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EAN : 9782072871092
176 pages
Éditeur : Gallimard (07/11/2019)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 20 notes)
Résumé :
« Je ne m'étais jamais mise auparavant dans les conditions d'écrire par obligation » confie Elena Ferrante en ouverture de ce recueil.

À travers ces cinquante et une chroniques, originellement publiées de façon hebdomadaire dans le Guardian tout au long de l'année 2018, l'auteure nous révèle beaucoup de sa personnalité. L'écriture sous contrainte devient l'occasion d'une créativité nouvelle laissant beaucoup de place à l'intuition. Au hasard de thème... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Lexx54000
  06 mars 2020
Du 20 janvier 2018 au 15 janvier 2019, Elena Ferrante publie une chronique hebdomadaire dans "The Guardian". Les chroniques sont retranscrites et traduites brillamment par Elsa Damien dans ce très petit ouvrage "Chroniques du hasard" et illustré avec élégance par Andrea Ucini.
Qui ne connaît pas Elena Ferrante ? L'auteure d'une oeuvre de fiction parmi les plus singulières et marquantes de la littérature actuelle. Mais qui est vraiment cette auteure tellement adulée mais jamais découverte.
Chaque chronique mène à réfléchir sur un thème : la maternité, le cinéma, la politique italienne et internationale, les amies, les filles, les stéréotypes, la jalousie.. A travers les mots de l'auteure, on sent une joie de vivre, un enthousiasme grandissant, une femme actuelle ancrée dans son temps.
"Chroniques du hasard" s'interroge et donne des pistes de réflexion sur le monde qui nous entoure. Un vrai plaisir de lire mais surtout de découvrir un peu plus cette auteure, Elena Ferrante qui s'ouvre au fil des chroniques tout en gardant sa part de mystère.
A travers les chroniques publiées, on apprend a découvrir Elena Ferrante et c'est grisant. Elena Ferrante est réellement une écrivaine libre, féministe, d'une grande intelligence. Une auteure avec qui on s'imagine parler pendant des heures de tout et de rien avec une certaine décontraction.
Un recueil a lire d'une traite, ou au compte-gouttes, à offrir où à avoir dans sa bibliothèque, en imaginant qui pourrait être cette femme qu'aujourd'hui tellement connait grâce à l'Amie Prodigieuse. Puis, en regardant les magnifiques et très réussies illustrations de chaque chronique par Andrea Ucini.
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cathulu
  10 novembre 2019
Finesse, précision, intelligence sont au rendez-vous de ces chroniques hebdomadaires qu'Elena Ferrante a tenu dans The Guardian en 2018 et qui sont ici élégamment traduites par Elsa Damien.
Qu'elle évoque son rapport à la maternité, à sa propre mère, aux autres femmes,  l'écriture, le cinéma, la politique italienne, les plantes, l'auteure de l'Amie prodigieuse, est toujours enthousiasmante.
On devine chez elle une belle énergie, qu'elle a su maîtriser, et ce qu'elle peut révéler de personnel, elle si jalouse de son identité, a ici toujours valeur d'universel.
La chronique intitulée Nationalité linguistique ravira les amoureux des mots et en particulier les traducteurs et traductrices qui pour elle sont "des héros".
Qu'elle fustige les points d'exclamation car "Dans l'écriture au moins, il faudrait éviter de faire comme ces fous qui gouvernent le monde  et qui menacent, trafiquent, traitent et, quand ils gagnent, exultent, en truffant leurs discours de ces minuscules missiles à tête nucléaire qui concluent chacune de leurs misérables phrases." ou évoquent plus trivialement Les Odieuses (les connasses, quoi ), elle suscite toujours l'intérêt et la réflexion.
J'ai parfois pensé à Virginia Woolf ou à Doris Lessing, dont elle partage le féminisme et j'ai été ravie de découvrir cette auteure (dont je n'avais pas réussi à lire le roman précédemment cité ) car elle a suscité chez moi l'"apprentissage voluptueux, [l']apprentissage qui nous modifie de façon intime et même dramatique, sous le choc de paroles aussi lucides que passionnées."
Le tout est présenté de manière raffinée et illustré de manière à la fois élégante et suggestive par Andrea Ucini, ce qui fait de cet objet un cadeau idéal à glisser sous le sapin. mais,en attendant, il file sur l'étagère des indispensables.
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MonCharivariLitteraire
  24 mai 2020
Déception.
après avoir beaucoup entendu parlé du talent d'Elena Ferrante, je ne peux que avouer ma déception face à ce livre.
