d'âmes de Mc Cash vis-à-vis de ses amis et des femmes de sa vie, Plus jamais seul, s'il se lit sans véritable déplaisir, sera sans doute pour notre part vite oublié.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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critiques presse (3)
Actualitte   09 novembre 2018
Mc Cash, nerfs à fleur de peau, émotions et mal-être taillés à la serpe, a décidé de raccrocher quelques jours pour apprendre à connaître sa fille, Alice, et, par la même occasion, son nouveau rôle de père d’une adolescente.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaLibreBelgique   10 avril 2018
Le nouveau roman noir de Caryl Férey avec son antihéros désenchanté habité par l’instinct de mort. C’est aussi un réquisitoire contre l’Europe qui a trahi ses idéaux en Grèce et vis-à-vis des migrants.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   16 février 2018
De la Bretagne à la Grèce, le grand retour de l'ex-flic borgne et mal luné Mc Cash.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
lnglng   14 septembre 2019
On prend un enfant noyé en photo sur une plage, on pleure sur son sort et on en laisse des milliers se noyer dans la Méditerranée en arguant qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. On cherche à nous insensibiliser en masse. Ça fait partie du discours sécuritaire.
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Bruno_CmBruno_Cm   05 septembre 2019
L'objectif de la chasse aux sans-papier n'était pas tant la fermeture des filières d'immigration que le conditionnement des futurs citoyens, pour qu'ils acceptent passivement le nouveau monde qu'on leur construisait, qu'ils apprennent qu'il n'y en aurait pas pour tous, entérinent cette frontière et la défendent.
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Bruno_CmBruno_Cm   04 septembre 2019
Non pas qu'elle fût plus solitaire qu'une autre mais elle se sentait légèrement décalée. Les ragots ne l'intéressaient pas beaucoup, ni se fondre dans la norme coûte que coûte. Depuis qu'Alice était petite, sa mère la laissait lire jusqu'après l'heure du coucher quand elle ne lui lisait pas elle-même Harry Potter ou Jack London. L'imaginaire avait fait le reste.
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Bruno_CmBruno_Cm   05 septembre 2019
Un mot portugais, saudade, décrit un sentiment particulier propre à ce peuple, qu'on retrouve aussi dans le fado : "la nostalgie du possible".
[...]
Il n'y a pas de destin, que cette foutue nostalgie du possible.
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Bruno_CmBruno_Cm   04 septembre 2019
Sa mère était une colonne sèche qui avait Dieu entre ses cuisses et priait pour que ça passe.
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Videos de Caryl Férey (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Caryl Férey
"Condor live" concert littéraire interprété par Bertrand Cantat, Manusound et Marc Sens d'après Condor le livre de Caryl Férey au théâtre Jean-le-Bleu le 25 septembre aux Correspondances de Manosque 2016 Réalisé par Ludovic Fortin/Timedia pour les Correspondances de Manosque
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