AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782365351225
112 pages
Warum (24/02/2016)
4.07/5   37 notes
Résumé :
Est-il raisonnable pour un jeune couple, de nos jours, de se lancer à partir de rien dans une vie d'éleveurs ?
Non, mais c'est pourtant ce qu'ont fait Cécile et Nico.
Un choix d'autant plus difficile qu'ils défendent un élevage à taille humaine à une époque où seules les logiques industrielles prévalent. Ils mènent un combat pour la reconnaissance d'un travail artisanal et une lutte contre la normalisation, le puçage et l'industrialisation du métier de... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
4,07

sur 37 notes
5
7 avis
4
5 avis
3
1 avis
2
0 avis
1
0 avis

marina53
  08 juillet 2016
Un grand merci à Babelio et aux éditions Warum...
Sur la place d'un petit village drômois, Nico tient son stand de fromages de chèvre. Les clients remarquent tout de suite les stickers sur le stand "Ni pucées Ni soumises". Une fois le marché terminé, le jeune homme peut enfin rejoindre sa chèvrerie, située à 850m d'altitude, après voir parcouru des kilomètres de routes au fond de la vallée et de pistes à flanc de colline et s'être enfoncé dans la forêt. C'est ici que Cécile et Nico se sont installés en 2009, bien décidés à vivre de leur petit élevage de chèvres et de leur production de fromages. Une installation semée d'embûches. Que ce soient les banques réticentes au projet, la formation nécessaire qu'ils devront valider, les multiples travaux de rénovation ou les mises aux normes imposées. Une projet ambitieux pour ce jeune couple dans ce monde de plus en plus industrialisé...
L'auteur, Samuel Figuière, nous propose, avec cet album, un véritable reportage sur une facette du monde paysan, en l'occurrence celui de l'élevage de chèvres. Un sujet à la fois hors des sentiers battus, didactique et passionnant... Ne manque que cette touche de sensibilité et d'émotion, histoire d'alléger quelque peu le propos. L'on est immergé au coeur de cette chèvrerie, l'on suit au quotidien le travail à accomplir (que ce soit avec les chèvres ou à la fromagerie), les quelques problèmes qui surviennent, les contraintes imposées (notamment par la PAC ou la DDT), le combat du jeune couple en faveur d'un travail artisanal... Un témoignage enrichissant, respectueux de l'homme et des bêtes. Graphiquement, un trait plutôt simple, des couleurs fraîches et une typographie pas toujours agréable.
Un album qui sent bon le terroir...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
Ziliz
  26 mars 2016
« Ni puces, ni soumises », ça vous dit quelque chose ?
Indice : cheptel, respect des animaux...
Solution de l'énigme : slogan d'éleveurs qui militent contre le puçage de leurs animaux, parce que ça leur arrache l'oreille et que la plaie risque de s'infecter, parce que ça sert à rien, parce que c'est du flicage qui risque d'être étendu aux humains (déjà utilisé dans certaines maternités et crèches), parce que ça fait le jeu d'un business dans l'électronique, parce que la gestion des déchets de ces puces n'a pas été prévue, etc.
Bref, vous l'aurez compris, il est question d'élevage de chèvres et d'écologie dans cet album. Cécile et Nico ont décidé de s'installer comme éleveurs, à partir de rien, ou quasi - ils n'avaient que leurs expériences respectives de travailleurs saisonniers en agriculture. La route est longue pour réaliser ce rêve, même dans des endroits hostiles et reculés : acquérir un diplôme, obtenir un prêt, trouver l'endroit idéal, vaincre la méfiance de ceux qui ont des terres à vendre, satisfaire aux normes imposées, faire face aux dépenses imprévues alors que le budget est déjà très serré...
Excellente BD documentaire dont la couverture n'est pas forcément très engageante. On apprend beaucoup sur le parcours de ceux qui veulent s'installer comme éleveurs 'bios' (respectueux du bien-être des animaux, de l'environnement, de la qualité du produit final - viande et fromage), bien sûr, mais aussi sur les chèvres, le quotidien des chevriers, l'hypocrisie et l'opportunisme des élus, l'absurdité des politiques agricoles.
J'ai longtemps trouvé cet album froid, didactique certes, mais trop factuel. Je comparais sans doute à 'Rural' d'Etienne Davodeau, plus émouvant (peut-être parce que l'auteur se met en scène avec ses "sujets"), ou au 'Retour à la terre' de Manu Larcenet, largement plus déconnant. J'ai changé d'avis à la fin, notamment en suivant le combat collectif des éleveurs, et en découvrant l'auteur discret de l'album, ses échanges avec Cécile et Nico.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          237
visages
  07 mai 2021
" qu'est ce que je serais bien, à garder des chèvres dans le Larzac !"...petit refrain qui m'a accompagné à chaque fois que le stress au travail était trop fort. Oui, mais ça, c'est un peu jouer à Marie Antoinette et sa petite ferme ! Car être chevrier ce n'est pas de tout repos ni physiquement,ni intellectuellement ! Cette bd reportage est vraiment très bien faite. Elle m'a appris énormément sur les chèvres, évidemment, sur la façon d'être un chevrier digne de ce nom et respectueux de la nature et de l'animal, mais surtout sur toutes les batailles administratives, financières et politiques qu'il est nécessaire de mener pour rester fidèle à ses valeurs. Bien que très riches en informations ,elle se lit très facilement car les dialogues sont fluides,naturels, vivants. Les dessins m'ont rappelé les Sylvain et Sylvette de mon enfance.
Avec humour,de vraies questions éthiques sont posées,comme celle du marquage électronique des bêtes,et il faut lutter pour rester " ni pucée,ni soumise"!
Et finalement, après cette lecture,je me dis que si j'avais 20 ans,cette vie me tenterait bien... à condition de trouver mon berger et de bons copains!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          231
Apikrus
  26 mars 2016
Cécile et Nicolas sont séduits par la vie au grand air et aimeraient vivre des produits de la terre et de l'élevage. Quand ils se décident à réaliser leur rêve, un parcours du combattant commence. L'installation est d'autant plus difficile qu'il leur faut d'abord se former, et qu'ils n'ont pas hérité d'une exploitation agricole. L'optimisme, la motivation, et le courage sont nécessaires ; heureusement ils en ont… Ils optent pour l'élevage de la chèvre de Rove - race rustique qui produit un lait de grande qualité mais qui a failli disparaître au milieu des années 1980 (1 300 individus alors) - et pour un système d'élevage extensif (chèvres en pâture plutôt qu'en stabulation) respectueux de l'environnement, de l'animal et du consommateur. Les politiques agricoles ainsi que des contraintes commerciales et administratives leur réservent de désagréables surprises, heurtant leur conception du métier et rendant plus difficile son exercice.
Cette bande dessinée présente de manière concrète le travail de certains agriculteurs (celui d'un céréalier de la Beauce n'est manifestement pas le même…). Elle explique aussi des enjeux environnementaux et sociétaux de l'organisation économique de filières de l'élevage (ici celle de l'élevage de chèvres mais des problématiques similaires sont rencontrées dans l'élevage bovin). La lecture de cet ouvrage confirme l'idée selon laquelle la sécurité sanitaire régulièrement invoquée par les pouvoirs publics et par certaines organisations professionnelles sert parfois de prétexte pour promouvoir une forme d'agriculture intensive dont les méthodes sont pourtant néfastes à la santé publique, car nécessitant le recours accru aux antibiotiques dans les élevages et aux produits dits « phytosanitaires » (fongicides, pesticides, insecticides) sur les cultures.
Je recommande vivement la lecture de cet ouvrage, qui traite très bien de problématiques qui nous concernent tous, en tant que consommateurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151
orbe
  26 mars 2017
Un couple de jeune décide de se lancer dans l'élevage de chèvres.
Ils n'ont pas de famille dans l'agriculture ni de moyens financiers.
Ils vont devoir se battre pour mener à bien leur projet. de leur formation à la constitution du dossier, de la recherche de financement à celle du lieu, nous suivons les deux jeunes adultes.
Les illustrations réalistes accompagnent avec justesse le récit. Avec un bonus pour la page avec le portarit de chaque chèvre.
Sans occulter les multiples difficultés rencontrées, l'auteur nous présente une trajectoire positive de ce qui constitue un saut dans l'inconnu, un changement de vie.
Ce parcours est un choix positif.
Une bd à découvrir !
Commenter  J’apprécie          140

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ZilizZiliz   24 mars 2016
Si le travail des chiens est nécessaire, le troupeau fonctionne également à la hiérarchie qui y est établie.
Au sommet, la chevrière et le chevrier.
Suivis par la meneuse.
Ensuite, vient le groupe des dominantes.
Puis celui des dominées, qui tentent régulièrement de devenir dominantes, remettant constamment en cause la hiérarchie au sein du troupeau.
Et enfin, les marginales qui restent en dehors des conflits.
La garde, c'est la base du métier, elle représente 4 à 8 heures par jour passées dehors avec le troupeau.
C'est un moment d'observation des chèvres très important.
Où l'on détecte un animal qui boite.
Un autre qui ne mange pas.
Ou qui se comporte de manière anormale.
Le chevrier sait aussi mettre son temps à profit pour se cultiver. [lecture]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Evasi0nEvasi0n   22 février 2020
Ça pose déjà une question éthique : pucer le vivant n'est pas anodin.
Ici le puçage obligatoire des chèvres et des brebis permet de faire un test grandeur nature avant de l'appliquer aux écoliers, collégiens ou autres salariés d'entreprise ... Certaines maternités et crèches ont déjà été équipées de bracelets électroniques.
On confie donc à des ordinateurs le soin de veiller sur nos tout-petits.
Commenter  J’apprécie          10
AproposdelivresAproposdelivres   06 mars 2020
Début septembre 2014, 11h30, sur la place d'un petit village drômois.
- Et voilà, bonne journée.
- Merci, à vendredi prochain.
- Salut, mets-moi quatre faisselles, deux demi-frais et deux secs.
- Ça marche.
- Tiens ?
- C'est quoi ça ?
- C'est des stickers pour soutenir le mouvement contre le puçage.
Commenter  J’apprécie          10
maylibelmaylibel   16 juillet 2016
Devenir paysan, aujourd’hui, c’est suicidaire, au sens propre. Il y a un nombre hallucinant de types qui se foutent en l’air.
Commenter  J’apprécie          20
Erik_Erik_   12 octobre 2020
On ne peut ménager la chèvre et le chou.
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : élevageVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
4407 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre