AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2749936268
Éditeur : Michel Lafon (08/11/2018)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Cadaqués, été 1929. Salvador Dalí, génie en devenir, reçoit chez lui la fine fleur des surréalistes. Parmi eux, Paul Éluard et sa femme, Gala. Or " Dalí est hypnotisé par cette lumineuse déesse qu'il élève à mille pieds au-dessus du sol ".
D'un regard, leurs destins seront scellés à jamais. Lui deviendra un peintre extraordinaire et elle, sa muse éternelle.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  12 juillet 2019
Ce roman est incontestablement un hommage à Dalí, aux surréalistes, à l'art, aux mots, à la vie. Cela aurait pu, sous la plume magnifique de Maxence Fermine, se transformer en coup de coeur mais je suis restée complètement extérieure à ce texte. Spectatrice pourtant attentive et avide d'anecdotes, j'ai été gênée par les chapitres courts, les changements de narrateur, l'approche presque analytique de l'événement raconté, la rencontre entre Dalí et Gala, la femme de Paul Eluard, peut-être confirmée par l'écriture au présent. Une approche également poétique certes, je n'en attendais pas moins, mais dans son versant surréaliste pour coller à la réalité des personnages, à l'émulation des échanges et à l'époque. Ajoutons à cela une première de couverture peu engageante et un titre assez peu recherché… Dommage ! L'ensemble n'est, entendons-nous bien, pas désagréable à lire, mais il n'a rien de bien exceptionnel…

