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ISBN : 2742700447
Éditeur : Actes Sud (24/08/1993)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Gabriel est l’unique fils d’une femme très belle qui le chérit plus que tout au monde. Du jour où elle disparaît, l’enfant au prénom d’ange sent gronder en lui le tonnerre de pulsions effrayantes. Du ventre des fées jaillissent parfois des ogres... Ce conte cruel d’une extrême violence semble écrit avec une douceur neutre, sans complaisance, sans jugement, rien que la description clinique d’un dérèglement fatal. Par ce joyau noir publié en 1993, une jeune femme fais... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  09 août 2012
Il était une fois…une fée. Femme si douce, si belle, vaporeuse comme un rêve doux, à nulle autre pareille.
« Elle se fait aimer chaque jour comme au premier instant de l'amour, celui de l'aveuglement, celui du miracle où les reproches restent des secrets invraisemblables. La fée prolonge la douceur. Sur elle le regard se brouille, s'adoucit dans les indulgences. Autour d'elle les choses sont transformées. le sortilège est puissant. »
Il était une fois…un homme. Qui sut se faire aimer de la fée. En lui, un fond de silence et de secret. En lui aussi, ce qu'il faut de grâce, d'intelligence, de générosité et de sollicitude pour plaire aux gens, notamment aux femmes, ce dont il abusa longtemps. Mais un jour l'homme croise la fée et « le sortilège fut en lui, comme une main qui contraindrait son coeur tout en le caressant ». Désormais la fée devient son amour, son ange, sa vie…sa fée.
De l'alchimie amoureuse entre l'homme et la fée, de leur emmêlement passionné et sublime, nait Gabriel, l'enfant au nom d'archange. Et la fée, comblée, heureuse, enveloppe l'enfant de tendresse et de bonté, l'enrobe d'amour et de douceur sans imaginer que son ventre de fée a enfanté la plus effroyable des créatures.
Il était une fois… un monstre. Dans le secret de son âme, Gabriel, l'enfant au nom d'archange, a développé en grandissant une nature perverse, corrompue par de puissants désirs de violence, une jubilation morbide et une fascination malsaine pour la douleur des autres.
Enfant déjà, il aime infliger mille délicieuses tortures à de petits animaux avant de leur offrir en sépulture des boîtes somptueuses que par la suite il confectionne avec un soin d'artiste maniaque et une admirable virtuosité.
Il devient « un adolescent plein de silences », puis enfin « cet homme jeune, trop calme et sage, timide et souriant », un être cadenassé de l'intérieur que rien ne semble émouvoir hormis cette joie impure que lui procure la mise-en-scène de la souffrance.
A la mort de la fée, emportée par un cancer, l'homme, accablé de chagrin, ne pouvant supporter de vivre sur les lieux de son bonheur perdu, laisse Gabriel seul dans la maison familiale. Plus rien désormais ne retient le jeune homme dans l'assouvissement de ses diaboliques instincts. le prédateur se met en chasse ; il a délaissé les petites proies animales pour se tourner vers un gibier plus conséquent, à la hauteur de ses appétits d'homme : les femmes.
Son premier viol le plonge dans un état de bouleversement et d'excitation délectables. Ah ! Quel plaisir d'éprouver tout contre soi une jeune chair se débattre ! « le corps d'un autre en souffrance, quel prodige » !
Gabriel écume la ville, jouant avec « le froid et l'humidité des recoins déserts ». Son désir s'emballe, plus rien ne compte hors le triomphe de son plaisir de mâle, mais bientôt il lui faut éprouver d'avantage. Il lui faut explorer le mystère de l'achèvement. Il lui faut serrer ses mains autour du cou gracile d'une jeune colombe. Il lui faut expérimenter la décomposition des corps. Et il se prend alors à penser aux petites filles…
En 1993, Alice Ferney signait avec « le ventre de la fée » son premier livre et faisait une entrée fracassante sur la scène littéraire, la puissance atroce de ce premier roman laissant immédiatement augurer un grand auteur en devenir.
Car, ah ! Quel livre ! On ne peut y penser sans frémir et c'est peu dire de ce bref ouvrage qu'il est dérangeant, déroutant, perturbant et, d'une manière totalement équivoque…manifestement beau.
