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Critiques sur Les Jours de mon abandon (39)
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michfred
06 février 2016
Ouf! J'abandonne enfin Les jours de mon abandon..

Une lecture marquante, une écriture magistrale- mais une épreuve, une véritable souffrance- physique- jusqu'à la nausée, jusqu'au malaise...

A priori, rien que de très banal: le récit à la première personne d'une "femme rompue", Olga, mère de deux jeunes enfants, quittée, après quinze ans de mariage, par un mari attentionné et brillant qui soudain la rejette pour aller vivre avec une jeune femme de vingt ans. Olga se retrouve à Turin, elle, la méridionale, avec ses deux enfants et Otto, le chien-loup, livrée à sa douleur, à sa colère, à sa folie...

Le récit est tout de suite étrange: l'écriture, soignée, au "passato remoto", avec incises distinguées par leurs inversions du sujet (type "pensai-je, m'aperçus-je") , est comme percutée de l'intérieur par des éclats de folie, de brusques accès d'obscénités, de violentes bouffées d'odeurs , des agressions sonores et verbales.

Le monde d'Olga se fissure comme sa raison: les serrures se rebellent, les fourmis grouillent, les enfants vomissent, les chiens s'empoisonnent, les téléphones se cassent, les amis fuient..

Les comparaisons, les images elles aussi décrochent, et on sent la langue, comme la narratrice, gagnée progressivement par une déréliction inquiétante, dangereuse.

Les objets sont eux aussi détournés de leur fonction: une pince à linge sur un bras, un coupe-papier dans un genou servent -follement- à tenter de reprendre pied dans la réalité, un marteau à appeler au secours, un permis de conduire à assouvir sa frustration sexuelle...

Dans ce huis-clos de folie, les deux enfants errent, pas rassurés, le chien, lui , agonise, et le voisin- mélancolique silhouette à la Giacometti, prolongée par l'ombre de son violoncelle- devient de plus en plus proche, alerté, inquiet..

Nous aussi.

Je ressentais un tel malaise en lisant que j'ai dû m'arrêter plus d'une fois, et faire quelques incursions dépaysantes dans des univers moins entropiques...mais j'y revenais toujours, aimantée par cette écriture étonnante, cette façon si sombrement originale d'entrer à vif dans la douleur d'une femme.

Le récit est très bien composé: lente montée, par paliers, d'une vertigineuse angoisse, qui culmine lors d une nuit caniculaire de ferragosto, interminable et proprement atroce, puis lentement, comme un plongeur remonte des fonds, on décompresse, la normalité reprend ses droits, la rationalité aussi, le chagrin s'apaise, les gens se réhumanisent, les gestes se contrôlent, les objets reprennent leur place sur les étagères...La crise est passée...

Mais on sort proprement essoré de cette expérience : on a le sentiment d'avoir accompli un voyage "fantastique" -au sens que lui donne Todorov- non seulement dans l' âme d'une femme blessée mais aussi dans le quotidien halluciné de son appartement , tout peuplé de ses hantises -ah, cette "poveretta" napolitaine qui revient tel un fantôme, un alter ego..

Quand la vie, comme on dit, reprend ses droits, on se pince, nous aussi, et on se donnerait même une légère estocade de coupe-papier pour s'assurer que le cauchemar est bien fini...
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Kittiwake
20 juillet 2017
Lorsque le roc sur lequel vous pensez avoir édifier votre vie se révèle mouvant comme un sable humide, il est difficile de ne pas s'enliser dans la folie.
C'est ce que nous confie Olga, la quarantaine , deux beaux enfants et un mari parfait…Quinze années de certitudes et d'oeillères vont malgré tout s'envoler comme une brume du matin poussée par le vent.
Le récit est d'une efficacité remarquable. La langue est soignée mais aussi parfaitement imagée pour rendre compte de la lente plongée vers l'aliénation , que la présence des enfants, témoins, acteurs, thérapeutes, rend encore plus angoissante. On n'ose pas imaginer les conséquences psychiques d'un tel épisode sur de jeunes âmes , fussent-elles bien matures pour leur âge .
Il ne s'agit pas seulement de ruminations ou de délires conceptuels. Olga se bat avec la réalité dans toute sa trivialité : ce qui fut son quotidien d'épouse accomplie devient une trame d'un cauchemar nauséabond.
Si le propos est bien éloigné de ce que l'on a connu dans la saga à succès d'Elena Ferrante, on retrouve la force attribuée à la narratrice , même s'il s'agit d'une force négative. Pas de demi-teinte, pas de mièvrerie, Olga est un personnage marquant, attachant et violent.

