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EAN : 9782203045651
132 pages
Éditeur : Casterman (28/03/2012)
3.75/5   44 notes
Résumé :
Alger, fin janvier 1962. Sur l’une des plages de la ville, on retrouve les cadavres nus de deux jeunes gens enlacés. Elle est européenne, lui arabe. Il est émasculé et son dos arbore, gravées au couteau, les trois lettres « OAS ». Exécution presque ordinaire au titre du nettoyage ethnique, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ? Ou bien l’assassinat de Mouloud et d’Estelle cache-t-il autre chose ? S’échappant de la terne routine de son commissar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  23 mars 2014
Un univers à la Ellroy et son célèbre Dahlia noir, mais ici c'est Alger qui est noire, Alger la blanche, il y a de quoi en être pantois.
Jacques Ferrandez a adapté le roman noir de Maurice Attia avec la patte que nous lui connaissons. Mais nous sommes loin de ses Carnets d'Orient car les paysages algérois cèdent la place à l'enquête policière sur fond de guerre: nous sommes au début de l'année 1962.
Paco Martinez, policier d'origine espagnole aura maille à partir pour démêler une sale affaire:un double meutre dans lequel l'OAS et le FLN semblent concernés à divers degrés.
Le contexte politico historique est saisissant de réalisme, et la psychologie des personnages est également tres finement croquée ce qui donne à cet ouvrage un double intérêt.
J'ai tout particulierement apprécié le vocabulaire des personnages émaillé de mots arabes, montrant l'acculturation des populations européennes à travers la langue.Nous évoluons aussi dans un monde interlope fait de prostitution et de trafics divers.
Alger la blanche, une vision en clair obscur de cette cité fascinante à une époque trouble de notre histoire.
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cedratier
  22 février 2016
« ALGER LA NOIRE» Jacques Ferrandez Maurice Attia (Casterman, 127 pages)
La version BD, l'adaptation par Jacques Ferrandez d'un roman de Maurice Attia. Pas mal du tout. J'ai moyennement goûté au graphisme (sec, brut, peu précis), mais les planches donnent néanmoins à voir et sentir l'atmosphère très particulière d'Alger en 1962. C'est une histoire prenante, un rude et beau polar qui se situe à la fin de la guerre d'Algérie. Deux policiers français enquêtent sur l'assassinat sordide d'un jeune « couple mixte », lui arabe, elle française. le jeune flic, d'origine espagnole, accompagne son mentor, un vieux juif pied-noir, malade et en fin de course, qui songe au retour inéluctable en métropole. Les rebondissements sont incessants, on pénètre dans tous les rouages d'une société qui explose et implose dans cette dernière phase de la lutte anticoloniale, et il vaut mieux avoir de solides repères historiques sur cette période pour en saisir tous les mécanismes. C'est parfois joliment cru, très bien documenté, on s'égare entre le crime crapuleux et l'assassinat politique, dans un monde où pour certains tout fout le camp, pendant que pour d'autres, les Algériens qu'on ne voit malheureusement guère ici tant cette société est clivée, l'espoir semble à portée de main. Dans ce monde en chaos qu'on visite par ses bas-fonds, tout se délite, les repères sautent, chacun se bat pour soi, une atmosphère qui permet les coups les plus crapuleux dans une quasi indifférence généralisée. C'est noir, et pourtant l'humanité imprègne encore certains personnages. Bref c'est bien fait. Et ça donne envie de découvrir l'écrivain et le dessinateur, en particulier les « carnets d'Orient » de ce dernier.
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IreneAdler
  27 mars 2012
je tiens à préciser que je chronique la BD de chez Casterman et non le roman de chez Actes Sud.
1962, Algérie. Alors que l'OAS et les barbouzes s'affrontent, un couple est retrouvé mort, sur la plage. Lui est Algérien, elle Française ; l'OAS semble avoir fait le coup. Mais au fil de leur enquête, Paco et son coéquipier trouvent bien des surprises. Et bien des cadavres.
Secrets de famille, familles dévoyées, prostitution, lutte armée, punitions des "traîtres"... Un contexte explosif pour une enquête plus que délicate. Elle est ruthmée par les explosions de commerces et le staccato des mitraillette, pour une résolution pas jolie-jolie.
Un dessin assez classique, mais de belles couleurs. Les personnages ont de la densité, un passé, un avenir, enfin parfois. L'intrigue est fouillée, jamais elle ne cède à la facilité.
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Clinkerfr
  07 août 2014
Plongée dans l'Algérie du début des années 60. Ferrandez au dessin, et Attia pour le scénario (adaptation de son roman). Une belle réussite.
Pas toujours facile à comprendre si on ne connait pas bien cette période trouble et les forces en action, mais il n'est pas interdit de se documenter.
Au cours de cette enquête policière, nous rencontrons toutes les fractions présentes à Alger et dans les alentours. L'auteur s'attache à nous immerger dans cet univers qui nous met fort mal à l'aise.
A noter les splendides planches qui s'inscrivent dans le terrible évènement de la rue d'Isly, la tension est palpable avec les slogans scandés par la foule et la rencontre ultime de l'inspecteur avec les coupables. Un grand moment.
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jpatou
  28 avril 2014
Super B.D. policière sur fond de ce que l'on appelait à l'époque les événements d' Algérie. Suite à la découverte d'un couple, une métropolitaine et un Algérien, nu et mort sur une plage, commence alors une enquête qui mènera les deux policiers chargés de celle-ci, vers des secrets de famille bien lourd, sur fond de racisme, d' attentat, et montre un pays en pleine division ou chacun s'affronte pour ses idéaux, ses intérêt, ou son plaisir. Les dessins de Ferrandez sont comme d'habitude superbes. A LIRE
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
JuinJuin   04 février 2021
Je m'appelle Khoupiguian. Je suis arménien et mes parents, en leur temps, ont connu ça. Cette ville est la plus cosmopolite de France et ça, depuis la nuit des temps, la plus raciste, aussi...
Chaque nouvelle communauté qui débarque est rejetée, et puis, en une ou deux générations, elle s'intègre et rejette la suivante, en chœur, avec les autres...
( p 87)
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Lorraine47Lorraine47   23 mars 2014
Il faudrait te mettre sous perfusion de Chablis, tu deviendrais un vrai baratineur...
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BlandinettaBlandinetta   11 septembre 2016
Alger la blanche est devenue Alger la noire
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