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ISBN : 225805740X
Éditeur : Omnibus (2001)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 181 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il y a Lagardère bien sûr, héros mythique comme d'Artagnan ;

il y a le personnage du Bossu dont la bosse servait de pupitre aux spéculateurs de la Régence ;

il y a la devise : " Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi " ;
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Arakasi, le 25 octobre 2012

    Arakasi
    Au vu des longues années d'adulation exclusive que je vous ai vouées et de toute l'affection que je vous porte encore, vous me pardonnerez cette petite infidélité, m'sieur Dumas, si j'admets que le jour où j'ai tourné la dernière page du « Bossu » de Paul Féval, vous avez brutalement perdu à mes yeux le statut de meilleur auteur de cape et d'épée de tous les temps. Et oui, coiffé au poteau par un petit écrivaillon, un petit auteur de rien du tout dont presque toute l'œuvre a sombré dans l'oubli… Mais vous m'excuserez surement, m'sieur Dumas, car j'ai une très bonne excuse : « Le bossu » ce n'est pas un roman de cape et d'épée parmi d'autres, c'est LE roman de cape et d'épée par excellence ! Jugez vous-même, il y a tout : des mercenaires aux épées aiguisées et aux cœurs de bronze, de belles jeunes filles enlevées en plein galop sur des chevaux écumants, des coups de lame dans le noir, des duels à un contre six, des vengeurs masqués, des gitans, des traitres, des bals costumés… Tout, je vous dis !
    L'histoire débute en France à la fin du règne de Louis XIV par un assassinat. Philippe, duc de Nevers, possède tout : la beauté, l'esprit, la noblesse, la richesse, un talent d'épéiste hors-pair – toute la France ne parle plus que de la célèbre « botte de Nevers » capable d'expédier ad patres n'importe quel escrimeur d'élite en le touchant entre les deux yeux. Il a surtout l'amour d'une adorable demoiselle – la belle Aurore de Caylus. Mais, comme on pourrait s'en douter, tous ces privilèges attirent forcément la jalousie des envieux et particulièrement celle du cousin et meilleur ami du duc, le prince de Gonzague (moins riche, moins beau, moins noble, mais considérablement plus malin et dépourvu de scrupules…). Une nuit, le drame survient. Dans les fossés du château de Caylus, alors qu'il rendait visite à sa belle et la petite fille qu'ils ont eu tous deux en secret, Philippe de Nevers tombe dans un guet-apens et succombe sous les coups de ses assaillants après un combat héroïque. de cette sinistre tragédie, un seul témoin survit : Henri de Lagardère, jeune chevalier de dix-huit ans à la tête folle mais au cœur d'or, qui, faute de pouvoir sauver le duc, parvient à protéger sa petite fille des poignards des agresseurs et s'enfuit avec elle.
    Vingt ans après, Louis XIV est mort, la régence bat son plein et tout le monde a oublié le drame des fossés de Caylus. Gonzague a prospéré, devenant l'homme le plus riche de Paris et épousant au passage la veuve éplorée de son défunt cousin, Aurore de Caylus. Quant au chevalier de Lagardère et à l'enfant enlevée, plus personne n'en a entendus parler depuis des dizaines d'années. Tout va donc à merveille dans le meilleur des mondes ? Peut-être pas… Car, un peu partout en Europe, des hommes sont retrouvés morts, le front transpercé d'un coup de lame entre les deux yeux. Et – comme c'est curieux – ces braves gens s'avèrent ceux qui avaient participé au guet-apens contre Nevers des dizaines d'années plus tôt. le fantôme du duc assassiné hanterait-il l'Europe en quête de vengeance ? Tremblez, traitres et meurtriers ! Car la justice est en marche, et si elle est tardive, elle n'en sera pas moins meurtrière, sans pitié et diablement ingénieuse.
    Avis à tous les amateurs de cape et d'épée, ne manquez pas le passionnant chef-d'œuvre de Paul Féval ! Vous y trouverez tout pour vous plaire : une intrigue trépidante alternant tragédie et comédie, un style vif et plein d'esprit, de la baston, de la romance… Contrairement à Alexandre Dumas (qui, malgré tout le respect que je lui dois, souffre d'une fâcheuse tendance aux digressions plus ou moins oiseuses), Féval mène son récit sans temps morts, entraînant son lecteur des bouges parisiens les plus immondes aux palais les plus prestigieux avec un dynamisme joyeux et contagieux. le style très souvent ironique et les dialogues enlevés ajoutent énormément à l'attrait de l'intrigue. Les personnages secondaires, un peu stéréotypés comme c'est généralement le cas dans ce type de roman, sont solidement campés et attirent aisément la sympathie ou l'antipathie : qui ne pourrait pas adorer les inénarrables maîtres cocardasse et passepoil, l'hilarant petit marquis de Chaverny ou l'immonde et grotesque Peyrolles ? Mais, parce que l'on ne se refait pas, j'avoue que c'est pour l'ignoble et manipulateur prince de Gonzague que mon petit cœur sensible bat très fort : un « magnificent bastard » dans toute sa splendeur que l'on adore haïr, tout en se retenant d'applaudir des deux mains aux succès de ses brillantes manigances. Rooooh, qu'est-ce que j'aime les méchants intelligents…
    Hélas, il faut terminer sur un petit bémol, pas sur le roman lui-même mais sur les suites que lui a donné Paul Féval Fils (« la jeunesse du bossu », etc…). Honnêtement, ça vaut à peine le papier sur lequel c'est imprimé, donc ne gâchez pas votre plaisir : dévorez l'œuvre original et tenez-vous en là. (Par contre, n'hésitez pas à mettre la main sur la très divertissante adaptation en mini-série de 1967 : c'est excellent et Jean Piat a une façon incroyablement sexy de hausser le sourcil gauche).
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 30 janvier 2013

