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ISBN : 2072693144
Éditeur : Gallimard (03/01/2017)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 624 notes)
Résumé :
Naples, années soixante. Le soir de son mariage, Lila comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qui règnent sur le quartier et qu’elle déteste depuis son plus jeune âge. Pour Lila Cerullo, née pauvre et devenue riche en épousant l’épicier, c’est le début d’une période trouble : elle méprise son époux, refuse qu’il la touche, mais est obligée de céder. Elle travaille désormais dans la nouvelle boutique de sa belle-fami... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (119) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
18 mai 2016
Acquis et entamé sans délais après avoir été séduite par l'excellent récit de l'enfance de ces deux petite napolitaines, unies par une amitié sulfureuse, faite d'admiration et de cruauté, de bienveillance et de rancoeur, dans un milieu brut de décoffrage, à Naples dans les années 50.
Le chemin des deux jeunes filles bifurque, Lila travaille dans l'échoppe de son père, tandis qu'Eléna poursuit ses études. L'enjeu est important pour la collégienne, qui avance sur une corde de funambule toujours plus à distance de ses racines (il y a d'ailleurs clairement une Annie Ernaux qui sommeille en Elena, qui ne trouve plus sa place, ni parmi ses compagnons de bachotage ni dans sa famille).
Les histoires de coeur s'intriquent avec les conflits où l'honneur bafoue la raison : la camorra règne sur le quartier, et les provocations et lutte de pouvoir aboutissent à des unions où l'amour est accessoire. C'est ainsi qu'à seize ans, Lila se marie avec Stéfano, qui fricote avec les mafieux de quartier. Il ne faudra pas plus d'un soir de noce pour que l'union soit vouée à l'échec. La jeune femme semble particulèrement instable, perdue. son intelligence et ses capacités d'écriture sont de vagues souvenirs. Et seule Eléna se rend compte du gâchis.
Elena qui brille par ses aptitudes et qui met un point d'honneur à être la meilleure. Elena qui ne trouve moche, moins intelligente que son amie, mais qui avec obstination franchit les obstacles qui se dressent sur son chemin. L'amour n'est pas au rendez-vous : les flirts se succèdent plus pas convention et désir de conformité que par passion.
La violence est encore là, bien présente au coeur des mots : violence des sentiments, coups faciles (c'est la norme pour les femmes d'être corrigées au gré de l'humeur et de l'alcoolémie de leur conjoint).
Le récit est superbement construit, les événements qui font progresser la narration se succèdent tout en intégrant une fine analyse des sentiments et émotions de la jeune étudiante, lancée dans un courant dont elle ne peut apprécier les fluctuances et les dangers. Les cinq cents et quelques pages défilent sans effort.

Le chemin est encore long pour arriver à la scène qui inaugure la saga, mais augure encore de nombreuses surprises et de longues heures de bonheur à découvrir le parcours des deux femmes

Challenge Pavés 2015-2016

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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michfred
10 janvier 2016
Lila-Lenù, deuxième manche! A ma droite Lila, la casse-couilles flamboyante; à ma gauche, Lenù, l'intellectuelle cauteleuse... arbitrage difficile et combat acharné..
Je ne vous parlerai plus de balançoire, comme dans le tome 1..mais d'une lutte âpre pour vivre- ou survivre- pour arriver- ou pour exister.
Ni sans toi, ni avec toi semble être la devise des deux lutteuses...
J'ai dévoré d'une traite le tome 2 de l'Amie prodigieuse!, fraîchement paru en français.
Pas déçue du match, et même un peu sonnée..
.
Voici nos deux amies aux prises avec la vie d'adulte: le mariage, l'amour, les enfants, la réussite sociale, l'accomplissement personnel...
Dit comme cela , cela paraît d'un convenu accablant et le pire des romans à l'eau de rose pourrait entrer dans ce schéma...
Ce serait mal connaître Elena Ferrante: elle déchaîne une tornade de sentiments, d'injures, de cris, de coups qui se mêle incongrûment à une analyse raffinée, distanciée- parfois complètement tordue- des êtres et de leurs motivations secrètes. Elle braque un regard de plus en plus décapant sur la société italienne des années soixante qui paraissaient si prometteuses de lendemains qui chantent..-et spécifiquement sur les femmes des classes populaires napolitaines, pauvres et débordantes d'énergie, prises entre les mirages du mariage et ceux de l'émancipation culturelle.
Tout démarre en fanfare!
Argent, confort, commerce florissant :le mariage de Lila avec Stefano l'épicier semble la couronner reine du quartier tandis que Lenù, pauvre, besogneuse, appliquée à ses études, trime dans l'ombre. Mais ne dit-on pas: la mariée est trop belle?
Une parenthèse enchantée- des vacances "de luxe" à Ischia, au bord de la mer- jette soudain la lumière crue du soleil d'été sur cette mascarade.
Tout vole en éclats. Tout se détériore: la vie de l'une, celle de l'autre et même celle de tous les très jeunes couples qui les entourent..
Lila la belle, l'insolente fait l'épreuve de la passion, de l'abandon, de l'humiliation, de la chute mais sans jamais se départir de sa morgue flamboyante.
Lenù, la moche, la boutonneuse, la miséreuse, réussit à sortir de l'ombre, à séduire,à conquérir la reconnaissance sociale mais sans jamais se départir d'un sentiment d'illégitimité qui mine même ses plus grandes réussites.
Lenù c'est Pinocchio: elle n'est que la marionnette de la Fée Bleue - c'est , étonnamment , le nom du petit conte que Lila, enfant, avait écrit et illustré avec l'imagination et le talent de la petite fille surdouée qu'elle était.
Comme Pinocchio essaie de devenir un vrai petit garçon de chair et d'os, Lenù essaie de devenir une vraie petite intellectuelle à la culture solide. Elle s'évertue louablement, toute tendue vers son idéal: intégrer cette bourgeoisie cultivée des grandes villes, cette classe dominante biberonnée à la culture et qui n'a pas à faire le moindre effort pour être crédible.
Mais tous ses efforts, c'est à un sort magique jeté par la Fée Bleue, dans sa petite enfance, qu'elle les doit. C'est Lila , même déchue, même avilie, même malheureuse qui a jeté en elle cette énergie, c'est d'elle qu'elle la détient, c'est elle qui à tout moment de sa vie, elle le sait pour l'avoir vécu plus d'une fois, peut tout lui reprendre...d'un coup de dés ou d'un coup de gueule..
Le génie de Ferrante, c'est de lier indissolublement le destin de ces deux jeunes femmes que tout oppose pourtant.
Même l'écriture du roman semble tirer sa substance de leur lutte fratricide et de leur amitié indéfectible: quand elles sont trop éloignées l'une de l'autre, les péripéties romanesques deviennent mécaniques, répétitives ou sans grand intérêt.
Même phénomène pour les personnages: si les hommes ont plus de relief, d'individualité, bizarrement, les autres figures féminines -Carmen, Pinuccia, Ada,Marisa, Gigliola... - perdent leurs contours et paraissent un peu interchangeables , devant ces deux dévoreuses d'identité, Lila et Lenù.
La fougue d'Elena Ferrante passe aussi dans son art des ruptures: comme le tome 1, qui s'arrêtait sur l'entrée provocante, au mariage de Lila, des deux frères Solara, les maffieux du quartier, le tome 2 lui aussi s'achève sur une rencontre inattendue et éprouvante...de quoi mettre nos nerfs à rude épreuve car les tomes 3 et 4 ne sont pas encore traduits en français!
Je crois que je vais risquer la VO, ce sera trop long d'attendre la suite de ce thriller féministe et trop frustrant de quitter des yeux cette chronique haute en couleurs!
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marina53
20 mars 2017
Tandis que Lila convole en justes noces avec Stefano, Elena, l'intellectuelle, continue ses études. L'amitié entre ces deux jeunes femmes est mise à rude épreuve d'autant plus que les études d'Elena l'emmènent vers Pise. Lila, quant à elle, trahie par son mari Stefano, déchante bien vite le lendemain des noces. Obligée de se donner à cet homme qu'elle méprise dorénavant. Subissant les coups et la violence. Qu'importe, en épousant ce riche épicier, associé aux mafieux Solara, elle compte plus que jamais profiter de son nouveau statut...
L'on retrouve avec plaisir Elena et Lila, ces deux amies d'enfance à la fois attachantes et agaçantes. Deux amies nées au même moment dans ce quartier pauvre de Naples. Lila, la fonceuse, la brune ténébreuse, arrogante et insolente. Elena, la blonde, calme, angoissée et réfléchie. Une amitié fragile, faite d'amour et de désamour, d'illusions, de rancoeurs, de jalousies mais aussi d'admiration. Elena Ferrante nous offre un deuxième volet tout aussi passionnant que le premier, un roman en forme de parenthèse enchantée. L'auteur décrit avec précision, d'une part, cette Italie des années 60 qui nous plonge immédiatement dans une ambiance retro délectable, d'autre part, les sentiments, les sensations et les pensées des deux jeunes femmes, désireuses de vivre comme bon leur semble, d'échapper à leur milieu social. Une saga passionnante, habilement menée, riche et âpre.
Merci pour le prêt, Cécile...
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palamede
03 octobre 2016
Dans cette suite de l'Amie prodigieuse, les deux amies d'enfance, Elena et Lila, connaissent des destins très différents qui les éloignent : alors que Lila se marie à un riche épicier qu'elle méprise, Elena poursuit ses études à Pise. Toutefois, elles se retrouvent pendant un été de vacances à Ischia où elles découvrent qu'elles aiment le même homme, Nino, l'amour de toujours d'Elena. Sans lui pardonner ou lui en vouloir vraiment, une fois encore, Elena s'efface devant la passion et la détermination de son amie.
Autant j'avais trouvé l'enfance et l'adolescence des deux amies interminables, autant leur vie de jeunes adultes et leurs questionnements existentiels m'ont passionnée. Elena Ferrante analyse avec une grande finesse les rapports amicaux, conjugaux, familiaux et sociaux de ses personnages - notamment dans le long passage à Ischia où les tourments et les joies des amours de jeunesse sont décortiqués et sonnent si juste qu'ils sont susceptibles de nous renvoyer à notre propre expérience.
En découvrant la fin de ce brillant roman, dont il me tarde de connaitre la suite, on ne peut s'empêcher de penser qu'il comporte des éléments autobiographiques qui lui donnent ce ton d'authenticité si fort qui est sa qualité remarquable et singulière.
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Annette55
16 janvier 2017
Je ne ferai pas un trop long commentaire, car tout a été dit mais tant pis……… ;
C'est la suite romanesque, addictive, passionnante, percutante, qui incite à une réflexion intense sur cette période du parcours de Lila Cerullo et Elena Greco, des adolescentes inséparables dont les destins vont bifurquer.
Nous traversons avec elles les années 60 à Naples : mafieuse, miséreuse, gangrénée par la Camorra, où le déterminisme social n'est pas un vain mot.
Les deux jeunes filles choisissent un destin bien différent pour tenter d'échapper à la pauvreté des bas quartiers et à la soumission patriarcale.
Lila, provocante, brillante, abandonne l'école pour se marier à un homme riche……
Elena poursuit ses études et rompt avec le passé en quittant Naples.
L'auteur décrit un monde où les filles n'ont guère le choix : soit ressembler à leur mère et subir la violence des hommes, s'épuiser entre l'usine et la cuisine, soit s'échapper et sans cesse craindre de retomber pour toujours dans cet univers familial oppressant, restrictif, appauvrissant qui leur colle à la peau…
Lila se bat, royale, violente parfois, souffre et fonce sans trop réfléchir ….
Elena, traine, sans le vouloir sa culpabilité de classe, cherche à se défaire de son accent et de ses vêtements pour le moins modestes…
A travers des descriptions précises, un style vivant, charnel, à la fois simple et épuré, l'auteur révèle avec une acuité remarquable les jalousies déchirantes, les colères, les non- dits, les violences insensées, les délires sexuels qui confinent au dégoût, les affections et revirements, les abandons et les retrouvailles dans une ville gangrénée, souillée, infiltrée de façon insidieuse par la Camorra !
Cette fiction politique intime, d'une sensibilité époustouflante, ce travail intense sur les sentiments et les tensions au coeur de cette Italie du sud, cette écriture lumineuse ne nous lâchent pas un instant.
Un plaisir infini, pétri d'émotions riches et diverses, une réflexion rare sur une société napolitaine cloisonnée par l'éducation et l'origine sociale oppressantes !
Lila et Elena n'ont pas fini de payer leur dû à une liberté qui vaut de l'or !
Vivement les deux autres tomes !
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Les critiques presse (3)
LeFigaro19 février 2016
Le deuxième tome de la tétralogie de l'écrivain italien (...) il raconte la difficile émancipation de deux amies d'enfance à la fin des années cinquante, à Naples.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Bibliobs03 février 2016
Les orages de la passion semblent s’acharner sur nos deux héroïnes qui illuminent, par leur extraordinaire charisme, cette saga aux divines couleurs de l’Italie.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama13 janvier 2016
A travers ses descriptions précises, et grâce à son écriture charnelle, l'auteur révèle les affections et les jalousies déchirantes, les désirs sexuels qui virent au dégoût, le besoin constant d'échapper au quotidien.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
talou61talou6120 mai 2017
Une nuit à Cordenons, alors qu'il était de garde, il s'était rappelé un jeu que son défunt père faisait autrefois avec lui lorsqu'il était petit garçon : il dessinait avec un stylo des yeux et des bouches sur les cinq doigts de sa main gauche, et puis ils les faisait bouger et parler comme si c'étaient des personnages. Ce jeu était tellement merveilleux qu'à son souvenir, Antonio avait eu les larmes aux yeux.
