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EAN : 9782889441006
216 pages
Éditeur : Slatkine et Cie (23/08/2018)
3.6/5   107 notes
Résumé :

Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, l’auteur est à son affaire, il est procureur du Canton de Neuchâtel.

Dans ce polar essoufflant, il fait endosser à son personnage principal la robe d’un magistrat qui pourrait être son double si tout n’était précisément double et trouble dans ce Miroir des âmes : les flics, les filles, les politiques, les juges et jusqu’à ce mystérieux tueur en série que la police a surnommé L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
3,6

sur 107 notes

La_Bibliotheque_de_Juju
  28 juin 2019
Décidément, Nicolas Feuz se dévore. Ses livres du moins, hein !
J'ai lu son dernier ouvrage en vingt-quatre heures.
A peine le temps de se rendre compte que tout a commencé qu'on se retrouve au beau milieu de la nuit plongé dans ce roman sans vraiment pouvoir arrêter sa lecture.
Le procureur Jemson se réveille à l'hôpital après un attentat destructeur avec la mémoire défaillante. A son chevet, sa greffière va tenter de raviver les souvenirs oubliés.
Ne vont pas tarder à s'ajouter au tableau une prostituée coincée par un mac monstrueux et un tueur en série ignoble aux méthodes atroces. Ça fait beaucoup d'adjectifs répugnants mais il faut bien dire la vérité car dans le genre, Nicolas Feuz n'y va pas avec le dos de la cuillère.
Le récit va à 1000 à l'heure. Chapitres brefs. Retournements de situation. Et révélations en série. Tout ce que j'aime dans ce genre là. On lit ce livre avec un vrai plaisir même si parfois les ficelles semblent un peu trop grosses et les personnages pas suffisamment fouillés. Reste une vraie efficacité. On ne lit pas un tel roman pour son souci de véracité mais pour le plaisir de tourner les pages à fond de train. C'est ce que j'aime chez Nicolas Feuz, cette frénésie qui m'anime dans une lecture au tempo toujours furieux.
Même si j'ai tout de même préféré le précédent opus du monsieur, j'ai pris un réel plaisir (presque coupable) à retrouver la plume d'un auteur pro du page turner efficace.
Un guilty pleasure à dévorer cet été sans se prendre trop la tête, juste pour le plaisir !

Lien : https://labibliothequedejuju..
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Deslivresalire
  13 novembre 2018
Neufchâtel en Suisse. Un attentat à la bombe a fait voler en éclats la place des Halles.
Le procureur Jemsen, qui se trouvait sur les lieux est amoché, mais vivant.
Il a cependant perdu une bonne part de sa mémoire.
Heureusement sa greffière, Flavie Keller est présente pour le soutenir et essayer de l'aider à s'y retrouver dans ses dossiers.
Parmi ces derniers, il y a notamment celui qui est dans le coffre-fort du greffe et qui tourne autour d'un réseau de trafic d'humains.
De leur côté, le commissaire Tristan Kramer et l'inspecteur Justin Mollier enquêtent sur l'attentat et sur ce tueur en série, qu'on appelle le Vénitien et qui exécute ses victimes en leur coulant de la silice brûlante dans la gorge.
Enfin, Alba Dervishaj, cette prostituée d'un réseau albanais, semble avoir eu des rapports avec le procureur... mais pour quelle raison ?
À mon avis :
Il y avait dans l'idée et la construction de départ de ce thriller tous les ingrédients pour en faire un livre de bonne facture.
Le premier chapitre commence sur les chapeaux de roue avec ce tueur sans pitié liquidant le commissaire qui était sur sa piste.
Et puis tout se déglingue ; les personnages sont creux, leurs histoires sans intérêt pour le récit (l'histoire personnelle de Flavie Keller par exemple, n'apporte strictement rien), les situations sont improbables voire incohérentes, avec un prix spécial pour Alba, la prostituée abusée, comme si de rien n'était (et là, je ne dis que le minimum pour ne pas déflorer le livre).
La description des lieux est très précise et pour cause, Nicolas Feuz est procureur à Neufchâtel, mais on a le sentiment d'être guidé par un GPS dans des quartiers que l'on ne connait absolument pas, puisque nous, nous ne sommes pas du coin. Et ça ne suffit pas à les découvrir.
