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EAN : 9782266203845
315 pages
Pocket Jeunesse (18/08/2011)
3.15/5   36 notes
Résumé :

Une île. Un orphelin. Et des rats. Des milliers de rats. D'abord en rêve, puis en vrai. Des rats qui sortent des égouts. Daniel va se trouver nez à nez avec eux, à ses risques et périls. Car, chaque jour, ils sont plus nombreux. Et, quand on les attaque, ils se défendent...

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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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lilimarylene
  17 décembre 2011
Voici une dystopie qui peint un monde mené par un gouvernement tyrannique, mais aussi un monde dont les ressources naturelles commencent à s'appauvrir. Comme toujours, au lieu de se remettre en question, les humains préfèrent se pencher du côté de la science, jouer à l'apprenti sorcier, et, cela va de soi, en profiter pour s'enrichir en passant... L'histoire de ce roman est intéressante, alléchante, même, en mêlant enquête, horreur et un peu de science-fiction. Mais je suis restée sur ma faim. Daniel, le héros, et Nina, son amie, sont des personnages finalement peu approfondis, et je n'ai pas réussi à m'attacher à eux. L'auteur n'a pas réussi à réduire la distance entre le lecteur et ses personnages, j'ai eu l'impression de regarder tout ça de loin, sans que j'aie envie de m'impliquer davantage. Dommage, alors que pourtant que je trouve le thème très intéressant ! Par ailleurs, j'ai trouvé certains revirements de situation peu convaincants - je dois être d'une nature pessimiste sans doute ! - notamment
[attention, spoiler !]
lorsque Lebbe se range finalement du côté des rebelles et montre un visage plein d'humanité...mais aussi lorsque la rébellion éclate, ce qui me semble un brin rapide : dans ce type de romans là, j'aime que les choses échouent un minimum avant de réussir aussi pleinement, sinon j'ai du mal à y croire... J'aurais aimé aussi que le lien entre Daniel et les rats soit plus exploité, du moins, que le lecteur en apprenne plus sur ce que le jeune garçon ressent lorsqu'il leur parle. [fin du spoiler]
Les âmes sensibles devront en tout cas s'abstenir, le roman réservant quelques scènes assez violentes : je réserverais ce roman aux plus âgés des adolescents.
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Myrtle
  21 août 2011
Aïe aïe aïe, bonjour la déception! En fan inconditionnelle de tout ce qui touche aux rats, je me suis jetée sur le livre dès sa parution. Mais alors, j'ai vraiment eu du mal à en venir au bout... Ce n'est même pas le problème du traitement des rats "méchants" (car, étant sensible, j'avoue avoir du mal à endurer les scènes où on leur fait du mal, même si c'est justifié), c'est juste que l'histoire en elle-même n'est pas développée, et il n'y a rien de marquant chez les personnages non plus. Un livre dont on se passerait bien, quoi. Pourtant, j'étais ravie de voir qu'il y avait un commentaire de Jean-Claude Mourlevat (traducteur du livre) sur la quatrième de couverture, j'ai pris ça trop vite pour un gage de qualité...
Ce n'est ni un roman d'épouvante (les rats sont énormes, mais ça ne choque personne, on n'en parle pas tant que ça), ni de la science fiction (on ne s'attarde pas trop sur les expériences qui ont étaient réalisées).
Bref, je ne vois pas trop quel intérêt de lecture on peut trouver dans ce livre. Je vais vite l'oublier, pour passer à d'autres lectures plus palpitantes... Dommage!
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Virgule-Magazine
  12 octobre 2015
Daniel fait régulièrement ce même cauchemar : il est allongé sur son lit ; soudain un rat surgit et l'attaque, toutes griffes dehors. Quand Daniel s'éveille au milieu de la nuit, après ce rêve terrifiant, et qu'il n'arrive pas à retrouver le sommeil, il se lève, quitte l'orphelinat et part se promener dans l'île. C'est ainsi qu'il découvre qu'Andremann, le directeur de la pêcherie locale, utilise pour nourrir ses poissons un produit qui les fait doubler de volume en quelques heures. Et Daniel se rend compte que les rats anormalement gros qui pullulent autour de la pêcherie profitent aussi de ce mystérieux produit…
L'avis de Nils, 13 ans : Ce livre est passionnant, car il nous fait éprouver un suspense intenable, une réflexion intense. 