    gill
    "Et, quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !"
    C'est dans la pièce adaptée du roman pour le théâtre de la Porte-Saint-Martin que claque, en 1862, cette apostrophe, lancée comme un coups de fouet au visage de Philippe de Gonzague, l'assassin du père de la belle Aurore.
    Et du Théâtre au cinéma, il n'y a qu'un pas. Qu'ont franchi pour nous plusieurs cinéastes dont François Hunebelle, en 1959, avec une adaptation dans laquelle Jean Marais et Bourvil rivalisaient de talent avec une pléiade de seconds rôles remarquables tel Jean le Poulain et Paulette Dubost.
    Cependant, c'est en 1857, l'année de la mort d'Eugène Sue et de la parution de "Madame Bovary", à l'apogée du feuilleton, que triomphe "Le Bossu" dans les pages du journal "Le siècle".
    Lagardère, chevalier de vie légère et frivole, se fait soudain, par loyauté et amitié, le protecteur de la fille du duc de Nevers. Il jure de la protéger et de, lorsque l'heure en sera venue, lui rendre sa véritable identité, son titre et la place qu'elle devrait occuper dans la haute noblesse.
    Usant d'une extrême souplesse, il se transforme en vieux bossu difforme pour mieux assouvir la terrible œuvre de justice et de vengeance dont il s'est chargé.
    Paul Henry Corentin Féval, né à Rennes, a écrit ce roman "Le Bossu". Son fils, Paul Auguste Jean Nicolas Féval lui donnera une abondante progéniture dont les trois volumes que reprend ce recueil paru chez "Omnibus" - "La jeunesse du bossu", "Les chevauchées de Lagardère" et "Cocardasse et Passepoil" -.
    Et même si par curiosité, vous vouliez savoir si la botte de Nevers est vraiment efficace, alors il vous suffirait de suivre les aventures du chevalier Lagardère dans ce superbe volume.
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    • Livres 4.00/5
    Par Clelie22, le 11 juillet 2012

    Clelie22
    L'un des romans de cape et d'épée les plus connus et le plus célèbre de Paul Féval. On y retrouve les ingrédients habituels avec un héros trop beau pour être vrai, une héroïne belle comme un coeur mais à peu près inutile à l'histoire (si ce n'est pour jouer la demoiselle en détresse) et un méchant prêt à tout qui est, finalement, puni comme il le mérite (et le héros épouse la princesse et tout est bien qui finit bien). Ceci posé, Le Bossu est un roman très agréable à lire. Féval sait ne pas abuser des descriptions. Son style est vif, presque oral, par moments, avec des passages pleins d'une ironie fine. Il sait redonner de la dynamique à son récit en variant les situations et les personnages. Certains de ces personnages ont surtout pour rôle d'apporter une touche comique à l'histoire, notamment Cocardasse et Passepoil, les deux maîtres d'armes, ivrognes et ridicules à souhait, qui sont de véritables personnages de farce.
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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 24 avril 2012

    nekomusume
    Un pavé de lecture : tous les livres concernant Lagardère sont là, de sa jeunesse à sa mort ; papier ultrafin, police serrée… il faut dire que Paul Féval écrivait à la feuille ; et que son fils a continué son œuvre. Et ils les ont bien remplies, de rebondissements en péripéties, il n'y a pas un seul temps mort dans la vie du chevalier. Qu'il s'agisse de la partie bien connue grâce à Jean Marais ou de son enfance, le destin de cet homme a été extraordinaire. Flanqué de ses deux acolytes qui lui ont servi de maitre d'armes, il sera toujours un défenseur du bon droit et de l'honneur.
    Rangés dans l'ordre chronologique du roman, il est impossible de lâcher ces aventures. Un des meilleurs romans de cape et d'épée que je n'ai jamais lu.
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    • Livres 5.00/5
    Par Colinette26, le 09 septembre 2010

    Colinette26
    «Le Bossu» est un des rares livres que j'ai lu, après avoir vu le film mythique avec Jean Marais. Je me suis laissée tout de même entrainée avec passion dans cette histoire pleine de rebondissements. C'est curieusement une sensation physique qui me reste de cette lecture, les frissons que j'éprouvais à certains moments critiques et qu'il me fallait refermer mon livre parce-que ma mère m'appelait... Paul Féval est un feuilletoniste de talent et je suis parfois étonnée qu'il soit si peu lu aujourd'hui. Mais peut-être est-ce que je me trompe. L'impression de ce roman est si forte que je crois que je vais le relire d'ici peu. Je pourrai alors comparer mes impression d'alors avec celle d'aujourd'hui.
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Citations et extraits

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  • Par Clelie22, le 11 juillet 2012

    On connut les titres de chacun. C'était à faire dresser les cheveux !
    Ces six rapières accrochées à la muraille avaient taillé plus de chair chrétienne que les glaives réunis de tous les bourreaux de France et de Navarre.
    Le Quimpérois, s'il eût été Huron, aurait porté deux ou trois douzaines de perruques à sa ceinture ; le Spolétan pouvait voir vingt et quelques spectres dans ses rêves, l'Allemand avait massacré deux gaugraves, trois margraves, cinq rhingraves et un landgrave : il cherchait un burgrave.
    Et ce n'était rien auprès des trois Espagnols, qui se fussent noyés aisément dans le sang de leurs innombrables victimes !
    Pépé le Tueur (el Matador) ne parlait jamais que d'embrocher trois hommes à la fois.
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  • Par gill, le 24 octobre 2012

    Est-il besoin de présenter l'histoire du chevalier de Lagardère, qui, pour venir en aide à la malheureuse Aurore de Nevers, privée de son père, de son nom et de sa fortune, affronte les ennemis les plus cyniques et les plus corrompus ?
    En faisant surgir, dans le Paris de la Régence (1715-1722), possédé par la fièvre financière du système de Law, l'inoffensif bossu qui prête son dos aux spéculateurs et aux agioteurs de tout poil, Paul Féval (1817-1887) a donné à la littérature française une de ses figures les plus populaires, avec Jean Valjean, d'Artagnan et Cyrano.
    Intrigues, duels, guets-apens, coups de théâtre, sur la toile de fond d'un Paris aux ruelles sordides, menaçantes, et d'une cour étincelante et dépravée : rien ne manque dans ce "roman de cape et d'épée", jusqu'au moment où la terrible "botte de Nevers" punira le crime et fera triompher la justice...
    (quatrième de couverture de l'édition de poche parue en 1997)
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  • Par gill, le 23 janvier 2013

    Paul Féval père avait écrit "Le bossu", Paul Féval fils (né en 1860, trois ans après le roman) commence par doter le héros d'un fils : "Le fils de Lagardère" paraît en 1893, suivi, deux ans plus tard, par "Les jumeaux de Nevers".
    Ce n'est que bien plus tard, en 1909, que Féval fils songera, ultime sacrilège, à continuer l’œuvre de son père.
    Il osera même, pour les besoins "Des chevauchées de Lagardère" et de sa suite "Cocardasse et Passepoil (1909), modifier la fin du texte paternel !
    Plus tard paraîtra la fin du cycle : "Mademoiselle de Lagardère" (1929) et "La petite fille du bossu" (1931).....
    (extrait de la présentation insérée en début du volume paru aux éditions "Omnibus" en 1991)
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  • Par VACHARDTUAPIED, le 08 avril 2013

    Un soir, mon hôtesse me servit des côtelettes à la Nevers ; je lançai le plat par la fenêtre et je me sauvai sans souper. Sur la porte, je me heurtai contre mon cordonnier, qui m'apportait des bottes à la dernière mode, des bottes à la Nevers. Je rossai mon bottier ; cela me coûta dix louis, que je lui jetai au visage. Le drôle me dit : « M. de Nevers me battit une fois, mais il me donna cent pistoles !... »
    - C'était trop, prononça gravement Cocardasse.
    Passepoil suait à grosses gouttes, tant il ressentait vivement les contrariétés de son cher petit Parisien.
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  • Par sweetie, le 24 février 2014

    Quand une oeuvre est assez forte pour exprimer avec justesse les sentiments d'une époque, puis ceux de l'époque suivante, puis ceux d'une troisième et ainsi de suite, la postérité s'en empare.

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Lagardère père et fils
Dernier spectacle pour enfants présenté dans la région du Nord par le Théâtre la Fontaine : "Lagardère père et fils" une nouvelle fête théâtrale de René PILLOT d'après Paul FEVAL. C'est avec un style d'écriture et de jeu original que René PILLOT transpose au théâtre le célèbre roman du Bossu. Des marionnettes rejouent les aventures de jeunesse des personnages incarnés par les...








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