Les chapitres sont très courts, vraiment très courts, sans doute pour donner du mouvement au récit, mais l'effet obtenu n'est pas celui recherché. On est plutôt coupé sans cesse dans notre élan de lecteur, pas toujours de manière très pertinente non plus, si bien que c'est totalement déroutant.
Enfin et sans dévoiler encore une fois les ressorts de l'intrigue aux perspicaces qui s'aventureraient dans la lecture de ce livre, les personnages d'Alba et du Vénitien sont particulièrement incohérents, sans doute pour sauvegarder les twists finaux. Mais c'est quand même dommage de sacrifier le récit uniquement pour surprendre à tout prix le lecteur, qui n'est pas si crédule que ça.
Au final, un livre qui partait très bien et qui rapidement a montré de nombreuses faiblesses malgré un style de bonne qualité.
Retrouvez d'autres avis sur d'autres lectures sur mon blog :
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Ogrimoire
  29 août 2018
Qu'attend-on d'un bon roman noir ? D'abord, qu'il soit efficace. Et, pour le coup, le miroir des âmes est efficace : j'avais hâte d'arriver au dénouement, je n'avais pas envie de lâcher l'affaire ! Ensuite, que l'on ait un ou plusieurs twists, qui viennent remettre en question ce que l'on commençait à considérer comme acquis : ici aussi, on est servi. Personnellement, je n'ai pas vu venir LE truc – je ne dirai rien, pour ne pas spoiler -, et c'est très bien comme cela. Enfin, que toutes les pièces du puzzle s'assemblent de façon crédible à la fin. Et, à quelques pages de la fin, il y avait encore un point qui me turlupinait, mais j'ai finalement eu l'explication attendue. Donc, là aussi, parfait.
Vous l'aurez compris, j'ai vraiment aimé ce livre, que j'ai dévoré. La lecture en est très fluide, les chapitres, plutôt brefs, rythment bien la progression de l'intrigue. On entre dans l'histoire très vite, et on n'en sort qu'une fois le livre refermé.
Pour pinailler, j'ai quand même deux petits regrets – très petits ! -. le premier, c'est que l'on sait finalement assez peu de choses sur les motivations du personnage mystérieux qu'est ce Vénitien. J'aurais vraiment aimé que, sans nous révéler qui se cache derrière ce personnage plus tôt, on en découvre davantage sur ce choix du verre. Je ne veux pas spoiler, donc je ne veux pas trop détailler les choses ici, mais il me semble que l'on aurait pu, à un moment où un autre du livre, passer davantage « sous le masque ». Peut-être y a-t-il de bonnes raisons qui empêchaient d'en dire trop sur son objectif réel, ou sur ceux de ses commanditaires, mais en apprendre plus sur sa psychologie m'aurait vraiment paru intéressant. D'où lui est venue cette idée de fondre du verre fondu dans la gorge de ses victimes ? Y a-t-il eu des coups d'essai ? Depuis quand pratique-t-il ? Quels sont ses ressorts psychologiques ?
Le deuxième est peut-être encore plus difficile à exprimer sans spoiler, mais je vais essayer. le procureur Jemsen – dont, en passant, la mémoire revient très vite, fort opportunément, c'est presque trop beau -, finit par comprendre/apprendre qui est l'une des victimes de l'attentat. Et il sait avoir un rôle, voire une responsabilité directe, dans cette mort. Et cela ne semble absolument pas l'atteindre. du point de vue de la psychologie, n'aurait-on pas pu attendre un peu plus d'empathie ? Au contraire, dans les derniers chapitres, il nous est décrit comme souriant, presque enjoué. Bon, peut-être le procureur Jemsen est-il appelé à devenir un personnage récurrent et explorera-t-on ces questions à l'avenir. Mais j'ai trouvé un peu étrange l'espèce de détachement dont il semble faire preuve…
En fait, ce qui résume le mieux mes très légères réserves, c'est que j'aurais volontiers passé un peu plus de temps avec plusieurs des personnages de ce livre. Avec Alba, avec le Vénitien, avec ce procureur Jemsen, ainsi qu'avec sa greffière, Flavie Keller, qui est également un personnage intrigant…
Je le redis cependant pour que ces quelques remarques ne donnent pas l'impression d'un avis en demi-teintes : j'ai vraiment apprécié cette lecture, qui donne envie d'aller se pencher sur les huit autres productions de l'auteur, dont la trilogie massaï, dont le héros, Mickaël Donner, apparait, si j'ai bien compris, dans cinq livres de Nicolas Feuz
Lien : https://ogrimoire.wordpress...
