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ISBN : 2752901992
Éditeur : Phébus (08/06/2006)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Dans les années 1840, tout Londres ne bruit que des frasques du marquis de Rio-Santo. dandy insolent dont la richesse paraît sans limite, qui subjugue l'aristocratie... et règne en même temps sur les bas-fonds de la capitale ! Car en dépit de son nom, Rio-Santo est irlandais, et à la tête d'une association de malfaiteurs baptisée Les Gentilshommes de la nuit, il prépare en secret une révolution destinée à libérer l'Irlande. Complots, poursuites, assassinats, nous vo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Ys
  25 avril 2012
Le roman-feuilleton du XIXe siècle dans toute sa splendeur. C'est kitsch. Très kitsch. Ca nécessite de savoir traiter avec humour les pures, chastes et belles jeunes filles qui ne savent rien faire de leurs dix doigts, encore moins de leur cerveau, et passent leur temps à roucouler, soupirer, s'évanouir et se faire enlever par des affreux méchants pas beaux.
Mais dans son genre, c'est assez réjouissant, et diablement entraînant. De l'action, plein d'action, des rebondissements à tous les chapitres, des affreux méchants pas beaux infâmes à souhait, des bas-fonds londoniens délicieusement sordides, un personnage principal assez complexe et intéressant, qui entretient de plus une relation pour le moins ambigüe avec un romantique et charmant jeune homme...
Bref, un très bon moment de lecture !
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Titine75
  29 janvier 2013
Dans les années 1840 à Londres, un homme semble aimanter tous les regards. le marquis de Rio Santo éblouit les femmes et sa fortune attire les commentaires des hommes de la haute société londonienne. « le marquis de Rio Santo ! l'éblouissant, l'incomparable marquis ! Londres et Paris se souviennent de ses équipages. L'Europe entière admira ses magnificences orientales ; l'univers enfin savait qu'il dépensait quatre millions chaque saison, vingt mille livres sterling par mois. » Un tel personnage ne se crée pas que des amitiés et il est bientôt entouré de méfiance et de jalousie. D'autant plus que la cicatrice qui barre son front n'est pas sans rappeler celle d'un autre… l'identité du marquis de Rio Santo finit par être au coeur du roman de Paul Féval.
Si vous cherchez une définition concrète du mot rocambolesque, je vous conseille d'ouvrir ce roman datant de 1844. Mon résumé est des plus succinct car il est absolument impossible de résumer l'intrigue foisonnante conçue par Paul Féval. L'histoire n'est faite que de rebondissements, de surprises, de révélations. Vous y trouverez tout ce qui fait un roman d'aventures : des machinations, des complots, des enlèvements, de la fausse monnaie, de la piraterie, des expériences médicales, des identités multiples et une puissante société secrète. Paul Féval nous entraîne dans une ville souterraine, une ville cachée. La société secrète se nomme la grande Famille et elle a des membres dans toutes les couches de la société. On y compte aussi bien des révérends, des banquiers que des mendiants, des aubergistes. le but de ces lords de la nuit est le vol, l'argent avant tout. Mais celui qui est à la tête de l'organisation suit un but fort différent. Certes, il a besoin d'argent mais pour une cause qu'il défendrait jusqu'à la mort. C'est un personnage complexe et ambigu. D'une intelligence et d'un courage hors-norme, cet homme nommé Edward ne s'abaisse jamais au crime gratuit ce qui l'éloigne de la veulerie des membres de la grande Famille. Malgré ces crimes, Edward est un personnage attachant.
Si vous aimez les romans d'aventures, si une multitude de personnages et de situations ne vous effraie pas, plongez dans le Londres secret de Paul Féval, vous en aurez pour votre argent !
Lien : http://plaisirsacultiver.wor..
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idevrieze
  12 juin 2017
On délaisse les mystères urbains au profit des intrigues privées

Eugène Sue avait ouvert la voix aux Mystères de Paris qui montraient dans un roman tout aussi fleuve la société du XIX° siècle et ses mystères. C'était carrément un mélange de gothique et de naturalisme et si on ne s'enfile pas tout d'un coup, ça passe tout seul. Lorsque Paul Féval avait vu cela, il s'était dit qu'il allait faire pareil mais à sa sauce. Donc virez moi le naturalisme et on se paye une bonne intrigue.

Oui, je sais, dis comme ça, ce n'est pas sexy alors qu'en fait, à l'époque, c'est ce roman qui a définitivement introduit Paul Féval dans le monde des lettres. Et personnellement, cette intrigue était bien développée. Parfois elle s'étirait en longueur mais quand on voit le pavé, on comprend. Et puis remettons aussi dans le contexte. A l'époque, on achetait des livres qui pouvaient servir de siège sans que cela ne froisse qui que ce soit.
Si vous aimez les classiques, sans toutefois vouloir vous frotter à du Hugo ou du Zola

Oui, parce que même dans le classique, tu peux faire le rebelle 😉 Mais soyons plus sérieux, le voulez vous ? Pour moi, les mystères de Paris ou de Londres (ils sont dans le même panier). C'est le genre de bouquin que vous pouvez mettre sur votre table de chevet et vous lisez un chapitre tous les soirs avant de dormir. C'est long, on est d'accord parce que le nombre de pages est long. Et le style a plus de deux siècles donc si vous vous enfilez les 1400 pages d'un coup d'un seul, cela va rapper un peu. Comme je vous le disais, un chapitre par soir, ni plus ni moins, recommandation de la Koko. Et vous vous prendrez d'intérêt à la ville qui se développe devant vous mais aussi à l'intrigue qu'on vous raconte.

