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EAN : 9782081278578
242 pages
Éditeur : Flammarion (25/05/2012)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 66 notes)
Résumé :
La veille de son mariage avec la jolie Viviane, Fernand de Bois d'Enghien tente sans succès de rompre avec sa maîtresse, la chanteuse de music-hall Lucette Gautier.
Mais la future belle-mère de Bois d'Enghien, la baronne Duverger, invite la jeune femme à chanter lors de la cérémonie. Lucette accepte sans savoir que le futur marié n'est autre que son amoureux... Pour compliquer le tout, débarquent à l'improviste un clerc de notaire "par profession, littérateur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
olivberne
  01 septembre 2014
C'est une pièce de théâtre en trois acte, assez longue pourtant mais qui fourmille de rebondissements, de coups de théâtre et l'humour est souvent présent.
Cette découverte de Feydeau, je ne la regrette pas : même si le texte n'est pas flamboyant, l'intrigue est vraiment bien cousue (malgré quelques longueurs) et on ne s'ennuie pas, on rit même. Cette pièce, bien que dépassée historiquement (mariages arrangés, rôle de la famille, de la femme), reste tout à fait d'actualité et les situations cocasses qui fourmillent (l'importun qui sent mauvais, se retrouver en caleçon dans le couloir avec la porte fermée, réfléchir à réussir sa rupture) font penser à des situations déjà vécues.
Un bon moment à passer, encore meilleur à jouer et à regarder qu'à lire, car c'est une pièce pleine d'énergie!
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Marti94
  03 juin 2020
Les comédies de Georges Feydeau sont drôles et "Un fil à la patte" l'est particulièrement. Cette pièce me rappelle "Au théâtre ce soir", une émission de télévision que j'avais le droit de regarder avec mes parents dans les années 70, qui m'a donné le goût du théâtre, spectacle vivant.
C'est le moins qu'on puisse dire avec ce fil à la patte, métaphore de l'emprisonnement d'un homme par sa maîtresse qu'il n'arrive pas à quitter alors ce qu'il veut se marier.
Il faut dire que Lucette Gautier, une artiste de café-concert, est follement éprise de Fernand de Bois d'Enghien, un bel homme. Ce dernier, revenu après deux semaines d'absence pour rompre avec elle, n'ose pas le lui avouer. D'ailleurs, il est assez pitoyable par son manque de courage.
Si la jeune femme accepte la proposition de chanter à la réception que la baronne Duverger organise le soir même pour la signature du contrat de mariage de sa fille Viviane, c'est parce qu'elle ignore qui est le futur marié, puisqu'il s'agit de son amant. La situation se complique avec l'arrivée d'un autre personnage, un riche général sud-américain épris de la ravissante Lucette, qui est particulièrement jaloux et prêt à tuer son rival donc il ignore l'identité.
Alors quand arrive le grotesque Monsieur Bouzin, parolier mais aussi clerc de notaire, il devient vite le bouc émissaire.
Cela arrange le peureux Fernand de Bois d'Enghien qui on prendra aussi pour son grade.
Cette pièce représentée pour la première fois à Paris le 9 janvier 1894 au Théâtre du Palais-Royal a été souvent jouée car c'est un chef-d'oeuvre du genre vaudeville.
Lu en mai 2020
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cmpf
  01 octobre 2017
Pièce de théâtre très vive. On entre, on sort, on se poursuit, on se tire dessus…
C'est une satyre du 19e siècle et de sa noblesse. D'un côté une baronne qui veut marier sa fille avec un homme qui présente bien, et sa fille qui n'a pas la moindre idée de ce qu'est le mariage “Ah ! oui, la maternité, ça c'est gentil !… mais… qu'est-ce que le mari a à faire là-dedans ? [...]
Mais dame ! est-ce qu'il n'y a pas un tas de demoiselles qui ont des enfants et un tas de femmes mariées qui n'en ont pas !… Par conséquent, si c'était le mari… n'est-ce pas ?…” mais juge que la valeur d'un mari comme celle de tout autre objet vient de l'offre et la demande
“Pourquoi désire-t-on une chose ? C'est parce que les autres la désirent”. Elle veut donc un mari que les autres femmes se soient disputé.
Et de l'autre côté un noble désargenté qui comme tous les hommes de son milieu a une liaison avec une chanteuse. Seulement puisqu'il doit signer le contrat ( c'est à cela que semble devoir se résumer le mariage) il est venu rompre. Or Lucette sa maîtresse est très amoureuse et il n'ose lui dire la vérité.
Autour de ces personnages s'agitent plusieurs autres, un général sud-américain affublé d'un accent épais, amoureux de Lucette et qui veut tuer son amant, un faiseur de chansons que l'on tourne en ridicule, un clerc qui sent mauvais… tout est occasion de se moquer.
Vite lue mais qui je crois ne restera pas éternellement dans ma mémoire. Peut-être plus si je l'avais vue.
Challenge ABC 2017-2018
Challenge théâtre 2017-2018
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Meps
  16 septembre 2017
Je n'avais jamais lu de Feydeau et le challenge Théatre 2017-2018, par une certaine règle ingénieuse, m'incite à le lire.
Une des raisons qui me faisait hésiter à lire ce grand auteur, c'était que le vaudeville se prête pour moi mal à la lecture. Les portes qui claquent, les mouvements de droite et de gauche sont difficiles à imaginer de façon efficace. Ce qui m'a le plus impressionné, ce sont les didascalies très précises chez Feydeau. L'auteur est ici le propre metteur en scène de sa pièce, le travail est pré maché. Malgré tout ça, je pense que le plaisir serait plue en spectateur qu'en lecteur.
L'autre a priori que j'avais était la faiblesse de profondeur du propos. Je dois dire qu'il était exagéré. Même si beaucoup d'humour est assez potache, basé sur l'exagération, l'accent d'un des personnages, l'odeur d'un autre, il reste que beaucoup de finesse peut être trouvée également... et que la peinture critique de la société de l'époque trouve également sa place dans la farce.
Bref, j'ai plutôt passé un bon moment et me suis moi-même prêté à bien rire, même quand les ficelles étaient aussi grosses que le fil accroché à la patte de Bois d'Enghien.
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MarieLywood
  29 avril 2020
Pour une fois c'est bien d'avoir regardé très récemment cette pièce mise en scène par la Comédie Française qui m'a donné envie de découvrir le texte de Feydeau. Bien m'en a pris puisque cela m'a donné l'occasion de rire une deuxième fois. Je pense être bon public de ce genre de pièce que j'apprécie et celle-ci m'a particulièrement enthousiasmée.
Il s'agit d'un vaudeville, alors le thème peut paraître un peu léger au premier abord. Cependant l'intrigue est bien construite et tout s'enchaîne avec une précision de métronome. Les personnages entrent, sortent et se donnent la réplique sans temps mort.
J'ai été très surprise de constater que les didascalies sont nombreuses et très précises dans le texte de Feydeau. Elles décrivent minutieusement tout le décor de chacun des actes mais également tous les déplacements et jeux des acteurs. Cela aboutit à une pièce très réfléchie pour laquelle Feydeau est non seulement l'auteur mais également le metteur en scène. Si cela permet de bien visualiser le rendu sur scène, il faut bien avouer qu'à la lecture cela peut avoir tendance à ralentir le rythme des répliques qui sont censées fuser.
J'avoue que je ne sais pas si j'aurais autant apprécié cette lecture si je n'avais pas vu la pièce au préalable. En effet, une bonne partie de l'humour est basée sur le jeu des acteurs en adéquation avec les propos de la pièce. J'ai surtout apprécié me remémorer la pièce très bien jouée en la lisant. La prochaine fois, j'essaierai peut-être de lire une pièce de Feydeau sans l'avoir vue au préalable pour me rendre compte si l'humour fonctionne aussi bien.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   18 octobre 2013
LE GÉNÉRAL : Vite ! dé l’eau, dou vinaigre ! quéqué chose ! oun liquide !
DE FONTANET : Attendez ! Attendez !
DE CHENNEVIETTE : Quelle aventure, mon Dieu !
LE GÉNÉRAL : Ah ! Dios mio ! Mamoiselle Gautier ! Revenez à moi !… Revenez à moi, mamoisselle Gautier !

