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EAN : 9782824705705
50 pages
Bibebook (14/03/2013)
3.8/5   5 notes
Résumé :
En cette année 1794, le citoyen Saulnier est médecin en Bretagne. Il se distingue de la population paysanne par ses opinions républicaines, au point que, dans le pays, on l'appelle le médecin bleu. S'il est encore toléré par la population, les raisons en sont ses qualités professionnelles et surtout sa fille, Sainte, objet de respect et d'amour de la part de tous. Sainte a eu une amie, Marie Brand, mais celle-ci est la fille d'un insurgé. Leurs parents leur ont inte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique

Bien qu'assez court, ce roman historique ne manque pas d'intensité. La flamme romanesque qui anime la plume de Paul Féval transporte d'emblée son lecteur en 1794 au coeur du conflit vendéen opposant Chouans royalistes "Blancs" et Républicains "Bleus".

A Saint-Yon, le Dr Saulnier, républicain convaincu, voit avec douleur son fils René rejoindre les rangs clandestins des insurgés. Dans le même temps, tenu au courant d'une prochaine offensive des Blancs, le "médecin Bleu" se rend à Redon pour prévenir la garde républicaine et organiser la purge.

Récit épique où évolue une poignée de personnages charismatiques et attachants pour la plupart, le "Médecin Bleu" offre le double avantage d'un style réjouissant et d'une action menée tambour battant, dans la grande tradition du roman de cape et d'épée du 19ème siècle.

Challenge Multi-Défis 2016

Challenge Petits Plaisirs 2016

Challenge 19ème siècle 2016

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Voici un court roman qui se situe en 1794, pendant les guerres de Vendée dans un village d'Ille et Vilaine où tous sont fidèles au roi. Seul le docteur Saulnier affiche ses idées républicaines. Sa fille, encore enfant, ne doit plus voir son amie dont la famille est de l'autre bord, tandis que son fils, royaliste, quitte le toit familial pour éviter les heurts.

Mais dans un village où tous se connaissent, ou des liens existent depuis toujours, il n'est pas simple d'appartenir à des camps opposés.

Choisi parce que l'intrigue à lieu dans mon département, ce récit m'a plu et Féval fait part partie des auteurs du 19eme vers lesquels j'ai envie de revenir de temps en temps.

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Une histoire bien sainte, paisible comme le nom de son héroïne Sainte qui, elle aussi s'engage à répandre des oeuvres saintes sur sa route allant jusqu'à faire écrouler à ses pieds les récidivistes de la haine qui sont victimes des idéaux politiques tout en sachant que la politique a le pouvoir de diviser des meilleurs amis, les membres d'une même famille.... Sainte est là pour ramener l'amour aux coeurs perdus, réconcilier les âmes déchirées...

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A Saint Yon, dans la Bretagne profonde et traditionnelle, les derniers Chouans livrent leurs tout derniers combats. Une terrible guerre civile dans laquelle se retrouvent face à face connaissances, voisins et même amis ou famille est sur le point de s'achever sur la victoire écrasante des « Bleus ». Sainte est la fille de Saulnier, un médecin républicain surnommé « le médecin bleu » car il a toujours été volontaire pour traquer impitoyablement les Chouans et participer l'arme à la main aux « pacifications révolutionnaires ». Pour tous les braves gens du village, sa fille apparaît comme une sorte d'ange de miséricorde descendue du ciel. Partout, elle porte aide et protection aux pauvres et aux malades des deux camps. Sa meilleure amie, Marie Brand, fille du bedeau du village et meneur des insurgés, bon coeur mais mauvaise tête est aussi royaliste que son père. Tout comme René, le frère de Sainte, qui quitte la maison le fusil à la main pour rejoindre les maquisards par dégoût des exactions de la Convention et pour échapper à la conscription qui le ferait basculer dans un camp qu'il abhorre. Une situation aussi dramatique qu'explosive qui risque de déboucher sur un ultime massacre.

« Le médecin bleu » est un court roman historique illustrant une des périodes les moins glorieuses de l'histoire de France, celle où des Français se livrèrent à un véritable génocide de Français, une guerre civile longtemps cachée et qui commence seulement à être reconnue comme telle. Si l'on devine aisément de quel côté penche le coeur de l'auteur, celui-ci a l'intelligence de se cantonner à une description clinique de faits peu reluisants qui renvoient dos à dos les deux camps. L'absurdité de la situation, l'affrontement des individus et l'enchainement des évènements amènent très vite cette histoire au niveau du drame cornélien qui tourne rapidement en machine infernale quasiment impossible à désamorcer. Inutile de préciser quelle est la morale de cette sinistre affaire car ce serait déflorer la fin qui est magnifique. Un très beau texte plein de personnages positifs (le martyre consenti de Jean Brand, le bedeau rebelle, a quelque chose d'héroïque et de christique) et de bons sentiments, un classique à cent mille lieues des tendances actuelles. Certains pourront trouver cela édifiant voire pontifiant cet ouvrage magnifiquement écrit. D'autres apprécieront à sa juste valeur la beauté de ce classique un peu oublié.


Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Un très court roman, presque une novella, ce dont Féval, l'homme des feuilletons, n'était pas très coutumier.

Il y explore le thème du déchirement d'une famille pendant une guerre civile, en l'occurrence la révolution française.

Le "médecin bleu" est républicain (d'où la couleur), tandis que son fils René et ses meilleurs amis prennent le parti de Dieu et du roi, la chouannerie, puisque le tout se passe en Bretagne (chère au coeur de Féval), près de Redon.

Sa fille, Sainte, décide elle de rester neutre et de tenter d'empêcher de s'entretuer les gens qu'elle aime.

C'est bien écrit, pas trop pompeux pour une oeuvre de cette période, et l'atmosphère de combat désespéré et sans issue du côté des royalistes est bien rendue.

Une très bonne porte d'entrée sur la bibliographie de Féval avant de rentrer dans quelque chose de plus gros.

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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation

Elle avait nom Sainte, et entrait dans sa quatorzième année ; mais ceux qui ne la connaissaient point, en voyant son enfantin sourire et la candeur angélique de son front, lui auraient donné deux ans de moins. Parfois, pourtant, quand elle était loin de la foule, et qu’elle donnait son âme à cette rêverie que souffle la solitude, on aurait pu voir son grand œil bleu s’animer sous les cils à demi-baissés de sa paupière. Sa charmante tête, alors, devenait sérieuse, ses lèvres se rejoignaient et cachaient l’éblouissant émail de ses dents ; la ligne de ses sourcils, si noire et si pure qu’on l’aurait pu croire tracée par le pinceau d’un peintre habile, s’affermissait et tendait la courbe hardie de son arc ; tout son visage, en un mot, dépouillant l’indécise gentillesse des premières années, revêtait la beauté d’un autre âge.

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– [...] Un jour donc, le saint prêtre me dit ces paroles, qui se sont gravées dans ma mémoire : "En ce temps de luttes impies, ma fille, le rôle d’une femme doit être le rôle de paix, de conciliation et de pitié." Ne vous a-t-il jamais rien dit de semblable, Marie !

– Si fait... je crois me souvenir. Mais je trouve injustes et cruelles ces prescriptions qui font de la femme un être passif, un être nul.

– Nul pour le mal, et tout-puissant pour le bien ! pensez-vous que ce soit un mauvais partage que le nôtre ?

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Au centre d’une étoile, formée par le croisement de plusieurs routes, s’élevait autrefois une croix de bois, dont les bras et la tête, terminés en fleur de lis, avaient éveillé la susceptibilité des Bleus. La croix, depuis bien longtemps, gisait à terre, sous la bruyère touffue ; on l’avait remplacée par un poteau routier, surmonté d’un bonnet phrygien.

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Elle cacha sa tête dans le sein de son amie.

– Oh ! reprit-elle après un moment de silence, ce n’est pas la mort que je crains. Mon bras est faible, mais mon cœur est fort. Ce qui me ronge, c’est le doute : parfois, je crois surprendre un sourire de pitié sur les lèvres de mes hommes ; parfois, ils me répondent avec cet air de condescendance que prennent les bons serviteurs envers l’enfant gâté d’un maître qu’ils aiment. Admirent-ils ma précoce énergie ? Raillent-ils mes inutiles exploits ? Suis-je grande ou suis-je ridicule ?

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cet homme n’a plus ni espoir, ni crainte, ni tendresse, ni haine ; son coeur s’est fait pierre, il est mort déjà.

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Video de Paul Féval (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Féval
"Il y a quelques années, « on » murmurait que Claude Mesplède pourrait bien recevoir la médaille des arts et des lettres. Et puisque qu' « on » m'avait demandé mon avis sur la question avant d'entamer les démarches afférentes à ce genre de circonstances, j'avais indiqué que Claude ne voulait de médaille d'aucune sorte. Il avait déjà refusé celle du travail malgré ses 40 années de labeur à Air France !
Ce que Claude aurait aimé, c'est le prix Paul Féval de littérature populaire. Mais ce prix n'est attribué qu'à des auteurs qui écrivent des romans populaires. Lui, écrivait À PROPOS des romans populaires et donc, n'entrait pas dans cette catégorie.
Aussi voir naître, grâce à Quais du Polar que je remercie très sincèrement, un prix portant le nom de Claude Mesplède qui récompensera au choix : essai, ouvrage historique, correspondance, document, enquête, traduction, édition originale d'oeuvres complètes ou inédites, traductions nouvelles ou encore travaux académiques et universitaires… c'est énorme !
Et c'est finalement, en honorant sa mémoire, un joli retournement du sort. Claude aurait très fier qu'un prix porte son nom et sûrement un peu ébahi devant tant d'honneur.
Et que celles ou ceux qui comptent écrire sur l'oeuvre de Paul Féval se mettent au travail très vite. On ne sait jamais..." - Ida Mesplède
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