C'est qu'avec ce conte noir, Alice Ferney joue avec les antagonismes et les contrastes comme une magicienne joue avec ses sortilèges, faisant rivaliser les émotions du lecteur en une sorte de pugilat intérieur qui le laisse dans un profond état de malaise. Ce qui débute ainsi comme un conte de fée se transforme alors en fable horrifique. Avec l'impression de tomber au fond d'un gouffre obscur, l'on est précipité de la ouate au béton, d'un climat de douceur et de pureté empreint de beauté et d'amour maternel, en un lieu où se déchainent les passions les plus brutales et les plus écoeurantes.
L'auteur nous plonge de plain-pied dans la conscience d'un monstre dénué de remords, ne nous épargnant rien de sa folie, de ses actes ni de ses intentions.
Mais - et c'est là que réside toute la force de ce court roman - la romancière va utiliser le filtre d'un style poétique, lumineux, la transparence cristalline et délicate de ses lignes, pour opérer un véritable pouvoir d'attraction en faisant s'affronter en combat singulier, la beauté de la forme et l'horreur sans nom du fond.
Une écriture enchanteresse qui n'est pas sans rappeler celle de Sylvie Germain, cette façon troublante d'aborder la noirceur avec les mots les plus fins et sensibles et qui provoque chez le lecteur médusé, des sentiments contrastés, entre fascination et répulsion.
Véritable lecture coup de poing « le ventre de la fée » accouche dans la douleur des plus vils instincts de la nature humaine et sera à ce titre à déconseiller aux âmes sensibles…
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rabanne
  25 août 2016
Non, décidément, je ne peux pas mettre que trois étoiles à Alice Ferney, dont je viens de lire un cinquième titre. J'ai retrouvé la saveur d'une plume ciselée, précise et touchante, d'autant plus que je ne connaissais pas cette première publication (datant de 1993).
Un roman-conte, court, effrayant de noirceur et de cruauté (moi qui fuis en général ces sujets). Mais je ne peux m'empêcher également d'y avoir vu une certaine poésie, déconcertante, désenchantée, à travers le personnage "monstrueux" de Gabriel...
Bref, ce n'est pas une histoire de psychopathe malsain pour moi, ni de dualité dans la personnalité. C'est le côté sombre, sans lumière, assumé, sans affect, aux confins de la folie, du deuil, de l'abandon.
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littlecat
  05 août 2016
Cette première oeuvre d'Alice Ferney est vraiment terrifiante.
L'histoire commence comme un joli conte de fée. Une belle femme blonde, douce, sereine, attend son premier enfant.
C'est le bonheur.Son mari est amoureux et Gabriel sera l'enfant chéri, adoré.
mais Gabriel, ange ou démon ?
La fée a enfanté le diable. A la mort de sa mère, Gabriel, jeune adulte se révèlera monstre en violant et tuant.
Ce conte est un vrai coup de poing, intense et cruel mais l'écriture est belle.
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TarteTatin
  29 décembre 2016
Il était une fois, une jeune femme si jolie, si gracieuse et si lumineuse que tout le monde l'appelait la fée. Un jour, un homme croisa son chemin et se fut le coup de foudre. Ils emménagèrent ensemble, l'histoire ne dit pas s'ils se marièrent, mais ils eurent un enfant.
Un unique fils. Gabriel.
Un doux nom d'ange pour l'enfant chérît.
L'enfant grandit dans l'amour de sa mère, la bienveillante fée.
Et l'enfant devint adolescent et il découvert de nouvelles sensations, de nouvelles envies. Celles du corps de sa jeune amie. Son corps et ses larmes de refus et de douleur lorsqu'il la violera.
Et puis l'adolescent devint un homme. Et la fée, rongée par la maladie, s'éteignit. Et le père, dévasté, démissionna.
Gabriel est alors en roue libre.
Désormais, il violera des femmes et tuera des petites filles.
Puis il tuera les femmes violées et profanera les corps des petiotes filles.
Tout cela sans remord, sans scrupule. Un appétit à rassasier, simplement.
.
Le livre d'Alice Ferney est très court, mais m'a fait l'effet d'une bombe. La lecture se fait lentement car ce que l'on y découvre page après page, n'est pas des plus réjouissant, et il m'a fallu quelques temps de pause pour bien assimiler ce que je lisais. le contenu est sombre, très sombre et va jusqu'à transgresser les tabous de notre société.
Heureusement que le style d'écriture est léger, simple, pudique. Cela permet de faire le contre poids avec les atrocités décrites.
L'auteure construit son histoire de façon assez classique. On pourrait presque parler de roman initiatique, de conte initiatique. Car nous suivons la destinée de Gabriel avant la rencontre de ses parents, jusqu'à sa réalisation dans sa vie d'adulte.