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monromannoir
  02 septembre 2018
Service de presse.
Ce retour de lecture dévoile d’importants éléments de l'intrigue.
C'est avec un tweet ironique que Frank Thilliez s'est érigé en défenseur de la littérature dite populaire en haranguant ses fans afin qu'ils s'en prennent à la journaliste de Telerama qui a osé évoquer son dernier roman avec tant de dédain. Il n'est pas le seul à utiliser un tel stratagème et si l'on peut juger le procédé minable, à l'image de ses écrits d'ailleurs, il se révèle pourtant extrêmement efficace puisque l'on a pu lire toute une kyrielle de messages hostiles émanant d'une horde d'aficionados fort remontés à l'encontre du magazine et de la journaliste. Pour Joël Dicker, l'explication est simple, lorsque l'on s'en prend à ses romans. le critique, par essence, n'aime pas le succès. Et Nicolas Feuz va même plus loin en expliquant qu'il s'agit purement et simplement d'un phénomène de jalousie. le dénominateur commun entre ces trois auteurs, c'est de déplacer le débat sur un autre curseur pour faire en sorte que l'on ne se focalise pas trop sur leurs textes révélant des carences que ce soit au niveau d'une écriture limitée et insipide mais également au niveau des failles d'une intrigue bancale. de cette manière il n'est donc question que d'élitisme, de mépris et de jalousie. de plus, ces hommes de lettre oppose bien souvent à leurs détracteurs les chiffres de vente, les classements et désormais le nombre de rencontres avec leur public à l'instar de Nicolas Feuz affichant fièrement ses soixante-quatre séances de dédicaces dans toute la Suisse romande à l'occasion de la double sortie de Horrora Boréalis, que le Livre de Poche a réédité en remaniant un texte qui conserve toute de même toutes ses incohérences (marque de fabrique de l'auteur), et de son nouveau roman le Miroir Des Âmes qui est édité par Slatkine & Cie. Une sortie retentissante sur fond de Carmina Burana. Il n'en fallait pas moins pour l'annonce d'un tel événement. Nous voilà prévenus.
A Neuchâtel, une bombe a dévasté la place des Halles en faisant des dizaines de morts. Qui est le commanditaire ? Qui était visé ? le procureur Jemsen n'en a pas la moindre idée lui qui figure parmi les survivants et qui tente vainement de rassembler ses souvenirs. Mais c'est peine perdue car toute une partie de sa mémoire s'est volatilisée dans le fracas de l'explosion. Il va devoir compter sur l'assistance de sa greffière car la police à fort à faire, ceci d'autant plus qu'un serial killer que l'on surnomme le Vénitien, sévit dans la région. Et que vient donc faire Alba Dervishaj, cette mystérieuse prostituée albanaise qui semble très bien connaître le procureur Jemsen ? Sur fond d'assassinats sanglants, de complots d'état et de trafics d'êtres humains, le magistrat va mettre à jour les éléments troublants d'une enquête qui risque bien d'être la dernière de sa carrière.
Outre le fait d'avoir enfin trouvé un éditeur, Nicolas Feuz a pour ambition de s'extirper de sa région et de s'attaquer au marché francophone. Et il faut bien admettre qu'il a démarré très fort avec ce portrait de six pages rédigé par Elise Lépine pour la revue Sang Froid. Spécialiste du polar, Elise Lépine fait partie de l'équipe de François Angelier qui anime sur France Culture, l'émission Mauvais Genre que je vous recommande. de plus elle collabore, entre autre, à la revue 813 qui fait partie des références dans le domaine des revues consacrées à la littérature noire et que Nicolas Feuz serait bien inspiré de parcourir afin de cesser de nous livrer comme référence le Club Des Cinq et le Vol Des Cigognes de Jean-Christophe Grangé qu'il cite dans chacun de ses entretiens. Mais pour revenir au portrait de Nicolas Feuz, nous allons découvrir que ce procureur travaille très bien et tient à jour tous ses dossiers (quelqu'un en douterait-il ?), qu'il a un physique avenant et un parcours littéraire atypique dans le monde de l'auto édition. On apprend également qu'entre sa vie de couple et la littérature, Nicolas Feuz a choisi. Tant pis pour la littérature. Mais au terme de la lecture, je n'ai pas eu l'impression que la journaliste avait lu l'oeuvre de Nicolas Feuz. Cela doit être pourtant le cas puisque sur le bandeau ornant Horrora Borealis, Elise Lépine affirme qu'il s'agit de « la nouvelle grande plume du thriller francophone ». Adoubé, encensé, voici une belle consécration qui ne manquera pas d'attirer de très nombreux lecteurs.
