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ISBN : 225805740X
Éditeur : Omnibus (2001)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 315 notes)
Résumé :
Il y a Lagardère bien sûr, héros mythique comme d'Artagnan ; il y a le personnage du Bossu dont la bosse servait de pupitre aux spéculateurs de la Régence ; il y a la devise : "Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi" ; il y a les deux spadassins Cocardasse et Passepoil...
On ne sait ce qui fit le plus pour la popularité du roman qui ne s'est jamais démentie depuis sa parution en feuilleton dans Le Siècle en 1857. Le Bossu a connu maintes rééditions... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
Arakasi25 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
Au vu des longues années d'adulation exclusive que je vous ai vouées et de toute l'affection que je vous porte encore, vous me pardonnerez cette petite infidélité, m'sieur Dumas, si j'admets que le jour où j'ai tourné la dernière page du « Bossu » de Paul Féval, vous avez brutalement perdu à mes yeux le statut de meilleur auteur de cape et d'épée de tous les temps. Et oui, coiffé au poteau par un petit écrivaillon, un petit auteur de rien du tout dont presque toute l'oeuvre a sombré dans l'oubli… Mais vous m'excuserez surement, m'sieur Dumas, car j'ai une très bonne excuse : « le Bossu » ce n'est pas un roman de cape et d'épée parmi d'autres, c'est LE roman de cape et d'épée par excellence ! Jugez vous-même, il y a tout : des mercenaires aux épées aiguisées et aux coeurs de bronze, de belles jeunes filles enlevées en plein galop sur des chevaux écumants, des coups de lame dans le noir, des duels à un contre six, des vengeurs masqués, des gitans, des traitres, des bals costumés… Tout, je vous dis !
L'histoire débute en France à la fin du règne de Louis XIV par un assassinat. Philippe, duc de Nevers, possède tout : la beauté, l'esprit, la noblesse, la richesse, un talent d'épéiste hors-pair – toute la France ne parle plus que de la célèbre « botte de Nevers » capable d'expédier ad patres n'importe quel escrimeur d'élite en le touchant entre les deux yeux. Il a surtout l'amour d'une adorable demoiselle – la belle Aurore de Caylus. Mais, comme on pourrait s'en douter, tous ces privilèges attirent forcément la jalousie des envieux et particulièrement celle du cousin et meilleur ami du duc, le prince de Gonzague (moins riche, moins beau, moins noble, mais considérablement plus malin et dépourvu de scrupules…). Une nuit, le drame survient. Dans les fossés du château De Caylus, alors qu'il rendait visite à sa belle et la petite fille qu'ils ont eu tous deux en secret, Philippe de Nevers tombe dans un guet-apens et succombe sous les coups de ses assaillants après un combat héroïque. de cette sinistre tragédie, un seul témoin survit : Henri de Lagardère, jeune chevalier de dix-huit ans à la tête folle mais au coeur d'or, qui, faute de pouvoir sauver le duc, parvient à protéger sa petite fille des poignards des agresseurs et s'enfuit avec elle.
Vingt ans après, Louis XIV est mort, la régence bat son plein et tout le monde a oublié le drame des fossés De Caylus. Gonzague a prospéré, devenant l'homme le plus riche de Paris et épousant au passage la veuve éplorée de son défunt cousin, Aurore de Caylus. Quant au chevalier de Lagardère et à l'enfant enlevée, plus personne n'en a entendus parler depuis des dizaines d'années. Tout va donc à merveille dans le meilleur des mondes ? Peut-être pas… Car, un peu partout en Europe, des hommes sont retrouvés morts, le front transpercé d'un coup de lame entre les deux yeux. Et – comme c'est curieux – ces braves gens s'avèrent ceux qui avaient participé au guet-apens contre Nevers des dizaines d'années plus tôt. le fantôme du duc assassiné hanterait-il l'Europe en quête de vengeance ? Tremblez, traitres et meurtriers ! Car la justice est en marche, et si elle est tardive, elle n'en sera pas moins meurtrière, sans pitié et diablement ingénieuse.
