AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070645185
Éditeur : Gallimard (12/04/2013)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 171 notes)
Résumé :
Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu’il faisait très chaud dans l’autobus qui le menait d’Alger à l’asile de vieillards, et il s’est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c’est avec une conscience aiguë du soleil qui l’aveugle et le brûle que l’employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irrépara... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
12 octobre 2014
Un grand merci à Asphodèle pour ce beau cadeau. Camus fait partie de mon Panthéon littéraire. Et L'Etranger est une oeuvre que j'apprécie beaucoup. Jacques Ferrandez lui rend hommage avec cette bande dessinée qui s'apparente plus à un roman graphique à mon sens. le texte est respecté à la lettre et le dessin est fabuleux. En effet, nous avons les belles couleurs chaudes d'Alger et, surtout, un décor qui restitue l'ambiance de l'époque. S'attaquer à une telle oeuvre pour la mettre en BD est presque un challenge. En effet, si vous vous souvenez, Meursault n'est décrit qu'à travers des aspects psychologiques. D'où la difficulté... Chaque lecteur a pu se créer sa propre image de ce personnage et nous l'apporter ainsi sur un plateau aurait pu desservir l'album. Pourtant, il n'en est rien de mon côté et je trouve judicieux d'avoir prêté à Meursault les traits d'Albert Camus lui-même.
Cette adaptation est un bon moyen pour faire connaître le texte original.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
Commenter  J’apprécie          580
marina53
03 janvier 2015
Un télégramme de l'asile de Marengo l'a averti brutalement que sa mère venait de mourir. Etait-ce hier? Ou aujourd'hui? Dans le car qui le conduit vers Marengo, la chaleur est écrasante, le soleil éblouissant et brûlant. A peine arrivé à destination, le directeur de l'asile, qui a demandé à le voir, le reçoit dans son bureau. Très peu bavard sur les liens qui les unissaient, Meursault ne se dévoile guère. le directeur le conduit à la morgue où la défunte repose. L'enterrement aura lieu le lendemain matin. Cela lui laissera le temps de veiller la disparue. le concierge lui propose alors d'ouvrir le cercueil mais le jeune homme refuse. Il veille ainsi toute la nuit, fumant et buvant du café, interrompu par les autres pensionnaires. le lendemain, la chaleur est de plus en plus pesante. le cortège, Meursault en tête, accompagne une dernière fois la défunte. Surpris d'apprendre que celle-ci s'était très liée avec un homme, il accepte que le vieillard les accompagne, sans avoir demandé un quelconque renseignement sur les années que sa mère venait de passer en ces lieux. Seule la chaleur oppressante semble l'incommoder...
De retour à Alger, il fait aussitôt la rencontre de Marie qu'il n'avait pas vue depuis longtemps. Les deux jeunes, insouciants, prennent des bains, vont au cinéma et passent la nuit ensemble...
Jacques Ferrandez nous dépeint Meursault, un homme qu'aucun sentiment ne semble habiter, tant il est indifférent à tout ce qu'il vit ou ce qu'il est. Incapable de trancher dans telle ou telle décision, jusqu'à ne pas savoir s'il aime Marie ou non, ce jeune homme se laisse bercer par la vie, subit les moments tels qu'ils se présentent et ne semble pas se poser de questions. A la mort de sa mère, il ne saura répondre s'il l'aimait ou pas, allant jusqu'à ne pas savoir son âge. Et c'est bien cette indifférence et cette insensibilité qui seront montrées du doigt. Les magistrats iront même jusqu'à juger une toute autre histoire que celle que l'on lui reprochera. On sent véritablement l'oeuvre de Camus respirer dans cet album, l'auteur allant jusqu'à garder le texte originel. Ce qui frappe au premier abord, c'est véritablement ce soleil pesant et éblouissant, personnage à part entière qui semble accabler et alourdir tout mouvement. Jacques Ferrandez réussit parfaitement à nous baigner dans cette atmosphère, jouant sur les ombres et utilisant des couleurs très "ensoleillées". La mise en page est dynamique, la voix-off est accrocheuse et Alger mise en beauté.
Croisez la route de L'étranger...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          450
Epictete
28 juin 2017
Tout le monde connaît l'étranger d'Albert Camus. En voici une transposition en bande dessinée dans une très belle édition.
Le scénario est bien sûr fidèle au roman. Même les ambiances sont parfaitement rendues. D'ailleurs une grande partie de l'ouvrage est traitée par l'image sans dialogue.