C'est tout le talent de l'auteur que de faire d'une banale histoire de l'échec d'un mariage, un quasi-thriller .
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Cricri124
08 janvier 2017
"Était-il possible que Mario me quittât ainsi, sans préavis ? Il me paraissait invraisemblable que, de but en blanc, il se désintéressât de ma vie comme d'une plante arrosée depuis des années qu'on laisserait soudainement mourir sous la canicule. Je ne parvenais pas à concevoir qu'il eût décidé unilatéralement de ne plus me devoir d'attention."

Quand son mari la quitte après 15 ans de vie commune, commence alors pour Olga, la narratrice, une lente mais vertigineuse descente aux enfers. Elle, la femme posée, calme, polie change du tout au tout. Elle devient négligée, violente, ordurière, confond ses pensées et la réalité. Elle ne parvient pas à faire face au sentiment d'abandon suscité par cette rupture, et perd ses repères et son identité. Elle s'enlise dans des interrogations, des incompréhensions, qui flirtent de plus en plus dangereusement avec la folie, ses 2 enfants et son chien dans son sillage. Nous ne pouvons que l'observer sombrer, perdre pied, lutter maladroitement (très maladroitement!) pour sortir la tête de l'eau où elle est train de se noyer... jusqu'à cette journée fatidique, cauchemardesque, où rien ne va plus, où plus rien n'est à sa place, et où elle se retrouve emmurée avec un enfant malade et un chien à l'agonie.

A partir d'un thème banal et maintes fois abordés, l'auteur explore avec talent les méandres tourmentés de l'âme après une rupture. Écrit à la première personne, nous sommes immergés dans les pensées d'Olga, son désarroi, ses désirs, ses illusions perdues, ses angoisses, sa réalité. Point d'apitoiements ni de larmoiements pour autant. Elle fait d'ailleurs son autocritique sans complaisance. L'approche est étonnante, et surtout l'écriture est flamboyante. Il fallait qu'elle le soit pour me tenir accrochée. On est parfois dans l'exagération et la surenchère mais paradoxalement les phases d'acceptation et les émotions sont disséquées avec un réalisme brutal qui rend l'air suffocant et irrespirable. Je suis toujours impressionnée par ces auteurs qui parviennent à instaurer une atmosphère particulière. Et dans ce livre, elle est particulièrement oppressante, au rythme d'un lancinant exorcisme. C'est brillamment amené mais c'est dérangeant. D'ailleurs, si je devais n'utiliser qu'un mot pour résumer cette lecture, c'est celui que je choisirais : une lecture dérangeante.

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tynn
06 mars 2017
Mario quitte Olga, tout simplement, sans préavis et explications...

Elle en reste sonnée, en pure détresse, rageuse, haineuse envers toutes choses, à commencer par elle. Elle doit faire face au quotidien, aux enfants, aux soucis financiers, et à cette douleur de l'âme, qu'elle somatise dans ses tripes.
Introspections et ressentiments stigmatisent la déliquescence d'une vie conjugale de quinze années sans (trop de) nuages et la reconstruction difficile et délirante de "l'abandonnée".

Elena Ferrante produit une radiographie minutieuse d'une épouse bafouée, emmurée dans le tumulte des sentiments. Pourrait-on dire que cette tragédie de crise conjugale sent le vécu? Quand on sait que les rares infos sur l'auteure lui ont fait dire que son oeuvre était d'inspiration autobiographique, ceci pourrait expliquer le réaliste de l'explosion de ce couple fictif.

Écrit en 2002, ce livre se construit sur un beau portrait de femme batailleuse, sensible et intelligente, refusant de céder au pathos de sa situation et déterminée à survivre. Au fil des pages, des anecdotes de vie, rageuses et/ou jubilatoires* donnent une cocasserie salvatrice au récit. Mais l'auteur pêche aussi par excès dans des scènes interminables qui plombent la lecture (même impression que dans L'amie prodigieuse).
L'écriture en est le miroir, percutante, descriptive, triviale parfois, libre et décomplexée.

Une tempête sous un crâne solidement transcrite par la mystérieuse auteure italienne.

*Ah! le pugilat en pleine rue! Excellent !

3 étoiles/5
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diablotin0
25 octobre 2016
Une séparation vécue comme un abandon a souvent tendance à engendrer de l'empathie voire de la sympathie pour la personne qui reste. Or ici l'empathie n'a été qu'éphémère et je n'ai guère éprouvé de sympathie pour Olga. La violence, les comportements hystériques, les phrases obscènes et ses comportements envers ses enfants m'ont souvent déroutés.
Cela n'a pas empêchés de ressentir la souffrance extrême de Olga qui n'arrive pas à faire face à cette séparation.
Les enfant sont eux aussi très touchés et le conflit de loyauté y est bien décrit, leur comportement me semble plus adapté que celui de leur mère qui ne se contrôle plus et qui est souvent borderline .
Olga fait souvent référence à la femme rompue de Simone de Beauvoir qui reste pour moi bien plus émouvant.
J'ai mis 4 étoiles car je me sentais presque coupable de n'en mettre que 3 comme si je ne reconnaissais pas la souffrance d'Olga !
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Bazart
11 août 2016


Elena Ferrante est à la fois un auteur plébiscité dans le monde entier (près de 2,5 millions d'exemplaires vendus, avec des traductions dans 42 pays) et un succès planétaire de sa saga L'Amie prodigieuse, et le nom de plume d'un écrivain qui cultive l'anonymat depuis vingt-cinq ans.: aucune photo, aucune intervention médiatique, on soupçonne même un homme de se dissimuler derrière ce pseudonyme...