Avis à tous les amateurs de cape et d'épée, ne manquez pas le passionnant chef-d'oeuvre de Paul Féval ! Vous y trouverez tout pour vous plaire : une intrigue trépidante alternant tragédie et comédie, un style vif et plein d'esprit, de la baston, de la romance… Contrairement à Alexandre Dumas (qui, malgré tout le respect que je lui dois, souffre d'une fâcheuse tendance aux digressions plus ou moins oiseuses), Féval mène son récit sans temps morts, entraînant son lecteur des bouges parisiens les plus immondes aux palais les plus prestigieux avec un dynamisme joyeux et contagieux. le style très souvent ironique et les dialogues enlevés ajoutent énormément à l'attrait de l'intrigue. Les personnages secondaires, un peu stéréotypés comme c'est généralement le cas dans ce type de roman, sont solidement campés et attirent aisément la sympathie ou l'antipathie : qui ne pourrait pas adorer les inénarrables maîtres Cocardasse et Passepoil, l'hilarant petit marquis de Chaverny ou l'immonde et grotesque Peyrolles ? Mais, parce que l'on ne se refait pas, j'avoue que c'est pour l'ignoble et manipulateur prince de Gonzague que mon petit coeur sensible bat très fort : un « magnificent bastard » dans toute sa splendeur que l'on adore haïr, tout en se retenant d'applaudir des deux mains aux succès de ses brillantes manigances. Rooooh, qu'est-ce que j'aime les méchants intelligents…
Hélas, il faut terminer sur un petit bémol, pas sur le roman lui-même mais sur les suites que lui a donné Paul Féval Fils la jeunesse du bossu », etc…). Honnêtement, ça vaut à peine le papier sur lequel c'est imprimé, donc ne gâchez pas votre plaisir : dévorez l'oeuvre original et tenez-vous en là. (Par contre, n'hésitez pas à mettre la main sur la très divertissante adaptation en mini-série de 1967 : c'est excellent et Jean Piat a une façon incroyablement sexy de hausser le sourcil gauche).
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gill
gill30 janvier 2013
  • Livres 5.00/5
"Et, quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !"
C'est dans la pièce adaptée du roman pour le théâtre de la Porte-Saint-Martin que claque, en 1862, cette apostrophe, lancée comme un coups de fouet au visage de Philippe de Gonzague, l'assassin du père de la belle Aurore.
Et du Théâtre au cinéma, il n'y a qu'un pas. Qu'ont franchi pour nous plusieurs cinéastes dont François Hunebelle, en 1959, avec une adaptation dans laquelle Jean Marais et Bourvil rivalisaient de talent avec une pléiade de seconds rôles remarquables tel Jean le Poulain et Paulette Dubost.
Cependant, c'est en 1857, l'année de la mort d'Eugène Sue et de la parution de "Madame Bovary", à l'apogée du feuilleton, que triomphe "Le bossu" dans les pages du journal "Le siècle".
Lagardère, chevalier de vie légère et frivole, se fait soudain, par loyauté et amitié, le protecteur de la fille du duc de Nevers. Il jure de la protéger et de, lorsque l'heure en sera venue, lui rendre sa véritable identité, son titre et la place qu'elle devrait occuper dans la haute noblesse.
Usant d'une extrême souplesse, il se transforme en vieux bossu difforme pour mieux assouvir la terrible oeuvre de justice et de vengeance dont il s'est chargé.
Paul Henry Corentin Féval, né à Rennes, a écrit ce roman "Le bossu". Son fils, Paul Auguste Jean Nicolas Féval lui donnera une abondante progéniture dont les trois volumes que reprend ce recueil paru chez "Omnibus" - "La jeunesse du bossu", "Les chevauchées de Lagardère" et "Cocardasse et Passepoil" -.
Et même si par curiosité, vous vouliez savoir si la botte de Nevers est vraiment efficace, alors il vous suffirait de suivre les aventures du chevalier Lagardère dans ce superbe volume.
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mabertrand
mabertrand11 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
C'est très rare, mais j'ai relu un livre que j'avais adoré dans ma jeunesse. Je l'avais trouvé très romanesque, plein retournements, bourré de beaux sentiments.
Trente ans après, la magie n'a pas opéré de façon aussi forte. C'est sûr que je connaissais la fin, et que j'ai aussi vu le film avec Jean Marais, ainsi que celui avec Daniel Auteuil, et également sous forme de pièce de théâtre (très réussie!). Mais je l'ai tout de même bien apprécié en deuxième relecture.
Le romantisme, avec les personnages qui s'aiment et ne se le disent pas, qui se haïssent très cordialement ou brutalement, tout ça me plait. Même si j'y reconnais un côté un peu adolescent.
L'aventure, avec ces changements de lieux et d'époques, donnent beaucoup de rythme au roman. L'histoire commence en 1699 sous Louis XIV et se termine en 1717, sous la régence, époque de grand laisser-aller et de débauche.
