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Jean-Luc Piningre (Traducteur)
ISBN : 2749102332
Éditeur : Le Cherche midi (22/04/2004)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 210 notes)
Résumé :
En 1932, au cœur des territoires vierges de la Sierra Madre, un chasseur de pumas fait une bien étrange capture: celle de la Nina Bronca, jeune femme appartenant à l'une des dernières tribus apaches vivant à l'état "sauvage" dans les montagnes. Exposée aux yeux de tous comme une bête de foire, ligotée à moitié nue sur le sol glacial d'une cellule, elle ne souhaite plus qu'une seule et unique chose: se laisser mourir. C'est compter sans l'aide miraculeuse de Ned Gile... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Morgane82
  24 avril 2016
Je ne m'attendais pas à ce genre lecture quand ce livre est sorti de ma PAL via ‘Pioche dans ma PAL d'avril 2016' grâce à Shan_Ze.
Nous sommes plongé dans le Mexique des années 1932 où la Grande expédition part récupérer un enfant enlevé à l'âge de 3 ans par les derniers Apaches libres. Sur leur chemin, le narrateur qui écrit une sorte de journal rencontre une jeune Apache faite prisonnière. Avec une anthropologue et deux scouts (des Apaches), il décide de la rendre au Peuple.
Tambour battant, découverte des derniers apaches, passionnant sur les deux premiers tiers, j'ai trouvé qu'il devenait longue sur la fin.
Pioche dans ma PAL d'avril 2016
Challenge multi défi 2016 : Un roman épistolaire (journaux et mémoires acceptés)
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viou1108
  05 octobre 2016
« On ne change pas une formule gagnante », c'est ce qu'a peut-être pensé Jim Fergus après le succès de « Mille femmes blanches ». De fait, quelques années plus tard, il commit un nouveau roman, « La fille sauvage », dans lequel on retrouve sensiblement les mêmes ingrédients : sur fond de vérité historique, une épopée follement romanesque et mélo-dramatique à travers les Etats-Unis, une confrontation entre méchants Blancs et cruels Indiens, entre la « Civilisation » et la Nature sauvage, un héros seul au monde et pétri de principes moraux et d'idéaux élevés qui saute à pieds joints dans la grande aventure, une femme qui sert de monnaie d'échange pour servir une noble cause, une ode à la nature et bien sûr, une histoire d'amour impossible. Sauf que cette fois on est en 1932 et pas en 1874, qu'on court après les Apaches et pas les Cheyennes, et que donc on se retrouve dans la Sierra Madre au Mexique et plus dans les grandes plaines états-uniennes. Et donc on assiste à une « chasse aux Indiens », organisée par un club de riches gentlemen yankees avec l'aide de leurs alliés mexicains, pour aller récupérer des griffes des féroces Apaches un petit garçon mexicain enlevé quelques années auparavant. La circonstance que cette « ligue philanthropique » se trouve par hasard (qui fait bien les choses) au même moment en possession d'une jeune fille indienne capturée par un chasseur de pumas qui passait par là est une véritable aubaine, puisque cette « niña bronca » pourra être échangée contre le petit garçon sans qu'il soit besoin de décocher la moindre balle ou la moindre flèche. Ouf, l'honneur et le scalp de ces dignes messieurs sera sauf.
Mais rien n'est jamais simple dans la vie, et la promenade de santé avec photo-souvenir tourne inévitablement au drame et au massacre réciproque.
Je n'avais pas apprécié plus que ça « Mille femmes blanches », donc c'est un peu logique que cela se reproduise ici : les clichés, les personnages caricaturaux (le jeune blanc-bec qui devient un héros, la femme scientifique qui revendique l'égalité avec les hommes, l'Indien psychopathe, le chasseur intégriste, l'homosexuel assumé qui veut quand même prouver à papa qu'il est un homme-un vrai, la jeune Indienne indomptable mais qui tombe amoureuse du gentil garçon qui lui a sauvé la vie, le militaire borné qui veut exterminer les Apaches, le majordome anglais so british) et trop de « romantisation » desservent, à mon sens, le propos de l'auteur (rendre hommage à la culture indienne écrasée par l'Homme Blanc). Tout cela fait de ce roman un bon divertissement, sans plus...
Lien : https://voyagesaufildespages..
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SeverineB
  24 septembre 2012
Pour toi l'étranger ne porte le nom d'homme que s'il te ressemble et pense à ta façon mais en marchant dans ses pas tu te questionnes, es-tu sûr au fond de toi d'avoir raison?
Si tu as reconnu ces paroles, si tu sais d'où elles viennent alors, toi aussi, tu as passé trop de temps devant Pocahontas. Oui, je sais, c'est moche mais je dois avouer une addiction à Disney. Effrayant, non ?

Enfin, rassure-toi, je ne vais pas te faire tout un billet sur Disney (oui, j'ai entendu ton soupir de soulagement). Je continue juste mon exploration de l'oeuvre de Jim Fergus que j'ai découvert en lisant le célèbre Mille Femmes Blanches.
Encore cette fois, c'est l'occasion d'en découvrir un peu plus sur la culture et l'histoire amérindienne. Ned Giles, un jeune photographe, s'engage dans une expédition visant à ramener un enfant mexicain caprturé par les Apaches. Il va se lier d'amitié avec une anthropologue, un héritier un tantinet pédant et 2 éclaireurs indiens. Au tout début de l'expédition, ils découvre La Nina Bronca, une jeune Apache qui a été capturée par un chasseur d'ours et qui est exposée telle une bête de foire dans un petit village. Grâce à une stratégie bien pensée, le groupe obtient de pouvoir ramener la jeune indienne dans sa tribu.
Je n'en dis pas plus mais j'ai encore une fois adoré ce roman. Je découvre au fil des livres et au fil des pages une culture que je trouve fascinante et également la terrible histoire de ce peuple. Tout ceci en lisant des aventures passionnantes ce qui est, conviens-en, beaucoup plus facile que de se farcir un bouquin d'histoire ou d'ethnologie (quoique j'avoue avoir pris du plaisir en lisant un livre d'ethnologie sur les arborigènes australiens - oui, je sais, mais la première étape sur la voie de la guérison ne consiste -t-elle pas à verbaliser ?)
Bref,si tu ne sais pas quoi lire, tente ta chance avec Jim Fergus, tu risques fort de ne pas le regretter. Moi, en tout cas, je prévois déjà l'achat de Marie Blanche, sorti en poche.
Lien : http://sevandco.canalblog.com
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Aela
  12 juillet 2011
Un récit captivant qui se lit d'une traite, et qui nous emmène au coeur du Nouveau-Mexique et du Mexique, dans les années 1880 à 1930, au coeur des guerres opposant les Apaches d'un côté et les Mexicains et Américains de l'autre côté. Des guerres intestines, avec des pseudo-acalmies et des retombées qui vont durer donc jusqu'au début du 20ème siècle. le héros est le photographe Ned Giles, qui, accompagné d'une anthropologue, d'un étudiant et de deux éclaireurs apaches, va participer à une mission très dangereuse dont le but est d'une part, de ramener une jeune Apache à sa tribu et d'autre part, de retrouver un jeune garçon mexicain disparu depuis plusieurs années, dont on pense qu'il a été enlevé par les Apaches.
C'est donc un récit plein d'aventures et d'émotion. Les héros doivent vivre au contact des Apaches pendant plusieurs mois et c'est l'occasion de découvrir une autre culture, un autre monde. Les échanges entre les protagonistes seront difficiles en raison de l'âpreté de la guerre et des intérêts en jeu mais cette confrontation entre deux peuples est très riche.
C'est le deuxième livre de Jim Fergus, dont on avait pu apprécier l'excellent « Mille Femme blanches ». L'auteur montre encore une fois toute sa passion pour l'histoire des Indiens d'Amérique. Ce livre s'appuie sur un fait authentique et sur des recherches poussées sur les peuples concernés.
On ressort bouleversé à la fin de ce livre, tant la fascination est grande de découvrir un peuple dont on sait peu de choses, tant il a été « desservi » par l'Histoire officielle.
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mariech
  07 octobre 2011
L'histoire de la traque des derniers Apaches sur le territoire Mexicain et surtout la capture de la Nina Bronca , une jeune Apache sauvage, qui ne connaît rien à la civilisation et qui est considérée comme une bête sauvage plutôt que comme un être humain .
J'ai apprécié le fond historique , le choc de cultures , les exactions terribles de part et d'autre qui entraînent haine et esprit de vengeance à n'en plus finir ; la critique de la société , quand Tobby , l'homosexuel , qui ne s'en cache pas bien au contraire , raconte que son père le préfère mort sur le chant d'honneur .
Les préparatifs de l'expédition sont presque hilarants , les Américains ont l'impression d'aller en Safari , toutes ces choses font que j'ai quand même quelques points positifs sur ce livre car l'auteur essaye d'être objectif dans la description des personnages . J'avoue que les premières pages ne m'ont pas plu et que j'ai lu certaines pages en diagonale , mais pour tout ce que j'ai décrit précédemment , je suis quand même contente de l'avoir lu , une lecture détente qu'il faut prendre pour ce qu'elle est .
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
pilgrimbreizhpilgrimbreizh   14 décembre 2016
Jusqu'à la fin de sa vie, jamais il n'allait oublier comment, pendue, à son crochet sur un mur de la grange, cette petite l'avait regardé ce matin là. Jamais il n'allait oublier les trilles joyeuses des oiseaux dans le calme frais du printemps. Jamais il n'allait oublier cette enfant, qui, au bout de sa jeune vie, fondues dans la brutalité de ses dernières secondes, avait vu les horreurs plusieurs fois séculaires d'une guerre entre les races, menée au nom de dieux abjects et dépravés, ces dieux qui permettent aux humains de massacrer les gosses de leurs ennemis. D'un regard calme et fixe, elle scrutait les yeux de Goso avec un air de...pitié. Et de pardon. Comme pour s'excuser, elle sourit et tendis les bras pour qu'il la pose par terre. Il la décrocha et voulut l'installer sur son cheval. Alors, très tendre, elle lui passa ses bras légers autour du cou et elle mourut.
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Lilou789Lilou789   17 mars 2014
Je craignais de ne jamais te retrouver. Je me voyais condamnée à cette vie. Je le suis peut-être, d'ailleurs. Mais j'ai appris que je peux survivre à beaucoup de choses. Tu sais ce qu'il y a de plus terrifiant pour moi, Neddy ? C'est notre capacité à endurer n'importe quoi, juste pour rester vivants. Cette foutue faculté d'adaptation. Merde, je vais bientôt avoir mon doctorat, je suis une femme et j'ai travaillé. Et, au bout d'une semaine, je trouve ça presque normal de vivre avec ces gens, de leur servir d'esclave. Parce que ça pourrait être bien pire, tu sais. Ils ne me traitent pas si mal que ça... Il y a même des moments où je les remercierais, de ne pas être plus durs, de me laisser en vie. Tu comprends ce que j'essaie de te dire ?
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lylie13lylie13   26 décembre 2016
Des communautés peuvent-elles se comprendre lorsque leurs interprétations de la condition humaine se contredisent à tous les points de vue ? Une culture donnée peut-elle parler d’une autre dans ses termes à elle, sans se croire obligée de se l’approprier brutalement, sans lui renvoyer son image en la refusant tout bonnement ? […] Saurons-nous jamais échapper à nos îlots de province et naviguer d’un monde à l’autre ? ”

Paul B. Armstrong –
Play And Cultural Differences
Kenion Review NS 13 (Hiver 1991)


J’ai extrait cette citation de Paul B. Armstrong parmi les trois que Jim Fergus a sélectionné pour commencer son livre, c’est à mon avis celle qui résume le mieux l’ensemble de l’histoire.
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ThaleiaThaleia   22 mai 2012
Il ne restait plus que la niña et moi. Elle me regarda d’un air hésitant, puis vit le groupe qui s’éloignait.
Je dis : « Vete. Vete con ellos …
- ¿ No vienes conmigo, marido mío ?
- No puedo. Je ne peux pas.
- ¿ Porque no ?
Je dis : » Ven conmigo. »
[…]
Elle leva les yeux en direction des coups de feu et les reposa sur moi. Elle hocha tristement la tête : « No puedo » dit-elle. (p.428-429)
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flogacaflogaca   25 avril 2017
Le soleil s'est levé avant que la lune se couche, deux globes énormes jumelés de part et d'autre de l'horizon. Le cœur serré, je repensais à la niña, sa vive odeur d'argile, sa peau brune, ses bras et ses jambes lisses, ses yeux impénétrables, ses mouvements d'ange sauvage. J'essayai de la revoir avec clarté, comme on fait le point avec un objectif, mais je n'y arrivai pas. Je compris que, non seulement nous n'habitions pas la même Terre, mais que nous ne pouvions pas non plus vivre l'un chez l'autre; elle était dans mon monde lovée en position fœtale, prête à se laisser mourir, et j'étais dans le sien lapidé à l'aurore par des femmes barbares. (p 225)
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Videos de Jim Fergus (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Fergus
Interview de Jim Fergus à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 26 septembre 2016 pour son roman La vengeance des mères, publié au Cherche Midi. .
La page du livre La vengeance des mères : http://www.babelio.com/livres/Fergus-La-Vengeance-des-meres/862325
Découvrez le compte-rendu de la rencontre avec les lecteurs de Babelio : https://babelio.wordpress.com/2016/09/29/quand-babelio-rencontre-jim-fergus/
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