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ISBN : 2264045787
Éditeur : 10-18 (06/05/2008)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 39 notes)
Résumé :
A la fin de l'année 1594, le roi Henri IV voit son pouvoir menacé et craint que ne se rallument les guerres de religion entre catholiques et protestants. Aussi, lorsqu'un de ses espions disparaît alors qu'il était porteur d'une missive compromettante, et qu'Ambroise Roquebrune, huitième comte de Bleuse, est retrouvé crucifié dans une église de la ville de Rouen, la tension est à son comble.
Le chancelier d'Henri IV charge alors un chevau-léger d'éclaircir cet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  12 janvier 2015
Il pleut sur Rouen, une pluie monotone, assommante, têtue mais qui ne parvient pas pour autant à étouffer les haines religieuses qui déchirent la ville. En cette belle année de 1594, alors que le roi Henri IV (copain !) vient enfin de parvenir à asseoir son derrière fatigué sur le trône de France, un petit seigneur catholique a été découvert crucifié sur l'autel d'une église, la bouche débordante d'hosties. La population férocement bigote de la ville gronde : une telle ignominie ne peut être que l'oeuvre d'un protestant ! de peur que la ville ne sombre dans le chaos, voire peut-être que ce chaos se propage au reste du royaume si difficilement pacifié, le roi envoie l'un de ses chevau-légers enquêter, le sieur Gilles Bayonne. Soldat bourru et un brin caractériel, Gilles Bayonne est surtout un investigateur extrêmement compétent, un limier obstiné qui ne lâche jamais une piste quand il l'a trouvée. Epaulé par son ami musicien Pellegry et par un gamin des rues à la langue aussi vive que l'esprit, Pique-lune, il va patiemment retourner la boue et la fange de Rouen pour dénicher l'assassin. Mais sous la boue et la fange, ce cachent de très sordides et empoisonnées secrets, car si l'on en croit les soupçons du chancelier du roi, ce meurtrier sanguinaire, ce « chien du diable » pourrait bien être le propre frère de Bayonne, Renaud.
Bien qu'étant assez peu amatrice de récits policiers, je me suis laissée appâtée par les très élogieuses critiques récoltées par le premier roman de Fabienne Ferrère. Et je ne regrette pas du tout d'avoir tenté le coup ! le contexte historique – principal attrait du roman en ce qui me concerne – est très brillamment exploité, la romancière sachant rehausser son histoire de plein de petits détails passionnants et immersifs : les puces grouillants dans les matelas des chambres d'auberges, les repas chauds et graisseux, les odeurs gentiment frelatées du port de Rouen… le style d'écriture est très élégant, sans lourdeurs, avec de beaux dialogues ciselés et spirituels qui rappellent les romans historiques du XIXe siècle. Côté personnages, Gilles Bayonne est un compagnon agréable à suivre auquel on s'attache vite malgré – ou plutôt grâce à – son caractère bien trempé : une poigne de fer dans un gant d'acier, mais le coeur un peu trop tendre pour faire un bon tortionnaire. Les protagonistes secondaires sont bien campés et intéressants, même si la geek historique que je suis confesse avoir surtout couiné aux apparitions en guest-stars d'Henri IV, Villeroy et Sully.
Dommage que l'intrigue policière reste un peu trop classique et balisée pour hisser ce livre au niveau des coups-de-coeur. Et puis, sans me vanter mais un peu quand même, j'avais deviné le coupable une centaine de pages avant la fin, si, si ! (même si la romancière m'a un peu embrouillée à un moment, la sournoise, en lançant une fausse piste particulièrement inattendue…) Mais ne crachons pas dans la soupe : « Un chien du diable » reste un roman policier ET un roman historique fort réussi, exploit qui n'est pas donné à tout le monde d'accomplir.
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Taraxacum
  11 janvier 2013
La pluie tombe sur Rouen en cette charmante année 1594, et il faut bien ça pour tâcher d'apaiser les caractères: sortant des guerres de religion, le pays est en encore plein de tensions, et voilà qu'on vient de retrouver le comte de Bleuse crucifié en pleine église, les bénitiers emplis de sang et les hosties blasphémées.
Autant vous dire que si le pouvoir royal ne veut pas que ça dégénère, l'histoire a intérêt à être démêlée fissa. Henri IV expédie donc le sieur Gilles Bayonne, chevau-léger de son état, sur la piste du principal suspect....son propre frère!
Voici le début d'un polar historique qui m'a enthousiasmée. Trop souvent, les auteurs de ce genre particulier ne savent pas mesurer la part historique de l'intrigue et tartinent d'interminables tirades destinées à l'édification des lecteurs, ou au contraire nous laissent sur notre faim de dépaysement temporel. Rien de tout cela ici et j'ai autant apprécié l'ambiance de l'époque que l'enquête.
Parlons en de l'enquête: j'ai été baladée d'un bout à l'autre et j'ai soupçonnée... tout le monde, en fait, mais vraiment tout le monde, aucun personnage n'étant épargné par ma suspicion, sauf le coupable!
Le personnage principal m'a beaucoup touchée dans son humanité et sa détresse et il est mis en valeur par ses multiples rencontres avec toute une flopée de personnages secondaires très humains dans leurs turpitudes et secrets.
Ce roman fait définitivement partie des coups de coeur du début d'année et je me procurerai certainement la suite.

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ADAMSY
  20 janvier 2019
Roquebrunne, personnage malfaisant mais catholique, est assassiné à Rouen. on l'a crucifié dans l'église. On pense alors à une mise en scène des protestants. de plus, Henri IV a écrit une lettre compromettante et celle-ci a disparu. le chancelier envoie dès lors un chevau-léger, Gilles Bayonne, sur la trace de la lettre et du meurtrier de Roquebrunne. Malheureusement, tous les indices qu'il réussit à réunir progressivement le pousse à croire que le meurtrier est son propre frère. Il aurait trahi le roi pour se rallier à Philippe II, fervent catholique. Il continue pourtant son enquête en espérant pouvoir innocenter son frère.
Le rythme est rapide, on ne s'ennuie pas. On reste dans le doute jusque la fin et l'intrigue est donc bien menée. L'écriture reste agréable même si l'auteure n'hésite pas à utiliser les termes de l'époque. de superbes métaphores enjolivent le texte.
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Thoxana
  21 juin 2010
10/18 a encore frappé... Un excellent roman se déroulant dans une époque troublée - sous le règne d'Henri IV. L'intrigue est captivante, les suspects nombreux. Quant à la conclusion... étonnante ! Mais que d'eau sur la ville de Rouen au long de toutes ses pages ! Heureusement, le soleil pointe son nez lorsque toute la lumière est faite sur les crimes qui jalonnent ces 315 pages.
Un polar historique a conseiller !
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belette2911
  26 mars 2012
Un excellent roman policier se déroulant à Rouen, dans une époque troublée, sous le règne d'Henri IV. le roman commence par le récit du meurtre d'Ambroise Roquebrune et nous suivons les pas de l'assassin, mais sans le voir. Vicieux !
Ensuite, nous faisons la connaissance de Gilles Bayonne, un soldat du roi un peu bougon. le voilà chargé d'enquêter sur la mort particulièrement atroce de Roquebrune qui a été découvert, crucifié, dans l'église Saint-Nicaise. Rien que cela.
Son frère aîné, avec lequel il n'a plus que quelques contacts, est le principal suspect et il a disparu dans la nature ! Voilà notre Gilles qui doit remonter la piste de son frère, aidé pour cela par un ami Lucas Pellegry et un gamin des rues nommé Pique-Lune. Mention spéciale à ce gamin débrouillard qui sait vous répondre de manière à vous laisser sans voix. Je l'adore. Quand à son ami, Pellegry, dragueur de femmes et coureurs de jupons, il est amusant, marrant et compense le côté « sérieux » de Gilles.
Par quelques aspects, Gilles m'a fait songer à Sherlock Holmes sur une enquête, ne laissant rien au hasard et menant son enquête avec sérieux, remontant la piste et récupérant toutes les preuves, chaque petits détails ayant de l'importance.
L'intrigue est captivante, les suspects aussi nombreux que les pistes et les pièces à convictions (ceux qui l'ont lu verront un jeu de mot dans « conviction »).
Les morts, c'est pareil. Quelques cadavres supplémentaires parsèmeront cette enquête menée de main de maître. Quand à la pluie, à croire qu'elle était en invitée spéciale tellement elle tombera durant ces quelques jours.
L'intrigue est particulièrement bien construite et bien rythmée. Pas un seul moment d'ennui (314 pages, c'est plus facile), pas de bâillements de ma part, pas de digression inutile ou pédante qui ne servirait à rien, sauf à ralentir l'enquête, et surtout un vocabulaire riche et très imagé. Quant à la conclusion, elle est... étonnante ! Là, je dis « magnifique ». L'auteur a bien travaillé.
En conclusion ? Un excellent moment de lecture, malheureusement trop bref (hé, on ne peut pas tout avoir). En espérant que l'auteur reprendra sa plume pour créer d'autres aventures de Gilles Bayonne...

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
belette2911belette2911   01 avril 2012
D'une chiquenaude, le chevau-léger fit choir une oublie de l'étal couvert de sucreries. Il la ramassa et la présenta au marchand. Quelques copeaux de bois s'étaient agglutinés au miel.
- Mangez-là et je fais mettre la filette aux fers.
- Mais que...
- Mangez, vous dis-je. Si vous estimez que cette enfant vous a dépouillé de votre propriété, alors, sous considérez également qu'une fois tombé au sol, votre gâteau est toujours bon à déguster et à vendre. Votre bien ne vous tente-t-il pas ?
L'homme piqua du nez, vaincu. Personne ne se risqua à rire.
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ADAMSYADAMSY   20 janvier 2019
Il ne lui restait plus qu'à laisser mijoter le pauvre bougre. Méchante cuisine que la sienne, se dit-il en rabattant le capuchon de sa cape. Quel meilleur ingrédient que la peur, toutefois, pour faire dégorger la vérité ?
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