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EAN : 9782357205161
Éditeur : HC Editions (25/06/2020)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Dans la salle d'attente d'une clinique serbe, une mère attend. Eva, sa fille de seulement dix-huit ans, sera un homme dans quelques heures. En un dialogue sans réponse, la mère d'Eva tente de comprendre comment elles en sont arrivées là. Une relation mère-fille inédite et bouleversante. Une mère parle à sa fille entre les murs d'une clinique serbe. Eva vient juste d'avoir dix-huit ans et elle attend ce moment depuis qu'elle est née.
Elle veut changer de sexe ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Lavieestunlongfleuvetranquille
  18 juillet 2020
La profonde introspection de la mère d'Eva à proximité de la salle d'opération ou pendant de longues heures son enfant renaîtra radicalement transformé en une caricature masculine correspondante à sa personnalité intérieure, mettra en évidence l'échec de sa relation passée avec cette unique progéniture et l'immensité de son amour filial.
Cette mère si marquée par une longue lignée génétique féminine, ô ironie du sort, possède une force insoupçonnée, en partie à cause d'un mari trop consensuel lui délaissant les difficultés de la vie. Elle constatera tardivement que l'éducation permissive qu'elle avait souhaité pour son enfant n'aura pas donné le résultat qu'elle avait inconsciemment souhaité en pratique. Autre monde, autre moeurs... Finalement, on ne choisit pas la destinée d'un être humain et ses choix seront toujours les siens, qu'importe son jeune âge.
Au-delà de cet échec qu'elle ne renie pas, une constante apparaît malgré la manipulation perverse évidente de son enfant empreinte d'un égoïsme quasi irresponsable, dans un amour inébranlable et indéfectible, quoi qu'elle choisisse et devienne.
Cette terrible fiction d'une sensibilité inouïe aborde un sujet délicat, celui de l'identité au travers du choix radical d'une transformation physique qui ne peut qu'aboutir à une côte mal taillée.
C'est poignant, excellemment bien écrit, juste et tout simplement débordant d'amour.
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Les_lectures_de_Sophie
  14 août 2020
La dysphorie de genre est un sujet que je connais peu et sur lequel je n'avais jamais lu, que ça soit fictionnel ou non.Je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre, mais j'avais envie d'en apprendre plus. Dans ce roman, on est vraiment centré sur la mère d'Eva, comme l'indique le titre. Une mère qui s'interroge sur ce qu'elle a bien pu rater pour que sa fille veuille devenir homme. Ce point de vue, bien qu'il soit un parti pris de l'autrice tout à fait volontaire, m'a dérangé dans ma lecture. J'ai éprouvé un certain malaise à « écouter » cette femme se morfondre sur ses « erreurs » plutôt que d'essayer de comprendre et de soutenir sa fille. Et dans le même temps, j'essayais d'imaginer à quel point ce genre de situation peut être compliquée… Une mère fantasme son enfant pendant la grossesse… et ne retrouve jamais son fantasme dans le bébé qui vient au monde. Mais comment s'attendre à ce que son enfant soit à ce point différent de ce qu'on a imaginé ?
Cette lecture n'a pas été évidente, car j'étais perdue entre le malaise ressenti face à certaines réactions de la mère, et l'empathie que je pouvais avoir pour elle en voyant tous les efforts maladroits qu'elle faisait pour sauvegarder la relation avec son enfant. La dysphorie de genre créé des situations très compliquées dans les familles, car si l'enfant a besoin, ce qui est normal, d'être traité selon son identité de genre, il ne faut pas non plus oublier que l'entourage, et dans ce cas précis la mère, doit faire le deuil de l'être connu. Au bout du compte, en avançant dans ma lecture, mes réactions ont évolué. Si j'avais du mal avec les réactions de la mère, je me mettais aussi plus à sa place, essayant d'imaginer la difficulté d'apprivoiser le changement de situation. Je n'ai par contre pas réussi à comprendre ce besoin de chercher ce qu'elle avait mal fait… Qui a-t-il de mal à ne pas être cet enfant fantasmé ? Pourquoi cela serait du à une erreur de qui que ce soit ? La seule explication qui me semble convenir à ce genre de réaction est la pression mise sur les mères à élever des enfants parfaits. Or, c'est bien connu, les seuls parents parfaits sont ceux qui n'ont pas d'enfants !!!
