AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782259210942
832 pages
Éditeur : Plon (10/01/2013)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Nul mieux que Dominique Fernandez ne pouvait cerner toute la complexité d'une personnalité comme Henri Beyle. Un homme qui avait prévu pour sa tombe l'épitaphe suivante : Henri Beyle, milanais. Il vécut, écrivit, aima. Cette âme adorait Cimarosa, Mozart et Shakespeare. Son Dictionnaire est une longue déclaration d'amour.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ivredelivres
  07 décembre 2016
Quand on aime on ne résiste pas au Dictionnaire amoureux d'un auteur. En plus écrit sous la houlette de Dominique Fernandez ça ne se refuse pas.
D Fernandez a lu Stendhal très jeune et depuis accumule notes et commentaires, autant dire que son dico s'est écrit presque tout seul.
Parfois dans ce genre de livre on aime certains articles et on en saute allègrement certains moins attrayants, là je dois dire que j'ai lu tout de bout en bout ET dans l'ordre, un exploit pour moi qui aime bien aller à sauts et à gambades.....
J'ai aimé le portrait de cet homme, rougeaud, court sur pattes, laid, un rien paralysé devant les femmes qui nous a donné des portraits de jeunes hommes fringands, beaux, et faisant pâmer les femmes ! Jolie revanche.
D Fernandez nous promène dans la vie et l'oeuvre avec bonheur, humour, éloquence, passion.
On suit Henri à la suite de l'armée impériale, on est avec lui en Italie et en Russie, à l'opéra, dans les musées et les concerts, les salons et les bals.
C'est un chant d'amour pour l'Italie qu'il partage avec son auteur fétiche et que D Fernandez sait nous transmettre.
J'ai aimé qu'il me tente fortement avec la Vie d'Henry Brulard une « autobiographie extraordinaire de liberté et d'insolence » un livre sans vanité ni prétention nous dit Fernandez contrairement à Chateaubriand et Flaubert, ces deux là il ne les aime pas beaucoup.
J'ai aimé l'accent que Fernandez met sur le style de l'auteur, sur son admiration pour des peintres ou des auteurs peu reconnus à l'époque mais qu'il défend parce qu'il les apprécie.
J'ai aimé l'explication qu'il donne devant la vie amoureuse catastrophique de son héros «  Il avait sans doute la passion des conquêtes, des débuts, beaucoup moins celle des relations inscrites dans la durée. Et il était trop libre pour envisager de se marier. Il ne vécut en ménage que quinze jours dans sa vie. »
J'ai découvert la passion de Stendhal pour Shakespeare que j'ignorais.
Bref à travers les articles de ce dictionnaire c'est un homme à l'intelligence étincellante, à l'humour parfois un peu lourd, à l'anticléricalisme notoire, à la liberté totale face aux conventions, à une indifférence totale aux modes de son temps que l'on découvre.
Un dictionnaire pour les amateurs de Stendhal et ceux qui veulent faire mieux connaissance
Lien : http://asautsetagambades.hau..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (2)
LaLibreBelgique   19 février 2013
Ouvrir ce "Dictionnaire amoureux", c’est approcher Stendhal d’une façon à la fois savante et primesautière. [...] Sa passion pour Stendhal n’en rend pas Fernandez idolâtre.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Liberation   21 janvier 2013
Rempli de choses qu’on sait, qu’on croyait ne plus savoir ou qu’on aurait continué d’ignorer sans lui, ce Dictionnaire est comme la Chartreuse selon Fernandez : «Le lecteur ne peut le goûter pleinement que s’il a une longue familiarité avec les livres précédents et les fantasmes de l’auteur.»