Par rapport aux précédents romans de Nicolas Feuz, le Miroir Des Âmes présente la particularité salutaire d'être extrêmement court avec cette sensation que l'éditeur a taillé le texte à la hache donnant l'impression qu'il manque tout de même une centaine de pages. C'est ainsi que le profil des personnages paraît à peine esquissé et que le rythme de l'intrigue certes rapide, parfois effréné souffre de quelques ruptures gênantes qui nuisent à la fluidité de l'ensemble. Phrases courtes, retour à la ligne, chapitres ridiculement brefs, pas de doute nous voici confronté aux standards du thriller insipide et parfois extrêmement ennuyeux à l'exemple de cet épilogue rébarbatif où l'auteur est contraint de caser précipitamment toutes les explications confuses en lien avec l'identité des protagonistes.
Au niveau des incohérences on peine à croire à cet attentat qui a secoué la ville de Neuchâtel et qui a fait des dizaines de morts mais qui ne semble aucunement perturber les forces de l'ordre et les autorités politique qui poursuivent leurs activités comme si de rien n'était. Ainsi la hiérarchie policière ne supprime les congés de leur personnel qu'après les débordements d'un match qui a tout même lieu malgré la gravité de l'événement (p. 85) tandis que l'un des hauts dignitaires du canton quitte la ville pour se rendre à Zürich (p. 63). Et on ne parle pas de la grande fête annuelle des Vendanges tout de même maintenue dans cette ville qui ne donne tout simplement pas l'impression d'être endeuillée. Au terme du récit, pour ce qui est de l'appréhension d'un dangereux serial killer, alors qu'ils bénéficient du gros avantage de la surprise et qu'ils pourraient interpeller l'homme à son domicile, les protagonistes préfèrent la cohue de la sortie de la salle du Grand Conseil, et ceci sans même l'appui du groupe d'intervention. Prise d'otage, série de suicides les interpellations tournent bien évidemment à la catastrophe à l'image du récit qui devient un véritable naufrage.
L'autre problème de ce page-turner, c'est qu'arrivé au terme des rebondissements et des retournements de situation, le lecteur, un tant soit peu curieux sera tout de même contraint de revenir sur quelques chapitres qui deviennent complètement fantaisistes à la lumière des explications fournies au terme de l'épilogue. Ainsi le chapitre 53 décrivant le périple de Luc Autier, enlevé puis traqué par ce serial killer surnommé le Vénitien, est complètement surréaliste puisqu'il s'avère que Luc Autier est justement le Vénitien ! Dans le même registre, on s'étonne qu'Alba Dervishaj puisse penser qu'elle s'est jetée dans les bras de son souteneur par dépit amoureux (p. 31) alors qu'il s'avère qu'elle est une policière fédérale, opérant en tant qu'agent infiltré afin de démanteler cette filière de prostitution. Aurait-elle subitement oublié sa véritable identité et le sens de sa mission ? On le voit, à force de vouloir tout nous dissimuler afin de mieux nous surprendre, Nicolas Feuz se fourvoie dans une mise en scène alambiquée qui perd tout sens commun.
Il faudrait parler de Florent Jemsen et de ses motivations qui le conduisent à conserver l'identité et la fonction de son frère. Il faudrait évoquer les providentielles falsifications de dossier pénitentiaires et autres substitutions d'ADN effectuées par Dan Garcia, un personnage sorti de nulle part. Mais gageons que nous obtiendrons toutes les explications à la lecture des prochaines aventures du procureur Jemsen, de sa greffière Falvie Keller et de la policière fédérale Tanja Stojkaj, reine du Krav Maga (p. 193). Une belle partie de rigolade en perspective.

Nicolas Feuz : le Miroir Des Âmes. Editions Slatkine 2018.