Ce n'est qu'à la fin quand Meursault s'interroge sur le sens de sa vie que le texte reprend le dessus. C'était un sacré défi de choisir ce roman pour le traiter en image. En effet, le personnage principal y est principalement décrit par sa psychologie. le pari est réussi.
La mise en page nous transmet l'ambiance. le graphisme est clair et très expressif.
Cet album est une vraie réussite et on prend un vrai plaisir à se replonger dans cet histoire. Et si cela donnait en plus l'envie de relire le roman ?
Commenter  J’apprécie          230
PhilippeMaurice
09 juillet 2013
Jacques Ferrandez a réussi le pari d'exprimer avec des images ce que Camus a dit avec des mots. Les personnages me sont apparus tels que je les avais imaginés à la lecture du roman. Meursault et son amie Marie sont particulièrement bien transposés. La chaleur, autre "personnage" central du livre, aussi.
Meursault m'est apparu plus humain, plus compréhensible que dans le roman. Son meurtre est abominable. La société qui le condamne à mort, plus parce que sa conduite est déroutante que parce qu'il a tué quelqu'un (dont personne dans l'histoire ne parle d'ailleurs), peut se remettre en question, mais ne le fera pas. le drame de Meursault vient aussi de son incapacité à adopter et à jouer de certains codes d'une société hypocrite.
Je vous conseille vivement cette BD, aux très belles couleurs, au texte rare mais particulièrement bien choisi, à la mise en page soignée et bien pensée. de plus, elle respecte l'esprit du roman. Quel réquisitoire contre la peine de mort, et quel hymne à la vie (sur terre) !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
trust_me
19 juin 2013
« Aujourd'hui maman est morte. » Meursault vient de perdre sa mère. Il se rend à l'asile pour l'enterrement. Sans émotion, il veille le corps, refuse de faire ouvrir le cercueil et repart aussitôt après la mise en terre. le lendemain il rencontre Marie, l'emmène au cinéma et couche avec elle. Puis son voisin Raymond le sollicite et les ennuis commencent. La tragédie se jouera sur une plage écrasée de soleil. Meursault tire d'abord une fois puis il presse à nouveau la détente à quatre reprises. Un meurtre qui va le confronter à l'implacable « justice » des hommes.
Adapter L'Étranger en BD est un pari risqué. Jacques Ferrandez était sans doute le plus à même de relever le défi. D'abord parce qu'il a déjà adapté Camus (L'hôte, une nouvelle tirée du recueil L'exil et le royaume) et ensuite parce que c'est un dessinateur parfaitement à l'aise pour mettre en images l'Algérie des années 30. Respectant au maximum le texte d'origine, sa construction suit scrupuleusement la chronologie des événements et il a focalisé toute son attention sur les dialogues, laissant le plus souvent de coté la voix off qui est très présente dans le roman. le résultat, gratté jusqu'à l'os, est bluffant.
L'Étranger, c'est avant tout une réflexion philosophique sur la condition humaine. Meursault est un personnage totalement atypique sur lequel la vie semble constamment glisser. Il traverse chaque jour avec insouciance. Rien, absolument rien, n'a d'importance. Son patron lui propose une promotion ? Pour lui cela n'a pas de sens. La seule question valable est : que fait-on sur cette terre ? La vie est absurde, elle ne vaut pas la peine d'être vécue. Meursault refuse les règles de la société. Il ne croit pas en Dieu. Sa confrontation avec l'aumônier, qu'il refuse d'appeler « mon père », est d'une rare violence. Profondément antisocial, c'est un être mystérieux dont il est impossible de comprendre le fonctionnement intime.

Graphiquement, la patte de Ferrandez est inimitable. Mélangeant dessin au trait et aquarelle, il représente à merveille la mer, le soleil, la lumière si particulière de la méditerranée, la chaleur... La retranscription d'Alger est par ailleurs d'une grande fidélité (notamment le port et la prison Barberousse) et on a l'impression de ressentir le bruit et les odeurs d'épices qui montent de la ville.
