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EAN : 9782842055974
93 pages
Éditeur : 1001 Nuits (05/09/2001)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 35 notes)
Résumé :

Avec Feydeau, au début du XXe siècle, le vaudeville retrouve toute sa vigueur. Il s'emploie à mettre en musique, selon une mécanique implacable de rebondissements comiques et grinçants, la bêtise et la muflerie du ménage désaccordé. Dans Mais n'te promène donc pas toute nue !, Feydeau expose la joyeuse déconfiture du mariage, pour le plus grand bonheur du spectateur voyageur.

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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  11 juillet 2015
Vaudeville en un acte qui, comme la majorité des vaudevilles dignes de ce nom, est très divertissant, plein d'humour et bourré jusqu'à la gueule de quiproquos "en gros sabots" que le spectateur peut facilement anticiper, le disposant ainsi à jouir pleinement des rebondissements.
Le genre ayant ses codes bien connus du public, on retrouvera avec plaisir une jolie femme étourdie - ici Clarisse, légèrement vêtue - aux sorties attendrissantes de sottise, experte en réparties hors-sujet et icône d'une logique implacable - paradoxalement aussi pragmatique que fantaisiste -, seule ""qualité" que semble lui reconnaître le tendre et misogyne dramaturge, qui dans sa bonté étend cet apanage à toute la gente féminine et l'expose comme étant son plus fameux talent, la beauté exceptée.
Clarisse, épouse du ventru député Ventroux, se promène en chemise de jour dans son appartement parisien parce qu'au-dehors "il fait 40° de latitude" - sans se soucier que la voient ainsi dénudée son jeune fils, son domestique, son mari et... les invités de son mari. Celui-ci, de par sa position, est très soucieux de sa réputation (et par extension de celle de sa femme) et très sourcilleux quant aux convenances. Ventroux pourrait encore fermer les yeux sur l'inconséquence de sa femme si celle-ci ne s'avisait d'être piquée par une guêpe sur le croupion et si, par crainte du "venin", elle ne se jetait à la tête de tous les messieurs à portée de main pour qu'ils sucent la piqûre et la sauve ainsi "d'une mort atroce". Bref, inutile d'en dévoiler davantage, vous aurez compris l'essentiel.
Il serait surprenant que vous ne riez pas à la lecture de cette pièce bien qu'une partie de sa saveur vienne bien sûr de sa mise en scène, et bien que les didascalies soient nombreuses et explicites, rien ne vaudra jamais les mines, l'expressivité et la spontanéité d'acteurs sur des planches.

Challenge PETITS PLAISIRS 2014 - 2015
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missmolko1
  20 décembre 2015
Ah Feydeau ! Toujours la bonne tournure pour me faire rire !
Dans Mais n'te promène donc pas toute nue, on fait la rencontre d'un couple qui se fait une scène de ménage. L'homme reproche à la femme de se promener dans l'appartement en tenue légère :
"CLARISSE.- En somme, toi, quoi ? tu es un étranger pour moi ! Tu es mon mari, mais c'est une convention ! Quand je t'ai épousé, je ne sais pas pourquoi...
VENTROUX, s'incline, puis. - Merci.
CLARISSE, sans s'interrompre - ... je ne te connaissais pas; et, crac, du jour au lendemain, parce qu'il y avait un gros monsieur en ceinture tricolore devant qui on avait dit "oui", c'était admis! tu me voyais toute nue. Eh! ben, ça, c'est indécent.
VENTROUX. - Ah ! tu trouves !
CLARISSE. - Tandis que mon fils, quoi ? C'est ma chair ! C'est mon sang ! Eh ben !... que la chair de ma chair voie ma chair, il n'y a rien d'inconvenant ! (Se levant.) A part les préjugés !"
Les personnages sont caricaturaux, Ventroux, plutôt misogyne et jaloux tandis que Clarisse est légère et ingénue. Malgré ça, ils sont tous très bien travaillés et très attachants.
C'est une courte pièce, où les répliques fusent et sont toutes plus drôles les unes que les autres :
"CLARISSE - Ministre de la Marine ! tu ne sais même pas nager !
VENTROUX - Qu'ça prouve, ça ? Est-ce qu'on a besoin de savoir nager pour administrer les affaires de l'Etat ?
CLARISSE - Pauvres affaires !"
Cette pièce n'a absolument pas pris une ride et se lit toujours avec beaucoup de plaisir. On passe un excellent moment.
J'en ai profité, après la lecture, pour voir sur youtube(https://www.youtube.com/watch?v=ie3iDUpu168), une adaptation sur scène. Et c'est 50 minutes de pur bonheur.
L'actrice qui joue le rôle de Clarisse est excellente.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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MissSherlock
  24 septembre 2013
Cette scène de ménage entre un homme politique et sa frivole épouse ne manque pas de piquant !
Monsieur Ventroux reproche à sa femme Clarisse de se promener à moitié nue devant leur fils. Obstinée, elle refuse de s'habiller même en présence du maire et d'un journaliste. L'affaire prend une tournure étrange quand Clarisse se fait piquer par une guêpe à un endroit... intime.
Cette pièce très courte est truffée de répliques hilarantes et de scènes un peu désuètes mais coquines. L'air de rien, Feydeau en profite pour tacler la politique et les hommes politiques, ce qui fait toujours son petit effet.
Une lecture rapide et très agréable !
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Marti94
  16 juin 2016
Que ça fait du bien un Feydeau par les temps qui courent. Car rire est un bon remède pour avoir le moral et avec "Mais n'te promène donc pas toute nue" il est garanti.
J'ai beau avoir lu le texte de ce vaudeville, il faut vraiment le voir au théâtre pour apprécier le burlesque et l'humour de l'auteur. Car la femme du député Ventroux a la fâcheuse manie de se promener chez elle en tenue légère. Cette attitude ingénue entretient un conflit entre les deux époux.
Feydeau qui se hâtait toujours de mettre en présence les personnages qui ne devaient pas se rencontrer, organise un défilé imprévu de personnalités. Malgré les efforts redoublés du député pour conserver les apparences et maintenir sa femme loin des regards extérieurs, Clarisse, tel un diable sortant inlassablement de sa boîte et qu'on ne peut contenir sous son couvercle, n'aura de cesse de le rappeler à sa nature corporelle, contrariant ainsi ses ambitions politiques.
Pour Feydeau, c'est sans doute une façon d'exorciser avec humour ses problèmes de couple. En expert, il nous enchante et la mise en scène de Virgil Tanase et David Legras proposée au Lucernaire à Paris est à ne pas manquer.
Lu en juin 2016
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Tipee
  23 mars 2017
Si j'ai téléchargé cet ebook, c'est d'une parce qu'il était gratuit et que d'autre part le titre m'amusait beaucoup.
En l'ouvrant j'ai été surpris de découvrir une pièce de théâtre. Mais loin de me décourager, j'ai continué.
Le théâtre va à ravir à cette histoire très comique. Une femme se promène en tenue assez légère chez elle, alors que son mari reçoit des gens importants. Il s'ensuit de nombreux passages, ou le quiproquo et le comique de situation sont utilisés.
De plus, une partie de la pièce s'attarde sur ce qu'un homme et une femme ont le droit de faire. Dès lors, nous voyons le profond déséquilibre entre les sexes, voir l'inversement des rôles inenvisageables. Pour l'un, le batifolage est autorisé, pour l'autre, montrer la moindre parcelle de chair est prohibé. Merci société de tes préjugés.
Le comique de situation est bien utilisé, il n'est pas lourd à l'écrit. Regarder la pièce pourrait être un bon point pour savoir ce que cela donne réellement.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   10 juillet 2015
CLARISSE - [...] Tout ça parce que tu es député, et que tu ne peux pas quitter la Chambre avant la fin de la session !… Je te demande un peu ! comme si la Chambre ne pouvait pas se passer de toi !