La mère d'Eva est un roman à la fois dérangeant par certains aspects, mas aussi très émouvant. On suit l'évolution de cette mère qui fait tout ce qu'elle peut, même si c'est parfois maladroit, pour soutenir son enfant dans ses démarches pour faire coïncider son identité de genre et son sexe. Jusqu'à se retrouver dans la salle d'attente d'une clinique serbe pendant que son fils est en train de se faire opérer pour enfin être lui. Elle se retrouve seule, loin de ses proches, car c'est la seule solution pour aider son fils dans sa démarche. Malgré toutes les réflexions et réactions qu'elle a pu avoir, elle était prête à se rendre au bout du monde pour le bonheur de son enfant. Bien que j'ai eu beaucoup de mal avec le fait qu'elle persiste à parler de sa fille Eva tout du long du livre, à lui écrire cette lettre au féminin, je reste admirative de cette femme qui se bat pour son enfant.
Les paragraphes précédents ont pu donner l'impression que ce livre est un témoignage, mais il s'agit bien d'un roman, et les réactions de la mère sont des partis pris volontaires de l'autrice, pour faire réagir et réfléchir les lecteur.ice.s. le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a marché avec moi. Ça m'a ouvert un nouveau champ de réflexion et de questionnement. Et ça m'a fait ouvrir les yeux sur le fait que même dans ce genre de situations, c'est sur la mère que se reporte trop souvent toute la pression. C'est trop souvent sur elle qu'on jette l'opprobre, y compris lorsque que, comme moi au début de la lecture, on trouve qu'elle ne réagit pas assez vite assez bien.
Merci à SIlvia Ferreri de m'avoir permis d'ouvrir mes perspectives, et de me rendre compte que je ne dois pas, sous prétexte de défendre une minorité, jeter forcément la pierre à ceux qui essaie de faire bien mais se trompent. J'ai l'impression que c'est de plus en plus souvent le cas, notamment sur les réseaux sociaux. Je ne nie pas la violence pour un jeune homme assigné femme à la naissance (ou inverse) d'entendre ses parents s'adresser à lui au féminin, mais j'entends la difficulté pour ces parents de faire le deuil de l'enfant qu'ils pensaient connaître.
Au bout du compte, La mère d'Eva a été une lecture riche et intéressante, tout en laissant une grande part à l'émotion. Je n'ai d'ailleurs pas pu retenir une petite larme aux derniers mots du livre, que la mère adresse à son enfant.
J'ai reçu la version papier de ce livre de la part des éditions Hervé Chopin. Merci à eux pour la confiance.
Lien : https://leslecturesdesophieb..
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chantal13
  26 juin 2020
Je remercie Agnès Chalnot et les éditions HC pour ce service presse.

"Une autre terre, un lieu nouveau, où tu pourras enfin être ce que tu désires et où je pourrais enfin me reposer"

Eva jeune femme de 18 ans est accompagnée de sa mère dans une clinique de Serbie qui va changer sa vie et elle le désire depuis ses 4 ans.
Eva est arrivée par surprise, les médecins disaient que sa mère qu'elle était vieille et stérile, ce qui est terrible en soi, mais elle fût choquée, elle ne voulais pas cette enfant, elle n'était pas prête mais petit à petit, elle fini par l'aimé plus que tout. Eva est très proche de son père, ils sont fusionnels.
Quand au collège, Eva est victime de moqueries, la mère se comporte en lionne qui protège ses petits et rien ne l'arrête.
Depuis toujours Eva se sent homme dans un corps de femme qui la dégoutte. Depuis l'enfance, elle ne porte que des pantalons, sweet et ne joue qu'à des jeux de "garçons". A l'apparition de ses premières règles, ce fût un drame pour elle, quand sa poitrine à pousser, Eva se les bander pour les cacher.
A 16 ans, elle commence à prendre des hormones pour transformer son corps. Elle va jusqu'aller au tribunal pour avoir son opération dont les parents sont contre. La mère se sent coupable, elle pense être une mauvaise mère, se demande si c'est une punition. La famille à vu beaucoup de médecins, psychologue, pédiatre.
La psychologue a mis des mots sur ce qui arrive à Eva : La dysphorie de genre : C'est naître dans un corps qui ne correspond pas à votre personnalité. Un homme dans un corps de femmes et une femme dans le corps d'un homme qui s'identifie de façon obsessionnelle au sexe opposé à celui de l'état civil ou de la biologie.

J'aurais aimé connaître les sentiments d'Eva au fil du temps, son ressenti envers son corps qui change, ses batailles intérieures, ses émotions.
J'ai aimé voir le cheminements des parents pour accepter le faite de perdre sa fille pour retrouver un homme à son réveil. Une histoire émouvante et touchante que je recommande et qui je l'espère fera réfléchir les parents qui devraient accepter le faite que leurs enfants ce sont pas nés dans le bon corps. Et j'espère que les gens qui souhaite se faire ou se fond opérés trouverons la paix qu'ils recherchent tant.

"Je t'ai laissée être ce que tu voulais"
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supernova7
  24 juillet 2020
Quand on m'a proposé ce roman en service presse, j'ai tout de suite été emballée par ce roman car il parle d'un sujet qui me touche : la transidentité. Dans ce roman, l'autrice donne la parole à la maman d'Eva qui, à 18 ans, est sur le point de changer de genre chirurgicalement parlant dans un hôpital serbe (car elle n'a pas pu le faire en Italie…). Cette dernière attend cette opération de réassignation depuis son enfance, opération qui va enfin mettre en accord son corps avec ce qu'il est au plus profond de lui-même : un homme. le point de vue de ce roman est donc original : il est celui de la maman tout au long du récit. Alternant entre la deuxième personne et la première personne, la narration passe d'une confidence d'une mère à sa fille sous forme d'un monologue à un retour sur toute la vie d'Eva de sa naissance à sa renaissance dans le genre qu'elle a toujours considéré comme le sien. de questionnement en sentiment de culpabilité, cette mère livre tout au lecteur dans un roman poignant sur la transidentité, la résilience et l'amour d'une mère à sa fille.
Aujourd'hui, le sujet de la transidentité est de plus en plus abordé dans la société, dans les médias, à travers des oeuvres culturelles comme ici et c'est une avancée notable mais c'est parfois fait de manière assez maladroite en ne donnant pas la parole aux personnes concernées… Dans ce roman, le lecteur n'entendra que la voix de la mère mais c'est un parti pris qui n'occulte pas pour autant les difficultés d'une personne transgenre de se faire reconnaître dans son genre. Certes, l'autrice n'évite pas quelques maladresses mais dans l'ensemble, j'ai trouvé le roman très pudique sur la question tout en permettant d'ouvrir le dialogue. L'angle choisi pour le récit est ainsi assez original tandis que le lecteur n'a pas l'habitude de l'emploi de la deuxième personne. Ce procédé stylistique se prête très bien à cette histoire. En effet, la mère d'Eva parle à sa fille en se demandant en permanence quelle « erreur » elle a bien pu commettre pour que sa fille ne se sente pas dans le bon corps et ce, depuis sa plus tendre enfance. Cette notion d' »erreur » que la mère aurait faite est présente en permanence tout au long du livre comme un coup de poing qui revient sans cesse. C'est violent mais, en même temps, le lecteur ressent le tiraillement de la mère entre la pensée de la destruction du corps de sa fille en tant que telle et l'amour inconditionnel qu'elle lui porte. On aurait envie de la juger, pourtant on ne peut que la comprendre. Pendant tout l'enfance d'Eva, sa mère a tenté de lui faire changer d'avis tout en essayant tout de même d'entendre sa souffrance jusqu'à ce qu'elle avoue qu'elle n'y pouvait rien. Ce roman est le cheminement d'une mère (dont on ne connaîtra jamais le nom) dans son questionnement sur l'identité de sa fille et sur ce qu'elle a fait ou aurait dû faire.
Dans ce livre, l'autrice nous décrit le cas d'un homme transgenre qui doit passer par la chirurgie complète pour s'identifier pleinement dans son genre mais ce n'est pas le cas de chacun(e) et c'est à noter tout de même ici. Bref, je ne peux que vous conseiller ce roman émouvant sur le parcours d'un jeune homme transgenre en quête de son identité à travers la voix de sa mère qui revient sur tout ce cheminement et l'enfance d'Eva entre interrogations et culpabilité mais toujours avec beaucoup d'amour ! Il permet également d'ouvrir le dialogue sur un sujet qui ne doit plus être tabou, un véritable appel à la tolérance !
Lien : https://thetwinbooks.wordpre..
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sylire
  15 juillet 2020
Comment vous parler de ce premier roman tellement bouleversant qu'il m'a laissé muette après avoir tourné les dernières pages ? Comment vous donner envie d'aller à la rencontre de la maman d'Eva, cette mère qui aurait pu être moi ou n'importe quelle autre autre mère ? Comment vous décrire le courage qu'il a fallu à cette femme pour accompagner son enfant "pas comme les autres" ? Cet enfant qui va demander à ses parents de renoncer à la fille qu'ils ont mis au monde.
Au tout début du roman, nous sommes dans une clinique Serbe en compagnie d'Eva et de sa maman. Eva est sur la table d'opération et sa maman dans un couloir, à attendre. Elle laisse vagabonder ses pensées entre passé et présent. Eva est née fille mais elle se sent garçon. Ce décalage (erreur de la nature ?) est une souffrance du quotidien pour l'enfant et pour ses parents. Eva ne peut pas s'épanouir dans ce corps qu'elle ne peut assumer. Son caractère se durcit, ses parents ne savent comment l'aider. le problème de leur fille envahit l'espace et ne laisse aucun répit à ce couple qui n'en est plus un. Et puis il y a le regard des autres qu'il faut supporter mais de moins en moins parce que la seule solution trouvée pour y faire face est l'isolement.
De l'amour, il y en a mais il ne se manifeste pas comme dans les foyers "normaux". Aimer Eva, est-ce l'aider à s'accepter telle qu'elle est ou faut-il l'accompagner à devenir l'homme qu'elle croit fermement être ? Cette question obsède la mère d'Eva, nuit et jour. Et ce n'est qu'au terme d'un long parcours jalonné de rendez-vous avec des "psy", des médecins, un juge mais surtout avec sa propre conscience que la mère d'Eva parviendra à mettre au monde son enfant une seconde fois.
La mère d'Eva est un livre magnifique que je vous encourage à lire. Aucun pathos, aucun voyeurisme mais un texte pudique qui sonne juste. L'originalité du roman tient au fait qu'il nous est donné de réfléchir à la problématique de l'identité de genre avec les yeux des parents et notamment de la mère. C'est un roman qui, plus largement, fait réfléchir à au rôle des parents dans le développement des enfants.

Un premier roman bouleversant !
Lien : http://www.sylire.com/2020/0..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
chantal13chantal13   26 juin 2020
Une autre terre, un lieu nouveau, où tu pourras enfin être ce que tu désires et où je pourrais enfin me reposer
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chantal13chantal13   26 juin 2020
Je t'ai laissée être ce que tu voulais
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