Une adaptation lumineuse. Difficile de matérialiser les silences de Meursault, difficile de traduire en images son état d'esprit si particulier, insaisissable. Jacques Ferrandez a su exprimer le détachement que le jeune homme affiche en toute circonstance. Avec talent et simplicité, il offre un magnifique écrin au chef d'oeuvre de Camus. Un très grand album.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170

Les critiques presse (8)
BulledEncre26 juillet 2013
Un album magistral tiré de l’oeuvre – non moins splendide – d’Albert Camus. Jacques Ferrandez rend toute la dimension lumineuse de cette machination kafkaïenne. La narration implacable, associée à une mise en page habile, plonge le lecteur dans les méandres d’une intrigue minutieusement orchestrée.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDSelection17 mai 2013
L’absurdité humaine et la chaleur oppressante de cette longue nouvelle sont parfaitement reconstituées, voire exacerbées, par les aquarelles et les compositions pleine page dont le dessinateur a l’habitude de ponctuer ses autres bandes dessinées : un beau tour de force qui donne vraiment envie de relire (ou de lire) le roman !
Lire la critique sur le site : BDSelection
BDGest14 mai 2013
Récit fidèle pour les lecteurs d'Albert Camus, cette bande dessinée enrichit la culture générale de ceux qui l'ont ignoré ou qui y ont échappé lors de leurs études en leur faisant agréablement découvrir un roman majeur d'un grand auteur.
Lire la critique sur le site : BDGest
BullesEtOnomatopees07 mai 2013
Cette adaptation de l’Etranger par Jacques Ferrandez est parfaite. Le travail de réécriture, les choix opérés et le rendu final témoignent de la virtuosité de l’auteur. Il a su reraconter sous une forme nouvelle cette histoire étrange et bouleversante.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Lexpress23 avril 2013
Ferrandez adapte le roman de Camus avec le plus grand soin et un respect profond. L'oeuvre, dessinée à partir d'aquarelles, est divisée en deux parties. L'une, placée sous le soleil, jusqu'à l'acte gratuit. L'autre, décrivant Meursault entrant dans sa nuit. Puissant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte22 avril 2013
Avec L'étranger, Jacques Ferrandez ose ce défi classique et redoutable qui est de mettre un visage sur un nom mythique : Meursault. [...] Ferrandez réussit à donner une formidable intensité aux scènes emblématiques du récit...
Lire la critique sur le site : Actualitte
Sceneario18 avril 2013
L'on reconnaîtra que Jacques Ferrandez réussit pleinement son adaptation grâce, tout d'abord, à un jeu de construction et de découpage qui reste fidèle au roman d'origine. A cet égard, il ne manquera pas de conserver la vision purement intimiste de la narration judicieusement épurée.
Lire la critique sur le site : Sceneario
LeFigaro12 avril 2013
À l'occasion du centième anniversaire de la naissance de l'écrivain et philosophe, l'artiste publie une adaptation de L'Étranger, qui restitue à la fois l'ambiance de l'époque et l'esprit des lieux.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
PhilippeMauricePhilippeMaurice09 juillet 2013
[Marie :] Je me demande finalement si je t'aime... Tu es bizarre...
...C'est sans doute à cause de cela, mais peut-être un jour, tu me dégoûteras pour les mêmes raisons...
Moi, je veux me marier avec toi.
[Meursault :] Dès que tu le voudras...
Commenter  J’apprécie          91
Marti94Marti9419 avril 2014
Croyez-vous en dieu ?
Non
Mais c’est impossible ! Tous les hommes croient en dieu ! Même ceux qui se détournent de son visage !!! C’est ma conviction. Si je devais jamais en douter, ma vie n’aurait plus de sens… Voulez-vous que ma vie n’ait plus de sens ?
Je ne sais pas ? Ça ne me regarde pas…
Commenter  J’apprécie          20
NinaliNinali30 novembre 2013
Dans le fond, je n'ignore pas que mourir à 30 ans ou à 70 ans importe peu puisque, naturellement, dans les deux cas, d'autres hommes et d'autres femmes vivront, et cela pendant des milliers d'années.
Commenter  J’apprécie          20
nathavhnathavh11 avril 2014
Rien n'est plus clair, en somme. C'est toujours moi qui mourrai, que ce soit maintenant ou dans vingt ans, du moment qu'on meurt, comment et quand, cela n'empêche pas, c'est évident.
Commenter  J’apprécie          20
Marti94Marti9419 avril 2014
Mais quand il s’agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice, surtout lorsque le vide du cœur tel qu’on le découvre chez cette homme devient un gouffre où la société peut succomber.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Jacques Ferrandez (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Ferrandez
Jacques Ferrandez et Yves Camdeborde présentent Frère de terroirs
autres livres classés : algérieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
2742 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre
. .