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ISBN : 225805740X
Éditeur : Omnibus (2001)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 331 notes)
Résumé :
Il y a Lagardère bien sûr, héros mythique comme d'Artagnan ; il y a le personnage du Bossu dont la bosse servait de pupitre aux spéculateurs de la Régence ; il y a la devise : "Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi" ; il y a les deux spadassins Cocardasse et Passepoil...
On ne sait ce qui fit le plus pour la popularité du roman qui ne s'est jamais démentie depuis sa parution en feuilleton dans Le Siècle en 1857. Le Bossu a connu maintes rééditions... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
lyoko07 avril 2016
  • Livres 5.00/5
"Et, quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !" et c'est ce qui s'est passé par l'entremise de la magnifique critique de Tatooa.
J'avais bien aimé le film.. vu il ya quelques années, mais en aucun cas je n'aurais pensé qu'il était extrait d'un roman. Grande fan de Dumas je ne pouvais faire autrement que lire celui ci .
Et franchement une super belle découverte avec une écriture fluide et agréable . Mais surtout une histoire prenante de capes et d'épées comme je les aime.
Et le tout mitonné aux petits oignons avec une critique de la société a faire palir Voltaire mais a la sauce Féval.
Bref tout ce que j'aime et que je conseille vivement a tous les amateurs du genre
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Arakasi
Arakasi25 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
Au vu des longues années d'adulation exclusive que je vous ai vouées et de toute l'affection que je vous porte encore, vous me pardonnerez cette petite infidélité, m'sieur Dumas, si j'admets que le jour où j'ai tourné la dernière page du « Bossu » de Paul Féval, vous avez brutalement perdu à mes yeux le statut de meilleur auteur de cape et d'épée de tous les temps. Et oui, coiffé au poteau par un petit écrivaillon, un petit auteur de rien du tout dont presque toute l'oeuvre a sombré dans l'oubli… Mais vous m'excuserez surement, m'sieur Dumas, car j'ai une très bonne excuse : « le Bossu » ce n'est pas un roman de cape et d'épée parmi d'autres, c'est LE roman de cape et d'épée par excellence ! Jugez vous-même, il y a tout : des mercenaires aux épées aiguisées et aux coeurs de bronze, de belles jeunes filles enlevées en plein galop sur des chevaux écumants, des coups de lame dans le noir, des duels à un contre six, des vengeurs masqués, des gitans, des traitres, des bals costumés… Tout, je vous dis !
L'histoire débute en France à la fin du règne de Louis XIV par un assassinat. Philippe, duc de Nevers, possède tout : la beauté, l'esprit, la noblesse, la richesse, un talent d'épéiste hors-pair – toute la France ne parle plus que de la célèbre « botte de Nevers » capable d'expédier ad patres n'importe quel escrimeur d'élite en le touchant entre les deux yeux. Il a surtout l'amour d'une adorable demoiselle – la belle Aurore de Caylus. Mais, comme on pourrait s'en douter, tous ces privilèges attirent forcément la jalousie des envieux et particulièrement celle du cousin et meilleur ami du duc, le prince de Gonzague (moins riche, moins beau, moins noble, mais considérablement plus malin et dépourvu de scrupules…). Une nuit, le drame survient. Dans les fossés du château De Caylus, alors qu'il rendait visite à sa belle et la petite fille qu'ils ont eu tous deux en secret, Philippe de Nevers tombe dans un guet-apens et succombe sous les coups de ses assaillants après un combat héroïque. de cette sinistre tragédie, un seul témoin survit : Henri de Lagardère, jeune chevalier de dix-huit ans à la tête folle mais au coeur d'or, qui, faute de pouvoir sauver le duc, parvient à protéger sa petite fille des poignards des agresseurs et s'enfuit avec elle.
Vingt ans après, Louis XIV est mort, la régence bat son plein et tout le monde a oublié le drame des fossés De Caylus. Gonzague a prospéré, devenant l'homme le plus riche de Paris et épousant au passage la veuve éplorée de son défunt cousin, Aurore de Caylus. Quant au chevalier de Lagardère et à l'enfant enlevée, plus personne n'en a entendus parler depuis des dizaines d'années. Tout va donc à merveille dans le meilleur des mondes ? Peut-être pas… Car, un peu partout en Europe, des hommes sont retrouvés morts, le front transpercé d'un coup de lame entre les deux yeux. Et – comme c'est curieux – ces braves gens s'avèrent ceux qui avaient participé au guet-apens contre Nevers des dizaines d'années plus tôt. le fantôme du duc assassiné hanterait-il l'Europe en quête de vengeance ? Tremblez, traitres et meurtriers ! Car la justice est en marche, et si elle est tardive, elle n'en sera pas moins meurtrière, sans pitié et diablement ingénieuse.
Avis à tous les amateurs de cape et d'épée, ne manquez pas le passionnant chef-d'oeuvre de Paul Féval ! Vous y trouverez tout pour vous plaire : une intrigue trépidante alternant tragédie et comédie, un style vif et plein d'esprit, de la baston, de la romance… Contrairement à Alexandre Dumas (qui, malgré tout le respect que je lui dois, souffre d'une fâcheuse tendance aux digressions plus ou moins oiseuses), Féval mène son récit sans temps morts, entraînant son lecteur des bouges parisiens les plus immondes aux palais les plus prestigieux avec un dynamisme joyeux et contagieux. le style très souvent ironique et les dialogues enlevés ajoutent énormément à l'attrait de l'intrigue. Les personnages secondaires, un peu stéréotypés comme c'est généralement le cas dans ce type de roman, sont solidement campés et attirent aisément la sympathie ou l'antipathie : qui ne pourrait pas adorer les inénarrables maîtres Cocardasse et Passepoil, l'hilarant petit marquis de Chaverny ou l'immonde et grotesque Peyrolles ? Mais, parce que l'on ne se refait pas, j'avoue que c'est pour l'ignoble et manipulateur prince de Gonzague que mon petit coeur sensible bat très fort : un « magnificent bastard » dans toute sa splendeur que l'on adore haïr, tout en se retenant d'applaudir des deux mains aux succès de ses brillantes manigances. Rooooh, qu'est-ce que j'aime les méchants intelligents…
Hélas, il faut terminer sur un petit bémol, pas sur le roman lui-même mais sur les suites que lui a donné Paul Féval Fils la jeunesse du bossu », etc…). Honnêtement, ça vaut à peine le papier sur lequel c'est imprimé, donc ne gâchez pas votre plaisir : dévorez l'oeuvre original et tenez-vous en là. (Par contre, n'hésitez pas à mettre la main sur la très divertissante adaptation en mini-série de 1967 : c'est excellent et Jean Piat a une façon incroyablement sexy de hausser le sourcil gauche).
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Tatooa
Tatooa20 mars 2016
  • Livres 5.00/5
Ouah !
Vous le savez, j'ai une petite faiblesse pour Dumas. Et dans Dumas, pour "Les trois mousquetaires".
Et bien c'est que je ne connaissais pas Féval. Car je dois avouer que là, Dumas trouve presque son maître.
Dans un style impeccable, on a ici un roman de cape et d'épées de grande envergure, sans oublier la satire aux petits oignons de la noblesse, le taillage de croupière au Régent, l'air de rien, et une jolie peinture du système des "agios" et des "actions", précurseurs de notre système boursier et tout aussi débile, que ces nobles s'arrachent à grand coup d'or comptant, et qui finissent sur une rumeur ruinés et désolés (voire suicidés)...
Quel bonheur de lecture ! Outre que les descriptions ne sont pas (trop) longues ni pénibles, les personnages hauts en couleur sont légions et les dialogues étonnants de modernité, sont très nombreux. C'est donc à travers un récit ultra-vivant et très amusant, ne serait-ce que quand on croise (souvent !) le chemin de Cocardasse et Passepoil, qui m'ont bien fait rigoler (Cocardasse usant d'expressions gasconnes que j'entends ici à chaque fois que je sors ! Ben si ! Comme quoi ! Encore que c'est pas "capédédiou", que j'entends, mais "coquididiou", ce qui va de paire avec son "lou couquin"! Bref, j'y étais, j'y fus, j'y suis !!!), qu'on suit les aventures de Lagardère, et surtout du Bossu.