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
Commenter  J’apprécie          303
jvermeer
  14 juillet 2019
« Gala est un grand vin, une cuvée exceptionnelle, un millésime hors de prix. Un de ces nectars qu'en toute clairvoyance il lui faudrait partager, comme l'avait accepté Éluard. Mais Dali, lui, est bien résolu à garder cette cuvée exceptionnelle pour son seul plaisir. »
Dans « Un été surréel » Maxence Fermine annonce un roman hommage poétique, un pan d'histoire entre un peintre et sa muse.
De nombreux peintres sont inséparables de leur muse dans l'histoire de l'art : Modigliani et Jeanne, Picasso et Dora Maar, Bonnard et Marthe, et même, un temps, Van Gogh et Sien. Cette fois, l'union entre Salvador Dali et Gala va bien au-delà, elle est à la hauteur de la démesure de l'artiste : folle, passionnée, paroxystique…
Deux parties se distinguent clairement dans ce roman biographique court, résumé de la vie et de l'oeuvre de Dali.
Durant toute la première moitié du livre, la plus intéressante et poétique, cet homme et cette femme hors du commun vont se découvrir par un bel été de l'année 1929 sur les côtes de la Catalogne.
Un lieu : le petit village de Cadaqués, situé au sud-est de l'Espagne, le paradis vert de l'enfance du peintre : « Ce morceau de terre, unique et préservé, rappelle le ventre mou d'une femme aux seins lourds, gorgés de lait maternel, dont chaque pore transpire la sensualité. »
Des personnages venus rencontrer Dali : les surréalistes, le poète Paul Éluard et le peintre René Magritte envoyés par André Breton pour tenter d'intégrer Dali dans leur groupe ; un marchand d'art et deux amis de Dali, le poète Federico Garcia Lorca et le réalisateur Luis Buñuel qui ont produit un film inclassable avec Dali « Un chien Andalou ».
Les conversations des surréalistes sur la plage sont constamment interrompues par les fous rires hystériques de Dali. Cet étrange garçon est sujet à des délires paranoïaques incessants. Paul Éluard est venu avec sa femme Gala. Cette jolie brune d'origine russe est une femme libre, mondaine connue du tout Paris artistique des années folles, elle fait tourner la tête des hommes et trompe Éluard allégrement. Un temps, le poète a accepté un ménage à trois avec son ami Max Ernst : « Jamais mari n'a autant aimé les amants de sa femme ».
Le premier regard que Gala porte sur Dali le foudroie sur place. Ses cauchemars et autres phobies font que Dali n'a jamais connu l'amour physique et a peur de cette femme au port de reine qu'il désire. Cet éphèbe d'allure efféminée qui s'agite autour d'elle énerve Gala. Elle a dix ans de plus que le fantasque peintre. Elle s'ennuie. de longues promenades dans les rochers et les conversations avec ce curieux personnage totalement excentrique et original, finissent par l'intriguer. Qui est ce peintre qui couche sur ses toiles des délires incompréhensibles ? Elle l'écoute, comprend, sa folie paranoïaque l'attire.
Dali, fasciné par le corps de cette femme déesse, se prête à des excentricités d'enfant pour la conquérir. Ils se regardent, s'épient, se cherchent. Un jour, elle lui prend la main et la serre fort. « Nous ne nous quitteront plus déclare-t-elle. »
L'artiste tremble de désir. Gala le domine. Elle sait, elle sent que cette folie va lui offrir d'autres horizons que son mari ne peut lui donner. « Avec lui, elle peut atteindre les puissances infinies du mythe ». Elle s'abandonne. S'offre. Un amour violent, fulgurant, les emporte. Ils se dévorent, dévastés par une passion érotique qui les enflamment.
Eluard a vite compris qu'il a perdu la partie. Comme d'habitude il cède la place. A la fin de l'été, il rentrera seul à Paris. Il restera ami avec Dali et transformera sa mélancolie en vers d'une grande beauté.
La seconde moitié du livre couvre une longue période de vie amoureuse qui durera 53 années jusqu'à la mort de Gala en 1982.
Marié, le couple va acquérir une maison à Port Lligat, proche de Cadaqués, que la folie décorative de Dali va transformer en palais idéal, une oeuvre surréaliste.
Avec Gala, l'existence de l'artiste va s'envoler vers des sommets insoupçonnés. Exclu du groupe des surréalistes par André Breton, l'Amérique lui ouvre les bras. Gala lui apprend les subtilités du désir charnel et s'occupe aussi de ses affaires, signe les contrats, reçoit les clients. Dorénavant il peut se permettre toutes les excentricités. Toute la journée il peint des aberrations issues de ses fantasmes : montres molles fondant dans un décor de plage, roses sanglantes, tigres volants, téléphone-homard, girafes en feu, lampe crocodile, lit-poisson, Zeus surmonté d'un poulpe et d'une tête de rhinocéros. Mégalomane, Dali veut devenir immortel.
La gloire, la richesse arrive. Gala veille sur le génie. le peintre ne se remettra pas de sa mort et vivra encore sept longues années, dépressif, ressassant les images de sa vie.

La fin du livre m'a offert une surprise. Dali, tout comme je l'avais appris pour Vincent van Gogh, est né une année après la mort à deux ans d'un premier enfant de ses parents, portant le même prénom. Toute son enfance, il verra son nom inscrit sur une tombe. Il sera à jamais marqué par cette vision qui le mènera aux extravagances les plus folles. Il confessera qu'il voulait exister aux yeux de ses parents, et du monde bien plus tard. Il n'était pas le frère mort, mais le vivant.
Comment ne pas aimer ce petit livre qui m'a fait découvrir Dali ce personnage plus connu par ses fulgurances et sa folie que l'être timide, sensible, et fragile qu'il était. Des passages d'une grande poésie en font un livre dont le plaisir de lecture est constant.
« Et si la vie n'était qu'un rêve ? Mieux encore si la vie de Dali devenait un rêve, alors tout serait possible, la folie comme l'absurde, la fortune, la démesure, l'immortalité, la gloire éternelle. »