Le suspens, surtout si on ne connait pas du tout l'histoire, est immense et est maintenu pendant au moins les trois quart du roman.
Et un peu de comique avec quelques personnages qui viennent nous faire sourire de temps en autres, en particulier Cocardasse et Passe-Poil (rien que leurs noms nous font sourire).
Bref, ce fut une très belle découverte de jeunesse, et une relecture intéressante aujourd'hui.
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Phinette
Phinette19 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
Jamais auberge aux abords du château De Caylus n'aura accueilli tant de fines lames : dix-huit d'entre elles sont louées par un prince et son serviteur pour tendre une embuscade au duc de Nevers, la vingt-et-unième appartient au chevalier de Lagardère. Lui veut apprendre la botte dudit Nevers, un infaillible et mortel enchaînement à l'épée, secret du duc, qui se termine invariablement l'adversaire terrassé d'un dernier coup fatal entre les deux yeux. Apprenant les plans de la funeste troupe, Lagardère va au-devant du malheureux duc, apprend la fameuse botte et défend son ami d'une heure contre les spadassins. Quand Nevers est tué d'un traître coup dans le dos, Lagardère marque la main de l'assassin avec son épée, jure de venger son ami et emmène la fille de celui-ci, fruit d'un mariage clandestin avec Aurore de Caylus.
"Lagardère, en haut des degrés, montrant son beau visage en pleine lumière, leva l'enfant qui, à sa vue, s'était prise à sourire.
- Oui, s'écria-t-il, voici la fille de Nevers ! Viens donc la chercher derrière mon épée, assassin ! toi qui as commandé le meurtre, toi qui l'as achevé lâchement par-derrière ! Qui que tu sois, ta main gardera ma marque. Je te reconnaîtrai. Et quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !"
Du Bossu, j'adore tout !
Tout d'abord la forme. le roman a été publié dans la revue le Siècle sous forme de feuilleton. Chaque chapitre existe en lui-même et presque indépendamment des autres. Féval maîtrise ses chutes avec brio, tenant le lecteur en haleine. Les rebondissements et les coups de théâtre sont nombreux et maîtrisés. Chaque rebondissement est calculé, chaque détail est bien amené et sera réutilisé par la suite. La trame est cohérente, aucun personnage ne ressuscite, presque aucun événement n'est invraisemblable…
Et puis c'est un beau roman historique : écrit au milieu du XIXe siècle, l'action se passe en 1699 et 1717. Des personnages historiques permettent de raccrocher la fiction à la réalité, par exemple le régent Philippe d'Orléans ou John Law (« véritable précurseur de la banque contemporaine » grâce, selon Féval, à l'invention des agios !). Avec ce dernier, c'est aussi tout le monde de la finance et de la spéculation qui est décrit puis fustigé. le mécanisme des actions, les fortunes qui se font et se défont à grands coups de rumeurs, fondées ou pas, le mirage du Mississippi sont autant de sujets brûlants qui déchaînent les passions. "Veuillez réfléchir : un louis vaut francs aujourd'hui; demain, il vaudra encore francs, tandis qu'une petite-fille de mille livres, qui ce matin ne vaut que cent pistoles, peut valoir deux mille écus demain soir. A bas la monnaie, lourde, vieille, immobile ! Vive le papier, léger comme l'air, le papier précieux, le papier magique, qui accomplit au fond même des portefeuilles je ne sais quel travail d'alchimiste ! Une statue à ce bon M. Law, une statue haute comme le colosse de Rhodes !"
En bref, j'ai adoré me mettre à la place d'un contemporain de l'auteur qui trépignerait en attendant chaque semaine de recevoir ses 15 pages d'aventure du Grand Siècle !
Seul regret : les personnages ont un unique trait de caractère et s'y tiennent. Ainsi, malgré l'abondance de rebondissements et de perturbations, leurs réactions sont prévisibles du début de l'histoire dans les fossés De Caylus à la fin 18 ans plus tard. Il faut aussi reconnaître à Féval le talent de faire accepter à son lecteur un héros qui, certes pour la bonne cause mais tout de même, a à la fin du livre une vingtaine de morts à son actif…
Lien : http://leclubdesnatifsdupremieravril.blogspot.co..
