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Critiques sur Utu (44)
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Harioutz
  06 mai 2018
Je suis en cours de lecture, mais je voulais déjà dire combien l'écriture de Caryl Férey me captive, à chaque fois, dès les premières pages .... suspendre ma lecture pour les activités "obligatoires" est un véritable arrachement !

Le 8 mai ... suite et fin !
Lecture achevée tôt ce matin, quelle fin magistrale, ce roman ferait un fabuleux film noir !
Je suis admirative devant la capacité de Caryl Férey à créer une atmosphère si lourde qu'on la sent peser sur ses épaules, page après page ! Quelle violence, quelle barbarie, quelle vision, sans filtre, de la nature humaine ... j'en ai encore le souffle coupé !
Je me demande quel "goût" aura ma prochaine lecture, mais je crains qu'elle ne soit bien fade après celle-là !
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Crossroads
  09 avril 2012
Férey deuxieme ! le retour de la grosse claque , sorte de plaquage All Black viril mais correct entrainant un immédiat coma non moins viril...
Ce qu'il y a de bien avec ses couvertures , c'est qu'elles annoncent tout de suite la couleur ! L'on se doute que pour le darjeeling avec un nuage de lait en discourant art floral , ça va pas etre possible...
Utu , en langage Maori , signifie vengeance ! le ton est donné , le déchainement de violence débridée se profile deja à l'horizon...

Paru apres Haka , Utu en reprend tous les ingrédients et certains personnages sans pour autant en représenter une suite directe . Paul Osborne fut le second de l'emblématique Fitzgerald . Reconverti brillamment en loque humaine suralcoolisée et droguée jusqu'aux yeux apres avoir jeté l'éponge , il reprend du collier « au pays du long nuage blanc «  , ne pouvant croire un seul instant au suicide de son superieur et ce , apres qu'il eut démantelé une organisation de fanatiques dirigée par le charismatique activiste , shaman de niveau 1 s'cusez du peu , Zinzan Bee dont le corps manque toujours à l'appel...Flanqué de Culhane , chargé de le surveiller comme le lait sur le feu , Osborne réintegre la Nouvelle-Zélande afin d'éclaircir ce non-sens , toujours taraudé par le fantome d'Hanna qu'il n'a jamais oublié...Ajoutez-y le vol d'une relique sacrée Maorie à élucider , saupoudrez de quelques cadavres désossés rejetés par la mer et dégustez ce Utu au fort relent d'apocalypse .

Et un anti-héros , un ! Osborne seme la mort et la désolation avec un rare détachement . N'était sa touchante histoire d'amour perdu , ce type aurait tout du sale con sans foi ni loi habité par la mort et le chaos . Un flic ripoux dans un pays de ripoux , tout est raccord...Il poursuit inlassablement sa quete de justice et de vengeance , s'enfonçant toujours un peu plus dans les abysses dépravés d'une nature humaine qui n'en porte que le nom . Car la patte Férey , c'est un récit apre voire excessif au service du sociétal et de l'éthnique ! L'auteur , que l'on sent bien documenté , aime à immerger le lecteur dans un contexte de minorité opprimée , acculée , à qui il ne reste que la rebéllion légitimée par des traditions séculaires , pour s'opposer farouchement à l'oppresseur blanc dont il dresse un portrait peu flatteur ! J'ai trouvé ce récit beaucoup plus pointu , historiquement parlant , que le précédent . Férey multiplie les anecdotes Maories , tout en usant régulierement du langage tribal , ce qui en renforce l'adhésion . Autant Haka était linéaire , autant Utu est morcelé , éparpillé façon puzzle . Un récit sous forme de tableaux divers qui viennent finalement se completer pour éclairer ce gentil conte Néo-Z qui fleure bon l'enfance...perdue ! Une jeunesse dorée pourrie jusqu'à la moelle , des notables véreux , une communauté sacrifiée sur l'autel du profit et de la luxure .
Ames sensibles , s'abstenir ! Déviances sexuelles , brutalité exacerbée , cadavres à la pelle , protagoniste qui , s'il n'est pas proche du coma éthylique n'est jamais bien loin de l'overdose...Catalogue non-exhaustif d'un Férey tres inspiré ! Les personnages ont de la consistance ( mention spéciale à Amélia , attachante assistante légiste énamourée ) , l'histoire tient la route .
Le sentiment qui vous colle à la peau en refermant ce bouquin , c'est cette désagréable odeur de charogne et d'épuration éthnique au pays roi de l'ovalie . Un époustouflant thriller racial qui vous laissera sans voix , incapable d'entamer le moindre petit Haka , pour peu que vous en ayez encore l'envie...