Si je me suis un peu ennuyée sur la lecture du journal et de l'enfance d'Aurore, sur "la fille du Mississipi", si le dénouement est un brin "too much happy end", si "la princesse de Gonzague" m'a carrément gonflée (il en faut, il en faut...) la lecture de ce bouquin n'aura été qu'un énorme moment de divertissement jouissif !
L'ancêtre de mes romans préférés maintenant (la Fantasy, dont Gemmell) leur tient la dragée haute et ne démérite à aucun moment, c'est juste grandiose. Je lirai d'autres bouquins de Paul Féval, ça c'est sûr. Je ne suis pas sûre d'en trouver d'autre aussi bien, mais je tenterai !
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gill
gill30 janvier 2013
  • Livres 5.00/5
"Et, quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !"
C'est dans la pièce adaptée du roman pour le théâtre de la Porte-Saint-Martin que claque, en 1862, cette apostrophe, lancée comme un coups de fouet au visage de Philippe de Gonzague, l'assassin du père de la belle Aurore.
Et du Théâtre au cinéma, il n'y a qu'un pas. Qu'ont franchi pour nous plusieurs cinéastes dont François Hunebelle, en 1959, avec une adaptation dans laquelle Jean Marais et Bourvil rivalisaient de talent avec une pléiade de seconds rôles remarquables tel Jean le Poulain et Paulette Dubost.
Cependant, c'est en 1857, l'année de la mort d'Eugène Sue et de la parution de "Madame Bovary", à l'apogée du feuilleton, que triomphe "Le bossu" dans les pages du journal "Le siècle".
Lagardère, chevalier de vie légère et frivole, se fait soudain, par loyauté et amitié, le protecteur de la fille du duc de Nevers. Il jure de la protéger et de, lorsque l'heure en sera venue, lui rendre sa véritable identité, son titre et la place qu'elle devrait occuper dans la haute noblesse.
Usant d'une extrême souplesse, il se transforme en vieux bossu difforme pour mieux assouvir la terrible oeuvre de justice et de vengeance dont il s'est chargé.
Paul Henry Corentin Féval, né à Rennes, a écrit ce roman "Le bossu". Son fils, Paul Auguste Jean Nicolas Féval lui donnera une abondante progéniture dont les trois volumes que reprend ce recueil paru chez "Omnibus" - "La jeunesse du bossu", "Les chevauchées de Lagardère" et "Cocardasse et Passepoil" -.
Et même si par curiosité, vous vouliez savoir si la botte de Nevers est vraiment efficace, alors il vous suffirait de suivre les aventures du chevalier Lagardère dans ce superbe volume.
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cmpf
cmpf20 mars 2016
  • Livres 4.00/5

Un roman de cape et d'épée mais aussi historique, qui se passe sous le Régent au début du 17ème. Quelques personnages sont historiques, le Régent bien sûr, l'abbé Dubois, le financier Law, et quelques nobles auxquels Paul Féval prête une nouvelle biographie.
Le marquis De Caylus, dit Caylus Verrou, a déjà fait mourir d'ennui ses deux jeunes femmes, ce qui ne l'empêche pas de cadenasser sa fille Aurore. Mais cela ne fait pas obstacle au mariage secret de la jeune femme avec Philippe de Mantoue, duc de Nevers, dont elle a une fille. Ce duc de Nevers est l'un des trois Philippe qui avec le Régent, et le prince de Gonzague, constitue un trio d'amis depuis l'enfance. Mais parfois l'amitié ne résiste pas à l'intérêt.
Mais où donc est dans cette histoire le chevalier de Lagardère, celui auquel l'on pense en entendant ce titre le Bossu ? Eh bien cet enfant abandonné, a appris l'art de l'escrime avec les deux maitres d'arme Passepoil et Cocardasse, que l'on retrouve toit au long de cette histoire. Présent lors du meurtre de Philippe de Nevers qu'il a défendu, il a recueilli des mains de sa mère sa petite fille de deux ans. Lui qui jusqu'alors avait eu une vie assez peu édifiante va consacrer son existence à l'élever et la protéger.
Je n'en dirai pas plus pour le cas où vous envisageriez de lire ce roman pour la première fois.
