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ISBN : 2264053321
Éditeur : 10-18 (06/01/2011)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Dans le Paris de 1595, le chevau-léger Gilles Bayonne mène de nouveau l'enquête pour le compte du chancelier d'Henri IV. Cette fois-ci, des meurtres d'une rare sauvagerie ensanglantent le quartier de la Grande-Boucherie. Après le père Vuillard, dont la dépouille est retrouvée dans un tonneau, vient le tour d'Hugues Rivière. A chaque fois, des bêtes pour bourreau, et, à chaque fois, la mort frappe sous la forme la plus redoutée par les victimes. Quel lien existe-t-il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
GribouilleChat
  25 janvier 2011
Gilles Bayonne (que l'on a déjà rencontré dans Un chien du diable) ronge son frein dans le Paris du début du règne d'Henri IV, alors que la guerre fait rage ailleurs. C'est que le chancelier l'exige. Il finit de contraindre par la force le chevau-léger d'entreprendre une double enquête dans la « Vallée de la misère », le quartier de la Grande boucherie et du Châtelet, surnommée ainsi à cause du passage des bêtes qui allaient finir leur vie dans la rue de l'Écorcherie. (Voir un site consacré à ce quartier au moyen âge)
D'un côté des vols mystérieux : la plupart des artisans et commerçants du quartier se sont vu dépouiller : les coffres ont été vidés, pourtant personne ne paraît être entré ou sorti ! Les voleurs connaissaient leur affaire, les lieux et les habitudes du logis.
De l'autre, un crime affreux : le père Vuillard, curé de la paroisse a été retrouvé dévoré vif par des rats dans une barrique de sa cave. Depuis des jours, il se barricadait chaque soir, avait engagé un veilleur… et pourtant l'assassin est entré et sorti sans laisser aucune trace !
Bref, tout cela ressemble bien à des diableries ou à l'intervention de fantômes!
Pour mener à bien sa quête, Gilles doit affronter les sbires du chancelier, les commissaires du Châtelet jaloux de leurs prérogatives, le conseil de la paroisse suspicieux, la méfiance générale des habitants du quartier mais surtout le fantôme de son frère qui le hante. Heureusement, il peut compter sur Pique-lune, le petit tire-laine qu'il a recueilli et qui fait preuve d'une inventivité qui n'est pas sans risque!
Donc, un roman policier historique de plus, qui nous entraine dans ce quartier de Paris dont Jean-François Parot a également fait le cadre de plusieurs chapitres de l'Honneur de Sartine, dernier volume à ce jour des aventures de Nicolas le Floch, commissaire au Châtelet près de 200 ans plus tard.
Le roman de Fabienne Ferrère est remarquable dans son genre : l'intrigue policière est bien menée et m'a gardée en haleine jusqu'au bout, les rebondissements, les réflexions sur la place de la mort dans notre vie (et surtout de la mort de ceux qu'on aime) et les descriptions à caractère historique sont remarquablement équilibrés et amenés tout naturellement.
Il est très difficile, je l'ai déjà dit, de réussir ce pari du roman policier historique : le danger est grand de développer le caractère historique au détriment du récit. L'auteur évite brillamment cet écueil. On ne s'attarde pas sur des informations générales sur le Paris du début du XVIIe siècle ou sur les démêlés d'Henri IV avec la pape - qui sont pourtant présents au second plan - mais le roman reconstitue la vie grouillante de ces quartiers pauvres où, à trois ans, un enfant doit déjà subvenir aux besoins des siens, où la misère animale – représentée par exemple par Mouche, la chienne aveugle – rejoint la misère humaine dans une fraternité émouvante, où la puanteur et la crasse envahissent le monde, où voler un agneau vous expédie aux galères pour dix ans, à la potence en cas de récidive…
Bref un très bon moment de lecture, « de la belle ouvrage » comme aurait dit ce petit peuple de Paris qui hante le roman.
Et, malgré tout, malgré surtout le drame atroce qui sous-tend tout le texte, une note d'espoir pour finir "Car voici que le jour vient"…
Lien : http://artetlitterature.blog..
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Ys
  15 novembre 2011
Un printemps de canicule à Paris, sous le règne d'Henri IV.
Sur le point de partir à la guerre, Gilles Bayonne, chevau-léger de la Maison du roi, est mandé par le chancelier Cheverny pour enquêter sur le meurtre d'un prêtre. Enduit de miel et enfermé dans un tonneau avec six rats affamés. Dévoré vivant. Quelques jours plus tard, un quasi inconnu trouve la mort au fond d'un couvent - mordu et remordu par des vipères. Bayonne ne met pas longtemps à faire le lien entre les deux crimes, et entre les deux hommes que rapprochent une semblable absence de passé, et comme l'obstination d'une faute à expier. L'assassin est-il seulement le monstre qu'il paraît... ou lui-même victime de la noirceur humaine ?
Une enquête passionnante à travers les rues du vieux Paris, où se croisent des personnages riches en couleurs autant qu'en ombres. Bayonne, hanté par la mort de son frère, qui tente de croire encore en ses semblables et sait mieux que quiconque débusquer la part obscure en leur âme. Pique-Lune, son jeune page, lutin insaisissable qui cache ses propres deuils sous ses espiègleries. Une vieille femme qui parle de fantômes. Un homme défiguré aux yeux verts de loup et aux silences éloquents. Un assassin trop humain horrifié par sa colère... Bien d'autres encore, victimes et bourreaux. Des duels, des embûches, des errances, dans un style savoureux, stylé et percutant.