VENTROUX, se levant d’un trait, et à pleine voix - Je ne sais pas si la Chambre peut ou non se passer de moi ; ce que je sais, c’est que, quand on a assumé une fonction, on la remplit ! Ah ! ben ! ce serait du joli, si, sous prétexte qu’individuellement la Chambre n’a pas positivement besoin de chacun de nous, chaque député se mettait à fiche le camp ! Il n’y aurait plus qu’à fermer la Chambre !

CLARISSE — Eh ben ! La belle affaire ! Ça n’en irait pas plus mal ! C’est toujours quand la Chambre est en vacances que le pays est le plus tranquille ; alors !…

VENTROUX — Mais, ma chère amie, nous ne sommes pas à la Chambre pour que le pays soit tranquille ! C’est pas pour ça que nous sommes élus !
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Gwen21Gwen21   11 juillet 2015
VENTROUX — Oui !… Vous préféreriez un arrêt réglementaire. Ecoutez ! Je veux bien m’en occuper ! Vous me rédigerez un petit exposé de tout ça ! En attendant, pour ne pas oublier, je vais toujours prendre note… (Tout en parlant, il a pris le bloc-notes ; écrivant.) Nous disons : Monsieur Ho-che-pet !

HOCHEPAIX, qui s’est levé, et suit des yeux ce qu’il écrit - C’est ça ! C’est ça ! (Brusquement et vivement.) Ah ! non ! non !… paix : (Epelant.) p-a-i-x !

VENTROUX, confus — Oh ! je vous demande pardon ! (Corrigeant.) p-a-i-x ! p-a-i-x ! Croyez bien que c’est sans intention !

HOCHEPAIX, avec bonhomie - Il n’y a pas de mal ! Je suis habitué ! C’est la première orthographe qui vient tout de suite à l’idée.

VENTROUX, facétieux - Comme la plus naturelle !
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MissSherlockMissSherlock   24 septembre 2013
CLARISSE.- En somme, toi, quoi ? tu es un étranger pour moi ! Tu es mon mari, mais c'est une convention ! Quand je t'ai épousé, je ne sais pas pourquoi...

VENTROUX, s'incline, puis. - Merci.

CLARISSE, sans s'interrompre - ... je ne te connaissais pas; et, crac, du jour au lendemain, parce qu'il y avait un gros monsieur en ceinture tricolore devant qui on avait dit "oui", c'était admis! tu me voyais toute nue. Eh! ben, ça, c'est indécent.

VENTROUX. - Ah ! tu trouves !

CLARISSE. - Tandis que mon fils, quoi ? C'est ma chair ! C'est mon sang ! Eh ben !... que la chair de ma chair voie ma chair, il n'y a rien d'inconvenant ! (Se levant.) A part les préjugés !
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julienraynaudjulienraynaud   08 juillet 2015
[Ventroux se justifie auprès de sa femme d'avoir sucé la nuque de mademoiselle Dieumamour] Une piqûre de mouche peut être mortelle si on ne cautérise pas ou si on ne suce pas immédiatement la plaie. Il n'y avait rien pour cautériser ; je me suis dévoué ! J'ai fait ce que commandait la charité chrétienne !... (Geste large, puis :) J'ai sucé !
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julienraynaudjulienraynaud   08 juillet 2015
Clarisse :
Ministre de la Marine ! tu ne sais même pas nager !

Ventroux :
Qu'ça prouve, ça ? Est-ce qu'on a besoin de savoir nager pour administrer les affaires de l'Etat ?

Clarisse :
Pauvres affaires !
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Vidéo de Georges Feydeau
Un fil à la patte de Georges Feydeau
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