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EAN : 9782020293716
593 pages
Éditeur : Seuil (02/05/1996)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 21 notes)
Résumé :
La mondialisation, ultime avatar de la colonisation ? Telle est l'ingénieuse hypothèse à laquelle nous invite in fine cet ouvrage richement documenté et pétillant d'intelligence.

Abordant pour la première fois la colonisation dans sa globalité, l'historien Marc Ferro, spécialiste de la Russie, tourne le dos à une vulgate classique qui privilégie une période - le XIXe siècle - et un point de vue - celui des colons, européens la plupart du temps.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
vincentf
  15 janvier 2013
Le pluriel est essentiel. Ce livre montre la diversité des colonisations, de celle du temps des conquérents à celle, qui ne dit pas son nom, d'aujourd'hui. On parcourt le monde entier, pour y traquer les mécanismes à l'oeuvre dans l'esprit des colons et des indigènes, durant les différentes étapes de colonisation, et, à force de voyager, on se perd un peu. Beaucoup d'informations s'enchaînent, beaucoup d'analyses qui supposent parfois des connaissances préalables trop fragile pour les suivre jusqu'au bout, rendent ce livre à la fois très riche et un peu flou. On peine à en suivre la logique, mais on choppe, au passage, des idées et des faits historiques.
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picaflor
  19 octobre 2011
Un remarquable essai de synthèse, qui s'efforce de sortir du nombrilisme franco-français sur un sujet souvent controversé et de prendre la mesure d'un phénomène qui a été l'une des principales manifestations de l'hégémonie européenne sur le reste du monde pendant quelques siècles et dont l'auteur a été en outre, à un moment de sa vie, le témoin direct. Loin des polémiques, il apporte un éclairage et une hauteur de vues salutaires, ce qui n'a rien d'étonnant de la part de ce maître de l'histoire comparative.
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YLC76
  25 novembre 2019
D'une grande densité car on balaie plusieurs siècles et tous les continents. Mais on apprend beaucoup et surtout sur des pays ou des périodes dont on ne parle pas souvent en France. J'ai regretté que certains sujets soient trop peu développés, mais rien n'empêche d'aller creuser via d'autres livres et auteurs.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   23 mars 2017
Du temps des colonies, on présentait la vie en rose… Certes, le colon y travaillait dur : avant de partir, persécuté dans son propre pays, il était venu s’installer là où Dieu l’avait conduit ; il entendait y cultiver la terre, croître, s’y multiplier. Mais « il lui avait fallu se défendre contre les agresseurs, rebelles et autres salopards ». Qu’elle avait été grande sa gloire, et méritoire la souffrance d’être un conquérant !
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picaflorpicaflor   19 octobre 2011
Dès octobre 1956, au moment de Suez, de Gaulle avait dit au prince héritier du Maroc, Moulay Hassan : "L'Algérie sera indépendante, qu'on le veuille ou non. Alors, le tout sera le comment". "Ce sera long, il y aura de la casse", avait-il commenté à Jean Amrouche. Il y en eut.
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picaflorpicaflor   19 octobre 2011
Ce n'est donc pas l'absence d'intérêt pour l'Afrique qui a arrêté la progression des divers colonisateurs du XVème au XIXème siècle, voire leurs choix commerciaux, mais bien la capacité de l'Afrique à se défendre. (...) La vérité est que, maîtres de la mer, les Portugais et autres Européens étaient vulnérables sur terre et surtout sur les rivières.
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Videos de Marc Ferro (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Ferro
Louis II de Bavière (1973 - Les Lundis de l’Histoire / France Culture). Diffusion sur France Culture le 24 septembre 1973. Par Denis Richet. Réalisation de Virginie Mourthé. Avec Victor-Lucien Tapié, Youssef Ishaghpour et Marc Ferro. Louis II de Bavière (en allemand Ludwig II), né Louis Othon Frédéric Guillaume de Wittelsbach (Ludwig Otto Friedrich Wilhelm von Wittelsbach) le 25 août 1845 à Munich et mort le 13 juin 1886 dans le lac de Starnberg, est le quatrième roi de Bavière, régnant de 1864 à 1886. Ses autres titres sont comte palatin, duc en Bavière, de Franconie et de Souabe. Fils aîné de Maximilien II et de son épouse Marie de Hohenzollern, il est une personne excentrique, dont l'héritage est étroitement lié à l'histoire de l'art et de l'architecture. Il commande notamment à la construction de plusieurs châteaux et palais d’envergure, dont le plus célèbre est Neuschwanstein ; il est également le mécène du compositeur Richard Wagner. Bien qu'il ait pris ses distances avec le clergé, il a de la royauté une vision exaltée, liée à la représentation divine de ses origines culturelles germaniques. Il prend comme modèle Parsifal, héros des Sagas, devenu le gardien du Graal en raison de la pureté de son âme. Toutefois, juridiquement, Louis II est un monarque constitutionnel, disposant certes de droits mais principalement soumis à toute une série d'obligations et de devoirs. Il se réfugie dans un environnement visuel et acoustique qu'il se crée. À partir de 1871, lorsque la Bavière devint vassale de la Prusse, Louis II de Bavière affecte l'essentiel des finances bavaroises, puis sa fortune personnelle à ses projets dispendieux, ce qui le fait tomber en disgrâce auprès du chancelier allemand Otto von Bismarck. Alors que ses ministres cherchent à l’écarter, il est déclaré fou, et meurt tragiquement au lendemain de son internement au château de Berg. Présentation des Nuits de France Culture : « “Je veux, disait-il, demeurer pour moi et pour les autres une éternelle énigme.” Né en 1845 à Munich, mort noyé dans des circonstances mystérieuses, en 1886, excentrique, dépensier, bâtisseur de châteaux extravagants, capricieux mécène de Richard Wagner, le roi Louis II de Bavière a fasciné nombre de ses contemporains. En 1973, deux cinéastes lui consacraient un film, témoignage d’un regain d’intérêt pour un personnage historique : Hans Jürgen Syberberg, avec "Ludwig, requiem pour un roi vierge", et Luchino Visconti qui signait, quant à lui, "Ludwig : Le Crépuscule des dieux", avec Helmut Berger dans le rôle-titre et Romy Schneider, qui endossait pour la seconde fois les habits de "Sissi", la célèbre cousine du roi. Pour "Les Lundis de l’Histoire", le 24 septembre 1973, Denis Richet se saisissait de cette double actualité cinématographique pour rappeler le destin original de ce roi, et interroger les liens entre histoire et cinéma. »
Sources : France Culture et Wikipédia
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