N'ayant pas lu l'amie prodigieuse, j'ai découvert l'univers de cette romancière(?) avec deuxième roman, Les Jours de mon abandon qui vient de fin juin reparaître en Folio, un drame conjugal situé à Turin, sur le thème classique de la femme abandonnée par son mari.

Sur une trame archiconnue, Ferrante parvient dès les premières pages à instiller un ton bien à elle, clinique, apre, intense, prenant pour tisser une radiographie d'une âme tourmentée, sur les chemins d'une folie ordinaire qui ne dit pas son nom pour une vie de déraison, voire de bestialité.. Une descente aux enfers comme il s'en produit chaque jour, dans le monde, mais en général on reste éloigné de cette cette spirale infernale qui la détruit et dans laquelle Ferrante nous plonge tout entier dedans.

Pour son mari, Olga avait tout quitté, surtout sa passion, l'écriture. Quinze ans de vie commune et de bonheur à Turin. Tout ceci vole subitement en éclats, Olga est totalement brisée et le résultat de cette déflagradation : un cri de hargne qui est tout sauf plaisant, car il fait assez froid dans le dos mais, rarement avait été aussi bien montrée la déchéance d'une femme détruite d'un simple upercut qui semble totalement impuissante à réagir comme il le faut dans ces moments là.

Elena Ferrante décrit avec beaucoup de subtilité et de crauté cet état de folie et de dépression, ce chagrin mêlé au désespoir pleine de cruauté et de révolte.

Nul larmoiement ni d'auto-complaisance dans cheminement intérieur décrit avec une précision chirurgicale et un réalisme parfois dérangeant et perturbant.

Une acuité psychologique qui laisserait à prouver que derrière ce pseudo, c'est bel et bien une femme qui se cacherait derrière...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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myriampele
20 février 2016
Très belle plongée dans le désespoir qui suit le départ d'un conjoint! C'est poignant, désespérant et on frôle souvent la folie! J'ai souvent eu la tentation de fermer le livre et d'oublier Olga, ses enfants et son voisin violoncelliste. .. Mais la plume d'Elena Ferrante, que j'ai découverte avec "L'amie prodigieuse" m'a portée jusqu'au bout et je ne le regrette pas!
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isabroot
15 mars 2017
L'histoire commence ainsi : "Un après-midi d'avril, aussitôt après le déjeuner, mon mari m'annonça qu'il voulait me quitter". Ce mari pour qui Olga a sacrifié beaucoup d'elle-même et particulièrement sa passion, l'écriture. Quinze ans de vie commune, 2 enfants, un bel appartement, une existence sereine et confortable, tout cela est pulvérisé du jour au lendemain. L'homme avec qui elle se voyait vieillir ne veut plus d'elle. Olga n'existe plus. Elle devient juste "une poverella", une femme abandonnée, une femme brisée, comme cette voisine d'enfance dont le désespoir la hante encore. Elle sombre. C'est une longue chute dans le chagrin, la dépression, la folie. Elle entame une descente aux enfers durant laquelle les évènements eux-mêmes semblent se liguer contre elle : son petit garçon tombe malade, sa fille lui tient des propos blessants avant de la mutiler avec un coupe-papier, son chien meurt empoisonné, tandis que les objets se transforment en ennemis : le verre devient coupant, les serrures se bloquent, le téléphone ne fonctionne plus... le sang jaillit, plusieurs fois. Elena Ferrante décrit avec beaucoup de profondeur et de subtilité cet état de crise où la moindre difficulté prend des proportions gigantesques et durant laquelle la révolte, la fureur, la violence et l'obscénité prennent possession d'une femme jusque là parfaitement normale et éduquée. Ah, la génialissime scène où elle se déchaîne contre son mari en pleine rue... L'auteur fouille sans aucun tabou l'âme d'Olga, cette femme qui se débat face à la perte et les années qui passent, face à son désespoir, ses désirs, ses aspirations et ses angoisses. Cette femme qui fait semblant d'être forte, qui ne veut pas sombrer, qui perd pied mais qui s'accroche. Car Olga n'est pas brisée. Olga assume ses enfants, sa solitude, ses journées vides. Olga se relève. Olga analyse son couple, ses sentiments, remonte le fil, cherche à comprendre. Et finit par réaliser qu'il n'y a rien à comprendre, que la vie suit son cours, que les gens qui s'aiment peuvent ne plus s'aimer, qu'elle reste entière et finalement beaucoup plus libre et forte que son mari qui n'a pas eu a traverser ce long désert.
Le texte est d'une grande justesse, le rythme haletant, les images très fortes : la longue et terrible journée où le désespoir et la folie d'Olga atteignent leur paroxysme est aussi celle qui verra sa délivrance. Un magnifique roman que j'ai lu très vite, qui m'a bouleversée et puis étrangement apaisée, comme la vague qui laisse le sable lisse en se retirant.
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Jeannepe
20 avril 2017
Olga et Marco sont ensemble depuis quinze ans, ils ont deux enfants. Ils s'accordent, ont appris à se compléter. Un soir, dans la cuisine et sans préambule, il lui annonce qu'il la quitte. Incompréhension, douleur et rancoeur, elle se trouve prise dans un tourbillon qui l'isole, des autres et d'elle-même. Ses pensées lui échappent, fragments de passé et de présent se font écho, tentent de s'expliquer, d'instaurer une cohérence, voire une causalité, oblitérant toute projection dans le futur. Une spirale infernale qui l'emmène vers une folie en sourdine, une horreur intime.

La banalité de la situation frappe le lecteur de plein fouet. Banalité, et pourtant la douleur est toujours inédite et s'étire. L'on assiste, impuissants et happés, au délitement du personnage. Olga ne laisse pas indifférent : on voudrait lui tendre la main ou la secouer selon les pages, elle touche à nos propres faiblesses, qui pourraient surgir sans prévenir. Elena Ferrante écrit avec délicatesse cet abandon et évite les écueils d'une pitié déplacée.
Lien : https://auxlivresdemesruches..
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Kirsikka
02 juin 2017
Les jours de mon abandon est un titre qui peut se lire dans plusieurs directions. Il s'agit en premier lieu d'une femme, Olga, abandonnée par son mari, qui lui préfère une autre dont il est tombé amoureux. Histoire classique, pourrait-t-on penser, une histoire qui répète celle de la pauvrette de l'enfance d'Olga, matrone heureuse, figure terrestre d'un bonheur simple, un mari, des enfant, mais terrassée par la souffrance de l'abandon, au point de devenir une sirène fantomatique. le roman d'Elena Ferrante est donc le récit de cet abandon, d'une femme en butte à l'incompréhension, la colère, la folie.
Parallèlement à cette première lecture, ou plutôt un peu en dessous de la surface, il s'agit aussi de l'histoire de l'abandon lent, progressif, douloureux, d'une vie heureuse, en apparences. Apparences du bonheur, dépendant du rôle de bonne épouse, de bonne mère ; et plus tragiquement du délaissement de sa propre nature (sensible, artiste, drôle et fantasque), et de la construction d'un personnage de femme dont la confiance dépend de la maîtrise de ses mouvements, de ses paroles, de la lenteur du geste et de la réaction, pour éviter tout débordement. Et au bout quinze ans de vie commune, elle comprend finalement que cela ne suffisait pas, ne pouvait pas suffire à un homme qui a cherché ailleurs le sens qu'il pensait avoir perdu.
La crise pleine de fureur et de violence est donc la renaissance d'une femme qui se repense différemment, se laisse aller à être elle-même, à travers l'inattention, les pensées et souvenirs obsédants. C'est l'abandon du personnage, des apparences, des efforts inutiles, et l'attention progressive portée aux choses qui ont vraiment de l'importance, avec plus d'acuité. La découverte aussi de la coexistence de la vie et de la mort, de l'attention et de l'inattention, de la joie et de la douleur, l'abandon de la tentative de perfection pour l'apprivoisement de la beauté parfois sombre du réel.
La lente noyade, la tension entre l'oubli et l'énergie déployée pour faire face aux obligations quotidiennes, le combat contre soi-même, sont très finement rendus. C'est très réaliste, prenant, angoissant, mais l'embarquement dans le tunnel de la folie est allégé par l'emploi du passé ; le récit est raconté une fois la crise résolue, choix plus pertinent je pense que d'autres essais pour suggérer la déréliction d'un esprit de l'intérieur, que je trouve beaucoup moins convaincants.
Et surtout, j'ai beaucoup aimé les petites touches de magie, de poésie, les apparitions qui veillent et aident Olga à redevenir elle-même, sans l'abandonner à la solitude de ces jours d'été étouffants.
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Elena Ferrante est le pseudonyme de Erri De Luca, le véritable auteur des romans.

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