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Mille femmes blanches tome 4 sur 4

Jean-Luc Piningre (Traducteur)
EAN : 9782266336338
352 pages
Pocket (18/04/2024)
3.49/5   133 notes
Résumé :
L'incroyable destin de May Dodd, l'héroïne de la trilogie Mille femmes blanches.

1875. Du fait de son mode de vie anticonformiste, May Dodd, jeune femme de la bourgeoisie de Chicago, est séparée de ses enfants avant d’être enfermée par sa famille dans un asile. Sa seule façon de s’en sortir : rejoindre un convoi de femmes blanches destinées à épouser des guerriers cheyennes. Devenue l’épouse du chef Little Wolf, May prend fait et cause pour les Indien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
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C'est avec un immense plaisir que j'ai retrouvé May Dodd l'héroïne de la trilogie Mille femmes blanches.
Tout avait commencé en 1875, lorsque la jeune femme de la bourgeoisie de Chicago, du fait de son mode de vie anticonformiste est séparée de ses enfants avant d'être enfermée dans un asile. Elle n'a eu d'autre choix pour s'en sortir que de rejoindre un convoi de femmes blanches destinées à épouser des guerriers cheyennes. Au fil des jours, devant les traîtrises du gouvernement et les sauvageries occasionnées par les blancs pour les déposséder de leurs terres, May a pris fait et cause pour les Indiens.
Avec ce nouvel opus May et Chance, Jim Fergus m'a entraînée à nouveau sur les traces de cette femme absolument hors du commun.
On la retrouve en cette fin d'année 1876 avec son amant Chance. En compagnie de lady Ann Hall, de Martha Atwood et son bébé, du jeune cheyenne Horse Boy, ils ont quitté le village d'hiver de Little Wolf pour se rendre à Chicago où May espère retrouver ses deux enfants qu'on lui a si injustement retirés.
Comme elle le confie dans son journal « Bizarrement, j'éprouve des regrets à l'idée de quitter le dur pays qui nous a adoptées ».
Après maintes péripéties, May. qui a d'abord grandi dans un hôtel particulier de Chicago, puis partagé la vie de Harry Ames, travaillé à l'usine, été internée six mois dans un asile d'aliénés, vécu deux ans chez les Cheyennes, parcouru la prairie et subsisté en volant et vendant des chevaux pendant quatre mois, va enfin s'installer à Lake Forest dans la banlieue de Chicago avec Chance, avec qui elle vient d'unir sa destinée, tous deux follement amoureux l'un de l'autre.
Elle va devoir s'adapter à un mode de vie radicalement différent, rentrer de nouveau dans le monde des Blancs, et faire face à de nombreux dangers, notamment déjouer les plans de ce père sans scrupules uniquement attaché à sa fortune et à ses affaires.
Et bientôt nous les retrouvons sur la route…
En prenant May comme narratrice principale et ce, par l'intermédiaire de son journal, Jim Fergus nous offre un récit vivant, absolument captivant et bouleversant de bout en bout, et nous fait ressentir au plus près ce que vit, éprouve et endure cette jeune femme.
Impossible pour moi de ne pas être conquise par la force, le courage, la détermination dont elle fait preuve tout au long de ces pérégrinations et de ne pas être séduite par la beauté des sentiments que May et Chance éprouvent l'un envers l'autre, un magnifique amour inconditionnel.
Bien que May et Chance soit une fiction, Jim Fergus a basé son roman tout comme la trilogie Mille femmes blanches sur des faits réels et c'est ce qui fait principalement l'attrait de cette série d'ouvrages qui raconte de façon romanesque certes, mais ô combien près de la vérité, l'agonie et la fin d'un peuple. Au cours de ce long voyage, force est de constater que les Blancs se sont appropriés les terres de ces Amérindiens, les ont détruites dans de telles proportions que le mode natif n'y est plus envisageable.
Avec le Wild West Show, spectacle itinérant dirigé par William Frederick Cody, auquel seront amenés à participer May et Chance, il est encore question de ce sujet avec justement la tentative pour nos deux héros d'en transmettre une version plus réaliste. L'auteur nous embarque agréablement avec cette troupe, avec la plus célèbre d'entre elles le Wild west Show de Buffalo Bill qui a réellement existé et connu un succès populaire en montrant des scènes trépidantes de la vie dans l'Ouest. Celle-ci nous entraîne jusqu'en Europe, jusqu'à Paris même, pour l'Exposition Universelle de 1889.
Quant à la fin qui peut paraître presque trop belle, elle est en parfaite adéquation, à mon humble avis, avec ce que pouvait espérer ce couple à la recherche d'un lieu où se poser.
Et après tout, n'est-on pas en droit d'attendre un peu de bonheur pour celle qui a tant enduré ?

