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EAN : 9782075109628
160 pages
GALL JEUN GIBOU (25/09/2019)
3.63/5   67 notes
Résumé :
Antonio, dit «Bouche d'or», est un homme du fleuve. Mais lorsque Matelot, le vieux bûcheron, vient lui demander de l'aide pour retrouver son fils disparu, il n'hésite pas à emprunter avec lui un chemin plus périlleux qu'il n'y paraît. Les deux hommes se dirigent vers le Haut Pays, territoire du terrible Maudru, chef des bouviers qui règne en maître sur les hommes et les bêtes... Un récit d'aventure mythique où la langue de Giono se mêle aux aquarelles de Jacques Fer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Cancie
  01 octobre 2019
Adapter le chant du monde, roman de Jean Giono publié en 1934, en bande dessinée, c'est ce que vient de réaliser, Jacques Ferrandez. L'enjeu était de taille et c'est une bien belle réussite qu'il nous offre.
Roman d'aventure, véritable épopée, où Matelot, ancien marin, vieux bûcheron qui vit de l'exploitation de la forêt avec son fils "aux cheveux rouges" surnommé le besson part avec Antonio, jeune pêcheur appelé "homme du fleuve" ou "Bouche d'or" car il sait parler et séduire. Ils vont à la recherche de ce fils. Celui-ci, en fait, a enlevé Gina, la fille de Maudru, maître du haut-pays et des troupeaux de taureaux, destinée à un autre.
Jacques Ferrandez est resté fidèle à l'histoire, aux personnages et aux dialogues du roman de Giono. Il a su, par ses dessins, représenter les paysages du roman de façon plus que convaincante. La représentation de Villevieille calquée sur la cité de Sisteron est magnifique et le cadre montagnard choisi tout aussi beau. Les aquarelles représentant les trois saisons traversées, l'automne, l'hiver et le printemps sont de toute beauté et donnent vie et sensualité à cette nature. Quant aux personnages, ils sont vrais et leurs caractères ou leurs sentiments, l'amour comme la haine sont bien représentés (seul petit bémol pour moi, la ressemblance entre Antonio et "cheveux rouges").
Dans ce roman graphique, à l'allure de western, les scènes d'action très réalistes se succèdent de manière soutenue. Lorsque le feu dévorera la propriété de Maudru, ce sera une véritable explosion de teintes cuivrées pour représenter les taureaux et les hommes sur lesquelles vont s'inscrire des onomatopées de plus ou moins grande taille : les cris de ces hommes et de ces bêtes effrayées jaillissent des flammes.
L'auteur de cette bande dessinée a su recréer l'univers de Giono de façon magistrale. Dans ce récit d'aventure les hommes et la nature font corps et la langue de Giono associée aux aquarelles de Ferrandez donne une nouvelle vie à ce roman le chant du monde, une vie magnifiée, à mon avis.
À noter qu'en postface, un texte de Jacques Mény (Président des Amis de Jean Giono) accompagné de plusieurs esquisses relate ce qu'a été ce livre de Giono au cinéma, au théâtre et enfin la démarche de Jacques Ferrandez pour aboutir à cet excellent album que je ne saurais trop recommander.

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Fandol
  02 octobre 2019
C'est un vrai plaisir de lire, d'apprécier, de détailler cette fidèle adaptation du roman de Jean Giono, le Chant du monde, une nouvelle réussite signée Jacques Ferrandez. Excellent dessinateur, il s'est imprégné du texte et a fait beaucoup de repérages pour réussir à représenter des paysages dont Giono ne précise jamais les noms exacts. On pense, bien sûr, à la Durance, pour le fleuve, à Sisteron, pour Villevieille mais l'ensemble est très alpin avec des saisons très marquées et remarquablement dessinées.
L'histoire que Giono qualifiait de feuilleton paysan, fait penser à un western, genre que prisait beaucoup celui qui est né (1895) et qui est mort à Manosque (1970). D'ailleurs, la scène d'ouverture, avec une chasse à l'homme effrayante, les troupeaux, les hommes à cheval, tout cela colle bien à ce type de film.
Cheveux rouges, appelé aussi le besson, a séduit Gina, la fille de Maudru, le grand propriétaire terrien de la région et ils fuient tous les deux. En même temps, Antonio est envoyé à la recherche du besson par sa mère. Son mari, Matelot, l'accompagne et ils remontent le fleuve car l'amant de Gina devait convoyer du bois flotté depuis le haut pays…
Voilà qu'Antonio tombe amoureux de Clara, jeune femme aveugle qu'il a sauvée alors qu'elle accouchait, seule, en pleine forêt. C'est lui le principal héros de l'histoire qui nous fait connaître Toussaint, fameux guérisseur de Villevieille, oncle du besson.
Ce roman graphique est beau, impressionnant, prenant et passionnant avec des couleurs parfaitement adaptées aux différents temps du récit. Qu'elles sont belles ces pages avec le fleuve et les montagnes en été, en hiver aussi et on se déplace dans la neige chaussé de raquettes ou équipé de skis !
Femmes et hommes, jeunes ou vieux, sont beaux avec des visages trahissant le vrai caractère de chacun. Jacques Ferrandez que j'ai connu avec ses fameux Carnets d'Orient, est un artiste qui compte dans le paysage de la bande dessinée et c'est bien, qu'après avoir adapté trois romans d'Albert Camus, il ait travaillé sur cette oeuvre de Jean Giono dont on va marquer, l'an prochain, le cinquantenaire de la mort. Les occasions de découvrir ou de redécouvrir ce grand écrivain ne manqueront pas !

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tchouk-tchouk-nougat
  20 octobre 2019
Matelot va chercher Antonio, l'homme du fleuve, car son fils n'est pas revenu. Tous les deux il remontent le fleuve pour le retrouver dans le haut pays. Ils y trouveront de l'amour et la vengeance.
Je n'ai pas lu le livre de Jean Giono dont cette BD est l'adaptation. Je ne ferais donc pas de comparaison.
Ce que j'ai particulièrement aimé c'est l'hymne à la nature qui s'en dégage bien ca ne soit en rien le sujet. Il y a beaucoup de poésie et de romantisme dans de nombreuses séquences qui nous entraînent dans cet univers.
Au-delà de ca nous avons un récit plutôt épique où de jeunes gens amoureux cherchent à trouver leur liberté malgré l'adversité. Il y a des fuites, des courses poursuites, des combats, de l'attente et beaucoup d'amour. Amour paternel, fraternel, d'amitié ou entre un homme et une femme jusqu'à un point un peu mièvre parfois.
Le principal point négatif sont les dialogues. Je ne sais s'ils sont tirés textuellement du livre datant des années 30 mais ils ne sont pas faciles à lire. Leur contenu, pourtant, est percutant mais le langage et les tournures de phrases ne nous sont pas naturelles et entrainent un manque de fluidité à la lecture.
Par contre les aquarelles sont lumineuses et fait la part belle aux paysages de montagnes.
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Magieraf
  01 mai 2020
Je découvre avec plaisir chaque nouvelle oeuvre de Jacques Ferrandez, surtout quand, après Camus, il s'attelle à des monstres sacrés comme Giono. Je ne connaissais pas encore le chant du monde, malgré l'avoir vu à de nombreuses reprises dans la bibliothèque de mes parents et tenté, plus d'une fois, de me plonger dans sa lecture. J'imaginais plus un poème lyrique, une ode majestueuse à la Nature et moins le récit construit, haletant mouvementé que j'ai pu prendre plaisir à lire. On se croirait même au Far West dans un western trépidant, une chasse à l'homme mille fois vue mais transposée ici dans ces pays des Alpes provençales, sur les hauteurs du Mercantour, du Verdon ou du Lubéron (la région reste imaginaire dans le récit de Giono).
Les personnages sont attachants, notamment le principal. Antonio, "homme du fleuve" (qui pourrait être la Durance) poète, écolo avant l'heure, sans métier particulier, se baignant nu chaque matin parmi les poissons, appelé "bouche d'or", probablement pour sa maîtrise des mots, son talent de conteur et sa sagesse.
Des scènes marquantes dans Villevieille (ville imaginaire qui pourrait être un mélange de Lurs et de Sisteron), à la configuration singulière, notamment lors du carnaval annuel, où des cortèges d'homme-animaux à l'allure inquiétante traversent la ville de part en part. Les chasses et poursuites, sur les hauteurs ou autour du fleuve sont palpitantes. Un passage étonnant dans une vieille grange, où une petite communauté d'hommes et femmes, tous nus, entourés de malades, se réchauffe gaillardement en se fouettant les uns les autres. On retrouve globalement une atmosphère confinée et un brin rassie, centrée autour d'un pays vivant en vase clos, limité par une géographie ardue et un hiver éprouvant, et où s'expriment rancoeurs et esprit de vengeance, mitonnées dans de mauvaises marmites.
Jacques Ferrandez s'est souvent imprégné des paysages de cette région en allant faire des repérages lors de plusieurs saisons. Ce travail a été mis en lumière par un reportage de près d'une heure sur France 3 (https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/qui-sommes-nous-2/premiere-france-3-manosque-decouvrez-comment-roman-giono-chant-du-monde-ete-adapte-bd-1718439.html).
Un cahier final clôt le livre, où Jacques Mény, président des Amis de Jean Giono, explique la genèse, la vie et les adaptations de cette oeuvre de Jean Giono, qu'il a fini à la fin par renier. Une oeuvre qui, cependant, compte tenu de son équilibre délicat entre hymne à la beauté du monde, western épique, et dialogues profonds d'êtres en recherche, a continué d'inspirer auteurs et lecteurs, pour la rendre immortelle. .
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MassLunar
  13 janvier 2020
Jacques Ferrandez applique tout son talent pour réaliser une adaptation propre et sans bavure du roman de Jean Giono. Cela dit, je ne connais pas l'oeuvre originale pour oser une critique comparative. L'intrigue peut se résumer en une curieuse et hypnotique course-poursuite dans un lieu fictif inspiré des Landes pastorales. D'après la postface, Giono se serait inspiré du western pour donner corps à son roman, notamment dans un souci d'adaptation ciné qui n'a jamais vu le jour et c'est, suivant cette dernière volonté, que Jacques Ferrandez adapte cette bd... comme un western.
Nous y retrouvons cette même densité au niveau des espaces à travers de larges paysages dessinés à l'aquarelle qui viennent parfois supplanter l'intrigue. de telle manière que cette course-poursuite laisse aussi place à la contemplation.
C'est beau, tout simplement.
Malgré tout, je reste malheureusement plutôt insensible devant ce roman graphique. Esthétiquement, c'est un résultat très léché mais il faut faire fi d'une intrigue un peu opaque, notamment avec le jargon parfois un peu flou des personnages, une course-poursuite qui s'étire un peu trop en longueur, le portrait d'une famille assez complexe dont les ramifications ne sont pas toujours très claire. Cette opacité plonge le récit dans une certaine langueur un peu trop mélancolique. de même, on distingue ici et là quelques scènes et protagonistes assez perchées telle que la danse du feu, le personnage de la femme aveugle ou encore celui du guérisseur Toussaint... Une ambiance qui endort un peu le lecteur comme si on se retrouvait face à un western psyché de Jodoroski en version light...
Je pense que Jacques Ferrandez n'a pas voulu prendre trop de risques avec le roman de Giono. C'est tout à son honneur d'adapter un roman aussi curieux que le Chant du Monde mais peut-être un peu plus de liberté quand à l'origine aurait été bienvenu.
En somme, je recommande ce titre aux fans du dessin de Ferrandez et aux amoureux de la nature car, au fond, on peut comparer ce Chant du Monde à une ballade un peu froide mais au fond assez vivifiante.
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critiques presse (4)
Sceneario   28 février 2020
Sous le couvert d’une histoire d’amour interdite, on devient le témoin privilégié d’une double vendetta aux accents dramatiques évidents. Nombreux sont les personnages qui interviennent pour étoffer les péripéties et, de par leurs spécificités, génèrent moult soubresauts dans le récit. Une revisite du roman de Jean Giono hautement réussie !