L'avis de la rédaction : Un bon roman, rythmé par des chapitres courts, et qui suscite une réflexion sur les dérives de la science, et aussi sur la politique, puisque l'action se situe dans le cadre d'une dictature, d'un régime autoritaire.
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temps-de-livres
  22 juin 2018
Sur une île, des meurtres inexplicables sont commis. Au point que l'île est évacuée. Sauf quatre orphelins enfermés dans une pêcherie. Sur le continent, Mike (ancien insulaire) accepte d'être le fruit d'expériences scientifiques. le jeune Lieutenant Randolf Stevens, lui, est traqué pour avoir trahi la dictature d'un général.
Si la quatrième de couverture ne s'arrête que sur un seul point, le livre a une thématique plus large. Première chose : les rats sont traités ici de manière intelligentes. A contrario du livre Les Rats de James Herbert, les rongeurs sont décrits de manière plausible et non plus destructrice. Rats se caractérise aussi par l'utilisation au sens large du mot éponyme. Ce sont aussi les humains, les rats : rats de laboratoire, être fait comme un rat, mais aussi l'union fait la force ! En choisissant trois lieux distincts pour son histoire, David Fermer permet de mettre en avant trois groupes de personnages. Sur l'île, il n'y a aucune échappatoire. David et ses amis font devoir contourner les milliers de rats pour circuler librement, au pire, faire face et ne pas paniquer. Mike, suite aux expériences, va devoir vivre dans les égouts. Il y découvrira leurs habitants. Quant à Randolf, il devra s'allier à un vieux professeur, pour faire tomber le gouvernement en place.
Contrairement à la quatrième de couverture, l'intrigue est plus complexe. Il est question de survivre dans un futur où la défiance, la paranoïa sont habituelles (méfiance envers les insulaires, les orphelins, déviance de la science, dictature militaire). Les personnages clés, par leurs actions ou la naissance, sont devenus des parias de la société. Etant humains, ils vont s'unir et la combattre. Comme il est dit plus haut, David Fermer suit une logique particulière. Logique qu'il suivra jusqu'au bout. S'il est bien question de rats, les humains le sont aussi. Même s'il est question de science, les explications sont rapides, voire minimes. On s'approche plus d'un roman noir d'anticipation (une dystopie), que d'un livre d'horreur ou de science-fiction. Les personnages ne sont pas détaillés. C'est plutôt l'action de groupe qui intéresse David Fermer et la réaction qui s'ensuit.
Avec Rats, la littérature imaginaire allemande a trouvé un nouvel auteur. Si Michael Ende est devenu un auteur classique (Momo-L'histoire sans fin), il y a depuis peu des nouveaux auteurs germaniques. On pourra citer Andreas Eschbach, Kai Meyer ou Cornelia Funke. Avec Rats, David Fermer s'inscrit dans cette mouvance.
Rats est un livre troublant, parfois effrayant, mais qui nous questionne. La survie, la sociabilité, mais aussi être humain avec des failles. Sur fond de roman noir, une belle métaphore sur les rats. Saisissant !
Lien : https://tempsdelivresdotcom...
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Clelie22
  13 août 2012
J'ai commencé ce livre à contre-coeur, m'attendant, d'après la 4e de couverture, à une histoire horrifiante avec un orphelin seul face à des milliers de rats qui courent partout.
Eh bien, pas du tout.
Il y a bien un orphelin, Daniel, mais il n'est pas tout seul. Il n'est même pas vraiment le personnage principal puisqu'il doit partager la vedette avec Mike, son meilleur ami parti chercher fortune sur le continent, et Stevens, un lieutenant dont le complot contre le gouvernement militaire du pays a été éventé. Les parcours de ces trois personnages, présentés alternativement au fil des chapitres, finissent par se rejoindre. Les rats, quant à eux, ne sont pas si présents et même paraissent finalement moins redoutables que les hommes. le roman reste cependant très sombre. L'alternance des chapitres et l'entrelacement des parcours des 3 personnages lui donnent un rythme haletant, servi par un style efficace et fluide. Il faut sans doute attribuer une part du mérite à la traduction de Jean-Claude Mourlevat, une des bonnes plumes de la littérature jeunesse actuelle.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MyrtleMyrtle   21 août 2011
Avant qu'il comprenne ce qui arrivait, les créatures fantomatiques fusèrent dans les roseaux, passèrent près de lui, et se jetèrent vers le tuyau. Il y en avait six, toutes sombres et massives. Elles s'ébattaient, la gueule ouverte sous l'eau bouillonnante, et elles en buvaient autant qu'elles le pouvaient. Leurs dents étincelaient dans la lumière de la lune. C'étaient des rats. Et ils étaient monstrueux!