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Fuyant la guerre que les armées américaines mènent aux indiens, présumée morte, May Dodd décide de rentrer à Chicago retrouver ses enfants. Elle entreprend le voyage avec son compagnon Chance, son amie Martha, et un jeune indien.
Aidés par des marchants de chevaux bienveillants, la petite équipe parviendra à destination mais ne sera pas au bout de ses surprises...

On retrouve dans "May et Chance" tout ce qui a fait le succès des trois tomes de la trilogie "Mille femmes blanches" : la qualité de l'écriture, celle de la narration avec ses multiples péripéties et rebondissements, l'amour de l'auteur pour les primo-américains, etc.
Pour autant, ce roman n'a pas le même impact que les trois précédents. L'imagination de l'auteur semble atteindre ses limites, au point de finir par contredire les premiers événements de la trilogie.
May et Chance, les deux personnages centraux, paraissent trop beaux, trop forts, capables de se sortir sans dommage de toutes les situations (ce que ni Batman ni Superman ne réussirent !). Et que dire d'un dénouement qui mêle Buffalo Bill, Londres, Paris et la Camargue ? Improbable !
"May et Chance" confirme les qualités littéraires de Jim Fergus : le livre se laisse lire avec grand plaisir. Mais on le referme en se disant que l'auteur a sans doute trop tiré sur le fil ; succès de la trilogie oblige ? La première partie du roman aurait peut-être suffi, en insistant un peu plus sur les failles des deux héros, les rendant plus humains. La fin vient hélas nuancer le plaisir...


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May et Chance

J'ai pris beaucoup de plaisir à replonger dans l'univers des Mille femmes blanches, retrouver les Cheyennes et leur mode de vie, et surtout May Dodd, l'héroïne blanche que l'on suit depuis le tout début.
Bien sûr, les passages de violence, inhérents au contexte, la lutte des Amérindiens tentant de sauver leurs terres et de résister à l'enfermement dans des réserves, heurtent toujours ma sensibilité, mais restituent probablement avec fidélité une triste réalité.
L'auteur nous entraîne dans ce monde-là avec toujours autant de talent, nous fait de nouveau voyager, jusqu'à Chicago cette fois et même Paris. May rentrera peu à peu en résilience… son nouveau mari Chance à ses côtés…

Je ne résumerai pas l'histoire, je dirai simplement qu'elle se poursuit, que les femmes sont toujours mises à l'honneur, que l'amour est une valeur sûre, mais que cet opus est un prétexte de plus à dénoncer l'horrible massacre des Amérindiens…
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Je m'était promis de lire la suite de "Mille femmes blanches", et j'ai réussi à mettre la main dessus avant d'avoir oublié l'histoire. Même quand une lecture vous a beaucoup plu, quand on lit autant on a parfois tendance à avoir quelques trous de mémoire, à mon âge vénérable !

Je vais essayer de ne pas dévoiler trop d'éléments de la trilogie qui précède cet ultime volume, mais si vous avez l'intention de la lire ne regardez pas de trop près ce billet. Comme l'indique le titre, l'histoire est centrée sur May, l'héroïne de la saga depuis le début, et son nouveau compagnon Chance, un sang-mêlé avec lequel elle file le parfait amour depuis qu'elle a tenté de lui voler son cheval dans le tome 3. Dans les premiers chapitres ils sont encore accompagnés de Martha, compagne d'infortune de May depuis le début, et de son fils Little Tangle Hair, le bébé qu'elle a eu de son époux indien, ainsi que de Lady Ann, qui apparaissait dans le second tome et souhaite rentrer en Angleterre. Mo, le jeune "horse-boy" indien de May va également les rejoindre au cours de leur périple à cheval pour rejoindre Chicago, d'où sont originaires May et Martha.

