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ISBN : 2207117316
Éditeur : Denoël (30/11/-1)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Pour avoir offensé les dieux et refusé d'endurer sa simple vie de mortel, Sisyphe est condamné à perpétuellement subir ce qu'il a cherché à fuir : l'absurdité de l'existence et les vicissitudes de l'Humanité. Rendu amnésique par les mauvais tours de Charon – le Passeur des Enfers qui lui refuse le repos –, Sisyphe traverse les âges du monde, auquel il ne comprend rien, fuyant la guerre qui finit toujours par le rattraper, tandis que les dieux s'effacent du ciel et q... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  11 décembre 2014
« Trois oboles pour le passeur ou une éternité de langueur ? » C'est le marché qui est proposé à chaque être humain arrivant aux Enfers par Charon, gardien désigné par les dieux pour guider les âmes des morts dans les méandres du royaume souterrain. Or, pour s'être joué de plus fort que lui, Sisyphe se retrouve éternellement privé de la possibilité de s'acquitter de son droit de passage. Si le célèbre martyr antique n'en est pas réduit à pousser éternellement un rocher au sommet d'une montagne comme le dit la légende, son sort n'est toutefois guère plus enviable. Condamné à errer sans fin parmi les mortels, déraciné et sans mémoire, le colosse va traverser les siècles, incapable de se libérer de sa malédiction. « Il n'est pas de punition plus terrible qu'une éternité de travail sans but ni espoir. L'enfer, c'est la répétition. » Si cette affirmation vaut pour le protagoniste, il n'en est pas de même pour le lecteur qui suit pour sa part avec intérêt ces perpétuels allers-retours de Sisyphe entre le monde des morts et celui des vivants, et ce à des époques et des lieux toujours différents, de l'Antiquité à un monde futuriste en passant par les VIIIe et XVIe siècles, les froides régions du nord, les déserts d'Afrique...
Outre l'originalité de son scénario, le roman séduit avant tout par la qualité de la plume de son auteur. Franck Ferric possède un sacré sens de l'épique et nous offre de sublimes scènes de bataille opposant le colosse à différentes armées. Car un autre aspect de la malédiction dont il est victime implique que la guerre le trouvera toujours, où qu'il soit, quand que ce soit. le chapitre consacré à son bref passage au sein de troupes saxonnes attaquées par les armées franques est notamment particulièrement saisissant et ravira les amateurs de récits épiques à la Bernard Cornwell. Les moments de confrontation entre Sisyphe et Charon sont également très réussis, pleins de tensions et de sous-entendus qui rendent si complexe la relation entretenue entre le damné et son geôlier. le roman n'est toutefois pas exempt de tout défaut et on pourrait notamment lui reprocher la distance continuellement maintenue entre le lecteur et les protagonistes. Bien que l'on suive l'histoire avec intérêt, on se soucie finalement peu du sort de Sisyphe et de Charon pour lesquels on peine à éprouver une quelconque empathie.
Franck Ferric signe avec « Trois oboles pour Charon » un bon roman qu'apprécieront sans doute les amateurs d'histoire et qui propose une réinterprétation intéressante du mythe de Sisyphe. Merci à Babelio et aux éditions Denoël de m'avoir fait découvrir cet auteur dont je lirai les prochains écrits avec intérêt.
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Lilou08
  10 décembre 2014
Un énorme coup de coeur pour ce roman très original « Trois oboles pour Charon »… Vraiment ! Je ne connaissais pas l'auteur, Franck Ferric, et ma PAL (pile à lire) est tellement impressionnante que je serais sans aucun doute passée à côté sans l'opération Masse critique qu'organise Babélio que je tiens à remercier vivement ainsi que les éditions Denoël. J'ai pu ainsi découvrir ce petit bijou de littérature.
J'ai été étonnée, happée par la fulgurance de l'écriture au début du livre… L'auteur est tellement original, différent dans son écriture et ses propos qu'on est pris dans cette drôle d'histoire et qu'on suit ce « héro » dans ses renaissances successives.
