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EAN : 9782825146903
513 pages
Éditeur : L'Age d'Homme (18/01/2018)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Le roman d'une histoire vraie sur les dessous du trafic d'œuvres d'art en format poche.
Toujours d'actualité, cette ré-édition sera préfacée par deux journalistes.
Jean-Bernard Bonnot est un Parisien au chômage, qui vit d'expédients, et donne quelques cours de philosophie. La trentaine, marié, un enfant, il écrit un livre sur Drouot. Un jour, il fait la connaissance de Marlene, une Américaine fortunée qui va l'introduire dans le monde opaque des marc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Fandol
  27 juin 2018
C'est un livre étonnant, passionnant, intriguant découvert grâce au Club des Explorateurs de Lecteurs.com et aux Éditions L'Âge d'Homme qui ont bien fait de sortir ce premier roman de Jules-François Ferrillon, en Contemporains Poche, avec une préface et une postface, toutes les deux très instructives.
Jean-Bernard est le héros de ce livre, à moins que ce soit David… Si le premier raconte, il ne sait pas toujours où il est : dans sa vraie vie ou dans ce roman qu'il veut écrire. Les deux s'imbriquent, se mélangent, donnent des scénarios différents, alternatifs, des rêves ou des cauchemars. J'ai trouvé ce procédé littéraire osé, bien mené, malgré quelques longueurs.
L'auteur parle de ce qu'il connaît bien. Il a été prof de philo et courtier en tableaux anciens. Avec les femmes, j'y reviendrai, la peinture est le coeur de son roman qui m'a bien éclairé sur le marché de l'art.
Jean-Bernard drague : « Un dragueur à la noix, une espèce de pitre qui passe sa vie à raconter des balivernes, à papillonner sans but. » Tragédie ou bouffonnerie, il pose la question, lui qui se considère comme un adolescent d'une trentaine d'années, mi-chômeur, mi-prof. L'écriture est débridée, avalanchesque, pleine d'humour, avec quelques mots d'argot au passage.
Il y a bien Liv, sa femme, et leur fils, Vincent, mais c'est Marlene qui occupe l'essentiel. Fille de parents allemands, elle a un passé trouble, des relations mystérieuses dont ce John qui vit à New York. Elle claque l'argent comme elle respire : « Et Marlene s'intéressait à moi parce que j'étais différent. Une espèce d'innocent qu'elle encourageait à devenir ambitieux. J'étais d'autant plus flatté qu'elle me renvoyait l'image idéale de moi-même. » Entre eux, c'est chaud, très chaud… mais quand elle parle, ses sujets favoris sont : « Juifs, Seconde Guerre mondiale, Juifs, art, homosexuels, Juifs, Proche-Orient, Juifs, etc. »
Souvent, l'auteur nous ramène à l'hôtel Drouot où se font les ventes de tableaux et c'est l'occasion de détailler toutes les magouilles pour ne pas payer d'impôts. Au passage, l'auteur livre un chapitre joliment troussé, détaillant un stratagème monté par Giordano et David, personnages de la fiction en train de s'écrire.
Impossible de détailler tous les rebondissements d'une histoire à découvrir mais chacun apprendra beaucoup sur la mystification réussie par le faussaire et sur le respect qu'on lui doit car il faut avoir du talent pour berner tout le monde… le monde des experts en prend aussi pour son grade alors que la question essentielle est : « Comment cambuster les marchands, carotter le bourgeois, repérer les tableaux, leur trouver un pedigree impeccable, une époque ancienne.» Oui, je sais, Jules-François Ferrillon (photo ci-contre) utilise parfois des mots étonnants comme cambuster ou avalanchesque…
En tout cas, la démonstration est réussie : « En matière de contemplation bienheureuse du Beau, le faussaire démontre donc que le faux vaut le vrai, ce dont attestent les querelles d'experts. »
Je conseille vraiment la lecture de Faussaire, un livre plein d'enseignements et de moments aussi délicieux que rocambolesques.