Il réuni les chroniques qu'elle a écrites pendant un an pour the Guardian. L'écriture de chroniques est un exercice spécifique, très différent de l'écriture d'un roman. ce livre en est le témoignage. En effet, je ne l'ai trouvé ni très intéressant, ni très bien écrit. Je m'attendais à tellement de cet auteur.
Dans le cadre de l'exercice la rédaction devait lui donné un thème pour chaque article et elle devait écrire sur ce sujet. Les sujets ont été très différents: on peut trouver: première fois, tenir un journal intime, les odieuses, tremblement, végétation. Sur chaque sujet elle devait écrire une page et demi. La plupart du temps elle exprime son expérience ou son opinion. Mais j'avoue n'avoir pas trouvé d'originalité dans ses idées, son propos ou sa manière de les présenter. je suis désolée d'être aussi sévère car nul doute qu'elle a beaucoup de talent. Je pense surtout que l'exercice ne correspond pas à sa manière d"écrire. Cependant, il me semble aussi important de noté que j'ai trouvé que ces textes gagnaient en qualité à la fin de l'exercice (ils sont datés). En outre, on ne peut pas avoir d'affinité avec tous les sujets
En revanche je voudrais mentionné avoir beaucoup apprécier les illustrations à chaque tête de chronique. Elles étaient toujours justes et belles. Bravo à Andrea Ucini.
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cookiejar
  11 octobre 2020
Je vais reprendre l'expression si bien dite de LiliLee : j'ai décroché plusieurs fois de sa pensée. Je devais relire pour comprendre le sens d'un paragraphe (surtout le premier tier du livre). Je me suis reconnue dans plusieurs de ses chroniques. Et que dire des MAGNIFIQUES illustrations d'Andrea Ucini. Un recueil qu'on peut laisser sur la table de chevet afin de découvrir une petite histoire de vie à chaque soir.
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LiliLee
  14 février 2020
Je suis tombée par hasard (c'est le cas de le dire) sur ce petit ouvrage qui m'a attirée tout de suite, de part son titre, mais aussi son auteure. J'ai dévoré la saga de l'amie prodigieuse et lorsque j'ai feuilleté ce recueil et vu qu'il s'agissait de chroniques publiées dans un journal par Elena Ferrante, je n'ai fait ni une ni deux, je l'ai acheté. Au cours de ces textes courts, on en apprend "un peu" plus sur cette auteure qu a su garder le mystère autour d'elle même si elle se livre peu. Elle s'interroge et donne des pistes de réflexion sur des thèmes liés à l'écriture ou à la condition des femmes notamment. J'ai pris plaisir à la lire, une fois de plus, même si parfois, je décroche un peu du fil de sa pensée.
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Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   27 décembre 2019
Voilà quelques notes prudentes sur les points de suspension. Ils sont agréables. Ils font penser à ces pierres qui affleurent à la surface de l’eau, et sur lesquelles
on éprouve le plaisir hasardeux de sauter pour traverser une rivière sans se mouiller.
Aujourd’hui, en particulier dans la communication électronique, ils ont un tel pouvoir de suggestion que les trois points canoniques ne suffisent plus et qu’on en met quatre, cinq, voire six d’affilée : « Je suis là… je souffre… je me demande où tu es…. je
pense à toi…… j’aimerais te voir mais…… » Certes, ils sont très expressifs et peuvent signifier beaucoup de choses : anxiété, gêne, timidité, incertitude, la malice qu’il y a à dire et à ne pas dire, un moment où on s’apprêtait à dépasser les bornes avant de renoncer, et aussi, simplement, le désir de prendre son temps.
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rkhettaouirkhettaoui   27 décembre 2019
Ma mère était très belle et très douée,comme toutes les mères, et c’est pour cela que je l’ai aimée et détestée. J’ai commencé
à la détester vers dix ans, peut-être parce que je l’aimais tellement que l’idée de
la perdre me faisait vivre dans un état d’anxiété permanent et que, pour m’apaiser, j’étais obligée de la rabaisser. Parfois, j’avais l’impression que si elle était aussi belle et géniale, c’était juste pour que tout le monde me voie stupide et laide. Je n’arrivais pas à avoir une idée à moi, je n’avais en tête que ses idées à elle. Je me suis sentie opprimée, tourmentée par son obsession de l’ordre, par ses goûts rétrogrades
qui étouffaient les miens, par ses notions du juste et de l’injuste. Pendant longtemps,cesser de l’aimer m’a semblé être la seule façon de parvenir à m’aimer moi-même ou,plus exactement, la seule façon d’avoir un « moi » à aimer. Par conséquent, j’ai bientôt mis, entre son corps et le mien, quantité d’autres corps, des corps qui me permettaientd’être la chef, de me disputer, de faire l’amour, de me montrer sage ou insensée.