Le résumé de l'éditeur nous dit qu'il s'agit de Sisyphe… mais franchement quand on démarre le livre, on ne le sait pas du tout et rien ne le laisse présager, et le grand Borgne, « héro » de cette histoire, n'en sait pas plus que nous. Car sa mémoire, ses souvenirs lui sont perdus…ou plutôt lui ont été retirés. Il ne sait où il se trouve, ni comment il s'appelle, ni à quelle époque. Quant à Sisyphe je n'en savais pas grand-chose, à part ce mythe grec d'un homme condamné par les Dieux à pousser sur ses épaules un rocher en haut d'une montagne… rocher qui redescend chaque jour, et que lui remonte également chaque jour… Punition des Dieux pour les avoir défiés.
Ce roman appartient à un genre de littérature bien particulier, l'uchronie. « Dans la fiction, l'uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l'Histoire à partir de la modification d'un événement du passé » selon Wikipédia.
On finit par comprendre que cet homme, borgne (une pièce en or usée recouvre son oeil vide), plus haut que la moyenne (géant), d'une grande force, parlant et comprenant toute langue qu'il entend, mais sans aucune mémoire, renait sans fin dans des endroits de frontières, toujours au coeur de la guerre, dans des lieux inconnus de lui, ainsi que des temps tout aussi inconnus. Après un laps de temps plus ou moins long, il meurt, toujours de manière brutale, et revient à « la vie », aux Enfers… pour rencontrer Charon, le passeur. Comme il ne peut lui payer son obole, il repart dans le monde des mortels, pour un cercle sans fin… avec sur son corps, toutes les cicatrices de ses vies multiples….
Ce plus-qu'Homme est très particulier, vous l'aurez compris. Il a un sale caractère, est brutal, mais malgré tout, on finit par s'attacher à lui et le prendre en pitié. le mérite-t-il ? Comment tout cela se termine ? Je vous invite vivement à lire cet ouvrage pour le découvrir. C'est très bien écrit, très bien documenté également…. je pense que si ses autres ouvrages sont de la même qualité, je vais continuer à lire Franck Ferrie.
Très belle découverte que je vous souhaite.
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ACdeHaenne
  18 janvier 2015
Un homme se réveille sous un tas de cadavres, totalement nu et amnésique, en plein milieu d'un champ de bataille. Son corps se trouve couvert de cicatrices. Sa taille de géant et quelques tatouages lui apprennent bien vite qu'il n'est pas un homme comme les autres. Tentant de survivre, il erre sur une terre ruinée par la guerre, jusqu'à ce qu'il doive fuir une meute de loups qui finissent par le rattraper et le mettre en pièce. Alors qu'il se voit mourir, il se réveille sur les bords d'une étrange rivière. Là, un vieillard arrive, dirigeant sa barque pour se placer devant lui. C'est le Passeur qui réclame ses trois oboles si l'homme veut aller sur l'autre rive. Ou sinon...
Si elle est plus habituée à alterner les classiques incontournables aux grands noms de la littérature de genre (qu'on pourrait qualifier d'exigeante), la fameuse collection Lunes d'encre (dirigée, s'il est besoin de le rappeler, par Gilles Dumay depuis sa création en 1999) sait parfois ouvrir ses portes à de jeunes auteurs. C'était déjà le cas pour le duo d'auteurs bordelais Lamarque&Portrait (à qui l'on doit le remarquable fix up Ad Noctum). Là, c'est le jeune écrivain Franck Ferric qui a l'infime honneur d'entrer dans le catalogue de la collection de Denoël. C'est d'ailleurs à l'occasion du quinzième anniversaire de Lunes d'encre que j'ai eu la chance de recevoir ce roman.
Même si je suis parvenu à ne pas trop en dire dans le traditionnel petit résumé de début de chronique, il va m'être compliqué de ne pas expliquer d'avantage par la suite, et donc de spoiler. Un petit conseil amical s'impose avant d'aller plus loin. Si vous ne désirez pas vous voir dévoiler des éléments de surprise que recèle ce roman, cessez votre lecture de cette chronique, faites moi confiance quand je vous dit que la lecture de Trois oboles pour Charon vaut vraiment le coup et foncez droit chez votre libraire pour l'acquérir ! Pour les autres, la visite continue...
Parce que ce géant aux multiples cicatrices et tatouages, et à la mémoire plus trouée qu'une meule d'emmental (pas de gruyère, mais ceci est un autre débat), n'est autre que Sisyphe, personnage mythologique (fondateur de Corinthe suivant la légende) qui, défiant Tanathos (la Mort elle-même) s'est vu condamné par les Dieux à faire éternellement rouler un rocher dans le désert du Tartare. J'avais personnellement découvert le fameux mythe de Sisyphe grâce à la mythique série d'animation Ulysse 31. Mais ici, Franck Ferric nous propose une autre vision du mythe. de rocher, il n'est point question, mais la punition demeure éternelle. du moins, elle doit se poursuivre tant que le géant n'aura pas payé son obole à Charon, autre figure mythologique, le fameux passeur qui dirige sa barque sur le Styx, le fleuve des enfers.
Ce roman joue beaucoup sur la répétition des situations. En effet, ce pauvre Sisyphe se retrouve systématiquement au beau milieu d'un champ de bataille, devant faire face à la mort qui plane tout autour de lui avant de, fatalement, y succomber. Et revenir... J'ai remarqué que souvent (toujours ?), les batailles qui nous étaient montrés à voir opposaient des Français (ou apparentés) à d'autres belligérants et que, systématiquement, non seulement ils n'avaient pas le beau rôle (plutôt celui du conquérant belliqueux et sans pitié) mais notre "héros" se retrouvait dans le camp d'en face, celui des perdants.
La grande limite de ce roman est de nous proposer un héros auquel il est très difficile de s'identifier car, très vite, on sait qu'il va finir par mourir. Alors d'accord on sait que cette mort est provisoire, que le personnage principal va nous revenir presque en entier. Il n'empêche que ses "aventures" sont certes palpitantes, mais restent avant tout assez vaines.
Mais la grande force de ce livre, c'est le style déployé par son auteur. Je dois le dire tout de suite, c'est incroyablement bien écrit, dans la lignée de ce que peut faire un autre auteur français que j'aime beaucoup (mais vous le savez déjà), Jean-Philippe Jaworski. Et je peux vous dire que rien que pour ça, cela vaut le coup de consacrer quelques temps à la lecture de ce Trois oboles pour Charon. Il s'agit d'un livre magnifique. Je suis vraiment heureux d'avoir découvert là un auteur que je ne connaissais, pour le moment, que de réputation.
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Philemont
  12 novembre 2014
Tel que raconté dans l'Odyssée, pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à faire rouler éternellement jusqu'en haut d'une colline un rocher qui en redescendait chaque fois avant de parvenir au sommet... HOMERE ne donnait toutefois aucune explication à ce châtiment, laissant le soin à ses successeurs de le faire. C'est ainsi que certaines traditions justifient la peine de Sisyphe par la réputation de brigand et de malfaiteur qu'il avait acquise de son vivant.
C'est le parti que prend Franck FERRIC, jeune auteur français, mais néanmoins pas totalement débutant, aujourd'hui publié en Lunes d'Encre. Dans son roman il lui fait traverser les siècles, et l'Europe du Nord au Sud, par une succession d'épisodes où il renaît chaque fois dans un contexte de guerre. C'est d'abord au Ier siècle dans le nord de la Germanie, quand Sisyphe ressuscite sur un champ de bataille qui a opposé les tribus barbares à l'armée romaine. C'est ensuite au VIIIème siècle, toujours en Germanie, où il renaît dans une tribu saxonne aux abois face à l'assaut imminent des francs menés par Charlemagne. Au XVIIème siècle il a coup sur coup deux vies distinctes ; dans l'une il renaît pendant la bataille de Rocroi, décisive dans l'issue de la Guerre de Trente Ans, et la suprématie de la couronne de France sur la couronne d'Espagne ; dans l'autre il ressuscite sur un corsaire français qui sillonne la Méditerranée en chassant ses homologues espagnols. A la fin du XVIIIème siècle c'est en Egypte qu'il réapparait, alors que Bonaparte y mène campagne pour disputer le territoire à la Grande Bretagne. En 1942 sa vie se résume à un vol dans un Messerschmitt en pleine bataille de l'Atlantique au-dessus de la Seine-Maritime. Dans un futur indéterminé enfin, l'Humanité est encore et toujours en guerre sur une planète Terre à l'agonie ; depuis l'Ukraine Sisyphe est le témoin impuissant du vain conflit qui oppose les partisans de la survie extraterrestre et ceux qui croient que l'avenir de l'homme demeure terrestre.
Au fil de ses errances Sisyphe apprend et se souvient peu à peu de lui-même. Car si entre chaque vie l'esprit oublie, le corps lui se souvient ; cela passe par nombre de tatouages, mais également par d'innombrables blessures et autres mutilations. Mais c'est par ces conversations avec Charon qu'il en apprend le plus, à commencer par son nom et son histoire (Chapitre 7). Car entre chaque vie humaine, il revient sur les rives du fleuve Achéron qui marque la frontière entre l'âme errante des défunts et les Enfers ; Charon y est le passeur, le nocher qui a pour rôle de transporter sur sa barque, moyennant péage, les âmes des morts vers leur séjour éternel. Mais malheur à celui qui, comme Sisyphe, ne peut s'acquitter du péage. Il est alors condamné à errer sur les rives du fleuve jusqu'à l'oubli et la renaissance, le cycle se répétant indéfiniment jusqu'à l'acquittement des Trois oboles pour Charon.
C'est ainsi que Franck FERRIC nous propose une lecture passionnante du mythe de Sisyphe. Il le transpose intelligemment dans une Humanité dont le développement repose sur la guerre, les conflits devenant de plus en plus destructeurs à mesure que la technologie progresse. Ce faisant il fait du destin de l'Humanité une éternelle répétition des mêmes erreurs, et de celui de son berceau une condamnation aussi lente qu'inéluctable. FERRIC fait ainsi preuve d'une grande érudition sur la mythologie grecque, mais également d'un talent certain pour la reconstitution historique. La structure de son roman, faussement décousue, témoigne aussi de son sens du romanesque, alternant scènes chocs et dialogues percutants dans une ambiance fataliste. Trois oboles pour Charon est finalement de ces oeuvres dont on apprécie l'équilibre mais que dans le même temps on aimerait plus longues ; il est vrai que les renaissances de Sisyphe sont potentiellement infinies et, peut-être, le sujet de publications futures, FERRIC étant également nouvelliste. En attentant, et quoi qu'il en soit, Trois oboles pour Charon est un roman qui se suffit à lui-même et qui sera à coup sûr en bonne place dans les nominations pour les prix littéraires à distribuer l'année prochaine.
Lien : http://philemont.over-blog.n..
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BlackWolf
  13 novembre 2014
En Résumé : J'ai passé un bon moment de lecture avec ce nouveau roman de Franck Ferric qui nous propose de revisiter le mythe de Sisyphe de façon clairement intelligente, offrant ainsi au lecteur de nombreux axes de réflexions très intéressants sur la vie, son but, l'acceptation des autres ou encore l'utilité d'une guerre qui finalement n'apporte rien de vraiment concret vu que l'Homme y replonge régulièrement. Un récit qui ne laisse pas indifférent et soulève bon nombre de questions, le tout porté par une plume vraiment dense, magnifique, soignée et travaillée ainsi que par des dialogues percutants. La dualité entre Charon et Sisyphe ne manque pas non plus d'attrait, dévoilant ainsi deux visions d'une vie pour le même châtiment, même si j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose pour les rendre complètement attachants. le principal regret que j'ai concernant ce roman c'est qu'au milieu du récit on en comprend la construction, il devient alors un peu répétitif, perdant un peu de son charme. Rien de non plus bloquant, mais qui l'empêche de se révéler excellent ce qui est dommage. Par contre, si vous ne cherchez que le divertissement passez votre chemin, ce roman demande un minimum de concentration. En tout cas l'auteur se positionne de plus en plus comme un auteur à suivre et je lirai sans soucis ces autres écrits.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Les critiques presse (1)
Elbakin.net   08 décembre 2014
Le livre n’est pas exempt de défauts, qui, sans être rédhibitoires, n’en sont pas moins présents, notamment des passages qui traînent un peu en longueur, ou une alternance des points de vue dans la narration qui perturbe parfois la compréhension du texte. Malgré tout, Trois oboles pour Charon reste un très bon roman, original, bien mené, et qui ravira aussi bien les amateurs de Fantasy que ceux d’Histoire.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
marijardinmarijardin   07 avril 2015
Je sais que chaque fois que je sors des franges dans lesquelles Charon règne, c'est toujours pour renaître en pleine belligérance. Il n'est pas de punition plus terrible qu'une éternité de travail sans but ni espoir, avait dit le nautonier. Et l'enfer, c'est la répétition. A la mesure du colosse presque immortel que je suis, cette répétition n'est pas celle que connaît le commun des hommes: la succession des jours de travail, des naissances et des décès, des joies et des peines. Assis dans la vase du Léthé, Charon avait parlé: mon supplice était d'endurer le rabâchage de l'univers à l'échelle de cette humanité au-dessus de laquelle j'avais autrefois essayé de m'élever. Et ce vers quoi revenait toujours l'humanité, c'était la guerre. Ce qui, à mon jugement, me semble être la plus évidente manifestation de la vivacité de l'espèce humaine, ainsi que sa principale motivation à perdurer toujours et encore, c'est le conflit qui oppose et contraint à surmonter l'autre -et soi-même- pour tout, pour rien.
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lilice_brocolislilice_brocolis   14 décembre 2014
La mémoire est une chose capricieuse. Elle s'évertue à oublier l'important pour ne garder que l'accessoire. Elle omet le nom des choses et se rappelle leurs mauvaises odeurs. Je me souviens des télévisions, des trains sur les rails, du bruits des canons et des jappements des chiens. Je me rappelle la forme des cités, la voix des amis, l'haleine des ennemis. Mais si peu de leurs noms.
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boudiccaboudicca   03 décembre 2014
Les dieux m'en veulent. Ils en veulent aux hommes qui, trop heureux ou trop amers, deviennent oublieux dans leurs prières. Mais, quoi qu'ils en pensent, je vais rester ici. Maintenant je suis vieux et je le dis : la ville est pour les filous. La mer pour les aventuriers. La route pour les brigands. Le champ est l'unique lieu décent pour l'homme honnête.
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boudiccaboudicca   20 décembre 2014
Si Hrotger apprenait que cette bataille est déjà perdue, s'il se savait acculé à la déroute, il serait capable de sortir de la place à la tête de ses hommes et de fondre toutes défenses dehors sur la meute qui s'assemble plus loi, dans les bois. En paix comme à la guerre, celui-là ne connaît d'autre jargon que celui du fer.
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boudiccaboudicca   07 décembre 2014
Puisque vous voulez tout savoir, voilà d'où je viens : je suis né de l'union d'une porte de prison et d'une hache de bourreau. Je suis fait de ce bois noir et sec dont on fait les potences. Un bois imputrescible, maudit. Même le feu n'en veut pas. Criblez-moi de plomb, jetez-moi aux flammes, percez-moi d'acier, mais vous n'obtiendrez rien de plus de moi que ce que vous dis là.
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