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2019
« Une passion est la longue persévérance d’un désir : ce désir est excité par l’idée du bonheur dont on jouirait si l’on possédait la chose désirée (qui est en même temps l’idée du malheur de l’état actuel où l’on n’en jouit pas), et par l’espérance d’atteindre ce but ; car, comme Corneille l’a fort bien dit de l’Amour :


Si l’amour vit d’espoir, il périt avec lui.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   19 mai 2019
Quand il écrit : « Les beaux-arts sont faits pour consoler », il sait qu’il a l’air d’abonder dans le sens des philistins. Ceux-ci ne se rendent à une exposition que par « devoir » culturel ou pour se distraire d’une mauvaise semaine.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   11 mai 2019
Admirer n’est donc pas s’extasier sur n’importe quoi. Admirer une croûte ou un roman de gare est une forme d’admiration aussi bête que le snobisme des raffinés. L’admiration qui ne repose pas sur une vraie culture ne vaut rien. Plus on connaît, plus on aime, disait Léonard de Vinci. Adorer le génie « étend » l’âme, selon Stendhal, qui n’a garde de faire du « sentiment » quelque chose de spontané. La force de sa position tient à ce qu’il subordonne l’admiration à une solide propédeutique. Il souligne pour sa petite sœur de quatorze ans que, si Jean-Jacques Rousseau montre tant d’énergie dans le « sentir », c’est qu’il a forgé son caractère par la lecture de Plutarque.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   11 mai 2019
L’admiration, pour lui, n’est pas un jugement : c’est une condition pour arriver au bonheur parfait. D’où ses « erreurs » d’appréciation, aux yeux des gens plus posés et soucieux avant tout de ne pas se tromper. A-t-on idée d’éprouver une extase proche de l’évanouissement devant une fresque de Volterrano, peintre secondaire ? De mettre Cimarosa sur le même plan que Mozart ? De ne voir dans les sublimes jeunes gens des deux tableaux de Caravage à San Luigi dei Francesi que « des paysans grossiers, mais énergiques » et de préférer à ces chefs-d’œuvre les « fresques charmantes » de Dominiquin ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   11 mai 2019
Stendhal pouvait bien écrire, de l’Académie, en 1825 : « Le romantisme lui donne de l’humeur, comme jadis la circulation du sang, ou la philosophie de Newton à la Sorbonne », il aurait été forcé de reconnaître que les quatre grands poètes romantiques français n’avaient pas attendu longtemps avant d’être élus, Lamartine à trente-neuf ans, Hugo en 1841, à trente-neuf ans, Musset en 1852, à quarante-deux ans. Vigny, celui que Stendhal aimait le moins, fut celui qui eut le plus de mal à être élu, en 1845, à quarante-huit ans.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Dominique Fernandez (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Fernandez
8 février 2013 :
À propos de Retour parmi les hommes «La beauté de Vincent, c'est de guetter les catastrophes, de voir le bonheur comme une erreur passagère. En cela, il fait partie des grands personnages de la littérature contemporaine, capables d'alimenter encore quelques suites... Un grand Besson !» Clara Dupont-Monod, Marianne La Trahison de Thomas Spencer «L'analyse est menée finement, la jalousie, les souffrances indiquées avec tact. le talent de Philippe Besson, la manière douce et tendre qui lui attire de plus en plus de lecteurs, consiste à ne jamais élever la voix, à montrer que les mouvements du coeur forment l'essentiel d'une vie humaine.» Dominique Fernandez, le Nouvel Observateur Un homme accidentel «Philippe Besson vient de réussir un roman intense et fulgurant.» François Busnel, L'Express L'Arrière-Saison «L'Arrière-Saison a la beauté mélancolique d'une sonate d'automne.» Michèle Gazier, Télérama Une villa en Italie, le soleil trop fort, des ferries qui font la traversée vers les îles, une romancière qui peine à finir un livre, un jeune officier de l'Académie navale, un accident de voiture à des centaines de kilomètres, l'enchaînement des circonstances, la réalité qui rejoint la fiction, la fin d'un amour, le commencement d'un autre peut-être. Dans ce roman plus personnel qu'il n'y paraît, l'auteur de L'Arrière-Saison dresse le portrait d'une femme puissante et de deux hommes fragiles, en proie à des hésitations sentimentales. À propos de son dernier roman Une bonne raison de se tuer «Tout l'art de Besson est là, dans l'introspection des âmes, le déphasage entre l'intime et le public, la marche inexorable du temps.» Marianne Payot, L'Express «Philippe Besson explore l'envers du rêve américain dans un de ses plus forts romans.» Pierre Vavasseur, le Parisien «Portée par un style implacable, dépouillé de tout apitoiement et de tout pathos, l'intrigue a des airs de tragédie grecque, où chacun est en marche vers son destin sans que rien ne puisse l'arrêter. On est touchés en plein coeur.» Valérie Gans, Figaro Madame «Philippe Besson explore la part intime des êtres et traque leur moindre secret. Il gagne encore son pari.» Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo «Si juste et terrible. Quel magnifique portrait de femme et de nous aussi !» Joseph Macé-Scaron, le Magazine littéraire «Un livre qu'on lit d'une traite... C'est très triste et très doux.» Gilles Martin-Chauffier, Paris Match
+ Lire la suite
autres livres classés : dictionnaireVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
976 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre