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EAN : 9782203388130
71 pages
Éditeur : Casterman (01/01/1990)
4.01/5   66 notes
Résumé :

Au début du XIXe siècle, dans les salons parisiens, la mode est à l'Orient et aux Sultanes. Accompagnant les militaires français qui entament la conquête de l'Algérie, ceux que l'on appellera les Orientalistes découvrent la lumière du Maghreb. Parmi eux, Joseph rencontre Alger et le monde musulman sous les traits délicats de Djemilah.

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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Foxfire
  04 mars 2021
La série « Carnets d'Orient » s'intéresse à l'Histoire de l'Algérie française. L'action de ce 1er tome prend place vers le milieu du XIXème siècle. le contexte est donc celui de la conquête, contexte qui est ici vu à travers le regard d'un peintre orientaliste. C'est une période historique, à ma connaissance, peu traitée en B.D et Ferrandez propose une oeuvre très intéressante. Si l'Histoire avec un grand H l'intéresse, il ne délaisse pas la petite histoire pour autant. Ses personnages sont vivants et on s'intéresse vraiment à ce qui leur arrive. le côté historique est traité de façon intéressante, en évitant le simplisme. Quant au dessin, il est très agréable à l'oeil et offrent un joli voyage plein de couleurs.
Ce 1er volet put se suffire à lui-même mais je vais volontiers poursuivre la lecture de cette série.
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paroles
  05 décembre 2017
Au début du XIXe siècle, les jeunes conquérants rêvent tous d'Orient. C'est ainsi que le jeune peintre Joseph Constant débarque à Alger, plein de rêves exotiques. Son ami, Mario Puzzo, portraitiste de son état (dans un pays où l'image n'est pas du tout appréciée), l'attend au port et l'emmène illico visiter d'abord un bordel et ensuite le harem du Chaouch. Il y croise le regard énigmatique de la jeune Djemilah et tombe éperdument amoureux...

Disons-le tout net, l'accroche de ces carnets d'Orient ne m'a pas plu du tout. Pourquoi ? Parce que la découverte de ce pays, vu par le scénariste, commence avec les femmes. Et tant qu' à faire, avec des prostituées. Parce que bien sûr découvrir un nouveau pays (pour le mâle de l'époque, semble-t-il) passe par le découverte de la femme, avant celle du pays et de ses traditions...
Allez, messieurs, allez-y de vos commentaires : encore une féministe ? Pas du tout ! Mais avouez que commencer l'histoire de la colonisation de l'Algérie par...
- non, non, tu ne vas pas oser le dire quand même !
- Si je vais le faire parce que moi ça m'agace ce regard sur un pays.
Donc commencer une histoire par le trou du... moucharabieh est bien une idée de mec ! Romantisme ? Mon oeil oui !
Bref, la colère passée, j'ai quand même découvert le début de la colonisation de l'Algérie par la France, l'arrivée des colonisateurs très imbus d'eux-mêmes et plein d'arrogance, supposés apporter la bonne parole et proposer la bonne gestion du pays pour mettre au pas cette population de « sauvages ».
J'ai également remarqué que la rouerie fonctionnait des deux cotés, chacun essayant de défendre ses valeurs.
Enfin, le dessin ne m'a pas déplu mais j'ai surtout apprécié les couleurs aux tons sépia.
Bon, mes premiers pas sur cette terre tant convoitée semblent hésitants. Mais je compte bien dénicher d'autres lectures qui me permettront de lire une version de l'histoire moins édulcorée. Et on dit que « L'art de perdre » d'Alice Zeniter offre une belle page de ce pan d'histoire si peu connu et reconnu. Alors...
