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EAN : 9782809455748
288 pages
Éditeur : Panini France (06/07/2016)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
De Miami à l'Afghanistan, le Punisher affronte les truands de toutes sortes. Des criminels de guerre aux américains en cols blancs, en passant par les mercenaires qu'ils embauchent, tous partent pour un monde meilleur lorsqu'ils croisent Frank Castle.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Presence
  10 juillet 2016
Ce tome comprend les épisodes 37 à 48 de la série Punisher MAX écrite par Garth Ennis, soit 2 histoires qui se suivent.
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L'homme de pierre, 5 étoiles (épisodes 37 à 42
Le Punisher est prisonnier d'un criminel qui se rêve déjà en baron de la drogue. Après avoir rétabli une plus juste mesure, Castle décide de vérifier ce que cet ex-futur caïd a laissé échapper : les russes auraient promis une récompense pour son exécution. La piste l'emmène en Afghanistan. le général Nikolai Alexandrovich Zakharov séjourne lui-même dans ce pays et il a très envie de voir Frank Castle pour clarifier le massacre de ses troupes dans une base abritant un silo à missile (dans Mère Russie). Il souhaite le capturer pour détenir la preuve de l'implication des États-Unis dans les événements de ladite base. Il dispose d'une source d'informations : William Rawlins, traître à la CIA qui a survécu à une rencontre avec le Punisher. Enfin, Kathryn O'Brien (l'ex-femme de Rawlins) est également sur place pour assouvir sa vengeance sur les hommes qui l'ont violentée.
C'est avec ce tome que le lecteur prend conscience que Garth Ennis a utilisé la même structure pour cette série du Punisher que pour celle du Preacher. Il a conçu son histoire sur une soixantaine d'épisodes (avec un découpage préformaté pour la réédition en tomes, par tranche de 6 numéros), et les différentes pièces du puzzle commencent à s'assembler. À bien des égards, ce tome illustre le thème développé dans Kitchen Irish : la violence engendre la violence dans un cercle vicieux sans fin. Frank Castle met un point d'honneur à apporter une fin définitive aux criminels qu'il rencontre. Il apprend ici le nom du responsable du massacre du silo et il s'est fixé comme devoir que les criminels ne continuent pas leurs massacres.
Comme à son habitude, Ennis raconte d'abord et avant tout une histoire pleine de péripéties, d'affrontements, de sadisme et de moments politiquement incorrects. Dans les péripéties, le lecteur a droit à un séjour dans les régions les plus inhospitalières de l'Afghanistan, et ça n'a rien de touristique. Il y a aussi des usages répétés d'armes lourdes avec destruction et tueries à la clef. Dans le sadisme, le lecteur retrouve la cruauté dont font preuve les ennemis entre eux, avec un pragmatisme à toute épreuve (les uns comme les autres insistent sur le fait qu'il s'agit simplement des règles du jeu). Dans le politiquement incorrect, Ennis n'y va pas avec le dos de la cuillère. En Afghanistan, il y a des talibans et ces extrémistes sont décrits comme de terribles hypocrites (avec une mention spéciale pour le violeur qui traite sa victime d'impure). Ce n'est pas la première fois qu'Ennis dépeint des fanatiques religieux de la pire manière qui soit, et les intégristes musulmans sont traités à la même enseigne que les autres. Ennis expose sa vision idiosyncrasique de la guerre dans ce pays : il faut occuper les soldats du monde entier dans des conflits (après tout c'est leur métier) et l'Afghanistan est sacrifié par la communauté internationale en connaissance de cause pour que les soldats puissent prendre l'exercice. le récit atteint là les limites des capacités d'Ennis. Son analyse politique reste dans la caricature, loin de toute connaissance réelle de géopolitique. Ce qui est plus inattendu, c'est qu'Ennis expose une corde sensible de Frank Castle. Ennis renouvelle l'exploit de mettre à nu les rares traces d'humanité qui subsistent en Castle. À la fois Castle reste ce monument de stoïcisme entièrement dévoué à sa guerre contre les criminels ; à la fois Ennis montre les traces de sentiments qui subsistent et les mécanismes psychologiques qui lui permettent de les contrecarrer. le moment où Castle réaffirme la distance qui existe entre lui et O'Brien est magnifique de sécheresse et de justesse.