Lien : http://www.httpsilartetaitco..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          145
Walkyrie29
  22 janvier 2019
Eté 1929, Salvador Dali, troisième du nom, est un jeune homme innocent qui ne vit qu'à travers sa passion ; la peinture et l'Océan bordant Cadaqués en Espagne. Entretenu par un père notaire reconnu, Dali est considéré par sa famille comme un doux rêveur qui finira par s'éveiller à la réalité de la vie. Mais dans son antre, Dali accumule les toiles, exprime sa folie maladive à travers ses tableaux, expression d'idées et d'objets incongrus, il est très vite repéré par le groupe Surréaliste parisien dirigé par André Breton et que côtoie de grands noms comme Paul Eluard. Ce dernier, rejoint une partie du groupe surréaliste parti à la rencontre de Dali en compagnie de sa femme Gala. Cette dernière pleine de dédain pour les amis de son mari, va rapidement s'intéresser à Salvador, et surtout succomber aux charmes anodins du jeune homme pour une relation qui durera toute leur vie.
Maxence Fermine raconte la très belle histoire d'amour entre Dali et Gala mais surtout évoque le talent et la singularité de Salvador Dali dans son art qui n'aurait probablement jamais été le même sans celle qu'il rencontra un été 1929. Il s'agit d'une romance mais surtout de l'histoire de l'icône de l'art surréaliste poussé au plus extrême, une immersion dans l'art pictural décalé, burlesque et passionné de Dali, qui sous ses airs d'homme psychologiquement instable, se révélait être plus sain d'esprit qu'il ne le révélait, une part de son intimité que seule Gala connaissait, un homme qui se cachait sous ses moustaches savamment recourbées.
Cette transformation du peintre est passionnante à suivre, à lire et à découvrir pour ceux qui ne connaîtrait pas une partie bien connue de la vie de Dali. Salvador sans Gala ne serait jamais devenu Dali, le peintre surréaliste de référence, celui à qui tout réussi. Un coup de foudre amoureux qui aura servi chacun dans ce qu'ils savent faire le mieux ; Dali peindre au devant de la scène, Gala gestionnaire dans l'ombre, un duo parfait tant dans la vie intime que « professionnelle ». Il est intéressant de découvrir comment ses deux personnages bien différents l'un de l'autre s'apprivoisent, s'aiment et vivent passionnément les choses au fil des années. Car avant d'être un peintre reconnu, Dali avait ses délires et ses faiblesses qui n'exultaient pas son art, l'entrée de Gala dans sa vie va tout changer, la maturité, l'expérience et l'intelligence de la femme vont faire de lui un autre homme, celui qui assumera et surtout entretiendra son succès. le temps file mais l'amour reste.
Évidemment, on rencontre également les autres ; Paul Eluard, qui deviendra ami avec Dali et ce malgré que ce dernier lui ai pris sa femme, on découvre un écrivain à la personnalité ouverte et libre des moeurs adultères de son épouse, bien loin de celui de l'écrivain que l'on connaît aujourd'hui sur les bancs de l'école. André Breton, le chef de file du mouvement surréaliste, se révèle quant à lui jaloux. D'autres sont aussi évoqués à l'image de Picasso, tous auront une influence sur Dali. Ce cercle d'artistes était finalement assez intimiste.
L'auteur garde son style premier, sans excès de poésie, il embarque avec simplicité son lectorat dans cette folle passion amoureuse et artistique, à la rencontre d'un peintre unique et de ses confrères surréalistes. Les chapitres sont courts, agrémentés au début de chacun de citations de Dali, c'est très dynamique et attractif. On retrouve avec plaisir tous ces noms d'artistes connus pour la plupart dans le cadre d'études sous un autre jour. Plus intimes, plus humains, plus accessibles.
En bref, ce roman qui se veut être un « hommage poétique » à l'histoire de Dali et Gala et non « une biographie ou un pan historique » de la vie de Dali est avant tout une histoire d'amour, de l'amour entre un homme et une femme, de l'amour d'une passion artistique. Qu'il est agréable de se replonger dans l'univers de ces artistes, de ces noms aux histoires passionnantes, libres et talentueux surréalistes d'une époque aujourd'hui révolue. Très bel hommage M. Fermine !