Elle brosse le portrait d'un homme à travers les femmes de sa vie, qu'elles soient vivantes ou mortes, mère, amantes ou victimes.
Dans ce petit livre, Alice Ferney écrit sur les marques de l'amour, les manques d'amour et les manquement de l'amour.
Les marques d'amour trop présentent de la mère et discrètes chez le père. Les manques d'amour de cette petite amie adolescente qui ne veut pas se donner à lui. Enfin, les manquement de l'amour, ou plutôt l'abnégation à l'amour.
Elle semble vouloir nous montrer que l'amour de l'autre ne fait pas notre vie à notre place, et qu'il ne faut compter que sur soi-même pour se réaliser.
Ce qui est également très marquant dans le roman, c'est le soucis du détail qu'à Ferney qui peint par touches de couleurs et de matières la décomposition cadavérique. Et l'exactitude de la psychologie de Gabriel, reportée de façon très minutieuse, très froide, ce qui permet de prendre de la distance par rapport à ce qui est écrit. Mais cette écriture chirurgicale permet également de faire un lien avec le fond, avec ce qu'il est en train de se passer, c'est à dire la fabrication au ciseau de boites en bois, sorte de reliquaires, ou le dépeçage des corps.
Ferney a déclaré "tant qu'il y a de l'amour, il y a de la vie". En effet, lorsque Gabriel est dans l'amour et la protection parentale, alors la vie est pleinement présente. Mais dès que sa mère décède et que son père part, alors il n'y aura plus que la mort. Elle dira que "ce n'est pas être pessimiste, mais juste être déterminé à rappelé que l'on est tout seul dans l'amour." M'aventurais-je à faire un lien avec Kafka et son amour vécu que dans la souffrance ou dans la violence?
Pour conclure, j'ai vraiment aimé ce livre bien que très dérangeant et très noir. Ce qui m'a plu c'est que le personnage principal, qui est clairement un psychopathe, ne l'est pas devenu par carences parentales. On sent bien, en filigrane durant tout le roman, l'amour profond qu'avait sa mère pour ce fils unique. L'épisode de la maternité et de l'accouchement sont des petits moments de bonheur suspendus dans la vie du couple, se qui vient trancher avec le démon qui habite Gabriel.
Et aucune explication n'est donnée, aucune morale n'est tirée. Ce n'est pas bien ou mal. C'est une juste représentation de nos tortures et questionnement intérieurs, qui sont loin d'être simples ou manichéens.
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Zazette97
  19 mars 2012

Publié en 1993, "Le ventre de la fée" est le premier roman de l'écrivaine française Alice Ferney, notamment auteure de "L'élégance des veuves", "La conversation amoureuse", "Paradis conjugal" ou plus récemment de "Passé sous silence".
"Le ventre de la fée" commence tel un conte : la fée, nymphe magnifique, délicate, gracieuse, rencontre un homme ébloui par ses charmes qui l'aime, la désire et la vénère chaque jour avec la même intensité.
Entourés d'un halo de sérénité, ils s'aiment avec insouciance et bientôt la fée met au monde un petit ange du nom de Gabriel, unique enfant qu'elle couvrira de tout son amour de mère.
Mais toute la tendresse de la fée ne suffira pas à calmer le monstre qui grandit dans le corps de son fils.
D'un naturel taciturne et cruel, Gabriel confectionne des boîtes morbides destinées à enfermer les petits corps de ses proies animales.
Au décès de la fée, son mari ne supportant plus de vivre sous ce toit qui abritait leur amour, quitte la maison, laissant Gabriel à lui-même et à ses pulsions malsaines tandis qu'il pleure sur l'abandon de cette mère parfaite.
Le jeune homme écume la ville à la recherche de proies humaines toujours plus jeunes qu'il viole, assassine, dépece, possédant ces corps par la force sans jamais être rassasié ou assailli par le remords.
Voilà un conte macabre plutôt déconcertant tant le contraste se veut aussi brutal qu'improbable entre la pureté et l'amour sans bornes de la fée et la violence inouïe de cet insatiable monstre enfanté par elle, comme sorti de la bouche des Enfers. le cauchemar de toutes les mères !
Et le contraste perdure malgré l'horreur décrite car l'écriture reste égale à elle-même (et c'est d'autant plus perturbant), lumineuse, poétique, fascinante de précision.