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Petitebijou
  14 avril 2013
Jacques Ferrandez nous propose une aventure passionnante : la lecture des dix tomes de ses "Carnets d'Orient", une oeuvre courageuse par son ambition, et disons-le dès ce premier tome : j'ai énormément appris en lisant ces dix tomes en un temps volontairement court pour ne pas perdre le fil d'une histoire terriblement complexe. le coeur de l'histoire est le drame de la colonisation en Algérie, de 1830 à 1962. Je rends hommage à l'auteur d'avoir su avec talent retracer le conflit de ses racines à son dénouement, en mettant en scène tous les acteurs du déchirement, avec le plus d'équité possible. La lecture n'est pas aisée, car les données du problème sont tellement complexes que, même arrivée à la fin, j'ai bien conscience de ne pas avoir tout compris. La réussite,et le seul moyen il me semble d'appréhender cette histoire dont chacun a déjà sa vision tant elle fait partie de nos vies (et notamment de la mienne, puisque je suis méditerranéenne), est de mettre en parallèle la "grande" et la "petite" histoire. Ainsi, c'est une saga que nous offre Jacques Ferrandez, des histoires de familles, avec des personnages attachants, ambigus, des histoires d'amour, à travers des couples plus ou moins classiques, et surtout une histoire de guerre, et qui dit guerre dit absurde, tant l'on finit par se dire que la race humaine n'évolue jamais, dans sa soif de possession, son orgueil démesuré, son obsession communautaire... Cette histoire m'a profondément déprimée, d'autant que j'ai la particularité (le défaut pour certains) de n'avoir jamais eu le désir de possession de quoi que ce soit, terre, maison, personne, animal, de ne m'être jamais sentie enracinée si ce n'est dans un élément liquide, la méditerranée justement, ni affiliée à quelque communauté que ce soit. Mais je crois que je suis comme les autres, puisque ce fait n'est pas un choix mais le résultat de mon arbre généalogique éclaté, de géniteurs inconnus, de cette multitude de composantes qui me dépassent. Tout juste ai-je au moins l'illusion d'en être consciente et d'essayer de ne pas revendiquer une légitimité imbécile. Car, arrivée au bout des dix tomes, j'ai pensé à la fin du film "La règle du jeu" de Jean Renoir, "Le problème, c'est que tout le monde a ses raisons". Pour finir et avant de commenter chaque tome, je pense bien sûr à Camus, au silence de Camus qui lui a été tant reproché, Camus présent dans l'oeuvre de Ferrandez comme un repère pour chacun des protagonistes du conflit : ce silence dénoncé comme une marque de lâcheté fut sûrement davantage le silence d'un homme impuissant et meurtri s'interdisant de condamner les uns ou les autres, pour trop bien les comprendre. le silence de Camus résonne comme une interrogation que tout homme devrait se poser avant d'émettre tout jugement, et me paraît d'une actualité aveuglante en nos temps de "petites phrases", "commentaires", "buzz". Rien n'a changé, chacun manipule comme chacun est manipulé, tout le monde veut sa petite reconnaissance et sa part du gâteau, chacun est tour à tour bourreau ou victime. Se taire est peut-être le seul moyen d'arrêter un instant le temps qui passe pour tout le monde, de prendre le temps de regarder la terre algérienne d'une beauté pérenne et inaccessible, cette terre qui restera quand les générations de combattants y seront tous réduits en poussière. L'homme meurt de se croire immortel.
Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d'un peintre Orientaliste, Joseph Constant, débarquant en 1836 sur une terre algérienne qui va l'ensorceler peu à peu, à l'image d'une jeune et sensuelle Djémilah dont il tombe amoureux passionnément. Djémilah est l'Algérie, mystérieuse, belle, envoutante, dangereuse aussi. Cet amour fantasmé, symbolisé par un tableau qui va se transmettre de générations en générations puis de carnets, fil rouge des dix tomes, sera aussi l'illustration des racines du conflit. Déjà sont présentes les humiliations, la notion d'"exotisme", mais aussi le mélanges des langues, les expressions qui s'interpénètrent, le poids des religions...
Il faut un peu s'accrocher pour suivre le récit un peu trop didactique, tant les données présentées sont nombreuses, les références historiques pas très connues, du moins par moi. le dessin de Ferrandez est foisonnant, les couleurs chatoyantes, et les paysages sont ses tableaux les plus beaux. Les hommes ne feront jamais le poids face à la nature.
Lien : http://parures-de-petitebijo..
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Vexiana
  18 avril 2021
A travers les yeux d'un jeune artiste français, nous découvrons l'Algérie des débuts de la colonisation.