Car pour moi, c'est comme un roman à épisodes où l'on reçoit sa dizaine de pages à lire tous les jours dans le journal. C'est le bouquin qui va t'accompagner les soirées où il ne se passe rien et qu'il faut bien trouver quelque chose. Et c'est ce genre de petits grands récits qui peuvent vous changer la donne. Et enfin, c'est aussi ce qui vous permettrait aussi de découvrir un autre siècle, dans une autre ville.
Lien : https://labibliodekoko.com/2..
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Mondaye
  06 mars 2016
Un bon roman dans son genre, mais il m'a bien moins plus que le bossu du même auteur.
Peut-être est-ce en raison d'une intrigue plus décousue, moins centrée.
De plus un fait m'a un peu choquée, c'est que le personnage le plus diabolique du récit, le méchant sans scrupule soit juif, avec tous ces traits de l'usurier juif cruel. Bon c'était monnaie courante à l'époque, mais quand on connait l'histoire de la seconde guerre mondiale, ce n'est pas le genre de chose plaisante à découvrir, ce genre de cliché noirci.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   11 février 2017
Un soir de novembre, — un soir de dimanche, — le bon capitaine Paddy O’Chrane était attablé devant un gigantesque verre de grog dans le parloir de la taverne The Crown’s Arms.
Comme il y a dans Londres un demi-cent de tavernes qui portent pour enseigne les Armes de la Couronne, nous ne croyons pas inutile de spécifier que l’établissement dont nous parlons ouvre ses quatre fenêtres, ornées de rideaux rouges, et sa porte qui surmonte un raide perron de cinq marches, dans Water-Street, au quartier de la Tour.
Quant au capitaine Paddy, c’était un Irlandais de six pieds de long sur six pouces de diamètre, vêtu d’un frac bleu à boutons noirs, d’une culotte chamois, bouclant sur des bas de filoselle, et chaussé de larges souliers non cirés.
De l’autre côté du parloir (the parlour [1]) s’asseyait un homme d’une quarantaine d’années, à la physionomie honnête et calme. Il portait un costume décent, sans prétentions à l’élégance, mais éloignant toute idée de gêne.
Ses yeux, immobiles et dilatés, avaient le regard fixe des yeux qui ne voient plus. Il venait parfois à la taverne, où il était connu sous le nom de Tyrrel l’Aveugle.
Mistress Burnett, la souveraine de céans, dont le trône était naturellement dans le comptoir, venait à de rares intervalles dire un mot gracieux au capitaine Paddy, qui, très évidemment, était un habitué de la maison.
Une fille de taverne se tenait debout entre les deux portes.
Cette fille eût fait sa fortune à ne rien faire, au temps où les artistes étaient des princes et payaient leurs modèles au poids de l’or. Elle était admirablement belle. Autour de son front, dont le profil rappelait la courbe idéale du dessin antique, il y avait comme une auréole de robuste et calme dignité. Ses longs cheveux, d’un noir de jais, tombaient en larges boucles sur ses épaules demi-nues. Sa taille, magnifique en ses contours, gardait une grâce latente, mais exquise, parmi sa vigueur hautaine, et ajoutait à la fière perfection de son visage, comme un noble piédestal met en lumière la valeur d’une statue.
Le type juif dominait dans ses traits, et sa carnation n’était point celle d’une Anglaise.
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Mike1656Mike1656   22 novembre 2017
La physionomie de mon père était effrayante à voir au moment où il reparut sur le seuil. Roboam, à demi-mort d'épouvante, poussait des gémissements inarticulés. Mon père, bien qu'il ne fût pas plus robuste en apparence que le commun des hommes, possédait réellement des muscles d'athlète. Il lança Roboam avec tant de violence que le malheureux alla tomber à l'autre bout de la chambre. Les convives retournèrent paisiblement leurs sièges pour voir avec plus de commodité ce qui allait se passer.
Le juif Eliezer était boiteux et s'aidait en marchant d'une forte canne de bambou. Cette canne était appuyée au mur dans un angle du salon. Mon père s'en saisit. Sa colère atteignait son paroxysme. La lourde béquille rendit un bruit sec en tombant sur les reins du pauvre muet.
Il tendit ses deux mains en suppliant; Ismaïl les rabattit d'un second coup; puis, sa fureur augmentant à mesure qu'il frappait, il fit mouvoir son arme avec une rage aveugle, sans relâche ni trêve, pendant plus d'une minute.
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Mike1656Mike1656   16 juillet 2017
Le monde, qui devine tous les ridicules et saisit chaque travers par une sorte d'intuition où il y a de la magie, avait bien vite découvert la grotesque émulation du pauvre vicomte. On s'en divertissait fort, et le vicomte ne voyait goutte en ces moqueries voilées, que recouvrait toujours une couche suffisante de courtoisie. Loin de s'alarmer, il se réjouissait et se gonflait comme la grenouille de la fable, mais il ne crevait point, parce que les sangles de son gilet l'empêchaient de se gonfler outre mesure.
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Mike1656Mike1656   16 juillet 2017
Stephen avait passé tant bien que mal sa première nuit de martyre d'amour; il n'avait aucune espèce d'envie de recommencer et se promettait bien de clore brusquement ce chapitre d'incertitudes et de doutes en demandant une explication à Clary Mac Farlane. C'est ce qui s'appelle aller doit au but. Si tous les amoureux prenaient cette route bourgeoisement logique, aucun roman n'atteindrait la fin de son premier volume.
Ce qui serait une publique calamité.
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Mike1656Mike1656   21 novembre 2017
Susannah aurait pu le courber sous l'une de ces tyrannies féminines dont nulle autre tyrannie ne peut approcher, mais Susannah n'avait garde. Elle aimait autant et plus que Brian. Elle se demandait, elle, la parfaite créature, exquise de corps et d'âme, elle se demandait: Que suis-je pour être aimée par lui !
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