Une lecture "horriblement troublante" qui à plusieurs égards m'a beaucoup rappelé "Le parfum" de Suskind.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   09 août 2012
Il comprit que le plaisir était capable d'étouffer jusqu'aux regrets. Car c'était un plaisir immense, une jubilation du corps qui s'allégeait un instant de toute forme de conscience.
Dans le combat contre le corps de l'autre, lorsqu'il était entré dans le corps de l'autre, lorsqu'il avait refermé ses mains sur la chair de l'autre, et que ses ongles avaient crevé la peau en même temps qu'il crevait de plaisir, il avait oublié.
Oublié ce qu'il y a de plus horrible dans la vie, son déroulement de ruban insensible.
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Zazette97Zazette97   19 mars 2012
Il avait l'impression que c'était le premier véritable viol, et ce qui l'étonnait c'était de vivre cette dérive sans lui prêter aucune gravité. Si incroyable que cela puisse paraître, il avait autrefois retenu des envies dont l'assouvissement le remplissait maintenant d'indulgence.
Il comprit que le plaisir était capable d'étouffer jusqu'aux regrets. Car c'était un plaisir immense, une jubilation du corps qui s'allégeait un instant de toute forme de conscience.
Dans le combat contre le corps de l'autre, lorsqu'il était entré dans le corps de l'autre, lorsqu'il avait refermé ses mains sur la chair de l'autre, et que ses ongles avaient crevé la peau en même temps qu'il crevait de plaisir, il avait oublié.
Oublié ce qu'il y a de plus horrible dans la vie, son déroulement de ruban insensible.
Pour lui désormais c'était clair : son désir assouvi était revenu plus vigoureux, si pressant qu'il faudrait bien recommencer, qu'il était impossible d'imaginer lui résister.
Il ne résisterait pas : la même crise, la même jouissance, il y pensait sans cesse. Il savait qu'il recommencerait, bientôt, demain peut-être, parce qu'il ne contrôlait plus rien de corps baigné une fois dans la violence. p.85
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MargaritaMargarita   07 février 2015
Ils forment un de ces couples où chacun des deux, plein de qualités, gagne encore à cet emmêlement. Une magie mystérieuse les fait apparaître tantôt un tantôt deux, par l'alchimie des respects et des complicités reciproques. Pour les autres, vue de l extérieur, l'alliance est intimidante. Rarement on les surprend à échanger quelques mots, et toujours vient l'impression qu'ils se parlent autrement, par regards, par caresses, ou par ce fil secret qui les attache l'un à l'autre. A force de les contempler, on finit par comprendre ce sentiment étrange qu'ils causent: en vérité on ne voit que leur désir.
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littlecatlittlecat   04 août 2016
Plus elle crie plus il la veut, c'est cela qu'elle ne comprend pas. Que plus elle crie plus il s'excite. Il y a des refus qui sont des désirs inavoués, des non qui veulent dire oui, des non qui provoquent le désir, des non qu'il adore. C'est le non qu'il préfère. Pour la première fois il le sait sans détour.
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JunoRJunoR   17 juillet 2017
Je t'aime! dit Gabriel en explosant de rire et en lui mordant le téton à travers l'étoffe.
Il ferme les yeux et mordille comme un jeune chien la jeune fille qui pleure. Il a relevé le chandail, sorti la poitrine du soutien-gorge. Le corps est contre sa bouche, tout ployé de détresse, magnifique. Très blanche la chair ressort du noir de la laine et l'appelle, lui Gabriel, amant éblouissant de désir tout neuf, bandant, terrifiant. Ses mains et sa langue se gorgent. S'il voulait être doux il serait maladroit, c'est certain, et peut-être inconsciemment le sait-il. Mais il est violent, ses dents ne veulent s'arrêter, glissent leur tranchant contre les douceurs vulnérables. Irrésisbitles les sensations montent, une violence concentrée en un même point. Je tétais ma mère, mon père avait envie d'elle et il ne pouvait pas la baiser, son corps entier était alors ma proie. Au nouveau-né les femmes donnent tout, lui avait dit un jour son père.
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Videos de Alice Ferney (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alice Ferney
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 85 de l'émission Dialogues littéraires de décembre 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Deon Meyer pour "L'Année du lion" (Seuil), Alice Ferney pour "Les Bourgeois" (Actes Sud), puis la chronique de Nolwenn du rayon Jeunesse. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Annaik Kerneuzet et Élise le Fourn.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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