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EAN : 9782501154352
346 pages
Éditeur : Marabout (27/05/2020)

Note moyenne : 5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
« Faites qu’il soit trop tard », prie Maria. Elle a appelé la police, et a avoué avoir tué son mari, étendu dans la cuisine. Mais celui-ci n’est pas mort…


Lottie, elle, se passerait bien de devoir assister au procès de Maria, où elle est convoquée comme jurée. Son mari proteste de cette absence forcée, et laisser son petit garçon chez la nounou ne l’enchante pas.


Le destin réunit ainsi dans l’enceinte du tribunal deux fe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ciena
  09 septembre 2020
Maria BLOXHAM a tenté de tuer son mari, un célèbre et médiatisé scientifique désormais handicapé à vie. C'est avec l'arme du crime à la main qu'elle est arrêtée.
Mais tout est-il si simple ? Comment juger de la légitime défense ou du meurtre ?
Lottie, fait partie du jury. C'est une mère de famille classique, sans problème particulier .... en apparence.
Lorsqu'il s'agit de décider de la vie de quelqu'un peut-on être totalement impartial ? C'est ce que la justice demande mais comment faire la part entre ses préjugés et la vérités ?
Ce sont ces questions que traite avec brio H.S CHANDLER dans son nouveau thriller juridique.
Ancienne avocate, l'auteure décrit de façon particulièrement réaliste l'atmosphère d'un procès. On s'y croirait et on ne peut s'empêcher de réagir à l'unisson avec les jurés. Ce qui, d 'ailleurs, nous oblige à nous poser des questions sur nous-même, nos propres préjugés et notre capacité à juger autrui.
Ce n'est pas uniquement Maria que nous jugeons, mais à travers ces douze jours de procès, chacun des membres du jury, nous compris.
Très attachée à cause féministe, HS CHANDLER nous parle aussi de la violence conjugale. Elle nous montre jusqu'où elle peut aller et surtout à quel point il est difficile de se défendre quand cette violence n'est pas forcément physique. Quand on vit l'enfer et que personne ne nous écoute, personne ne nous croit, que reste-t-il ?
L'histoire est passionnante comme un thriller, précise comme un polar et quelque fois assez... coquine. Bref un véritable page-turner qu'il est difficile de poser une fois ouvert.
L'écriture est particulièrement soignée. Ce que j'ai apprécié surtout c'est le détail avec lequel l'auteur décrit les sentiments de chaque protagoniste. Nous n'assistons pas seulement au procès en tant que lecteur mais aussi dans la tête de chaque participant qui a son opinion sur la culpabilité de Maria, opinion à travers son propre prisme, sa propre réalité.
Certaines fois c'est suffisant pour faire d'une victime un coupable ou inversement.
Les personnages, justement, sont très hétéroclites. Comme dans un jury ordinaire, ils ont été choisis au hasard et, de ce fait, ont une vie très différente, s'entendent plus ou moins bien et aussi comptent tirer leur présence forcée, un avantage qui va influer sur leur décision. Ne serions-nous pas, nous aussi, tentés d'interpréter les événements  au détriment de la vérité si cela nous permettait d'en finir plus vite ou d'éviter notre quotidien ?
La couverture est à l'image de ce thriller : ce qui paraît évident (quoi de plus banal qu'une statue de la justice pour une histoire située dans un tribunal), ne l'est pas forcément (avez-vous remarqué qu'elle est enceinte et surtout qu'elle ne porte pas de bandeau ?).
Est-ce que je recommanderais ce livre ? Sans hésiter. La richesse de l'histoire, des personnages, de l'écriture ainsi que les questions posées nous obligent à à nous interroger sur notre habilité à être impartial  à notre époque où tout n'est qu'apparences.
"Faites qu'il soit trop tard" n'est pas juste un bon thriller qui vous fera passer un bon moment, c'est une lecture intelligente écrite par une autrice dont on peut saluer le talent.
Lien : https://www.mondes-obscurs.com
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purgi89
  12 septembre 2020
J'adore les romans psychologiques et j'étais ravie de découvrir une nouvelle auteure. En arrivant vers la fin du livre j'ai eu l'idée de lire sa biographie car l'histoire était tellement prenante que ça a aiguisé ma curiosité. Et quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai appris qu'en fait HS Chandler n'est autre qu'Helen Fields dont j'ai adoré les polars (retrouvez mes autres chroniques en fin d'article). du coup je ne sais pas du tout si mon ressenti sur cette lecture aurait été différente si dès le départ j'avais su qui elle était.
J'arrête mon aparté pour vous parlez du roman. Dès le départ j'ai trouvé que l'histoire changeait beaucoup de ce que j'ai l'habitude de lire dans les thrillers psychologiques. Mais l'auteure reprend quand même quelque chose que j'avais remarqué la dernière fois dans son précédent roman. On connait dès les premières lignes ce qu'il s'est passé, Maria vient de défoncer la tête de son mari avec un pied de chaise et le laisse pour mort dans sa cuisine avant d'appeler les secours. Enfin elle est débarrassée de ce mari qui lui pourrit la vie depuis 20 ans. Mais malheureusement pour Maria, ce dernier n'est pas mort et s'accroche à la vie dans un état végétatif.