La route est longue, et les membres indiens de la petite troupe sont fréquemment interdits de séjour dans les auberges ou les commerces des localités traversées. Pour se procurer de quoi aller au bout de leur voyage, ils tentent de vendre leurs montures à un marchand qu'avait déjà croisé May alors qu'elle faisait du trafic de chevaux volés. Celui-ci, M. Bartlett, va se montrer d'une aide inespérée pour la suite de l'histoire. D'ailleurs le groupe va faire plusieurs belles rencontres, j'ai même trouvé qu'ils étaient un peu trop chanceux parfois ! Peut-être le prénom de Chance y est-il pour quelque chose ? Toujours est-il qu'après pas mal de péripéties, le départ de Lady Ann, un mariage, ils finissent par arriver aux abords de Chicago où May n'a pas perdu l'espoir de retrouver ses enfants dont on l'a séparé des années auparavant en la plaçant à l'asile sous un motif futile, comme cela était courant à l'époque pour se débarrasser d'une femme encombrante.

Je m'arrêterai là pour la narration de l'histoire, sinon vous n'aurez plus besoin de lire le livre. J'ai été très heureuse de retrouver l'univers et certains personnages de "Mille femmes blanches", mais je n'ai pas éprouvé autant d'enthousiasme qu'au début de la saga. Les éléments qui m'attiraient le plus ne sont ici qu'anecdotiques, notamment le combat des tribus indiennes pour garder leurs territoires et leur liberté. On constate que la plupart d'entre elles ont cédé à la pression des colons blancs et se sont laissé parquer dans les réserves. le voyage des héros est certes émaillé d'incidents plus ou moins intéressants, mais manquait un peu d'intérêt par moments. le combat de May pour retrouver ses enfants m'a plus tenu en haleine, cette partie du roman relance l'action. Dans la suite, la rencontre des deux héros avec la troupe de William Cody, autrement dit Buffalo Bill et son célèbre Wild West Show (un des nombreux éléments réels de l'histoire) apporte un éclairage intéressant sur la façon dont le public se représente l'histoire de la conquête de l'Amérique par les colons. May et Chance vont d'ailleurs tenter d'infléchir cette vision pour le moins faussée des évènements.

Quant à la fin, ce n'est pas celle que j'imaginais, ce n'est peut-être pas la plus convaincante, mais elle plaira sans doute à nombre de lecteurs de la saga ! Nonnon, n'insistez pas, vous ne saurez rien de plus ! Vous n'avez qu'à lire les 4 volumes,'à peine 1600 pages, à la louche... Mais pour nous, une broutille !
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May Dood, l'héroïne de la trilogie Mille femmes blanches, est un de ces personnages qu'on aime à retrouver.
Cela m'a donné l'impression de renouer avec une ancienne connaissance.
Certes, c'est une héroïne presque trop parfaite et le couple qu'elle forme avec Chance l'est encore plus ! Mais, qu'à cela ne tienne, j'ai beaucoup aimé les suivre tous les deux à travers l'Amérique de la fin du XIX eme siècle.
N'espérez pas retrouver des aventures trépidantes comme dans les tomes précédents, il s'agit surtout ici pour May comme pour Chance de renouer avec le passé, de s'attarder sur des pans de leur vie qu'ils avaient tenus cachés jusqu'alors.
C'est aussi l'occasion pour l'auteur de revenir sur le sort des Indiens. Exclus, malmenés, mal considérés, parqués dans des réserves. Je ressens tant de peine pour ce peuple si fier, si libre, si proche de la nature qu'on a a réduit à vivre dans la misère loin de leurs territoires de chasse.
A noter également dans ce roman, l'apparition remarquée du célèbre et fabuleux Buffalo Bill que May et Chance auront l'opportunité de rencontrer. Mais peut-être devrai-je plutôt dire l'inverse. Quelle aubaine pour le créateur du Wild West Show d'avoir rencontré May et Chance !