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frandj
frandj03 août 2015
  • Livres 4.00/5
Encore un livre que j’ai lu alors que j’étais encore très jeune. En apparence, c’est un roman de cape et d’épée, avec un héros fidèle et courageux (Lagardère), un prince noble mais malchanceux (Ph. de Nevers), un autre prince rusé et sans scrupule (Ph. de Gonzague) et une jeune héritière menacée par le méchant (Aurore). Et, bien sûr, des duels, des machinations, des guet-apens, un justicier audacieux, une vengeance à accomplir, des retournements de situations… Sans parler de la devise, devenue proverbiale: " Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ". Tous les ingrédients du roman d’aventures pour la jeunesse sont donc présents.
Toutefois en relisant ce livre quelques décennies après l’avoir découvert, je me suis rendu compte qu’il est plus complexe que l’on pourrait le croire de prime abord. D’abord, il est relativement long et les personnages sont assez "travaillés" (notamment Ph. de Gonzague). Mais surtout le contexte historique (la régence de Philippe d’Orléans et le système de Law) joue un grand rôle. Enfin, pour atteindre ses buts, Lagardère ne se contente pas d’utiliser son épée, il est obligé d’emprunter des chemins détournés - son principal artifice étant sa transformation en bossu. Pour couronner le tout, une touche quasi "incestueuse" est ajoutée par l’auteur: au dénouement, Lagardère va épouser la belle jeune fille qu’est devenue le bébé qu'il a sauvé au début du roman.
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Clelie22Clelie2211 juillet 2012
On connut les titres de chacun. C'était à faire dresser les cheveux !
Ces six rapières accrochées à la muraille avaient taillé plus de chair chrétienne que les glaives réunis de tous les bourreaux de France et de Navarre.
Le Quimpérois, s'il eût été Huron, aurait porté deux ou trois douzaines de perruques à sa ceinture ; le Spolétan pouvait voir vingt et quelques spectres dans ses rêves, l'Allemand avait massacré deux gaugraves, trois margraves, cinq rhingraves et un landgrave : il cherchait un burgrave.
Et ce n'était rien auprès des trois Espagnols, qui se fussent noyés aisément dans le sang de leurs innombrables victimes !
Pépé le Tueur (el Matador) ne parlait jamais que d'embrocher trois hommes à la fois.
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gillgill24 octobre 2012
Est-il besoin de présenter l'histoire du chevalier de Lagardère, qui, pour venir en aide à la malheureuse Aurore de Nevers, privée de son père, de son nom et de sa fortune, affronte les ennemis les plus cyniques et les plus corrompus ?
En faisant surgir, dans le Paris de la Régence (1715-1722), possédé par la fièvre financière du système de Law, l'inoffensif bossu qui prête son dos aux spéculateurs et aux agioteurs de tout poil, Paul Féval (1817-1887) a donné à la littérature française une de ses figures les plus populaires, avec Jean Valjean, d'Artagnan et Cyrano.
Intrigues, duels, guets-apens, coups de théâtre, sur la toile de fond d'un Paris aux ruelles sordides, menaçantes, et d'une cour étincelante et dépravée : rien ne manque dans ce "roman de cape et d'épée", jusqu'au moment où la terrible "botte de Nevers" punira le crime et fera triompher la justice...
(quatrième de couverture de l'édition de poche parue en 1997)
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Bruno1Bruno128 mai 2015
Oui, s'écria t'il, voici la fille de Nevers! Viens donc la chercher derrière mon épée, assassin! Toi qui a commandé le meurtre, toi qui l'as achevé lâchement par derrière! Qui que tu sois, ta main gardera ma marque. Je te reconnaîtrai. Et quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi!
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gillgill23 janvier 2013
Paul Féval père avait écrit "Le bossu", Paul Féval fils (né en 1860, trois ans après le roman) commence par doter le héros d'un fils : "Le fils de Lagardère" paraît en 1893, suivi, deux ans plus tard, par "Les jumeaux de Nevers".
Ce n'est que bien plus tard, en 1909, que Féval fils songera, ultime sacrilège, à continuer l’œuvre de son père.
Il osera même, pour les besoins "Des chevauchées de Lagardère" et de sa suite "Cocardasse et Passepoil (1909), modifier la fin du texte paternel !
Plus tard paraîtra la fin du cycle : "Mademoiselle de Lagardère" (1929) et "La petite fille du bossu" (1931).....
(extrait de la présentation insérée en début du volume paru aux éditions "Omnibus" en 1991)
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sweetiesweetie24 février 2014
Quand une oeuvre est assez forte pour exprimer avec justesse les sentiments d'une époque, puis ceux de l'époque suivante, puis ceux d'une troisième et ainsi de suite, la postérité s'en empare.
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