AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782203388604
78 pages
Éditeur : Casterman (01/01/1994)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 37 notes)
Résumé :

La bande dessinée historique puise plus volontiers ses thèmes dans un lointain passé, peuplé de chevaliers et de princesses, que dans les brûlures de notre histoire contemporaine.

Jacques Ferrandez, fils et petit-fils de pieds-noirs, a lui entrepris, en 1987, de brosser une grande fresque de la colonisation en Algérie.

Les Carnets d'Orient, premier tome du cycle romanesque, se situaient dans les années 1830, à l'époque de la co... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
JulienL0710
  01 mai 2018
Le Centenaire raconte l'histoire controversée du centième anniversaire de la conquête de l'Algérie. Paul, qui depuis la fin de la Grande Guerre, vit à Paris, retourne pour la première à Alger. Il y retrouve l'ambiance de son enfance avant de retrouver son frère Casimir. Tous deux ont choisi une voie différente. Casimir, grâce à son mariage avec Noémie, est devenu un riche exploitant agricole vivant de l'opulence des revenus qu'il en retire. Paul lui, est devenu journaliste. du fait d'être originaire d'Algérie, il est envoyé depuis Paris pour couvrir les célébrations du centenaire. Ses traits mais aussi son caractère nous rappelle ceux d'Albert Camus qui lui est contemporain et, comme lui, est journaliste et défenseur d'une Algérie française plus tolérante envers les indigènes. On retrouve dans cet album les personnages du précédent. Tous ont pris des chemins différents et tous, désormais adultes, ont des rapports différents avec l'Algérie qui les a vue grandir. Aujourd'hui maître de leur destinée et acteur d'une Algérie que nulle désormais ne conteste d'être française, c'est dans les rapports qu'ils entretiennent avec les indigènes qu'on perçoit, bien plus encore les conflits à venir. Au-delà de la grande histoire, c'est également l'histoire de ces deux frères que tout sépare et que le secret entretient.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Petitebijou
  14 avril 2013
Ce quatrième tome débute avec la célébration du centenaire qui verra la visite du Président Doumergue, en 1930. Nous suivons les destinées de Paul, Casimir, Noémie, Estelle, enfants de colons. Casimir exploite un domaine vinicole. Les colons goûtent les délices du ruisseau des singes, d'autres sensibilités se dessinent : juifs, espagnols, arabes, français se cotoient et s'affrontent dans des joutes souvent verbales, parfois physiques. Chez les arabes, l'unité est loin d'être réelle. La Kabylie est rebelle. La ville d'Alger prend de plus en plus de place dans le récit. La femme essaie de s'émanciper. Les prostituées sont belles, effrontées. Paul, journaliste, devient le symbole de ceux qui essaient de comprendre et d'analyser une situation qu'ils devinent possiblement explosive.
Ce tome est également une réussite esthétique et trouve un bel équilibre entre le récit fictionnel et historique. Jacques Ferrandez inclue des documents de journaux d'époque, des photos et articles de presse.
Lien : http://parures-de-petitebijo..
Commenter  J’apprécie          40
BVIALLET
  23 mars 2012
Nous voici maintenant en 1930. Paul, qui a vieilli et est devenu journaliste à Paris, débarque à Alger pour préparer une enquête sur les fêtes du centenaire. Il est accueilli par son frère Casimir dont la réussite est éclatante : il roule dans une magnifique Hispano-Suiza, la première arrivée là-bas. Il s'est marié avec une camarade d'école, héritière d'un vaste domaine viticole qu'il a su faire prospérer en profitant de la ruine de ses homologues du midi de la France. Mais derrière toutes ces festivités, les injustices et les racines du mal demeurent : exploitation des indigènes, déséquilibre démographique entre les deux populations. Les Européens stagnent aux alentours de 800 000 alors que les arabes ont doublé et sont dix fois plus nombreux.
Très bel album enrichi de coupures de presse de l'époque, de photos, documents et autres cartes postales qui aident à se mettre dans l'ambiance de cette époque si particulière où les Français se partageaient entre deux catégories : ceux qui étaient tombés amoureux de cette terre écrasée de soleil et qui faisaient tout pour qu'elle prospère et ceux qui ne pensaient qu'à s'enrichir rapidement et à n'importe quel prix. Tous les paradoxes des années trente sont à découvrir dans cette jolie bande dessinée toujours aussi intéressante et objective.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
bigoud29
  25 mars 2015
ème tome, la série tient toujours ses rpromesses; on sent la tension monter au fur et à mesure que le temps passe
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   01 décembre 2012
- Ici, en France Métropolitaine on connaît mal la question coloniale et il serait bon qu'un natif de là-bas comme vous puisse éclairer notre lanterne...Mais, attention, souvenez-vous que vos articles doivent être à la mesure de l'oeuvre coloniale française.
- Je décrirai ce que je verrai.
- Eh bien tachez de regarder du bon côté !
Commenter  J’apprécie          70
AxelBDAxelBD   21 décembre 2014
J'aime la ville et j'aime la Casbah!... Beaucoup de gens la trouvent sale, malodorante et mal famée...
Mais elle est l'âme de cette ville... L'ordure et la splendeur s'y cotoient...
Elle ne ment pas... C'est un bouilonnement de vie... Elle est l'ombre et elle est la lumière...
Commenter  J’apprécie          50
JulienL0710JulienL0710   01 mai 2018
"Ce pays s’est construit comme s’il y avait eu une volonté secrète d’en exclure les propres habitants." (p. 56)
Commenter  J’apprécie          10
JulienL0710JulienL0710   01 mai 2018
"Ah ! Ah ! Les bicots, ils sont instituteurs maintenant ! C’est eux qui vont nous donner des leçons alors ?!..
Vous voulez pas en plus habiter nos maisons et niquer nos femmes, des fois ?!!" (p.46)
Commenter  J’apprécie          00
JulienL0710JulienL0710   01 mai 2018
"En 1871, après le soulèvement de la Kabylie. Je me suis rendu compte que nous étions en train de faire aux populations ce que les Prussiens nous avaient fait pendant la guerre de 1870." (p. 55)
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Jacques Ferrandez (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Ferrandez
Vidéo de Jacques Ferrandez
autres livres classés : algérieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2075 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre