AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Marie Blanche (62)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
jeunejane
  15 octobre 2017
Jim Fergus a envie de comprendre l'histoire du personnage de sa mère.
En 1995, il se rend dans la région des Grands Lacs pour rendre visite à sa grand-mère, Renée, âgée de 96 ans, qui a brisé la vie de sa famille et de sa fille, Marie-Blanche, la mère de Jim.
Il va essayer de la comprendre. Née à Senlis, passée par l'Egypte et puis aux Etats-Unis. Renée était tombée amoureuse de son oncle, au caractère destructeur et violent.
Il était entre autres amant de la mère de Renée.
Celle-ci sera toujours incapable d'aimer sa fille, Marie-Blanche dont elle massacrera l'existence.
Marie-Blanche va passer de dépression en dépression et sera minée par la boisson. Autant dire qu'elle-même ne va pas marquer sa famille d'une empreinte heureuse.
Cela paraît terrible mais Jim Fergus nous raconte le destin de ces deux femmes avec énormément de pudeur, j'ai envie de dire du calme, de la sagesse et de la distance amenée par les années.
En lisant son récit, je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il était devenu sacrément adulte pour pouvoir pardonner à ce point.
On peut ajouter à cela son plaisir d'écrire car c'est pour moi un écrivain que j'apprécie beaucoup.
J'ai pu le lire dans "Chrysis" et dans "Mille femmes blanches".
Je l'avais entendu parler de ces terribles secrets de familles lors d'une émission littéraire.
C'est un livre très romanesque, qui m'a beaucoup plu au moment où je l'ai lu, à sa sortie en pocket en 2012.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          554
Roggy
  29 mai 2018
Jim Fergus reprend la plume pour retracer de manière autobiographique l'histoire des femmes de sa lignée. Il raconte leur parcours et dresse en parallèle leurs portraits. Si la construction en deux parties peut dérouter, il y a tout de même quelque chose d'envoûtant et de feuilletonesque dans ce récit.
L'auteur revient sans cesse sur les faits marquants et les répercussions néfastes d'actes commis. Ce roman choral accentue la comparaison entre les générations et les destins de ces femmes.

En fond de toile la France et les Etats-Unis, cet héritage si important dans la vie de Jim Fergus. Le colonialisme égyptien et la guerre y marquent également leur destinée.

Dans une sorte de saga familiale tragique, les relations dysfonctionnelles entres les membres engendrent des actes innommables et immoraux tels l'inceste et la pédophilie. Ces actes sont consentis, tolérés, cautionnés, car parfois on préfère rester dans le mensonge afin de sauver les apparences.
Les turpitudes familiales sont minimisées par tous dans une sorte de commun accord tacite au nom de la manipulation.

L'ambiance malsaine est parsemée de passages parfois très crus. Le lecteur se retrouve embarqué comme un voyeur, découvrant les bassesses de l'âme humaine, la lâcheté, l'orgueil, l'égoïsme, l'avidité matérialiste, ainsi que la souffrance, les remords, la culpabilité et l'incapacité à maîtriser son destin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          480
nadejda
  16 juin 2011
J'ai écouté par hasard Jim Fergus dont je n'avais rien lu, invité du Grand Entretien sur France-Inter le 27 mai. Il m'a bouleversé en évoquant sa mère dont la vie a été brisée et sa grand-mère d'origine française au destin tumultueux. le décès récent de sa compagne dont il a parlé avec émotion, la voix cassée et son évocation sensible de ce passé familial m'ont vraiment donné envie de lire son livre.
Je viens de l'interrompre à la 384 ème page et je me suis forcée pour y parvenir. L'émotion communicative de Jim Fergus ne se retrouve pas dans son roman qui m'a vraiment ennuyé, aucun relief, les personnages féminins que j'imaginais complexes et attachants ne m'ont pas touchée. Une déception à la mesure de l'attente qu'avait su faire naître l'auteur. L'annonce en 4ème de couverture, «Une inoubliable fresque familiale à travers un siècle et trois continents : l'auteur de Mille femmes blanches confirme son exceptionnel talent de conteur et nous offre un chef-d'oeuvre.», ne correspond aucunement à la lecture que j'ai faite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          401
Mimeko
  27 septembre 2015
Avec Marie Blanche, ce sont les destins de Renée sa grand mère, une femme forte et dure et celui de Marie Blanche, la fille de cette dernière que Jim Fergus nous fait découvrir. le récit est construit en alternant le passé des deux femmes pour suivre leur évolution et comprendre les évènements qui vont sceller la personnalité de chacune. René, issue d'une famille de petite noblesse, née en 1899 et bien que représentant une éducation grand siècle, va devoir faire preuve de résilience face aux mensonges des adultes, de leur comportement pervers auxquels elle va s'adapter jusqu'à devenir elle-même manipulatrice et narcissique. Marie Blanche sa fille, peu désirée va quant à elle faire les frais de la personnalité écrasante de sa mère ne trouvant jamais la force de s'affirmer, se contentant d'essayer d'exister mais sans jamais s'épanouir réellement pour finir par se perdre dans l'alcool.
J'ai beaucoup apprécié ce récit de Jim Fergus, même si les évènements concernant la vie de Renée peuvent paraître choquants , ils permettent de comprendre la personnalité sulfureuse et dominatrice de Renée le choix du récit en alternant les deux vies rend quelquefois la compréhension difficile à suivre tant les vies de chacune sont denses, mais ce bémol mis à part, j'ai retrouvé le souffle épique de Mille Femmes blanches : Les Carnets de May Dodd et après La Fille sauvage, Jim Fergus confirme son grand talent de conteur.