Une jolie conclusion à cette magnifique fresque romanesque au pays des cow-boys et des indiens !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Alors un de nos cow-boys a pris la parole. Il avait servi dans le 1er régiment de cavalerie du Colorado, et il avait assisté au massacre. Son capitaine, qui s’appelait Silas Soule, avait refusé d’obéir à Chevington qui lui ordonnait d’attaquer un village pacifique dans lequel un des chefs cheyennes, Black Kettle, faisait flotter le drapeau blanc et le drapeau américain sur son tipi. Mais Chevington a donné l’assaut avec les autres régiments. Quand les tirs ont commencé, des dizaines de femmes et d’enfants sont venus à la rencontre des soldats, les mains en l’air ou en agitant des drapeaux blancs en signe de reddition. Certains, à genoux, ont supplié qu’on leur laisse la vie. Les soldats leur ont fracassé le crâne à coups de crosse, tuant les squaws, les vieillards, les enfants, les bébés. D’autres ont tenté de fuir en suivant le lit de la rivière, sec à ce moment de l’année, et le sable les empêchait de courir. Un petit garçon de trois ans, tout seul, essayait de les rattraper. Ses parents étaient sans doute déjà morts. Trois soldats ont parié entre eux pour savoir lequel l’abattrait le premier. Deux l’ont raté, mais pas le troisième. Le gamin a mordu la poussière. Après avoir tué autant d’Indiens qu’ils le pouvaient, les militaires ont scalpé les morts… Femmes, enfants, nourrissons… Ils ont mutilé leurs corps, leur ont tranché les oreilles, les doigts, le nez, les organes génitaux. Chivington et ses hommes s’en sont servis pour décorer leurs chapeaux, leurs uniformes, leurs selles. L’un d’eux a ouvert le ventre d’une squaw enceinte et le fœtus est tombé à terre. Un autre a coupé les testicules d’un chef pour s’en faire une blague à tabac. Voilà ce que nous a raconté notre collègue, ce soir-là, ce qu’il avait vu… Il avait besoin de se décharger de tout ça et il ne pouvait plus s’arrêter. Il s’est mis à pleurer et il en avait encore, des horreurs, à nous dire. Les autres se sont couchés, mais il parlait tout seul, devant les braises en train de s’éteindre. Je n’oublierai jamais ce pauvre gars. Au milieu de la nuit, un coup de feu a retenti. Il s’était tiré une balle dans la tête. Le seul moyen qu’il avait trouvé pour faire taire ces voix qui le hantaient.« Voilà, June, pourquoi je ne veux pas retourner là-bas, encore moins y passer la nuit. Si on y va quand même, tu seras obligée de les voir à genoux, implorer la pitié, ou courir vers le lit de la rivière. Tu entendras les cris, les hurlements, des hommes, des femmes, des gamins, des fillettes… pendant que les soldats leur arrachent la tête et les taillent en morceaux. Tu verras peut-être même les enfants de Gertie s’effondrer. Seulement, il n’y a rien qu’on puisse faire, ni toi, ni moi, ni personne. Tu ne sens pas que ça grouille sous tes pieds, à l’endroit où on est ? Cette terre est maudite depuis le massacre. Le mieux est encore de laisser les morts tranquilles, en espérant qu’ils trouvent un jour la paix.
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Nous nous sommes enfoncés dans la réserve. Aucune sorte de gibier n’avait de quoi subsister dans cette étendue aride. Il n’y avait pas un buisson dans lequel se cacher, pas un seul brin d’herbe à brouter. Que diable pouvaient bien faire de vrais Indiens dans un tel désert ? Apprendre l’agriculture ? Pendant des siècles, ils avaient formé un peuple de chasseurs-cueilleurs. Aujourd’hui, on leur avait volé leurs terres ancestrales pour les réunir dans un endroit où il n’y avait rien à chasser, rien à cueillir. Les Blancs qui gouvernent notre monde insistent pour façonner les autres à leur image. Malheur aux races qui ne leur ressemblent pas : elles seront méprisées, déportées, condamnées à mourir ou à vivre dans la misère.
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La ville (Laramie) s’est considérablement étendue depuis notre dernier passage. Les colons y sont toujours plus nombreux et l’on construit de partout. Le fort s’est lui aussi agrandi. Parcelle après parcelle et de plus en plus vite, toute la région sombre dans les griffes de l’envahisseur blanc, cette insatiable race de conquérants qui infeste le paysage, expulse et vole pour s’installer. C’était autrefois un monde libre et bucolique, dans lequel les Indiens ont tranquillement vécu un millénaire. Quelles chances avaient ces quelques milliers d’indigènes, résidant dans des tentes, face à un tel assaut ?
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Je n’évoque jamais mon chagrin devant les autres, alors j’essaie de me consoler en racontant mes malheurs dans l’intimité de mes journaux.
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Lorsqu’on vit un certain temps chez les Indiens, on finit par croire à quantité de choses improbables.
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