Utu , véritable ode à la noirceur , vibrant hommage au désespoir , fortement déconseillé par l'office du tourisme Néo-Zélandais ;)
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belette2911
  23 décembre 2012
Ne devrait-on pas poursuivre l'auteur pour les actes de barbarie et de tortures qu'il commet envers ses personnages ? Parce que là, je dépose plainte, moi !

Déjà que dans le roman précédent "Haka", Fitzgerald, le flic alcoolo et un peu drogué en avait pris plein son matricule (et les autres aussi), mais là, le suivant, Paul Osborne, en a ramassé encore plus (et les autres avec lui).

D'ailleurs, dans les deux romans de Férey que je viens de lire, tout le monde en a pris plein sa gueule !

Certes, bon nombre d'entre eux avaient des choses pas très nettes à se reprocher - hormis le labrador qui lui n'avait que des arrosages de réverbères sur la conscience - mais tout de même, c'est violent.

"Utu" veut dire vengeance en maori et cela ne concerne pas une petit vengeance minable du genre "saler le café de l'autre". A ce jeu là, certains jouent gros, très, très gros.

Dans cette "suite", nous avons Paul Osborne, flic encore plus atypique que son supérieur Fitzgerald. Il était son second avant de démissionner. Là, on vient de le rappeler au travail et ça ne fait pas plaisir à tout le monde.

Si le premier était déjà alcoolo, torturé, un peu drogué, l'autre, c'est le même mais puissance 10 ! Fitzgerald n'était pas un tendre, Osborne le dépasse et fait bien pire que lui.

Plus salopard et dépravé que lui, faut se lever tôt pour le trouver, ou alors, ce genre de type est du côté des Méchants, pas des Gentils.

Afin d'éviter tout débordement, un flic nommé Culhane est chargé de le baby-sitter. Comme si on pouvait surveiller et gérer la bombe à retardement qu'est Osborne ! Il est hanté par un ancien amour, torturé, malaxé et c'est cette touche qui fait que, malgré tout, on apprécie ce "foutu salopard". Bien que sur certains faits, je l'ai détesté, avant de me dire que, tout compte fait... si un salopard tombe sur plus salopard que lui...

Comme pour "Haka" dont on pourrait dire que "Utu" est la presque suite, sans l'être vraiment, l'auteur nous parle de la minorité opprimée que sont les maoris.

Bien au courant de la chose, il nous plonge dans leurs revendications, dans toutes les exactions commises par l'Homme Blanc, il nous parle de leurs traditions anciennes et la révolte qui gronde car le maori doit s'intégrer ou crever.

Férey nous dépeint avec acidité une jeunesse dorée qui est pourrie jusqu'au trognon, nous montre des notables véreux prêt à tout pour le fric et une communauté maorie sacrifiée sur l'autel de la modernité, de l'argent sale, du business...

Sans oublier quelques scènes "crues" dans un bar pour échangistes... fréquenté par les Huiles de la ville, of course.

Ici, le récit est plus fractionné que dans le précédent puisque nous avons une partie de l'enfance et de la jeunesse de Osborne ainsi que quelques scènes de vie de son "baby-sitter", Culhane, qui prendront tout leur sens ensuite.

Devenu un flic ripoux parmi des plus pourris que lui, son enfance nous permet de comprendre sa quête de justice (selon sa définition à lui) et de vengeance.

Et une fois de plus, l'auteur en m'a pas déçu dans son final. J'ai ouvert grand mes yeux pour certaines explications auxquelles je n'avais pas pensées.

