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Critique de Pois0n


Pois0n
  18 novembre 2019
Êtes-vous plutôt famille de flics ou famille de détectives ? Avec ce recueil, pas besoin de choisir, Noelle et Scarlett se trouvant toutes les deux projetées au sein des tribus de leurs soupirants.

« Quand le risque nous rapproche » porte plutôt mal son nom : en effet, on a ici affaire à un pur polar, où, du début à la fin, aucun danger ne vient menacer les personnages. Enfin, polar, polar, c'est vite dit : si les héros sont bel et bien flics, on les voit davantage blablater qu'agir. On arrive ainsi au quart du bouquin, puis à la moitié, sans qu'il ne se soit passé quoi que ce soit ! Pendant ce temps, on assiste donc aux échanges de piques entre Noelle et Duncan, ainsi qu'à leur rapprochement. Si l'on ne peut pas reprocher aux dialogues leur côté réaliste, avec cette façon de sauter du coq à l'âne avant de revenir aux moutons, il faut tout de même avouer qu'on s'ennuie. Découvrir leurs vies de famille diamétralement opposées – la première ayant été élevée par sa grand-mère après avoir été délaissée par ses parents, le second étant issu d'une famille ultra nombreuse –, c'est bien beau, mais on n'est pas vraiment là pour ça.
Il faut finalement attendre le dernier quart du récit pour que l'histoire s'emballe enfin un peu et se concentre sur l'essentiel, à savoir l'enquête. le problème, c'est que l'on avait deviné l'identité du responsable dès la page 2. Et que l'affaire est bouclée très facilement, en deux temps trois mouvements. Sans oublier la conclusion ultra expédiée...
Bref, « Quand le risque nous rapproche » mérite à peine l'étiquette de romantic suspense, la romance dominant largement le récit. Pourtant, il y a là de bonnes idées : le fait que les héros soient à la brigade des moeurs change un peu, leur rayon d'action étant à l'origine celui des fraudes et autres arnaques et non les meurtres. Leur enquête s'en trouve ainsi ralentie à plus d'une reprise ! Et puis, reste le point fort du récit : Lucy, cette dame de quatre-vingt ans (ne dites pas « vieille »), qui en a vingt dans sa tête. La truculente grand-mère n'a pas la langue – ni les yeux – dans sa poche et donne véritablement tout son charme à une histoire qui serait sinon bien fade.
Reste que tout ça n'est franchement pas palpitant... (4/10)

« L'empreinte de la vérité » commençait mieux, avec une héroïne accusée de meurtre et jetée en prison dès les premières pages. Certes, l'émoi dont font preuve les protagonistes en se recroisant après toutes ces années semble un poil exagéré, mais l'histoire semble plus prometteuse que la précédente. Et puis patatras, on déchante aussi sec. C'est dommage, car, cette fois, le côté thriller est bel et bien là, avec un tueur tapi dans l'ombre et bien décidé à en faire baver au maximum au petit couple qui se retrouve. le problème, c'est ça : Grant et Scarlett ne se sont pas vus pendant dix ans, leurs sentiments sont intacts... pourquoi Cynthia Eden a-t-elle inutilement compliqué les choses en y rajoutant une interminable et surtout très redondante couche de blabla, insistant lourdement sur le côté potentiellement-dangereux-mais-en-fait-non de Grant ou les cachotteries de Scarlett (alors que celles-ci n'ont rien de particulier et surtout que deux secondes avant, la jeune femme a promis de ne rien dissimuler) ? Ça plombe complètement le rythme de l'histoire, pourtant plutôt mouvementée à côté de ça, d'autant que si l'on a rapidement des soupçons sur l'identité du coupable, l'autrice brouille assez habilement les pistes jusqu'à la fin. On a des doutes, oui, mais ceux-ci ne seront confirmés qu'en temps et en heure.
On appréciera aussi certains des personnages secondaires, comme Ava, la soeur traumatisée après avoir assisté au meurtre de ses parents. Dommage que les autres, comme les jumeaux, ne soient qu'à peine esquissés : on se retrouve ainsi avec une foule de protagonistes pas forcément toujours utiles au récit.
Mais le plus dommage, c'est indéniablement que le dénouement de l'intrigue soit aussi brouillon : entre la narration confuse et un côté « cherche pas, c'est magique » qui aurait pu facilement être évité, cette fin achève de donner un goût amer à l'histoire. (4/10)

Bref, sans être complètement mauvais, ce recueil est de très loin le moins bon des Black Rose que j'ai lus jusqu'à présent, avec deux histoires souffrant d'importants problèmes de rythme, la faute à une concentration élevée de blabla n'apportant rien du tout. Autant passer son chemin, dans le même genre, il y a bien plus réussi dans la collection.
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