Daniel sentit sa gorge se dessécher. C'est à peine s'il pouvait avaler sa salive. Il se leva avec prudence en se tenant à la clôture métallique derrière lui. Il n'avait jamais vu de rats aussi gros. Ils avaient la taille d'un chat et leur corps était aussi long que son avant-bras. Ils couinaient, donnaient des coups de griffes et se disputaient l'eau comme s'ils n'avaient pas bu depuis des jours. Mais ils ne cherchaient pas à se blesser ni à se déchirer entre eux. Ils se chamaillaient plutôt comme des enfants sous un tonneau crevé d'où aurait coulé du chocolat fondu. Leurs gueules ouvertes semblaient même sourire.
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MyrtleMyrtle   21 août 2011
Comme la foule s'ouvrait, un rat unique apparut. Il courait vers la terre. Alice le voyait avec précision. Elle ignorait qu'un rat pouvait être aussi gros.
Puis un tir retentit et l'animal s'arrêta net. Ses pattes avant cédèrent sous lui et il s'effondra au sol. La balle lui avait arraché la tête. Celle-ci roula comme un jouet en peluche sur les planches de l'embarcadère et tomba dans l'eau. Les gens s'étaient tus, impressionnés. Le Noir s'approcha du corps sans tête et le considéra froidement. Puis il donna un coup de pied dedans pour l'envoyer rejoindre la tête. Tout le monde entendit le "plouf". La petite tête s'en allait à la dérive. Alice vit les yeux noirs et brillantes danser à la surface de l'eau.
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MyrtleMyrtle   21 août 2011
Il s'apprêtait déjà à ouvrir la porte quand un cri épouvantable retentit à l'extérieur. Ils se remirent à la fenêtre et virent les rats se jeter du toit sur les six soldats. Leurs tâches respectives étaient soigneusement définies : deux d'entre eux s'occupaient des mains qui tenaient les lance-flammes, tandis que les autres cherchaient la carotide. Ils poussaient leur museau sous le casque et plantaient leurs dents dans le cou des soldats. Ceux-ci lâchaient aussitôt leur arme et tenaient désespérément d'arracher les bêtes de leur gorge. Mais les rats y étaient accrochés comme une balise à la mer. Plus les hommes s'acharnaient dessus, et plus le sang giclait de l'artère.
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MyrtleMyrtle   21 août 2011
- C'est bon, chuchota-t-il aux rats en se laissant glisser, je ne vous ferai pas de mal.
Le rat borgne parut hocher la tête en guise de réponse, puis il gratta le tuyau de ses griffes et les autres rats regagnèrent aussitôt le fossé. Dès qu'ils y furent tous parvenus, le rat borgne sauta à son tour du tuyau et couina si fort qu'on aurait pu l'entendre à l'autre bout de l'île. Il atterrit à côté de ses compagnons. Tous se mirent alors en route dans les roseaux boueux et ils disparurent.
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MyrtleMyrtle   21 août 2011
Daniel observait avec un mélange d'horreur et de fascination le rat mutilé qui était perché sur le tuyau. Il lui manquait la moitié de l'oreille droite. L'un de ses yeux était d'un blanc de neige et sans doute aveugle. Avec son pelage sombre et couvert de boue, ses poils emmêlés, on aurait dit que ce rat rentrait d'une bataille. Il s'était fourré le museau dans le ventre et se grattait l'oreille avec une patte arrière. Soudain il leva la tête et fixa Daniel droit dans les yeux.
Il resta un moment parfaitement immobile, ne lâchant pas Daniel de son œil valide, reniflant l'air. Puis il poussa un couinement aigu.
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