Vous l'aurez sans doute compris, avec "Utu", je viens de me prendre un second coup de pied dans le cul, une claque magistrale, comme administrée par l'intégralité des All-Blacks.

Si vous aimez les Bisounours et les poneys roses, je vous en conjure, passez votre chemin ! La tendresse est inexistante dans ce roman.

Les cadavres, tout comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle. En deux romans, Férey a commis un génocide de personnages.

Ma seule critique sera pour la fin que je trouve trop ouverte. J'aurais aimé que l'auteur nous en donne un peu plus, ne fut-ce que pour savoir si Osborne allait enfin liquider ses vieux démons ou non... et puis, je suis fâchée parce que Férey a zigouillé une personne que j'aimais beaucoup.

Bon, je vais lire "Picsou Magazine" afin de remettre mes idées en place et d'avoir un peu de douceur après cette saga Maorie. Là, c'est sûr, je vais décommander mes futures vacances en Nouvelle-Zélande... M'est avis que l'Office du Tourisme a moyennement apprécié les deux romans.

Critique publiée dans le cadre du challenge "Thrillers et polars" organisé par Liliba.
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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gruz
  15 août 2012
Second volet de la saga Maorie, après Haka, ce roman en est le prolongement, même si les deux bouquins peuvent se lire indépendamment (mais se serait du gâchis, parole d'admirateur).
Nouveau personnage principal, nouveau flic écorché vif, drogué, violent, monstrueux parfois, désenchanté, désincarné, mais touchant aussi.
Quatre ans se sont passés entre l'écriture des deux histoires, est on sent l'évolution du style. Moins lyrique que dans Haka, mais plus fluide.
L'histoire en elle même propose son lot d'horreurs, de violences, de déchéance à en remuer les tripes des lecteurs les plus blasés.
Férey est cependant un peu moins jusqu'au boutiste que lors du premier opus (mais juste un peu alors, hein).
Le roman, quant à lui est moins linéaire que Haka, mais toujours aussi prenant. Une vraie sombre histoire de vengeance (traduction du mot maori Utu) qui ne laisse pas indifférent et qui nous happe pour ne plus nous lâcher.
A noter que Férey détaille bien plus la culture maorie dans ce second volet, rajoutant un intérêt supplémentaire à l'histoire.
Estomaquant.
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nadiouchka
  10 mars 2016
Avec ce livre, l'auteur nous entraîne encore une fois de l'autre côté du globe.
Retour en Nouvelle Zélande sur les traces des maoris et de leur culture ancestrale.
L'auteur nous plonge dans un polar noir, très noir où se mêlent la mort, la drogue et le sexe.
Dans ce nouveau livre, on découvre Paul Osborne, de retour en Nouvelle Zélande, après le suicide de son chef et ami John Fitzgerald qui enquêtait sur une série de meurtres dans Aka.
Avec l'écrivain, nous nous retrouvons plongés dans l'horreur qu'il sait si bien nous décrire. C'est un auteur très attachant et on a du mal à s'imaginer qu'il est français en lisant ses ouvrages. Très fort!!!
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Roggy
  15 février 2016
Caryl Ferey étonne toujours! Un peu comme les films de Tarantino, où il y a toujours too much hémoglobine et des doses létales de violence. Il construit avec maestria ces huis clos où les personnages torturés et tortueux s'en prennent plein la gueule!

J'avais encore bien frais le souvenir de Haka et des traumatismes causés par cette lecture et ici dans Utu on est encore dans la démesure : beaucoup de sexe, beaucoup d'alcool, beaucoup de défonce et surtout beaucoup trop de cadavres !!!

Paul Osborne trimballe ses démons et vit selon ses propres lois, amoral, perdu, désenchanté. Il tente tout de même de venir au secours de la population des maoris néo-zelandais, opprimés et mis au rebus de la société. Certains maoris luttent pour rester les derniers gardiens de la mémoire d'un peuple condamné à disparaître. le Utu, principe de la vengeance très ancré dans les pratiques guerrières ancestrales de ce peuple, va prendre ici tout son sens.