Acte II, Scène 15.
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PascalchristianPascalchristian   06 mai 2020
Acte I, fin de la Scène III
Les Mêmes, DE CHENNEVIETTE.
...
Marceline.

Dame !… (Indiquant d’un clignement d’œil significatif la chambre à coucher de Lucette.) ça m’en a tout l’air !

De Chenneviette, s’asseyant sur le canapé.
Ah ! ma pauvre Lucette, quand elle cessera d’être une femme à toquades… ! Mon Dieu, son Bois-d’Enghien, c’est un charmant garçon, je n’y contredis pas, mais enfin, quoi ? ce n’est pas une situation pour elle… il n’a plus le sou !

Marceline. (2)

Oui, oh ! je sais bien !… mais ça, Lucette vous le dira. (Confidentiellement.) Il paraît que quand on aime, eh bien ! un garçon qui n’a plus le sou, c’est encore meilleur !

De Chenneviette (1), railleur.
Ah ?

Marceline, vivement.
Moi, je ne sais pas, je suis jeune fille. (Elle s’assied à droite de la table.)

De Chenneviette, s’inclinant d’un air moqueur.

C’est évident ! (Revenant à son idée.) Eh bien ! et le rastaquouère, alors ?

Marceline.

Qui ? le général Irrigua ? Dame, il me paraît remis aux calendes grecques !

De Chenneviette, se levant.

C’est malin ! Elle a la chance de trouver un homme colossalement riche… qui se consume d’amour pour elle ! un général ! je sais bien qu’il est d’un pays où tout le monde est général. Mais ça n’est pas une raison !…

Marceline, surenchérissant, — elle se lève.

Et d’un galant ! avant-hier, au café-concert, quand il a su que j’étais la sœur de ma sœur, il s’est fait présenter à moi et il m’a comblée de bonbons !

De Chenneviette.

Vous voyez donc bien !… Enfin, hier, elle était raisonnable ; c’était définitivement fini avec Bois-d’Enghien, elle avait consenti à répondre au millionnaire, pour lui fixer une entrevue pour aujourd’hui, et alors… parce que ce joli cœur est revenu, quoi ? ça va en rester là ?

Marceline.

Ma foi, ça m’en a tout l’air !

De Chenneviette.

C’est ridicule !… enfin, ça la regarde ! (Il gagne la droite.)
(On sonne.)

Marceline

Qui est-ce qui vient là, encore ?
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NievaNieva   31 décembre 2014
LUCETTE, à part. — Eh bien ! où va-t-il ?

LE GÉNÉRAL, ouvrant la porte et appelant. — Antonio ?

ANTONIO, à la porte du vestibule. — Chénéral ?

LE GÉNÉRAL, en espagnol. — Cómo se dice «subyugar» en francés ?

ANTONIO — «Subjuguer», chénéral.

LE GÉNÉRAL, lui faisant signe qu'il peut retourner dans le vestibule. — Bueno ! gracias, Antonio !

ANTONIO. — Bueno !

Il sort.

LE GÉNÉRAL, à Lucette, reprenant brusquement sur le ton de la passion. — Vous m'avez «souchouqué» ; aussi tout ce qu'il est à moi est à vouss ! Ma vie, mon archent, chusqu'au dollar la dernière, chusqu'à la misère que yo l'aimerais encore porqu'elle venirait de vouss !

LUCETTE, hochant la tête, pleine de doutes. — La misère ! on voit bien que vous ne savez pas ce que c'est !

LE GÉNÉRAL, descendant à droite. — Oh ! pardonne ! yo le sais ! yo l'ai pas tuchurs été riche. Avant que yo le sois entré dans l'armée... comme chénéral ! yo l'avais pas de l'archent, quand yo l'étais professor modique et que yo l'ai dû pour vivre aller dans les familles... où yo donnais des léçouns de francess.

LUCETTE, retenant son envie de rire. — De français ? Vous le parliez donc ?

LE GÉNÉRAL, bien naïvement. — Yo vais vous dire ; dans moun pays, yo le parlais bienn ; ici, yo no sais porqué, yo le parlé mal.
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Marti94Marti94   03 juin 2020
BOUZIN, posant son chapeau sur la chaise près du canapé.
Attendez, je vais vous donner ma carte. (il cherche une de ses cartes.)
FIRMIN.
Non, cʼest inutile, "Bouzin", je me souviendrai, pour la chanson : "Moi jʼpique des épingues !"
BOUZIN.
Parfaitement ! (Firmin sort par la porte du fond à droite, Bouzin le poursuivant presque jusque la porte.)
Mais je vous assure quʼavec ma carte… (Redescendant derrière le canapé, tout en remettant la carte dans son portefeuille.) Il va écorcher mon nom, cʼest évident ! (Regardant le bouquet.) Le beau bouquet, tout de même ! (Il se dispose à remettre son portefeuille dans sa poche, quand une idée traverse son cerveau ; il sʼassure que la baronne, qui est à sa lecture, ne le regarde pas, il retire sa carte et la fourre dans le bouquet, puis descendant.) Après tout, puisque cʼest anonyme, autant que ça profite à quelquʼun ! (Il remet son portefeuille dans sa poche. Moment de silence. Tout dʼun coup, il se met à rire, ce qui fait lever la tête à Mme Duverger.) Non, je ris en pensant à cette chanson : "Moi je pique des épingues !" (Un temps. La baronne se remet à lire. Nouveau rire de Bouzin.) Vous vous demandez sans doute, ce que cʼest que cette chanson : "Moi je pique des épingues" !
MADAME DUVERGER.
Moi ? pas du tout, Monsieur ! (Elle fait mine de reprendre sa lecture.)
BOUZIN, qui sʼest avancé jusquʼà la baronne
Oh ! Il nʼy aurait pas dʼindiscrétion ! Cʼest une chanson que jʼai écrite pour Lucette Gautier… Tout le monde me disait : "Pourquoi nʼécrivez-vous pas une chanson pour Lucette Gautier ?"… et de fait, il est évident quʼelle sera ravie de chanter quelque chose de moi… Alors, jʼai fait ça ! (Même jeu pour la baronne.) Tenez, rien que le refrain pour vous donner un aperçu…
La baronne en désespoir de cause plie son journal et le pose sur la table.
Moi, jʼpiquʼ des épingʼ
Dans les pʼlotʼ des femmʼs que jʼdistingʼ :
(Parlé.) Lʼair nʼest pas encore fait (Récitant avec complaisance.)
Chacun sa façon de se divertir,
Quand jʼpiquʼpas dʼépingʼ, moi, jʼai pas dʼplaisir !
Il rit dʼun air enchanté.
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MepsMeps   16 septembre 2017
La Baronne : (...) Et la maternité qu'est-ce que tu en fais ?...
Viviane: Ah ! oui, la maternité, ça c'est gentil ! ... mais... qu'est-ce que le mari a à faire là-dedans ?
La Baronne : Comment "ce qu'il a a faire" ?
Viviane: (très logique) Mais dame ! est-ce qu'il n'y a pas un tas de demoiselles qui ont des enfants et un tas de femmes mariées qui n'en ont pas !... Par conséquent, si c'était le mari... n'est-ce pas ?...
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