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rkhettaouirkhettaoui   27 décembre 2019
L’écriture déborde de points d’exclamation. Dans des textos, des messages sur WhatsApp ou des courriels, il m’est arrivé d’en compter jusqu’à cinq d’affilée. Je me dis parfois qu’ils ne sont pas le signe d’une exubérance sentimentale mais, au contraire, d’une faible confiance dans la communication écrite. On craint que l’écriture nous trahisse et donne de nous l’image de quelqu’un d’insensible. J’ai pu trouver dans certaines traductions de mes livres, dans lesquels je me garde bien d’avoir recours aux points d’exclamation, une profusion inattendue de ce signe, comme si le traducteur avait jugé ma page pauvre en sentiments et s’était livré, pour mon bien et pour celui du lecteur, à une entreprise de reboisement. Il est probable que mes lignes manquent de passion, je ne l’exclus pas. Comme il est probable que, là où pour quelque raison, elles prennent un ton enfiévré, mon lecteur soit heureux se retrouver face à un signal qui l’autorise à s’enflammer à son tour.
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rkhettaouirkhettaoui   27 décembre 2019
Ça ne m’intéresse pas d’écrire ce qui n’a jamais été écrit. Ce qui m’intéresse, c’est l’ordinaire ou, plus exactement, ce que nous maintenons enfermé sous les apparences de l’ordinaire, afin d’avoir la paix. Ce qui m’intéresse, c’est fouiller, mettre du désordre et ne rien passer sous silence. Je sais qu’ainsi je finis par écrire des histoires qui peuvent agacer et, par le passé, j’en ai éprouvé
du regret. J’aime les récits que je décide de publier, j’ai de l’affection pour les personnages que j’ai construits, et cela me fait de la peine quand on me dit : « Tu
aurais dû t’interrompre, mais non, tu as insisté, tu vas toujours trop loin s'il te plaît, arrête ! » Et ne parlons pas de ceux qui me mettent en garde : « L’héroïne d’une histoire doit être sympathique, il ne faut pas qu’elle manifeste de sentiments
horribles ou fasse des choses affreuses. » Il m’est même arrivé, une fois, de me voir refuser la publication d’un de mes livres, déjà traduit et prêt pour l’impression, sous prétexte, m’a-t-on dit, qu’il pouvait exercer une mauvaise influence sur les mères. C’est possible. On ne sait jamais vraiment l’effet produit que nous écrivons. Et si l’on se trompe, les lectrices et les lecteurs ont le droit de punir l’écrivain en cessant de lire ses œuvres. Mais je reste persuadée que, lorsque nous nous assignons, plus ou moins arbitrairement, le devoir de raconter quelque chose, nous ne devons pas nous soucier de la sérénité de ceux qui nous liront, mais seulement
de construire des fictions qui aident à regarder, sans trop de filtres, la condition humaine
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rkhettaouirkhettaoui   26 décembre 2019
Je n’arrive pas à tracer une ligne de séparation entre histoires vraies et histoires fictionnelles. J’envisage, par exemple, un récit dans lequel moi-même, à quarante-huit ans, un hiver, dans une maison de campagne déserte, je me retrouve enfermée dans la cabine de douche, je ne parviens pas à fermer le robinet, et il n’y a plus d’eau chaude.
Est-ce que cela s’est vraiment produit ? Non. Est-ce arrivé à quelqu’un que je connais ?
Oui. Cette personne avait-elle quarante-huit ans ? Non. Alors, pourquoi est-ce que je construis un récit à la première personne, comme si cela m’était arrivé ? Pourquoi dis-je que c’était l’hiver alors que c’était l’été ? Pourquoi est-ce que je raconte que l’eau chaude était épuisée alors qu’il y en avait encore ?
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Avec l'ami Gilbert Chevalier de Franceinfo, de modestes conseils de lecture... Avec lalibrairie.com et LIBREST - "Mauvaise graine", Nicolas Jaillet Ziziquettes, La manufacture de livres - "Croc fendu", Tanya Tagaq, Éditions Christian Bourgois - "Le cafard", Ian McEwan, Gallimard - "La vie mensongère des adultes", Elena Ferrante, Gallimard
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Elena Ferrante est le pseudonyme de Erri De Luca, le véritable auteur des romans.

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