S'ensuit le procès de Maria, et c'est ce que j'ai trouvé original, le fait de revenir sur la vie de Maria et de son mari et de décortiquer leur vie conjugal durant toutes les procédures d'un procès. Car sous ses airs d'homme parfait, de celui qui est membre de plusieurs organisation pour la préservation des espèces, qui est plus que célèbre dans le milieu de l'environnement, tout le monde est sous le choc de ce qu'il s'est passé. Mais surtout personne ne pourrait croire ce que va révéler Maria sur leur rapport. Elle décide à partir de son arrestation de garder le silence jusqu'au procès.
Une autre femme sera à l'honneur, Lottie, qui sera un membre du jury. Mariée très jeune à un homme beaucoup plus vieux qu'elle, elle se sent rabaissée dans son rôle de mère au foyer. Au départ, ça l'ennuie de participer à ce procès et de devoir se séparer de son fils, mais au fur et à mesure elle va se passionner sur le cas de Maria, et surtout tomber sous le charme d'un autre membre du jury.
J'ai lu pas mal d'histoires sur les pervers narcissiques et la domination coercitive mais celui-ci fait partie de mes préférés. Tout le côté psychologique de l'histoire est parfaitement maîtrisé par l'auteure et les scènes décrites sont tout simplement abjectes. J'ai eu énormément d'empathie pour Maria et ce qu'elle avait vécu pendant 20 ans. J'avais hâte de lire l'interrogatoire de Maria et d'entendre son histoire. L'engrenage de la domination est perverse et quand on sait que ça arrive à certaines femmes et qu'il n'y a souvent aucune preuve pour inculper les manipulateurs ça fait peur.
J'ai beaucoup aimé aussi les parties du roman sur Lottie, son ressenti sur sa vie de femme au foyer et sur sa vie en général. (....)
Lien : https://livresaddictblog.blo..
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ROUMANOFFBE
  07 novembre 2020
Un livre que j'ai dévoré jusqu'à la dernière page parce que les personnages nous livrent des surprises jusqu'à la fin et que les retournements de situation ne manquent pas de nous étonner.
A un moment, le lecteur ne sait plus que croire puisque le déroulé se passe en deux temps, d'une part, le procès et ses parties, d'autre part, l'historique de l'accusée et le retour sur sa vie de couple.
Ce livre dénonce l'emprisonnement de certains pris au piège d'une belle cage dorée, il n'en reste pas moins que l'emprise est tellement forte que la personne se retrouve complètement coincée et sans aucune ressource pour s'en sortir tout seul.
Un vrai coup de coeur.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Coco574Coco574   31 mai 2020
Edward Bloxham gisait dans une mare de sang et de soleil, face contre le carrelage en pierre de la cuisine. Il n’avait pas bougé, ni émis le moindre son, depuis plusieurs minutes. Maria regarda fixement le corps tandis qu’elle repliait le journal abandonné sur la table puis le jetait dans la poubelle de recyclage. Essuyant lentement l’intérieur d’un mug à l’aide d’un torchon, elle se demanda comment elle allait nettoyer les taches sur les joints pâles. Elle déposa un deuxième mug dans l’évier, ramassa le pied de chaise qui reposait sur la tête d’Edward, et enfonça l’index dans la bouillie de tissus humains pris autour du boulon métallique protubérant. Le bois robuste s’était avéré une remarquable arme improvisée. Même sans formation médicale, impossible de se tromper sur la nature du magma cérébral brun-gris délogé de l’intérieur du crâne de son mari. La fêlure verticale à l’arrière de sa tête s’étirait sur dix centimètres, un flot bouillonnant s’écoulait dans son cou. Il était temps d’appeler les autorités, mais son jardin offrait un spectacle tellement idyllique à travers la fenêtre de la cuisine, dans la lumière de ce milieu d’après-midi, qu’il lui était difficile de s’y résoudre. Elle pratiqua un rapide calcul mental. Le nombre de mois de jardinage par an – huit dans une année de beau temps –, vingt jours de jardinage par mois, quatre heures par jour. Multiplié par les quinze ans qui s’étaient écoulés depuis qu’elle avait cessé de travailler, et Maria avait accumulé environ dix mille heures à plier la terre à sa volonté, à produire l’unique couleur et beauté de son existence. À présent, tout cela allait s’abîmer. Enfin, peut-être était-ce là la conclusion la plus opportune. Mari décédé. Plantes mortes. La disparition des saisons sans surprise de sa vie.
Maria passa une main, puis l’autre, sur le pied de chaise, de haut en bas, s’imprégna de la sensation des cellules vitales d’Edward disparaissant entre ses doigts. Il avait été pendant près de deux décennies la force dominante dans sa vie. Aujourd’hui, à tout juste une semaine de son quarantième anniversaire, elle avait causé la mort de son mari, et s’apprêtait donc à fêter cette étape en tant que célibataire. Derrière les barreaux, très probablement, mais célibataire.
Le sol était vraiment dans un sale état. Après avoir pressé un torchon sur la blessure, elle enjamba le corps, puis referma doucement du coude la porte de l’office pour gagner l’entrée, où la veste d’Edward était suspendue au portemanteau. Glissant une main poisseuse dans la poche intérieure, Maria en retira le téléphone mobile de son mari, s’émerveillant de l’élégance de l’objet, comparé au bloc de plastique bon marché qu’elle-même avait dissimulé. Inutile de court-circuiter aucun des paramètres de sécurité. Edward n’en avait jamais eu besoin. Maria était la seule personne dans la maison avec lui, et au travail il n’y avait que sa secrétaire. Simplicité et routine. Voilà le monde qu’il aimait. Le monde qu’il avait aimé, se corrigea-t-elle tout en composant le 999.
— Quel service demandez-vous ?
Bizarre d’envisager comme un service ce qui allait déferler. Le mot suggérait une aide, ou une utilité. Il était trop tard pour cela.
— J’ai tué mon mari, répondit Maria. Donc, celui qui vous paraîtra le plus approprié, vraiment.
La femme à l’autre bout du fil ne se laissa pas démonter. Un bon point pour elle. Elle prit le nom et l’adresse de Maria, puis se lança dans une série de questions sur l’état physique actuel d’Edward.
— Il est étendu complètement immobile sur le sol, répondit-elle. Je ne l’ai pas déplacé depuis. Il est face contre terre.
— Il respire ? demanda l’opératrice.
— Je lui ai fendu le crâne, expliqua Maria. Alors, non.
— La police et l’ambulance sont en route. Vous devez vous assurer que tous les accès sont ouverts. Avez-vous des chiens sur la propriété ?
Maria soupira. Non, pas de chien. Rien qui puisse demander de sa part de l’amour ni du temps. Rien qui puisse l’aimer en retour.
— Il n’y a que moi, dit-elle en allant ouvrir en grand la porte d’entrée.
Le chant des oiseaux et l’odeur de l’herbe fraîchement tondue détournèrent son attention. Elle observa les mouettes descendre du ciel en piqué vers la côte du Somerset, souriant de savoir que son mari ne se plaindrait plus jamais des dommages qu’elles occasionnaient à la peinture de la carrosserie de sa Volvo. Au loin, des sirènes mugissaient leurs deux tons tandis que la police naviguait à travers les rues en direction de la maison. Maria se demanda où il était préférable qu’elle se trouve à leur arrivée. Debout au-dessus du corps de son mari paraissait inconvenant. Le salon semblait trop distant ; se prélasser dans un fauteuil au milieu d’un tel drame, c’était vraiment sans cœur. L’allée apparaissait plus logique. Elle franchit la porte d’entrée, sans s’inquiéter des voisins. Les haies de cyprès de Leyland assuraient depuis longtemps l’intimité des deux côtés, et les vastes proportions du terrain qu’occupait leur maison de cinq chambres d’une perfection de carte postale leur garantissaient de ne jamais voir ni entendre les gens qui vivaient de part et d’autre.
Le portail. Elle n’y avait pas pensé. Regagnant le hall d’entrée, Maria pressa le bouton. Edward avait une autre télécommande sur son trousseau de clés, mais celui-ci devait se trouver dans la poche de son pantalon, et elle n’était pas prête à se mettre à fouiller là-dedans. Elle regagna l’allée d’accès, et observa la fin de la progression des grilles. L’ouvrage en fer forgé impressionnant avec des volutes contournées dont Edward avait été tellement fier était maintenant largement ouvert. Maria se souvenait du jour où on le leur avait installé. L’homme qui l’avait mis en service lui avait tendu la télécommande électronique d’un air ravi, lui offrant l’occasion d’être la première à le refermer. Les grilles avaient pivoté dans un bruissement sur le gravier de l’allée, parfaitement synchronisées.
« Voilà, elles vous garderont bien en sécurité », avait-il déclaré.
Et tout simplement, sa cage s’était ainsi refermée. Bien entendu, elle pouvait voir à l’extérieur. La route au-delà serpentait toujours à l’horizon. Les maisons voisines se dressaient toujours au milieu de leurs pelouses bien entretenues. Les oiseaux volaient toujours dans le ciel, nichant là où ils le voulaient. Rien n’avait changé, sinon que son monde venait encore de rapetisser imperceptiblement, et qu’elle détestait encore davantage son existence.
Une voiture de police vira dans l’allée tandis qu’une autre s’arrêtait devant le portail, suivie par une ambulance. Maria observa une femme agent de police qui sortait du véhicule le plus proche et se dirigeait vers elle d’un pas prudent.
— Vous êtes Mrs Bloxham ? demanda-t-elle.
— Oui, bonjour, répondit Maria.
— Madame, il faut que vous posiez cet objet, l’informa la femme tout en gardant ses distances.
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