Il fut publié tout d'abord en feuilleton, dans le journal le Siècle, au début de la seconde moitié du 19ème siècle. Il a peut-être le défaut de ces publications qui devaient tenir en haleine les lecteurs, et ceux de la littérature populaire avec un héros beau, invincible et pur malgré une jeunesse tumultueuse, une héroïne, belle elle aussi, et sans défense. Mais tous ces rebondissements, avec style très vivant, quelques descriptions bienvenues, font que l'on ne s'ennuie pas dans ce roman qui malgré ces 700 pages, se lit vite.
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Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa18 mars 2016
Parmi les clameurs, les rires et les quolibets croisés, la voix d’Oriol s’éleva de nouveau.
– Connaissez-vous la nouvelle, demanda-t-il, la grande nouvelle ?
– Non, voyons la grande nouvelle !
– Je vous la donne en mille. Mais vous ne devineriez pas.
– M. Law s’est fait catholique ?
– Mme de Berri boit de l’eau ?
– M. du Maine a fait demander une invitation au Régent ?
Et cent autres impossibilités.
– Vous n’y êtes pas, dit Oriol, vous n’y êtes pas, très chers, vous n’y serez jamais ! Mme la princesse de Gonzague, la veuve inconsolable de M. de Nevers, Artémise vouée au deuil éternel...
À ce nom de Mme la princesse de Gonzague, tous les vieux gentilshommes avaient dressé l’oreille.
– Eh bien, reprit Oriol, Artémise a fini de boire la cendre de Mausole. Mme la princesse de Gonzague est au bal.
On se récria : c’était chose incroyable.
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TatooaTatooa13 mars 2016
Quand M. le marquis ramena au château de Caylus sa belle Madrilène long-voilée, ce fut une fièvre générale parmi les jeunes gentilshommes de la vallée de Louron. M. le marquis n'avait qu'à bien se tenir.
Il se tint bien : le galant qui eût voulu tenter la conquête de la belle Inès aurait dû d'abord se munir de canons de siège. Pas un galant ne put se vanter seulement d'avoir vu le coin de sa prunelle.
Au bout de trois ou quatre ans, la pauvre Inès repassa enfin le seuil de ce terrible manoir. Ce fut pour aller au cimetière. Elle était morte de solitude et d'ennui.
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TatooaTatooa20 mars 2016
Il était superbe, ce Cocardasse junior, en disant cela. Son accent provençal-gascon prêtait je ne sais quelle saveur à ces paroles choisies. Quant à frère Passepoil, il était toujours bien beau de modestie et de candeur.
Ce malheureux Peyrolles semblait fait tout exprès pour servir de point de comparaison. Depuis vingt-quatre heures, sa pâleur chronique tournait au vert-de-gris. C’était le type parfait de ces audacieux poltrons qui frappent en tremblant, qui assassinent avec la colique.
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TatooaTatooa14 mars 2016
- As pa pur ! s'écria ce dernier (Macaire); je crois que c'est c'ta couquin de Passepoil !
- Cocardasse ! Cocardasse junior ! repartit le Normand, dont les yeux, habitués aux larmes, s'inondaient déjà, est-ce bien toi que je revois ?
- En chair et en os, mon bon, capédédiou ! Embrasse-moi, ma caillou.
Il ouvrit ses bras, Passepoil se précipita sur son sein. A eux deux, ils faisaient un véritable tas de loques. Ils restèrent longtemps embrassés. Leur émotion était sincère et profonde.
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TatooaTatooa15 mars 2016
– Écoutez, s’écria-t-elle, je ne suis pas votre esclave. J’aime la foule, moi ; la solitude m’effraye. J’aime le bruit ; le silence me glace. Il me faut la lumière, le mouvement, le plaisir surtout, le plaisir qui fait vivre ! La gaieté m’attire, le rire m’enivre, les chansons me charment. L’or du vin de Rota met des diamants dans mes yeux, et, quand je ris, je sens bien que je suis plus belle ! (Dona Cruz)
- Charmante folle, murmura Gonzague avec une caresse toute paternelle.
[...]
Elle se plaça devant lui, et, d’un ton qui n’admettait plus de faux-fuyants :
– Si vous ne m’aimez pas, que voulez-vous de moi ?
– Je veux vous faire heureuse, dona Cruz, répondit Gonzague doucement; je veux vous faire heureuse et puissante.
– Faites-moi libre d’abord ! s’écria la belle captive en pleine révolte.
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