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
KRISS45
  03 décembre 2013
Vues de l'extérieur, ces familles riches et célèbres, d'aristocrates et d'industriels feraient presque envie au commun des mortels.
Avec Jim Fergus, nous partons à la découverte de leurs secrets, de leurs folies et turpitudes. A partir du personnage de Marie Blanche, sa mère, il remonte le fil d'une histoire sur trois générations de femmes : Marie Blanche, sa mère Renée livrée à un oncle pervers et sa grand-mère Henriette, frustrée et victime d'un mariage arrangé.
Ce roman où il est question de compromis misérables, de soumission face à des manipulateurs odieux et tout-puissants, d'alcoolisme mondain est habilement orchestré.
Pour illustrer l'ambiance : " Renée se rendit vite compte que, les êtres humains étant des créatures imparfaites, capables de toutes les vanités et de toutes les tromperies, il ne fallait jamais trop en attendre, ni sous-estimer leurs capacités de nuisance". Quel constat amer pour démarrer dans la vie.
J'ai été captivée de la première à la dernière page par ce récit terrifiant et passionnant d'une folie collective familiale, dont Marie Blanche m'apparait comme la victime expiatoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          221
musaraneus
  12 novembre 2016
Ouf... rarement le climat d'un livre ne m'est apparu si pesant !
Jim Fergus raconte dans ce récit biographique la longue descente en enfer de sa mère Marie Blanche, alcoolique dépressive, mal-aimée d'une mère rigide elle-même abîmée par la maltraitance d'une famille
dis-fonctionnante, et d'un oncle incestueux. Il s'agit d'un récit biographique et on a parfois du mal à imaginer que toutes ces horreurs puissent être vraies... les différents décors historiques successifs sont vraiment bien décrits, de l'ambiance coloniale des plantations algériennes aux splendeurs décadentes de l'aristocratie française en passant par la vie dans l'Amerique des années 40; le récit est prenant, rythmé, émouvant. On ne s'ennuie pas une seconde (pourtant c'est un beau pavé !)
Mais j'avoue avoir eu hâte de terminer ce livre, tant l'atmosphère malsaine de l'enfance de Renée m'a mise mal à l'aise. C'est là toute l'ambiguïté de ce livre : il met le lecteur en position difficile, à la fois un peu voyeur dans son envie de comprendre et en même temps spectateur impuissant de ces deux vies gâchées.
Une belle lecture, prenante que je déconseille aux âmes sensibles mais qui fera le bonheur des amateurs de drames familiaux sur fond historique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          172
myriampele
  31 juillet 2015
C'est une saga... Mais il s'agit là des histoires romancées de la grand-mère ( Renée) et de la mère (Marie-Blanche) de l'auteur, Jim Fergus. C'est aussi l'histoire de la dégringolade psychologique d'une fille de "bonne famille" qui sombre dans l'alcool et la dépression. Les chapitres se succèdent, on découvre tour à tour la vie de Renée, et de Marie-Blanche, menées par l'argent, l'amour charnel, le paraître...Il reste enfin un arrière goût de folie, de désamour dans ce gros livre que j'ai beaucoup aimé lire.
Commenter  J’apprécie          161
ancoline
  13 avril 2012
Jimmy Fergus donne une visite à sa grand-mère Renée, mère de Marie-Blanche. Il a du mal à s'exprimer avec elle. Elle représente toute la domination et la méchanceté qu'il a pu découvrir envers sa mère d'abord et l'indifférence ensuite pour lui. Nous découvrons trois générations de femmes.
Renée est d'abord mal intégrée dans sa famille parce qu'elle n'est que le fruit du pécher de son père. Son père n'est pas souvent là et elle souffre de ne pas être acceptée et aimée de sa mère adoptive. Futée elle va très vite apprendre à espionner et connaitre les moeurs des adultes qui l'entourent. Elle apprend sa naissance, puis à retourner la méchanceté de sa mère envers elle en sa faveur. Grandissant elle ne sera que l'enfant du vice pour les autres. Elle ne sort alors pas de ce cercle dans lequel on la place. Elle va en user pour manipuler et dominer les gens, obtenir ce qu'elle désire. le monde doit tourner en sa faveur. Elle ne sera pas aimée comme une petite fille, on la traitera comme un objet de luxe toutefois et elle ne saura pas aimer ensuite. Elle ne conçoit la vie que comme une utilité. C'est par utilité qu'elle fera un enfant avec un homme qu'on lui attribuera et qu'elle n'aimera pas. Fille de riche, servie par des servantes, éduquée par des gouvernantes, elle ne reconnaitra dans la vie que le plaisir pour elle. Elle ne saura pas vivre, encourager et aimer sa fille Marie-Blanche.
On découvre de façon alternée (et perturbante) la vie de Marie-Blanche et celle de Renée. J'ai été surprise par la vie de Renée et je n'ai fait que plaindre ses aventures. Un bon pavé, à lire avec plaisir. On comprend mieux comment des personnes peuvent être déjà dès leur naissance dans un sillage bien difficile, même dans un écrin doré.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Macha_Loubrun
  15 mars 2012
Après l'inoubliable « Mille femmes blanches », deux femmes resteront longtemps présentes à votre esprit après avoir lu le nouveau chef-d'oeuvre de Jim Fergus.