Caryl Ferey en maître de l'écriture poétique dans l'horreur fait défiler une violence extrême où les morts se télescopent aux vivants à un rythme effréné.
Un livre acéré et puissant !
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Lilou08
  14 août 2013
wahou ! Je viens de finir Utu de Caryl Ferey… et je me prends encore un bon gros coup de poing… je devrais être habituée avec lui, mais non… c'est toujours bon comme une première fois !!! Je l'ai dévoré en 2 jours de temps… j'avais déjà lu Haka il y a quelques années, après avoir lu Zulu… et du coup, Haka avait souffert un peu de la comparaison de Zulu… j'avais jugé Haka un peu moins bon… mais là, la « suite » de Haka, Utu m'a complètement happée ! Et j'ai adoré, bien que très violent. Mais quand on prend un livre de Caryl Ferey, on sait que ce ne sera pas une causerie autour d'un thé. Et puis la vie, la réalité est violente. Bon j'avoue néanmoins que son « héro » si on peut l'appeler ainsi, disons le personnage principal, Paul Osborne, est plus que tourmenté (il a des raisons…) et qu'il s'en prend plein la figure pour pas dire autre chose. Faut dire qu'il veut aller au fond des choses, qu'il va là où ça fait mal, où on ne veut pas qu'il aille, à n'importe quel prix… d'ailleurs il n'a pas grand-chose à perdre, si ce n'est rien… juste il veut la vérité !
j'ai mis des guillemets en parlant de suite de Haka, car on n'a absolument pas besoin d'avoir lu Haka pour lire Utu. La seule chose est que l'histoire se passe au même endroit, en Nouvelle-Zélande, en plein dans les traditions maoris, que le flic Paul Osborne faisait partie de Haka et que les évènements se passent après. Mais on peut sans difficulté, lire Utu tout seul.
Je souris car le livre que j'ai lu juste avant Utu, son personnage, Harry Holle (de Jo Nesbo) était lui aussi tourmenté, mais à côté de Paul Osborne, il me parait tel un enfant de choeur mdr… Les Nordiques n'arrivent pas encore à la cheville de Caryl Ferey.
L'intérêt avec Caryl Ferey, en dehors d'une intrigue qui nous tient en haleine jusqu'au bout, c'est qu'on apprend aussi beaucoup sur des peuples, souvent opprimés (Zulu en Afrique du Sud, avec le post-apartheid, Mapuche en Argentine, la dictature, les disparus, les folles de mai…).
J'ai cru un moment qu'au milieu de toute cette noirceur et cette violence, un personnage, une femme, allait peut être réussir à « sauver » Osborne, le ramener dans la vie… mais mais…
Je ne vous dirais pas, à vous de lire…
Euh Monsieur Caryl Ferey, votre fin m'a laissé un peu sur ma faim… mais bon, je me la fais toute seule, comme une grande, c'est ce que vous vouliez non ?
Bref, si vous ne l'aviez pas encore compris, je vous le recommande plus que chaudement… bon seulement si vous avez le coeur bien accroché…
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KrisPy
  16 mai 2016
Utu, vengeance en maori...
Tout commence par un précédent roman de Caryl Férey "Haka", que je n'ai pas encore lu.
A la suite de l'enquête fiasco sur un tueur en série qui a conduit le flic maori Jack Fitzgerald a se suicider, Paul Osborne, son ancien co-équipier, revient à Auckland et tente de comprendre les tenants et aboutissants d'une enquête désastreuse et meurtrière.
Le chef de la police, Jon Timu, d'origine maorie lui aussi, lui fourre une enquête bidon dans les pattes, au prétexte qu'il est spécialiste de la culture maorie : on a dérobé une hache, objet d'art maori, chez un écrivain célèbre et controversé, c'est un nationaliste assumé et raciste, pro-colonialiste de base. Il en est fier.

Sous prétexte d'une enquête, Caryl Férey nous invite ici à visiter la Nouvelle-Zélande, l'autre côté de la carte postale... Là où les descendants des premiers maoris sont gentiment poussés vers la sortie, vers la case indésirables, dans leur propre pays... "la question maorie" ce n'est pas nouveau... Depuis les années 80 ils se battent pour faire reconnaitre leurs droits, toujours bafoués, toujours niés, spoliés de leurs terres au profit du bénéfice foncier. Ils n'arrivent pas à intégrer une société qui ne leur ressemble pas et où ils ne se retrouveront jamais... Comme aux Etats-Unis avec les indiens, l'alcool et la drogue ont fait des ravages, et le niveau de vie ne s'arrange pas depuis les années 80.
Encore une fois, après l'Afrique du Sud avec Zulu, Caryl Férey m'a fait décoller vers un pays que je ne connaissais pas, ou très mal, et m'en a fait voir des vertes et des pas mûres avec son héros aux yeux jaunes, Osborne, un anti-héros comme je les aime, abîmé, fracassé, obsessionnel qui ne lâche pas l'affaire malgré les pires avanies...
Il ne me reste plus qu'à lire "Haka", pour espérer avoir en main tous les éléments sur cette enquête tordue et vengeresse...
Merci à Babelio et aux babeliottes pour m'avoir donner envie de lire Caryl Férey que je ne connaissais pas il y a seulement deux mois et qui s'avère être un auteur indispensable dans le genre polar noir...
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Aela
  04 juillet 2012
Paul Osborne est un policier spécialiste de la question maorie, minorité ethinque importante en Nouvelle Zélande et doit enquêter sur la disparition de son ami et collègue après la mort d'un chaman indigène aux pratiques occultes cruelles.
Son ancienne amie Hana, d'origine maorie, va croiser à nouveau sa route.
Les disparitions continuent.
Les liens entre les coupables et les milieux politiques et d'affaires néo zélandais apparaît de plus en plus clairement.
Une livre qui souligne encore le talent de Caryl Ferey, dont j'ai beaucoup apprécié le dernier thriller "Mapuche"; un livre qui nous permet de plonger dans la réalité socio-économique de la Nouvelle Zélande et de mesurer le poids de l'histoire et les discriminations dont sont encore victimes les Maoris.
A recommander pour cet été..
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Sylviegeo
  07 mars 2015
J'ai adoré:: Mapuche, La jambe gauche de Johnny Strummer, Zulu et je me suis dit qu'avec Utu, je voyagerai encore de l'autre coté du globe. Mais ce récit est-il crédible ? On désosse, on étête, on drogue, on baise, on tue, on bat, à toutes les pages. Trop c'est un peu comme pas assez. Ici beaucoup beaucoup de détails sordides. Je salue Caryl Ferey parce qu'avec bonheur il me fait toujours découvrir des univers, des cultures, des pays, des traditions. Mais ici, ouf ! Petite nature, prière de vous abstenir. Utu c'est vengeance chez les Maoris. Et cette vengeance est cruelle, elle vient des tripes et nous laisse sur le cul ! Toutefois, j'aurais aimé en savoir encore plus sur ce peuplé dépouillé, volé. Une effroyable question est soulevée lors d'une lecture de Paul Osborne plus jeune : (Page 146) "Peu de littérature maori dans le lot (peut-être parce que cette culture était avant tout orale), hormis Alan Duff qui à l'époque se démarquait de ses contemporains en pleine repentance, mais ses écrits impitoyables pour la communauté étaient si controversés qu'il ne sut trop qu'en penser: les Maoris de Nouvelle-Zélande devaient-ils s'adapter à l'Occident ou continuer à végéter dans les faubourgs des villes qui finiraient par les engloutir à défaut de les assimiler socialement?"
Et voilà, c'est un terrible sort que celui fait à ce peuple, aux Maoris. Et débarque ce flic, enquêtant sur un vol, flic spécialiste de la question maori, mais flic drogué, écoeuré, suicidaire, déchu, trainant avec lui culpabilité et remords, ce flic qui veut la vérité. La vérité sur la mort de son ami flic, la vérité sur les corruptions, les vices, les tractations, les spoliations, les disparitions.
Terrible récit, sombre récit, noir récit...Laissez-moi un peu de temps pour m'en remettre .
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