Les illustrations sont réalisées par Leandro Fernandez qui avait déjà dessiné les tomes 2 et 5. Dans les aspects négatifs de ces illustrations, il y a le manque chronique de décors, avec charge au metteur en couleurs de combler les arrières plans. Les expressions des visages ne font pas non plus dans la nuance. Il y a également une scène peu crédible dans sa représentation : Zakharov immobile sous une grêle de balles. Pour le reste, il réalise un travail qui sert bien le scénario d'Ennis, même si les dessins manquent un peu de caractère pour devenir percutants. Quand les balles s'enfoncent dans la chair, le sang gicle avec les tissus et ça n'a rien de séduisant ou de complaisant. Quand Rawlins se fait torturer par un russe qui le tient par les couilles, le sadisme illustre l'efficacité du soldat, sans pour autant tomber dans le voyeurisme ou la séduction. le face à face entre le Punisher et les hélicoptères de Zakharov dans les montagnes arides est magnifique grâce une mise en page simple et efficace. Les punitions létales administrées par le Punisher sont aussi horrifiques que satisfaisantes.
Ce tome marque un nouveau plateau dans la série car Garth Ennis commence à faire converger divers fils narratifs et il fait émerger les complexités psychologiques de Castle qui semblait jusqu'ici monolithique. Frank Castle devient enfin le personnage principal de la série, dépassant le rôle de catalyseur qui lui était jusqu'ici dévolu.
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Le faiseur de veuves, 3 étoiles (épisodes 43 à 48)
Le Punisher vient de mettre fin aux jours d'un criminel de plus et son monologue intérieur indique qu'il s'interroge sur la facilité avec laquelle il a commis les actes de barbarie qu'il avait jugé nécessaire dans les tomes précédents. La scène passe alors à 5 femmes (Annabella Gorrini, Barbara Barrucci, Lorraine Zucca, Shauna Toomey et Bonnie de Angelo) installées dans un spacieux salon richement meublé d'un pavillon de banlieue. Elles évoquent leurs points communs : elles ont toutes été mariées à des criminels de la pègre et le Punisher a tué chacun de leur mari. Elles ont décidé de s'organiser pour lui tendre un piège et l'abattre, sans commettre les mêmes erreurs que la pègre et en mettant à profit le point faible qu'elles ont décelé. Pendant cette même soirée, une femme splendide (Jenny Cesare) drague dans un bar, se fait lever sans aucune difficulté par un mec pour une nuit torride. Elle est liée d'une manière inconnue aux 5 autres.
À chaque nouvelle histoire, Ennis introduit un nouveau point de vue sur le personnage Frank Castle et il le fait évoluer par petites touches parfois imperceptibles. Dans "Widowmaker", il choisit un point de vue qu'il n'avait pas encore utilisé : celui des veuves "éplorées" des victimes du Punisher. Dès la première scène où elles apparaissent, Ennis assène qu'il ne fera pas d'angélisme. Ces femmes ont baigné dans le milieu du crime organisé, elles ont profité de l'agent facile et elles sont dessalées chacune à leur manière. Elles présentent les mêmes tares que leurs défunts maris (à commencer par un langage ordurier appuyé) telles que le racisme et la bêtise, et le recours à la loi du plus fort. le lecteur retrouve dans ce tome plusieurs éléments récurrents de la série : le Punisher abat froidement des criminels (abus sexuels d'enfants, crime organisé), des touches d'humour bien noir (servies par cette bande de 5 veuves), et des réflexions sur ce qui fait l'unicité de Frank Castle. Ce dernier point s'effectue comme d'habitude par comparaison avec 2 autres personnages qui sont tentés de suivre le même chemin que lui dont l'inspecteur Budiansky de la police newyorkaise. Mais dans les ingrédients habituels, le méchant principal fait défaut. Ici il n'y a pas criminel endurci qui en donne pour son argent au Punisher, il y a plusieurs petits criminels qui ne font pas le poids devant lui. Ennis prend également le parti de blesser Castle de telle sorte qu'il passe la majeure partie de l'histoire allongé sur un lit de fortune à attendre que ça se passe. Ce n'est pas le premier tome dans lequel Castle semble un invité dans sa propre série, mais ici il n'y a pas (à mon goût) de thème assez fort pour compenser. Dès le départ il est évident que ces braves dames ne feront pas le poids, que Budiansky va s'interroger sur la possibilité de se servir de la justice expéditive du Punisher, etc.
