AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782203388475
83 pages
Éditeur : Casterman (01/01/1990)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 42 notes)
Résumé :

Troisième volet de la chronique algérienne de Ferrandez, ce récit retrace, à travers le regard d'un enfant, les premières années du siècle dans le Sud algérien. Sur cette terre écrasée de chaleur cohabitent, bon an mal an, des communautés venues de tous les rivages de la Méditerranée.

Fragile puzzle humain, toujours au bord de l'éclatement, tant "là-bas", le racisme est ordinaire et la haine banalisée. Comme le dit le petit Paul : "Ici, le Fr... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
JulienL0710
  17 avril 2018
Jacques Ferrandez, comme pour les deux autres albums, nous livre, ici encore, une autre tranche de vie de l'Algérie française. Pour la première fois, le narrateur, un enfant que l'on suivra jusqu'à son départ pour la Grande Guerre, est un natif d'Algérie. Durant cet opuscule qui dure environ 10 ans (1904-1914), Paul, grand-père de Jacques Ferrandez, et son frère Casimir, côtoient une variété d'Algériens. Il y a d'abord Jacob, le Juif d'Algérie qui souhaite réussir à l'école selon le souhait de son père, puis Antonio enfant du pays, lointain descendant d'Espagne qui garde les bêtes et répugne l'école. Il y a également Béchir, le grand-frère (protecteur de Paul et Casimir) Musulman qui souhaite apprendre et qui, selon les mots de l'instituteur est « doué » (p. 44), Octave, fils d'un riche Français qui, par son comportement, méprise les Algériens et enfin Noémie, celle qui fait chavirer les coeurs. À travers ces personnages, c'est toute la population algérienne qui nous est merveilleusement décrite. On voit très vite les tensions en devenir qui se trament entre eux comme étant, eux-mêmes l'incarnation des communautés qui composent l'Algérie. Ces personnages sont accompagnés de leur histoire, de leur place dans cette colonie et surtout des rapports qu'ils entretiennent les uns envers les autres. C'est à la fin, lorsque tous ces « fils du Sud » partent combattre pour sauver la mère patrie, qu'ils savent qu'ils ont tous comme dénominateur commun le fait qu'ils sont Français d'Algérie.
Les aquarelles sont de véritables tableaux, elles nous permettent de visualiser les différents lieux (Beni Ounif en1904, Mascara un an plus tard et enfin Alger à la veille de la guerre) où se déroule la narration.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Petitebijou
  14 avril 2013
Le troisième tome de la saga des Carnets d'Orient est un de mes préférés. Nous suivons les destinées d'enfants que nous voyons grandir ensemble, devenir adolescents, puis zouaves partant sur le front de la guerre de 14-18 pour se battre avec entrain et défendre une idée d'une France pour le moins nébuleuse. le livre commence à Béni Ounif, en 1914, dans le désert. La colonisation avance, avec son chemin de fer, ses routes, ses écoles aussi. L'opposition colons/arabes s'accentue. Pourtant, les enfants jouent ensemble dans une certaine insouciance. L'éducation semble la voie royale. Arabes, juifs, colons ou exploités, chacun essaie de s'élever, d'apprendre. Les conflits se règlent sur les terrains de jeux. Les caractères se dessinent. Leurs parents ne se mélangent pas. Comme toujours, seule la langue offre un socle commun.
Jacques Ferrandez trouve pour cet album des couleurs magnifiques, tendres, le désert ocre et lumineux contraste avec les ténèbres d'un orage diluvien. Nous croisons la figure d'Isabelle Eberhart. J'aime cet album par sa tendresse, cet espoir que l'on peut deviner dans la relative innocence de l'enfance, bientôt fusillée au champ d'honneur. La mort abolit les différences.
Lien : http://parures-de-petitebijo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
BVIALLET
  23 mars 2012
En 1904, à Beni-Ounif, dans le Sud algérien, le petit Paul et son grand frère Casimir, les deux fils du chef de gare, vivent dans l'insouciance de leur jeune âge. Ils vont à l'école avec de petits espagnols, italiens, maltais, arabes ou juifs. Maintenant le pays est vraiment pacifié. Leur père a même lié amitié avec le pacha de Figuig, petite ville à la frontière du Maroc, qui lui a offert un jeune chacal. Paul est un cancre qui a une belle écriture et qui parvient néanmoins à décrocher son certificat d'études. Mais dix ans plus tard, c'est la mobilisation générale. Paul, Casimir et tous leurs copains du bled se retrouvent enrôlés dans le premier régiment de zouaves en partance pour la métropole.
Ce troisième tome est assez différent des deux premiers ne serait-ce que par l'ambiance plus pacifique qui règne en Algérie durant cette période. Les révoltes indigènes ne sont plus que très sporadiques. Mais l'injustice est toujours présente alors que d'un autre côté les bienfaits de la civilisation se font déjà sentir : le chemin de fer atteint Colomb-Béchar, on construit des routes, des gares, des ponts, des hôpitaux. Les enfants sont scolarisés et les richesses du pays commencent à être exploitées au profit de certains plus que d'autres. Toujours la même qualité de dessin et d'intrigue. Une belle saga intéressante et intelligente menée par un enfant du pays.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AxelinouAxelinou   09 mars 2017
- Je croyais que tu ne parlais pas français...
- Quand je suis avec des amis, j'essaie de parler leur langue...
- Mais, devant le Commandant, tu parles arabe ?!...
- Le Commandant croit qu'il est mon ami, mais un militaire reste un militaire... Tu as vu comme il me flatte quand il me parle, mais dès qu'il croit que je ne l'entends pas, il me traite de bicot... Beaucoup de Français sont comme lui...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
gavarneurgavarneur   18 février 2017
… J'ai pleuré jusqu'à la maison (je me suis forcé, il fallait que je pleure pour que mon frère reçoive une calbote*)
*calbote : calotte
Commenter  J’apprécie          50
JulienL0710JulienL0710   17 avril 2018
« Et moi, j’observe que tous nos bienfaits, les indigènes s’en servent contre nous !... Vous voulez les instruire et en faire nos égaux, mais un jour ils voudront être les maîtres » (p. 35)
Commenter  J’apprécie          00
JulienL0710JulienL0710   17 avril 2018
« Mon père, il veut pas que je vais à l’école ! Qui c’est qui va garder les cochons ? Il me dit !.. Et puis moi, l’école j’aime pas ça !!. » (p.40)
Commenter  J’apprécie          00
JulienL0710JulienL0710   17 avril 2018
«  Qu’est-ce que tu veux qu’il aille à l’école ?!.. Avec sa tête d’Espagnol dure comme un caillou, il pourra jamais rien apprendre ! (p.40)
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Jacques Ferrandez (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Ferrandez
Vidéo de Jacques Ferrandez
autres livres classés : algérieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
3849 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre