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EAN : 9782075074155
184 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (21/09/2017)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 83 notes)
Résumé :
« En somme, je vais parler de ceux que j'aimais », écrit Albert Camus dans une note pour l'œuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. Il y avait jeté les bases de ce que serait son récit de l'enfance : une odyssée temporelle et émotionnelle à travers ses souvenirs, un récit qui, sous couvert de fiction, revêt un caractère autobiographique exceptionnel. À la recherche de ses origines, il y évoque avec une singulière tendresse son univers familial, le rôle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Jean-Daniel
  05 juillet 2020
Jacques Ferrandez poursuit l'adaptation en bande dessinée de l'oeuvre d'Albert Camus, après «L'Etranger » et « L'Hôte ». Il reprend ici le roman inachevé « le premier homme », un texte où Camus développe l'histoire de sa vie et de ses souvenirs.
« En somme, je vais parler de ceux que j'aimais », écrit Albert Camus dans une note pour l'oeuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. le manuscrit du "Premier homme", a été retrouvé dans la voiture qui le 4 janvier 1960 percuta un platane, tuant l'écrivain. 140 pages rangées dans une sacoche en cuir ; le brouillon d'un récit de son enfance à travers ses souvenirs qui, sous couvert de fiction, présente un caractère autobiographique.
Jacques Ferrandez est resté assez fidèle au texte du Prix Nobel de littérature 1957, en ajoutant toutefois quelques scènes à partir de brouillons et notes confiés par sa fille. Il esquisse une Algérie de la colonisation, les tourments de la guerre, et dépeint l'univers dans lequel grandit Camus, l'importance des racines familiales, la question de la fidélité aux siens et la construction de l'identité de l'homme. le dessin est précis et restitue avec finesse l'importance des rapports humains et le quotidien d'une Algérie où Arabes et Européens savaient cohabiter dans un respect mutuel avant les tensions liées à la décolonisation.
Si la vocation de la bande dessinée est principalement de divertir, elle peut également être d'instruire. le talent de Jacques Ferrandez s'exprime pleinement car celui-ci réussit le défi d'adapter en bande dessinée le dernier roman de Camus en éclairant une période de l'histoire qui concerne encore plusieurs millions de personnes. Il contribue ainsi à éclairer l'histoire qui relie la France à l'Algérie ainsi que la vie et l'oeuvre d'Albert Camus.
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oran
  29 septembre 2017
Il ne s'agit pas ici du livre posthume d'Albert Camus mais de la BD réalisée par Ferrandez (parution septembre 2017) d'après cette oeuvre. Il y a eu confusion dans l'enregistrement de l'Isbn (9782075074155) et les critiques et citations du livre original se retrouvent mêles avec ceux à venir concernant cette nouvelle BD !
Après avoir adopté avec succès "L'hôte » en 2009 et "L'Etranger" en 2013, Jacques Ferrandez s'attache ici à raconter l'enfance de Jacques Cormery inspirée par celle du jeune Camus .
Ferrandez est né à Alger . Sa famille, Fernandez, (son vrai patronyme , est originaire d'Espagne comme la grand-mère maternelle de Camus), ses grands-parents tenaient commerce dans le quartier Belcourt, là où résidait également la famille de Camus . Ce livre, même s'il s'écarte légèrement de l'oeuvre originale, respecte son l'âme et s'enrichit avec une émotion fulgurante de sensations retrouvées, de souvenirs visuels précis, de pataouète (1)nostalgique . Un nouveau personnage qui ne figure pas dans le roman autobiographique vient animer les images, c'est Jessica , l'ombre portée de Mi - Mette Ivers, que Camus rencontra en 1957 au Café de Flore - .Une BD magnifique !
(1) Langage Pied-noir, fait d'un mélange hétéroclite et savoureux de français, espagnol, catalan, italien ,maltais, arabe, kabyle.
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paroles
  19 septembre 2018
Me voilà réconciliée avec Albert Camus. Non que nous nous soyons quittés fâchés, après s'être croisés au lycée, mais nous nous étions quittés. le goût de le revoir m'avait surprise lors de la lecture de « Nos richesses » de Kaouther Adimi, aussi lorsqu'un ami m'a proposé ce roman graphique, j'ai tout simplement accepté : je voulais redécouvrir Camus.

Jacques Cormery (alias Albert Camus), auteur parisien célèbre, se retourne sur son passé. Il revient sur les pas de son enfance en Algérie et remonte l'histoire pour nous faire connaître ceux qu'il aime : un père presque inconnu mort trop tôt lors de la Première Guerre mondiale, des copains pour faire les 400 coups dans les rues d'Alger, un instituteur très à l'écoute, une grand-mère dure à la tâche et de coeur, une mère quasi muette. Et puis bien sûr une description des conditions de vie dans un quartier pauvre,

J'ai eu grand plaisir à arpenter les rues d'Alger, à croiser l'écrivain en devenir, seul enfant au foyer et vivant parmi des adultes (mère, grand-mère et oncle). J'ai apprécié les aller-retour entre passé et présent qui permettent de s'imprégner lentement de la vie du jeune Jacques. J'ai aimé la description de la mère pauvre et analphabète mais tellement présente, aimante et dépassée par les évènements.
Et bien sûr, j'ai pris soin de détailler les dessins et les couleurs qui servent si admirablement le texte. L'auteur connaît parfaitement et intimement Alger, on plonge avec délice dans l'ambiance des quartiers populaires d'alors. Et surtout, j'ai repris contact avec Camus et je suis bien décidée à relire et à découvrir ses romans.

Roman graphique d'après l'oeuvre d'Albert Camus. Pourquoi ?
Albert Camus préparait une sorte d'épopée (sorte de Guerre et Paix sur les Français en Algérie) quand un platane a surgi devant sa voiture le 4 janvier 1960, mettant fin à son parcours d'écrivain connu et reconnu. le manuscrit du Premier homme a été retrouvé dans la carcasse de la voiture. Mais c'est bien des années après (1994) que sa fille a accepté de faire paraître ce roman inachevé...

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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thisou08
  02 avril 2019
Je lis très peu de BD, je suis donc loin d'être une spécialiste, je préfère le préciser avant de faire mon commentaire.
Quelle magnifique BD, surtout quand on en lit la genèse !
J'ai franchement été bluffée.
Parfois dans un cartouche le personnage vieillit ou rajeunit. C'est surprenant et émouvant.
Ou alors, on le voit vivant, blessé, agonisant, mort, à l'état de squelette. C'est saisissant.
De vrais tableaux, des aquarelles magnifiques parsèment les dessins.
Des surprises visuelles nous attendent presque à chaque page.
Un grand bravo à Jacques Ferrandez qui a su me toucher à ce point.
Cette BD mérite d'être présentée au prochain comité de lecture de la bibliothèque.
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Epictete
  22 avril 2018
Une réussite, une fois de plus.
J'avoue que je ne connaissais pas ce roman posthume d'Albert Camus dont le manuscrit a été trouvé dans sa sacoche après l'accident qui lui a coûté la vie.
Un homme est sur les traces de son père, mort pendant la guerre de 1914. Il y retrouvera son enfance, le pays dans lequel il a été élevé et qu'il aime profondément.
C'est à la fois une fresque autobiographique et une belle description de cette phase de notre histoire que fut la colonisation de l'Algérie et la vie avant la guerre (roman inachevé).
Le graphisme de Fernandez est magnifique et traduit vraiment l'ambiance de ce pays qui n'a laissé personne indifférent.
Prochain objectif : lire la version originale du roman.
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critiques presse (4)
Culturebox   14 décembre 2017
Une belle adaptation, qui plonge dans l'Algérie d'avant la guerre et dans l'enfance d'un monument de la littérature française, Albert Camus. Une histoire que Jacques Ferrandez avait toutes les raisons de vouloir adapter.
Lire la critique sur le site : Culturebox
BoDoi   19 octobre 2017
Les souvenirs d’enfance sont touchants, justes. Mais s’il mêle adroitement passé et présent, on peut regretter un côté un peu figé du récit, abreuvé par la plume tourmentée de Camus, ainsi que par un manque d’expressivité des personnages principaux.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   03 octobre 2017
La force d’une œuvre malheureusement restée embryonnaire, la beauté des illustrations d’un bédéiste en pleine possession de ses moyens, Le premier homme ne laissera personne de marbre.
Lire la critique sur le site : BDGest
Culturebox   25 septembre 2017
Jacques Ferrandez avait déjà adapté "L'étranger" et "L'hôte", il publie cette fois "Le Premier homme", ce roman inachevé d'Albert Camus qui raconte l'enfance de Jacques Cormery (Camus lui-même) en Algérie.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   05 octobre 2017
Tout se passait en France, où les Allemands étaient entrés sans prévenir, et où les troupes d'Afrique [avaient été] transportées aussi vite que l'on pouvait, dans une région mystérieuse dont on parlait, la Marne.
On n'avait pas eu le temps de leur trouver des casques. Le soleil n'était pas assez fort pour tuer les couleurs, comme en Algérie...
Si bien que les vagues d'Algériens, arabes et français, vêtus de tons éclatants et pimpants, coiffés de chapeaux de paille, cibles rouges et bleues qu'on pouvait apercevoir à des centaines de mètres, montaient au feu, étaient détruits par paquets.
Et commençaient d'engraisser un territoire étroit sur lequel pendant quatre ans des hommes venus du monde entier, tapis dans des tanières de boue, s'accrocheraient mètre par mètre sous un ciel hérissé d'obus éclairants, d'obus miaulant, pendant que tonitruaient les grands barrages qui annonçaient les vains assauts.
Mais pour le moment, il n'y avait pas de tanière, seulement les troupes d'Afrique qui fondaient sous le feu comme des poupées de cire multicolores, et chaque jour des centaines d'orphelins naissaient dans tous les coins d'Algérie, arabes et français, fils et filles sans pères qui devraient ensuite apprendre à vivre sans leçon et sans héritage...
("Le père, sa mort, la guerre", page 55)
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thisou08thisou08   30 mars 2019
On n'avait pas eu le temps de leur trouver des casques, le soleil n'était pas assez fort pour tuer les couleurs, comme en Algérie.
Si bien que les vagues d'Algériens arabes et français, vêtus de tons éclatants et pimpants, coiffés de chapeaux de paille, cibles rouges et bleues qu'on pouvait apercevoir à des centaines de mètres montaient au feu, étaient détruits par paquets.
Et commençaient d'engraisser un territoire étroit sur lequel pendant quatre ans des hommes venus du monde entier, tapis dans des tanières de boue, s'accrocheraient mètre par mètre sous un ciel hérissé d'obus éclairants, d'obus miaulant pendant que tonitruaient les grands barrages qui annonçaient les vains assauts.
Mais pour le moment, il n'y avait pas de tanière, seulement les troupes d'Afrique qui fondaient sous le feu comme des poupées de cire multicolores et chaque jour des centaines d'orphelins naissaient dans tous les coins d'Algérie, arabes et français, fils et filles sans pères qui devraient ensuite apprendre à vivre sans leçon et sans héritage...
P55
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oranoran   31 mai 2017
Tout au long des arcades, les boutiques de commerçants se succédaient, marchands de tissus en gros dont les façades étaient peintes de tons sombres et dont les piles de tissu clair reluisaient doucement dans l'ombre, épiceries qui sentaient le girofle et le café, petites échoppes où les marchands arabes vendaient des pâtisseries ruisselantes d'huile et de miel, cafés obscurs et profonds où les percolateurs fusaient à cette heure-là (tandis que le soir, éclairés de lampes crues, ils étaient remplis de bruit et de voix, tout un peuple d'homme piétinant la sciure répandue sur le parquet et se pressant devant le comptoir chargé de verres remplis de liquide opalescent et de petites soucoupes pleines de lupins, d'anchois, de céleris coupés en morceaux, d'olives, de frites et de cacahuètes) (...)
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oranoran   31 mai 2017
Il y avait aussi, sur le même trottoir, une petite boutique de beignets arabes qui était en vérité un réduit ou trois hommes auraient tenu à peine. Sur l'un des côtés du réduit, on avait creusé un foyer, dont le pourtour était garni de faïences bleues et blanches et sur lequel chantait une énorme bassine d'huile bouillante. Devant le foyer, se tenait, assis en tailleur, un étrange personnage en culottes arabes, le torse à demi nu aux jours et aux heures de chaleur, vêtu les autres jours d'une veste européenne fermée dans le haut des revers par une épingle à nourrice, qui ressemblait, avec sa tête rasée, son visage maigre et sa bouche édentée, à un Gandhi privé de lunettes, et qui, un écumoire d'émail rouge à la main, surveillait la cuisson des beignets ronds qui rissolaient dans l'huile . Quand un beignet était à point, c'est-à-dire lorsque le pourtour était doré tandis que la pâte extrêmement fine du milieu devenait à la fois translucide et craquante (comme une frite transparente), il passait sa louche avec précaution sous le beignet et le tirait prestement hors de l'huile, le faisait ensuite égoutter au-dessus de la bassine en secouant trois ou quatre fois la louche , puis il le posait devant lui sur un étal protégé par une vitre et fait d'étagères percées de trous sur lesquelles étaient déjà alignées, d'un côté les petites baguettes des beignets au miel déjà préparées, et de l'autre, plats et ronds les beignets à l'huile.
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oranoran   01 octobre 2017
Dans cette obscurité en lui prenait naissance cette ardeur affamée, cette folie de vivre qui l'avait toujours habité rendant simplement plus amer le sentiment soudain terrible que le temps de la jeunesse s'enfuyait, telle cette femme qu'il avait aimée. Ah oui, il l'avait aimée dun grand amour, de tout le cour, le corps aussi. Oui, le désir était royal avec elle, et le monde quand il se retirait d'elle avec un grand cri muet au moment de la jouissance, retrouvait son ordre brûlant. Et, il l'avait aimée à cause de sa beauté et de cette folie de vivre généreuse et désespérée, qui était la sienne et qui lui faisait refuser, refuser que le temps puisse passer.
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