Cette BD tient, par moment, du carnet de voyage avec de très belles aquarelles et c'est ce que j'ai trouvé de plus réussi dans cette BD qui ne me marquera pourtant pas plus que ça.
si le contexte, peu exploité en BD, est attractif et intéressant, l'histoire à laquelle il sert de décor n'a pas vraiment éveillé mon intérêt et m'a semblée peu originale.
Ce tome se suffit à lui même mais il existe plusieurs suites. Je ne sais pas encore si je vais me laisser prendre au non.
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jade_dvt
  25 mai 2019
Le tome 1 des Carnets d'Orient de Jacques Ferrandez, nommé « Djemilah », nous dévoile une partie de l'histoire Nord-Africaine peu connue.
Surprenante, inspirante, charmante, cosmopolite, au début du XIXème siècle, l'Algérie est le fruit des conquêtes françaises. Ce pays accueille des Hommes de tous horizons, c'est ainsi que débarque Joseph Constant sur les côtes d'Alger en 1836. Comme dans un rêve, ce jeune peintre va faire la découverte d'un lieu à la fois envoûtant et dénonciateur de la colonisation. Son ami peintre, Mario Puzzo, lui fera visiter le harem du Chaouch. Croisant le regard de la belle Djemilah, il tombera éperdument amoureux de cette dernière. Cet événement créera de nouveaux chamboulements dans la vie de Joseph Constant. de plus, l'Algérie sera loin d'être ravie par l'arrivée des Français sur les Terres Orientales car de nombreuses tribus se rebelleront. Cela ne sera pas facile pour Joseph qui apprendra l'arabe et se convertira à l'islam pour vivre totalement « à l'orientale ».
Comme disait le personnage principal : « L'Orient est une femme qui tantôt s'offre, tantôt se refuse. L'Orient est une femme que nous voulons prendre et posséder en allant jusqu'au viol... L'Orient est une femme qui nous échappera toujours. ». Un véritable recueil pour découvrir l'histoire des peuples et les traditions de l'Algérie Ancienne
A l'image de Delacroix, le personnage principal dessinera et commentera tout son voyage sur des carnets, d'où le titre de la série « Carnets D'orient ».
Un des points positifs de la bande dessinée , est le glossaire des termes arabes disponible à la fin. Il permet de mieux comprendre la culture orientale.
Pour différencier les deux langues, le français et l'arabe ; l'auteur à fait le choix d'écrire en alphabet latin les bulles des personnages français et d'un typographie arabisée pour celles des personnages parlant l'arabe. Une véritable fresque aux couleurs chaudes, rehaussée par de magnifiques aquarelles... Cependant, les dessins ne sont pas très clairs, les personnages ont des expressions trop neutres.
C'est un très bon recueil historique à l'image des manuels scolaires d'histoire.
Dans le tome 1, Jacques Ferrandez nous raconte une passionnante aventure, s'écoulant sur 10 ans nous plongeant dans l'histoire de l'Algérie. Une écriture soignée qui nous tient en suspend. Que nous réserve le prochain tome... ?
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critiques presse (1)
BDGest   03 août 2021
Dense, haletant et brillant d’intelligence (pas de coupable, pas d’innocent), Suites algériennes reprend la balle au bond et permet de boucler une boucle encore ouverte alors, que chaque vendredi, le Hirak résonne dans les rues d’Alger.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   05 novembre 2012
24 mai 1846
[...]
aujourd'hui, on dirait que le voyage en Orient est aussi indispensable pour l'artiste que le pélerinage en Italie...
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raph731raph731   06 décembre 2014
Depuis mon expérience en Algérie, je n'ai cessé de chercher à peindre les mystères et les beautés de l'Orient...
L'Orient est une femme qui tantôt s'offre, tantôt se refuse.
L'Orient est une femme que nous voulons prendre et posséder en allant jusqu'au viol...
L'Orient est une femme qui nous échappera toujours. (pl. 70)
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DecourDecour   29 avril 2014
" de quoi te mêle tu roumi? tu mérites la même mort que ces chiens !.. "
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jovidalensjovidalens   05 novembre 2012
Cette guerre n'est pas pour moi.
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