A lire en écoutant : Star Treatment de Arctic Monkeys. Album Tranquility Base Hotel & Casino. 2018 Domino Recording Compagny Ltd.
Lien : http://monromannoiretbienser..
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isabelleisapure
  18 octobre 2020
Un attentat à la bombe dans le centre de Neuchâtel, un procureur qui en réchappe, privé de sa mémoire, sa greffière pour le moins envahissante et énigmatiques, de jolies albanaises vivant de leurs charmes et bien sûr quelques flics. Voilà les ingrédients de ce roman noir qui m'a quelque peu chamboulée.

Pas une minute d'ennui dans cette sombre histoire qui commence par une scène dont la cruauté m'a fait craindre le pire pour la suite.
Nicolas Feuz a dû avoir pitié de la petite nature que je suis, car il m'a accordé un peu de répit durant quelques chapitres, pour m'éprouver à nouveau en me plongeant dans l'horreur absolue avec le massacre d'une prostituée.
Malgré cela, le roman est efficace, l'action va à cent à l'heure, impossible de lâcher avant le mot de la fin.
J'ai cependant regretté que les personnages manquent de consistance.
Un peu moins de violence et un peu plus de psychologie aurait été, à mon goût, le dosage idéal.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
OgrimoireOgrimoire   29 août 2018
Visqueux, le verre en fusion coula lentement au fond de la gorge ouverte en entonnoir. La silice fondue à mille cinq-cent degrés brûla tout sur son passage. Les lèvres, les dents, la langue, le palais, la trachée. Les chairs grésillèrent. Une odeur de viande carbonisée s’installa.
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cvd64cvd64   23 septembre 2019
Et il tira d'un rayonnage un très vieux livre en cuir d'une valeur apparemment inestimable. C'était un recueil de poèmes de Marguerite Porete, la première femme à avoir jamais osé signer un livre, au treizième siècle. La gravure originale du titre était restée parfaitement lisible: Le miroir des âmes.
Alba l'ouvrit avec précaution et, en souriant, elle lut à voix haute le titre complet: le Miroir des âmes simples anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir d'amour.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2018
Son destin était en marche et il n’en était plus le maître. Il n’était plus qu’un mort en sursis.
Peut-être n’obtiendrait-il d’ailleurs jamais de réponse, car ses questions disparaîtraient d’un coup sec avec lui dans le néant. Existait-il seulement une vie après la mort ? Ne fût-ce qu’un bref instant où la personne pouvait se rendre compte que, la seconde suivante, elle ne serait plus ?
Putains de questions existentielles !
Putain de philosophie à deux balles !
Putain de vie !
Pourtant, à l’origine, sa vie avait tout pour être belle. N’avait-il pas souvent entendu les gens le jalouser ? Une enfance heureuse, sans l’ombre d’un nuage.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2018
Elle s’en voulait d’avoir été à la fois si fragile et brutale, de ne pas avoir su lui pardonner. Au fond d’elle-même, elle savait qu’il resterait à jamais l’amour de sa vie, le seul. Mais elle avait préféré rompre tout contact. C’était ainsi, son mode de fonctionnement, sa carapace.
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LadiesColocBlogLadiesColocBlog   02 décembre 2019
Le haut, le bas. La droite, la gauche. Il flottait dans une dimension inconnue, ses forces l’abandonnaient. La mort était plus forte que lui. Elle allait gagner. L’emporter. Au moment où il sentit le néant l’envahir, le procureur Jemsen ferma docilement les yeux.
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Videos de Nicolas Feuz (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Feuz
La CAAP (Concertation des Associations Actives en Prison), le Service de la Lecture publique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Foire du Livre de Bruxelles et l'ADEPPI organisent un concours d'écriture à l'intention des détenu.e.s des prisons de la Fédération. Cette année, plus de 130 textes sont arrivés de 17 prisons différentes. Des prix, offerts par le ministère de la Culture et le ministère des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Parlement francophone bruxellois et la coopérative CERA , vont être remis dans six catégories : poésie, fiction, récit de vie, oralité/slam, hors cadre et envol. La Compagnie Gambalo proposera la lecture des textes des lauréat.e.s. Un moment d'émotion assuré, en présence de Nicolas Feuz, président du jury 2021. Lectures par Nicolas Swysen et Céline Schmitz (Compagnie Gambalo).
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