Je remercie les éditions Michel Lafon et plus particulièrement Camille pour cet envoi d'un auteur que j'affectionne beaucoup !
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Arthore
  24 novembre 2018
Casaqués, été 1929, génie en devenir, reçoit chez lui la fine fleur des surréalistes. Parmi eux, Paul Eluard et sa femme, Gala. Or « Salvador Dalí est hypnotisé par cette lumineuse déesse qu'il élève à mille pieds au dessus du sol »
Pas une biographie mais un roman, et comme à chaque fois avec Maxence-Fermine, l'amour et la rencontre particulière entre 2 personnes sont sublimés. Un texte ou poésie et force des mots sont au rdv.
Enfin, probablement le plus extraordinaire , le talent de l’auteur : Dalí aurait pu écrire certaines pages de ce roman!
Il ne faut pas être amateur de Dalí pour aimer ce lire, simplement s’interesser à l’artiste et l’homme qu’il a été. Je recommande particulièrement les pages 177 et suivantes.
Commenter  J’apprécie          42
noid
  21 février 2019
Tout devait y être pour un livre magnifique ! Une passion absolue, un artiste excentrique, la pauvreté, le succès, les problèmes, la gloire, l'argent, la mort… Tout y était !
Et pourtant… au milieu des citations au narcissisme hilarant et la grandiloquence délirante, les mots doux, tendres et mesurés de Maxence Fermine font bien pâle figure.
Et cette couverture, misère. Non !
Zut, c'est joli, mais un peu gâché quand même
Lien : https://www.noid.ch/un-ete-s..
Commenter  J’apprécie          100
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
calypsocalypso   12 juillet 2019
Dans l’étrange cortège de cet après-midi historique, tu es apparue comme la pierre angulaire du soleil dans une nuit de diamants.
Comme une toupie immobile en perpétuel mouvement.
Comme les petits losanges maniaques de Monsieur Mondrian.
Comme le nu descendant un escalier de Marcel Duchamp.
Comme un train de désir entrant en gare de Perpignan.
Commenter  J’apprécie          130
ArthoreArthore   24 novembre 2018
Mais qui est Dalí?
Un fou en liberté ou un peintre en devenir?
Un usurpateur cynique ou le nouveau Lautréamont?
Un fumiste avide de gloire et d’argent ou un précurseur intelligent et talentueux?
Un provocateur excentrique ou un artiste exigeant et méticuleux?
Un Bourgeois élevé dans le culte catholique ou un iconoclaste prêt à brûler en place publique l’effigie des saints pour mieux créer un scandale?
......
Sans doute tout à la fois... des la fin des années 1920, il se pâme de s’etre fait remarquer par les cercles culturels européens et notamment par celui très étroit du surréalisme parisien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
jvermeerjvermeer   16 juillet 2019
******

Comme les homards, les jeunes filles ont l'extérieur exquis.
Comme les homards, elles rougissent quand on veut les rendre comestibles.
Commenter  J’apprécie          60
ArthoreArthore   25 novembre 2018
Excentricités extravagantes extraordinairement extraverties d’un extraterrestre excentrique. p158 (Dalí aurait pu l’ecrire ou le dire!!)
Commenter  J’apprécie          20
jvermeerjvermeer   15 juillet 2019
******

Son corps avait une complexion enfantine, ses omoplates et ses muscles lombaires cette tension athlétique un peu brusque des adolescents. En revanche, le creux du dos était extrêmement féminin et liait avec grâce le torse énergique et fier aux fesses très fines que la taille de guêpe rendait encore plus désirables.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Maxence Fermine (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maxence Fermine
Neige de Maxence Fermine par la compagnie ecl'adam adapté mis en scène et interprété par marie-joséphine Susini
autres livres classés : salvatore daliVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La petite marchande de rêves

Qui est l'acteur principal(e)

LILI
MERCATOR
MALO
ARTHUR

7 questions
6 lecteurs ont répondu
Thème : La petite marchande de rêves de Maxence FermineCréer un quiz sur ce livre