Les illustrations se composent des dessins de Lan Medina et de l'encrage de Bill Reinhold. Ils ont opté pour style assez réaliste et assez léché, moins brut, avec moins d'aspérité que sur les tomes précédents. Je reconnais que j'ai eu du mal à accepter cette vision un peu propre sur elle des personnages et des décors. À mes yeux, ce parti pris sans risque gomme les horreurs décrites en les lissant. Dans la scène où une femme se fait défoncer le visage à coup de batte de baseball, Medina et Reinhold n'arrivent pas à dépasser le stade de la simple description clinique pour faire passer l'horreur de cette violence. Ils se rapprochent plus de la violence aseptisée des comics de superhéros, malgré les giclées de sang. de même les expressions me semblent manquer de nuance. Je pinaille peut être parce que d'un autre coté ils s'attardent sur les décors pour leur donner de la substance. le salon d'Annabella Gorrini est décoré avec soin, le mobilier choisi pour s'accorder ensemble et la pièce est agencée comme un endroit vraiment habité et pas comme une page de magazine de meubles. Quand Jenny Cesare apparaît pour la première fois dans un bar, elle resplendit, avec un petit coté froid qui correspond exactement au personnage. Mais dès que les scènes requièrent le haut niveau de violence inhérent à cette série, elles semblent fades et artificielles. le corps mutilé de l'une des femmes (élément important du scénario) semble factice, sans réelle texture, l'expression de son visage dans la glace semble décalquée sur une moue de modèle de magazine.
J'ai donc trouvé ce tome en dessous des précédents dans la mesure où il revient sur des thèmes déjà abordés sans les approfondir, où il manque un vrai méchant à la mesure du Punisher et où les illustrations n'arrivent pas à faire passer l'horreur du monde dans lequel évolue le héros. Par ailleurs l'examen de la tentation de Frank Castle de recourir à la torture semble artificiel. Dans Born, Ennis a exposé au lecteur que le Punisher sortirait vivant de toutes les confrontations comme tout héros récurrent qui doit être présent au prochain numéro. À aucun moment, il ne m'a été possible de concilier cet état de fait avec l'éventualité que Castle puisse basculer du coté obscur. Il est conseillé de faire un détour par Barracuda MAX, avant de passer à la suite du massacre dans La longue nuit noire (épisodes 50 à 54).
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BiblioEve
  28 septembre 2016
The punisher est en train de devenir mon petit chouchou dans l'univers des comics. A la suite de la mort tragique de sa famille assassinée sous ses yeux, ce marine décide de devenir The Punisher est de faire justice lui même. Il prend souvent de vitesse les inspecteurs de police qui arrivent sur des lieux de crime où tous les méchants se sont fait assassiner. Pas facile à ce moment là pour interroger les suspects. C'est lui même un méchant qui tue de sang froid et pourtant on ne peut que s'attacher à lui. Il amène les autres personnages et surtout nous lecteurs à nous poser des questions de morale pas facile car oui il tue de sang froid mais il tue des méchants. Grosse réflexion métaphysique pour nous et c'est ce que j'aime car la culture n'est elle pas là pour nous amener à réfléchir en plus de passer du bon temps ?
Et pour ne rien gâcher au plaisir, il a sacrément la classe !!
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