Fort habilement, l'auteur alterne tout au long du roman, le récit de la vie de Renée, intrépide, orgueilleuse, amoureuse, mais terriblement égoïste avec le journal intime de sa fille Marie-Blanche. Internée dans un asile, c'est une femme blessée, broyée par la personnalité écrasante de sa mère.

Le tourbillon de la vie commence en France, dans une famille aristocratique où l'on ne s'inquiète guère de l'équilibre des enfants au début du siècle dernier. Renée, livrée à elle-même, observe les adultes, s'endurcit. Son destin la conduira en Egypte puis aux Etats-Unis mais elle ne laissera pas de répit à Marie-Blanche qui n'a pas sa force de caractère….

On s'indigne, on souffre avec ces deux êtres aux destins incroyables, cette histoire bouleversante nous émeut d'autant plus qu'elle nous entraine sur les traces douloureuses de la mère de Jim Fergus, Marie-Blanche, décédée lorsqu'il avait seize ans et de sa grand-mère Renée, personnage haut en couleurs.

En refermant le livre, on se dit qu'en l'écrivant, Jim Fergus n'est sans doute plus tout à fait le même, sans doute apaisé d'avoir tenté de suivre les chemins empruntés par ces deux femmes sur presque un siècle ….
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
michdesol
  13 juin 2017
Jim Fergus dans Marie-Blanche :
"Le vrai récit de nos existences ne commence pas à la naissance, non, il faut remonter bien plus loin, prendre à contre-courant le fleuve ombilical, jusqu'à la source maternelle qui, liant les générations, nous nourrit et, avec les blessures, nous inocule le poison familial."
Au delà de ces incroyables destinées, du tableau social et historique qui est fait, il s'agit là d'un livre profondément féministe.
Commenter  J’apprécie          101


Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1171 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre