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ISBN : 2809703612
Éditeur : Editions Philippe Picquier (19/08/2012)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Le vieil homme aux dix mille dessins avait pour nom Hokusai, l'un des plus célèbres et prolifiques peintres japonais.
Au printemps de 1849, au chevet de son père mourant, Oei veille. Pour occuper cette nuit pleine d’angoisse, elle entreprend de classer ses dessins et découvre des mémoires écrits par son père, dont elle n’avait jamais soupçonné l’existence. C’est ainsi que nous cheminons aux côtés de ce peintre d’une curiosité insatiable, qui voulait tout des... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
tynn
10 mars 2015
« Si le ciel m'avait accordé encore dix ans de vie, ou même cinq, j'aurais pu devenir un véritable peintre » (au seuil de la mort à 89 ans…)
En guise de cadeau de fin d'année, sortant de la rétrospective 2014 consacrée au peintre japonais Hokusai, une amie m'a offert ce livre, biographie romancée de l'un des artistes les plus prolifiques de son temps. Peintures, dessins et gravures ont fait la renommée incontestée d‘un travailleur acharné et passionné, le faisant passer à la postérité sous le surnom de Fou de peinture.
Aude Fieschi réinvente l'artiste et son époque, imaginant en 1849 sa fille Oei au chevet d'un vieil homme mourant, et assumant le rôle filial de classement des mémoires et des dessins de toute une vie.

L'occasion pour le lecteur de découvrir le Japon des 18e et 19e siècle, sa culture, ses habitants, ses codes de société. Tout était bon à dessiner pour Hokusai, du moindre fait-divers de ses contemporains, des tranches de vie pris sur le vif, aux paysages qui l'entourent.
C'est un roman agréable, peut-être un peu fade et léger, coincé entre le désir de coller à l'authenticité du peu d'éléments biographiques connus et la timidité de se lâcher à faire une véritable oeuvre de fiction, au souffle romanesque assumé. Quelques jolies pages entraînent le lecteur vers une compréhension artistique et un partage intime de l'inspiration du peintre mais l'ensemble est malgré tout frustrant et sans repère dans cette longue vie de création.
Aude Fieschi est une érudite en langue et littérature japonaise, elle possède donc parfaitement son sujet. Ma réserve concerne donc exclusivement la forme littéraire
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dvan
15 mai 2016
Veillant son père à l' agonie ,Oei, sa fille classe les affaires d'Hokusai. Elle découvre alors un parchemin où sont consignées les mémoires de son père ... C.est ainsi que nous découvrons le long cheminement de ce peintre . L'écriture d'Aude Fieschi visuelle et poétique nous plonge dans ce Japon de la fin 18ème début 19 eme siècle .Nous suivons les différentes trajectoires de ce peintre aux multiples styles, chaque période entraînant également une nouvelle identité . Il est toutefois regrettable que l'auteur n'ait pas réussi a donner plus d'épaisseur a son personnage dont elle souligne en fin de roman que peu de choses de sa vie nous sont connues....on reste un peu sur sa faim.
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som
16 février 2015
C'est le surnom que s'est donné le peintre japonais Hokusai. Dans ce très court ouvrage, Aude Fieschi nous livre une autobiographie romancée d'où s'échappent de temps à autre la voix et le regard émus d'Oei, une des filles du maître de l'estampe.
A l'aide d'un style dépouillé non dénué de vivacité, on chemine en compagnie d'Hokusai, de sa prime jeunesse dans l'atelier paternel de fabrication de miroirs à son apprentissage du dessin pour ensuite le suivre dans son aventure artistique aussi riche et diverse sur le fond que mouvementée, parfois violente et misérable, pour ce qui concerne la vie quotidienne.
Le grand plaisir du livre est d'assister à la création d'un style, de suivre les recherches techniques de cet infatigable artiste. Au fil des pages, on voit se déployer les estampes bien connues du Mont Fuji, on ressent la délicatesse du pinceau pour esquisser la silhouette d'une crevette ou d'un coq. Plus loin, le lecteur devient le témoin de la folle aventure que fut la publication de ses mangas.
Au-delà l'aspect biographique, on découvre la vie quotidienne du monde des artistes-artisans dans le Japon des XVIII et XIXème siècle. Un agréable voyage porté par une plume élégante qui donne envie de voir ou revoir l'oeuvre d'Hokusai.
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LooUnepauseLivre
16 juillet 2014
Alors que son père est sur le point de mourir Oei découvre des manuscrits où il y a écrit ses souvenirs. Elle ne peut alors s'empêcher de les lire malgré la gêne qu'elle ressent de pénétrer dans l'intimité de son père qui était un homme secret et n'appréciait pas beaucoup que l'on vienne toucher à ses affaires personnelles. Elle-même peintre elle est la seule de la famille a partager cette passion avec son père. En commençant sa lecture, elle se rend vite compte que pour l'artiste cette passion prenait beaucoup de place et en laissait peu pour ces proches.
Voici le départ d'un roman qui va retracer la vie d'Hokusai ce peintre mondialement connu mais dont tout le monde ne retient pas forcement le nom (moi la première), celui qui a peint entre autre les trente six vue du mont Fuji.
L'époque se situe entre la fin du 19e et le début du 20e siècle, quand le Japon restait fermé au monde occidental. Seul la Hollande pouvait se permettre d'avoir des liens commerciaux en respectant certaines conditions. L'histoire du pays y est également relatée ce qui donne un bon recul sur cette histoire écrite de façon très fluide et où rien ne semble superflu. L'auteur, diplômée de langue et littérature japonaise est d'ailleurs tout à fait à l'aise sur le sujet.
Le récit est parfois arrêté pour faire place aux réactions d'Oei et ses propres souvenirs ce qui donne une autre vision sur l'artiste ou du sujet dont il s'agit. Cela permet également d'apprendre la difficulté pour une femme de se faire une place dans ce milieu.
Hokusai pratiquait l'ukiyo-e comportant la peinture populaire et la gravure sur bois. Les sujets de prédilections étaient entre autre les jolies femmes, le théâtre kabubi, le fantastique et les spectacles de la nature. Il pratiquait son art qui lui permettait tout juste de nourrir sa famille.
On le voit évoluer parmi tous les autres artistes et les éditeurs qu'il côtoie, les difficultés que chacun rencontre avec une censure qui ne laisse pas toujours de grande liberté et n'hésite à appliquer la peine de mort. On suit son parcourt qu'il entreprend entre Kyoto et Edo après lequel il publiera plusieurs volumes de ces carnets de croquis et études. Les échanges entre son pays et la Hollande lui permettent de se procurer le bleu de Prusse qu'il va s'empresser d'utiliser dans ses peintures. Hokusai porte un regard intéressant sur les étrangers qu'il a eu l'occasion de rencontrer et aussi de leurs oeuvres totalement différentes des pratiques japonaises.
Voici donc un livre fort intéressant et instructif qui se mérite vraiment le détour. Il se trouve de plus en fin d'ouvrage les grandes dates de la vie d'Hokusai, un glossaire et un carte retraçant son parcours.
Lien : http://unepauselivre.over-bl..
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Hagakure
31 décembre 2016
Le vieil homme aux dix mille dessins, sont les mémoires fictives de Katsushika Hokusai, le maître des estampes, l'inventeur des mangas.
De la découverte de sa vocation à l'affirmation d'un style propre, des premières estampes aux peintures du temple Gansho-in, des changements de noms ou de trajectoires jusqu'au succès, Aude Fieschi revisite la vie mouvementée du célèbre et prolifique artiste japonais.
De lui on ne connaît que fort peu de choses : les éléments biographiques irréfutables étant plutôt lapidaires... Les interrogations sur l'homme comme sur l'artiste restent donc nombreuses. Néanmoins, ce récit offre un aperçu original sur l'artiste et sur son époque. Il rend hommage à ce très grand au caractère fort et bien trempé. Je regrette cependant l'absence d'une certaine profondeur, qui me laisse sur l'impression d'un portrait manquant un peu d'âme, un peu plat... Malgré cela, ce petit roman plaisant et instructif mérite un détour.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
BookinistaBookinista21 avril 2013
C'était un autre beau jour de fin d'automne, il y avait de cela plusieurs années déjà. Il avait plu toute la nuit et au matin la végétation, débarrassée de toute poussière, brillait de mille feux. J'étais sorti me promener pour profiter du spectacle. Les feuilles d'érables qui dans certains bosquets commençaient à rougir faisaient ressortir par contraste la beauté des feuilles encore vertes. J'aimais particulièrement ce moment, juste avant l'embrasement complet de tous les érables.

Je me dirigeai donc vers le jardin d'un petit temple qui se trouvait non loin de chez moi et dont j'aimais l'agencement savant des espèces. et là, je cherchai "mon" arbre, un érable aussi, mais différent de ceux qui composent notre paysage. Il était plus grand avec des feuilles plus larges. et à cette époque de l'année, le grand érable, en avance sur les autres arbres, était habillé de jaune, un jaune si lumineux que même par temps gris, on avait l'illusion que le soleil était tombé sur la terre et le faisait flamber. Il ne devenait pas rouge comme les autres érables du Japon, il restait d'un beau jaune qui tournait au brun juste avant de se dévêtir d'un seul coup de ses feuilles.

J'entendais alors le râteau du jardinier qui s'occupait à collecter cette abondante moisson, première récolte de l'automne. sous peu, l'arbre tendrait ses bras noirs vers le ciel, implorant sa parure blanche d'hiver. Alors, l'envie me prenait de trouver tout de suite le dessin et les couleurs qui pourraient rendre, dans toute sa beauté, cette ultime explosion lumineuse. Puis je décidai de rentrer, heureux de cette petite promenade qui, pensais-je, renouvellerait mon inspiration.
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fanfanouche24fanfanouche2413 janvier 2014
La création est une forme de prise de position et l'artiste ne peut échapper complètement au monde qui l'entoure, à moins de vivre en ermite, ce qui n'était pas mon cas. (p.41)
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fanfanouche24fanfanouche2423 mai 2013
Je repensai alors à tous ces livres que j'avais feuilletés du temps où j'étais commis dans la bibliothèque de prêt en rêvant un jour de pouvoir auusi en illustrer.
cependant, j'ignorais alors les difficultés de la création "sur commande". illustrer un livre, c'est se glisser dans une histoire écrite par un autre, c'est tenter de traduire la fantaisie d'un autre (p.36)
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fanfanouche24fanfanouche2423 mai 2013
Le peintre doit-il copier toute sa vie ? N'a-t-il aucune possibilité d'évoluer et de montrer ce dont il est capable ? Eh bien moi je prétends que si les écoles sont utiles, elles ne sont pas suffisantes et qu'à un moment donné, il faut pouvoir créer son propre style, vraiment créer. (p. 50)
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Video de Aude Fieschi (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aude Fieschi
Les samouraïs japonais | 2000 ans d’histoire | France Inter
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