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fred_bac
  22 janvier 2018
"Jean-Bernard Bonnot est un Parisien au chômage, qui vit d'expédients, et donne quelques cours de philosophie. La trentaine, marié, un enfant, il écrit un livre sur Drouot. Un jour, il fait la connaissance de Marlene, une Américaine fortunée qui va l'introduire dans le monde opaque des marchands de tableaux. Giordano, un italien, lui explique combien sont ambiguës les attributions et très approximatives les expertises. Il lui révèle surtout comment fabriquer de faux tableaux anciens..." Voilà pour le pitch, tel qu'il apparait sur le site officiel. Mais il y'a plus, beaucoup plus. Voilà un personnage, goguenard, qui sort du livre. Au sens propre. Voilà une intrigue de faux tableau qui déborde dans la vraie vie des vrai gens : la notre. Le Figaro, le journal des arts ont publiés des articles sur de possibles "faux" . Et ça ressemble diablement à ce que décrit Jean-Bernard... qui a un prénom composé, comme celui de l'auteur, Jules-François. Et on se demande si le plus grand faussaire ce n'est pas ce gars qui se compose une vie différente au fil des rencontres. On se demande ce qui est biographique, ce qui ne l'est pas, chez le héros, mais aussi chez nous. On se demande si nous même, lecteurs, on est de bons "faussaires", si notre vie pastiche et fac-similée tromperait l'expert : "tu l'as bien raté", qu'il dira peut être, le barbu, à l'heure de se faire jeter du paradis. Donc on a ici un bouquin multiple. Un polar bien sur. Avec de la testostérone. ça gouaille sec, et on n' est pas là pour se parfumer de lavande façon poulette. Les petites princesses en seront peut être un peu secouées....Mais derrière cette façade détachée, ce héros finalement sensible se dévoile à qui sait l'écouter. On peut bien sur se contenter avec plaisir de suivre ses péripéties, de suivre l'action brute. On peut aussi jouer les détectives et réunir les coupures de presse sur les diverses affaires réelles de suspicion de faux tableaux, relire le bouquin en prenant des notes, analyser les interviews de l'auteur et essayer de savoir ce qui est vrai , ce qui est faux....On peut aussi y lire une quête de l'essence du réel, car c'est sur, comme JB on est tous nos propres faussaires...Mais quoi qu'on choisisse, on peut aussi bien se marrer. Parceque Notre héros/narrateur/auteur, y'a pas à dire, il a de l'humour. de l'humour un peu provoc des fois. Mais faut lui pardonner. Et après un petit effort, vous verrez qu'il est attachant. Bref maintenant qu'il sort en poche, plus d'excuse pour ne pas se laisser entrainer...
Lien : http://roadsmag.com/intervie..
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Lalo65
  14 mai 2018
Un livre bien étrange, difficile à résumer ou à classer.
Le héros s'appelle Jean-Bernard Bonnot, un prénom peu commun et qui m'a fait penser au jeu de notre enfance « Monsieur et madame Bonnot ont un fils… Jean ….parce que Jambonneau. »
Ce héros est un prof de philo peu consciencieux, écrivain en devenir ou en rêve et qui passe son temps à tricher (faux papiers pour faire les courses sans payer, double vie, fiction et réalité sans cesse mêlées, à tel point que l'on ne sait parfois plus si on est dans le livre qu'écrit le héros, dans une de ses réalités, ou dans ses phantasmes). le « faussaire » porte bien son nom. Il va se laisser entraîner par sa maîtresse, femme énigmatique, dans un trafic d'art. Et son histoire m'a laissé perplexe... Quelques scènes crues, beaucoup de dialogues fictifs ou réels, un style entre Audiard et Céline: un style un peu heurté, peu régulier, beaucoup d'argot mais aussi parfois une terminologie à la limite de l'accessibilité.
On ne peut pas dire que j'ai accroché à ce livre car je ne voyais pas où l'auteur voulait nous emmener, un second degré certain que j'ai pu percevoir mais pas vraiment apprécier... Je remercie néanmoins lecteurs.com qui m'a envoyé ce livre!
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SophieWag
  14 mai 2018
Un livre bizarre
Jean Bernard est prof de philo, écrivain à ses heures perdues et qui passe son temps à mentir à tel point que l'on ne sait parfois plus si on est dans la réalité ou dans le livre qu' il écrit. Il va se laisser entraîner par sa maîtresse, femme étrange, dans un trafic d'oeuvre d'art.
Je n'ai pas trop aimé ce livre dérangeant, dont le sujet m'intéressait au départ et qui s'est avéré fastidieux à lire...
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
FandolFandol   27 juin 2018
Ce n'est pas le seul paradoxe du faussaire que d'atteindre le cœur et l'esprit des connaisseurs en leur livrant ce qu'ils demandent. Il n'est pas différent en cela des grands maîtres qui travaillent à la commande.
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FandolFandol   27 juin 2018
Un adolescent d'une trentaine d'années, avec sa bonne grosse dose de naïveté et d'idéal. Un mec mi-chômeur, mi-prof, avec une vie socio-économique ordonnée entre deux axes principaux : ne rien faire grâce au chômage, et ne pas faire grand-chose grâce à un emploi d'escroc petitement rémunéré par l'Éducation nationale.
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FandolFandol   27 juin 2018
Et Marlene s’intéressait à moi parce que j’étais différent. Une espèce d’innocent qu’elle encourageait à devenir ambitieux. J’étais d’autant plus flatté qu’elle me renvoyait l’image idéale de moi-même.
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FandolFandol   27 juin 2018
Ils se sentaient flattés, les nantis, de posséder une pièce rare. Une pièce ayant appartenu à un identique sang bleu. Ça les revalorise. Surtout les nouveaux riches des pays émergents.
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FandolFandol   27 juin 2018
Le vin ! Son vrai maître à penser, son amant délectable, sa faiblesse poétique. Il buvait, poursuivant un rêve dont le fil conducteur tenait du camaïeu couleur rubis.
Commenter  J’apprécie          20

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