+ Lire la suite
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canelcanel21 septembre 2016
« Ce n'était qu'une question d'argent, Lila. Maintenant tout a changé, tu es beaucoup plus belle que la jeune fille en vert. »
Mais je pensai : ce n'est pas vrai, je te raconte des mensonges. Dans l'inégalité il y avait quelque chose de beaucoup plus pervers, et maintenant je le savais. Quelque chose qui agissait en profondeur et allait chercher bien au-delà de l'argent. Ni la caisse des deux épiceries ni même celle de la fabrique ou du magasin de chaussures ne suffisaient à dissimuler notre origine. [...] Ça, moi je l'avais compris, et il y avait donc enfin quelque chose que je savais mieux qu'elle : je ne l'avais pas appris dans ces rues mais devant le lycée, en regardant la jeune fille qui venait chercher Nino. Elle nous était supérieure, comme ça, sans le vouloir. Et c'est ce qui était insupportable.
(p. 147-148)
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alainmartinezalainmartinez27 février 2017
« Lina, io ti voglio bene da quando eravamo piccoli. Non te l'ho mai detto perché sei molto bella e molto intelligente, io invece sono basso, brutto e non valgo niente. Adesso tu torni da tuo marito. Non so perché l'hai lasciato e non lo voglio sapere. So solo che qui non puoi stare, non ti meriti di vivere nella monnezza. Ti accompagno fin sotto il portone e aspetto: se lui ti tratta male, vengo su e l'ammazzo. Ma non lo farà, anzi sarà contento che sei tornata. Pero facciamo un patto: nel caso che con tuo marito non trovi un accordo, io ti ho riportata da lui e io ti vengo a riprendere. Va bene?».

« Lina, je t’aime depuis que nous sommes petits. Je ne te l’ai jamais dit parce que tu es très belle et très intelligente, alors que moi je suis petit et moche et je ne vaux rien. Maintenant, tu vas rentrer chez ton mari. Je ne sais pas pourquoi tu l’as quitté et je ne veux pas le savoir. Je sais juste que tu ne peux pas rester ici, tu ne mérites pas de vivre dans une poubelle. Je t’accompagne jusqu’en bas de chez toi et j’attends : s’il te traite mal, je monte et je le tue. Mais il ne le fera pas, au contraire il se réjouira de ton retour. Mais nous, nous faisons un pacte : si jamais les choses ne s’arrangent pas avec ton mari, c’est moi qui t’ai ramenée à lui et c’est moi qui viendrai te rechercher. D’accord ? »
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alainmartinezalainmartinez19 février 2017
I maschi ti inseriscono il loro coso e diventi una scatola di carne con un pupazzo vivo dentro. Ce l'ho, sta qui e mi fa ribrezzo. Vomito di continuo, e la mia stessa pancia che non lo sopporta. Lo so che devo pensare cose belle, lo so che me ne devo fare una ragione, ma non ci riesco, ragioni non ne vedo e nemmeno bellezza. Oltre al fatto, aggiunse, che sento di non essere capace coi bambini. Tu si, basta vedere come ti prendi cura delle figlie della cartolaia. Io no, non sono nata con questa disposizione.

Les hommes te mettent leur truc à l’intérieur et tu deviens une boîte de chair avec une poupée vivante dans le ventre. Maintenant j’en ai une, elle est là et elle me fait horreur. Je vomis sans arrêt, mon ventre lui-même ne la supporte pas. Je sais bien que je devrais penser aux bons côtés et me faire une raison, mais je n’y arrive pas, je ne vois aucune raison ni aucun bon côté. Et puis, ajouta-t-elle, je sens que je ne sais pas y faire avec les enfants. Toi si, il suffit de voir comment tu t’occupes des filles de la papetière. Mais pas moi, je ne suis pas née avec cette disposition.
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canelcanel19 septembre 2016
[un jeune marié à son épouse]
- Moi aussi il me dégoûte, Marcello, et quand son regard t'effleure, ou quand je pense aux trucs qu'il a racontés sur toi, j'ai envie de lui coller un couteau dans le ventre. Mais si j'ai besoin de lui pour gagner de l'argent, alors il devient mon meilleur copain. Et tu sais pourquoi ? Parce que si je gagne pas d'argent, cette voiture on l'a plus, cette robe je peux plus te l'acheter, après on perd la maison avec tout ce qu'il y a dedans et pour finir, tu peux plus faire ta bourgeoise et nos enfants grandiront comme des enfants de miséreux. Donc t'as pas intérêt à répéter ce que tu m'as dit ce soir, autrement ta jolie figure, j'en fais un tel massacre que tu pourras plus sortir de chez toi. On s'est compris ? Réponds !
(p. 40)
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Elena Ferrante est le pseudonyme de Erri De Luca, le véritable auteur des romans.

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