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD   03 décembre 2019
L’aquarelle de Ferrandez est méthodique et appliquée. Les grands paysages dans lesquels s’insèrent l’intrigue opposent leur sérénité inébranlable à des personnages parfaitement caractérisés : le Matelot, Antonio, le Besson, Maudru, Toussaint le guérisseur, Clara l’aveugle accouchée... et à une intrigue simple de chasse à l’homme. En 140 planches, le résultat impressionne.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LeSoir   14 octobre 2019
Jacques Ferrandez dessine l’esprit libre de Jean Giono à travers l’adaptation en bande dessinée du western provençal du « Chant du monde », un roman culte de la génération post-soixante-huitarde.
Lire la critique sur le site : LeSoir
BDGest   01 octobre 2019
Privilégiant fréquemment un fond blanc ou abstrait, il invite le lecteur à concentrer son attention sur les acteurs, particulièrement sur l’expressivité des regards, entre autre la colère contenue dans celui de Gina et le désarroi dans les yeux de son compagnon. Jacques Ferrandez fait de jolies choses avec un roman un peu banal.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   29 septembre 2019
Mais c'est toujours la même chose ! Avec qui que ce soit, au bout du compte, on est toujours seul. Mets ça dans ta poche avec le mouchoir dessus.
Commenter  J’apprécie          440
FandolFandol   02 octobre 2019
Si c'est pour nous faire rire, fais-toi des moustaches avec de la boue et puis danse un peu au soleil. Ça nous fera peut-être rire, mais le mieux, c'est que tu t'occupes de tes affaires !
Commenter  J’apprécie          230
FandolFandol   03 octobre 2019
Je ne voulais pas que tu me connaisses dans ce lit de malade avec mon odeur d'accouchée. Les autres tant pis. Mais toi, j'aurais voulu que tu me connaisses avec ma jupe qui bouge autour de moi comme du blé mûr. Et que je sois assise dans l'herbe des prés, au mois de mai, au bon soleil, toi venant à travers les feurs, comme les chansons.
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CancieCancie   29 septembre 2019
On ne fait pas des enfants rien qu'avec du lait caillé, vieux père ... et on ne les fait pas comme on veut. On les fait comme on est, et ce qu'on est, on ne sait pas, on a tant de choses dans son sang.
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FandolFandol   03 octobre 2019
Quand une mère Maudru fait une fille, on dirait que celle-là en sortant lui a curé le ventre de toute sa provision de beauté ! Et alors, toujours, une fille en premier. Les garçons viennent après et il sont faits avec des restes. Donc, quant Gina entrait à cette époque dans la courtille des taureaux, on prenait toujours le temps de la regarder d'un clin d’œil... Ça valait le coup de corne...
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Videos de Jacques Ferrandez (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Ferrandez
Colloque 2021-2022 : le monde arabe dans la bande dessinée francophone Conférence du vendredi 18 février 2022 : Deux siècles d'histoire tourmentée en bande-dessinée
Intervenants : Jacques Ferrandez, Adeline Rosenstein et Alex Baladi Modération : Benoît Peeters
Au XXe siècle, les images du monde arabe contemporain véhiculées par la bande dessinée francophone étaient destinées à un public jeune et créaient tout un imaginaire. Aujourd'hui, cette dernière s'adresse plutôt à des adultes pour exprimer les conflits, l'exil et la double culture dans le monde arabe actuel. Sur deux siècles d'histoire, les messages de cet art engagé, empreints d'une vision plaisante et stéréotypée, se sont transformés et ont été remplacés par des réalités politiques bien plus dures. Ce colloque s'inscrit dans l'année de la bande dessinée au Collège de France et parallèlement aux événements qui y sont associés.
Chaire Histoire contemporaine du monde arabe Professeur : Henry Laurens
Retrouvez tous ses enseignements : https://www.college-de-france.fr/site/henry-laurens
Colloque organisé par la Chaire Histoire contemporaine du monde arabe du Collège de France et l'iReMMO. Avec le soutien de la fondation Hugot du Collège de France, de la Mission interministérielle de coordination pour le Liban (MICOL) et du Ministère de la Culture.
Le Collège de France est une institution de recherche fondamentale dans tous les domaines de la connaissance et un lieu de diffusion du « savoir en train de se faire » ouvert à tous. Les cours, séminaires, colloques sont enregistrés puis mis à disposition du public sur le site internet du Collège de France.
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