Fabienne Ferrère dépasse haut la main les autres auteurs de polar historique que j'ai pu lire jusqu'alors. Un gros coup de coeur !
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Taraxacum
  15 février 2013
Deuxième volume des aventures & enquêtes d'un chevau-léger à l'époque d'Henri IV, "Car voici que le jour vient" tient les promesses du roman précédent, et les dépasse même. Il reste indispensable de les lire dans l'ordre, tout du moins de les lire dans l'ordre si on a l'intention de lire les deux: la fin d'Un chien du Diable hante le héros du présent livre et est évoquée plusieurs fois, dévoilant des éléments importants de la chute de la première enquête. Voici Gilles Bayonne sur les traces d'un meurtrier aux méthodes des plus originales (rats, vipères, vermines,tellement plus simple qu'un coup de poignard rapide, n'est-ce pas?) et nous l'accompagnons dans les rues de Paris, démêlant une affaire vieille de plus d'une décennie pour trouver la raison de cadavres des plus récents.
Ce héros, le lecteur s'y attache vite, sa tristesse, ses taquineries avec son page, sa volonté d'accomplir son devoir, tempérée par une bonté un peu désabusée... Ceci, sans compter l'équilibre parfait entre enquête et histoire, fait de ce roman une excellente lecture.
Reste à espérer que l'auteur écrira un jour un tome 3!
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jtriaud
  09 mai 2011
Une belle découverte que ce roman policier dont l'intrigue se déroule dans le Paris de la fin du 16e siècle.
Imaginez une famille miséreuse qui découvre un trésor fait de pièces d'or. Imaginez que 6 malandrins ont vent de la chose, qu'ils massacrent la dite famille mais que deux en réchappent : l'amant de la femme et un fils. Imaginez que tous les deux, chacun de son côté, ont décidé de poursuivre et de châtier les brigands non sans leur avoir fait peur...Imaginez quelle mort atroce on a quand on est dévoré par des rats, des vipères, de la vermine ou des frelons...Imaginez une série de vols commis chez des bourgeois parisiens...
Au beau milieu, un soldat, Gilles Bayonne, tourmenté par la mort ancienne de frère, mène les deux enquêtes. Quels rapports entre les deux ? Imaginez aussi une foultitude de personnages haut en couleur et Paris, qui pue, qui suinte, qui trime...
Imaginez quel sera votre effroi quand vous aurez franchis la porte du presbytère...
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Lalivrophile
  17 avril 2012
J'ai préféré cette seconde enquête. D'abord, j'ai trouvé le début du roman moins lent que celui de «Un chien du diable». de plus, si l'énigme est «classique», les thèmes abordés sont toujours actuels... malheureusement. Quant au déroulement de l'énigme, l'auteur a utilisé des ficelles connues. Cependant, elles ne sont pas trop grosses, parce qu'elle a su creuser ses personnages. Cela fait la différence. Comme dans le tome 1, le lecteur méprisera les victimes (car le prêtre n'est pas la seule) dont Gilles devra élucider la mort. Ils sont l'exemple parfait de la bêtise, et de la noirceur dont est capable l'âme humaine. J'ai beau avoir lu beaucoup de romans décrivant cette bêtise, je n'ai pas pu lire leurs actes sans dégoût. Comment ne pas approuver leur bourreau? Je les aurais même fait davantage souffrir... cela aurait été difficile. Il était tout de même inutile que le «bourreau» sacrifiât des gens innocents. Il explique ses raisons, mais je trouve que l'auteur aurait pu agencer son histoire de telle façon que seules les monstres auraient été punis. Elle fait sûrement cela pour montrer que le «meurtrier» souffre tellement, est si aveuglé par son besoin de vengeance, qu'il N'a pu agir autrement, tout en sachant (car il le dit lui-même) que c'était «mal».
Quant à l'identité du coupable, je ne l'ai pas devinée, même si j'aurais dû m'en douter. Là encore, la ficelle est classique, mais l'auteur a su la faire passer.
[...]
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Lien : http://www.lalivrophile.net/..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
annieannie   03 février 2011
Louis Segond Bible (1910)... "La prophétie de saint Malachie" :

Car voici, le jour vient, Ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; Le jour qui vient les embrasera, Dit l'Eternel des armées, Il ne leur laissera ni racine ni rameau. (Malachie 4:1)
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Coccinelle2Coccinelle2   07 mars 2011
[…] Cheverny pouvait bien se délecter au spectacle de son apparente soumission, il n'en avait cure. L'honneur était sauf. Fléchir le corps, quelle importance si l'âme ne pliait pas ?
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annieannie   03 février 2011
p.210 :

- Colère et châtiment. Le coeur de l'homme, cette fosse à purin.
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Coccinelle2Coccinelle2   07 mars 2011
Existe-t-il en ce monde pire crime que le renoncement ?
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Coccinelle2Coccinelle2   07 mars 2011
[…] la gent sifflante et sinuante [...].
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