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Critiques sur Contrecoups (73)
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marina53
  04 décembre 2014
Son grand frère Simon est mort il y a de cela 10 ans. Un tragique accident alors qu'il était à peine plus âgé que lui. Matthew est depuis lors comme hanté par ce souvenir. Aujourd'hui, il tente par petits bouts, par des dessins ou des mots, de reconstituer sa vie passée. Il se souvient des jeux partagés avec Simon, les fous rires sous la tente, les étés dans le camping d'Ocean Cove, les silences de ses parents, la boîte en carton peinte de son frère regorgeant de petits trésors tout aussi ridicules que magiques pour lui, les rendez-vous répétés chez le médecin, l'école à la maison, les milliers d'atomes qui nous constituent ou son ami Jacob. Il se souvient de Simon, de sa voix surtout qu'il entend toujours, de ses rires qui résonnent dans sa tête. Il ne se souvient plus quand la maladie est arrivée mais il sait qu'elle est toujours là...

Matthew se livre dans ce beau roman et tente d'exprimer au mieux ce qui lui arrive et comment il en est arrivé là. Que ce soient les mots ou les dessins qui donnent vie à son passé, il met bout à bout les éléments qu'il a en tête. Pour ce faire, Matt passera par bien des épreuves: enfance surprotégée et adolescence chaotique. Et, une fois, sa schizophrénie diagnostiquée, il aura encore un long parcours à faire pour essayer de se débarrasser de ses démons intérieurs et enfin pouvoir faire le deuil de son frère. Il se dévoile progressivement sans linéarité, passant du passé au présent sans aucun lien. Nathan Filer nous offre un roman original, émouvant et captivant dans lequel les personnages, notamment Matt ou Nanny Noo, sont réellement touchants. L'écriture est percutante et la trame accrocheuse.

Contrecoup... un choc...
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Croquignolle
  16 mai 2018
Me plonger dans les pages de Contrecoups, c'était prendre le risque complexe de me mettre dans la peau d'une personne souffrant de cette maladie si mystérieuse mais ô combien flippante qu'est la schizophrénie. Je n'y connais pas grand chose à ce mal intérieur mais ce que j'en sais m'interpelle profondément et me fait peur. Certainement parce que cette maladie se laisse si mal appréhender, parce qu'elle se manifeste de manières si diverses, parce qu'elle agite nos croyances bien-pensantes et surtout parce qu'elle remet en question ma définition bien ancrée de la normalité.
Qu'est-ce qui est de normal ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ?
Qu'est-ce qui est dangereux, pour le malade, pour son entourage, pour la société ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ? Qu'est-ce qui me dérange dans certains actes, mots et attitudes ? Qu'est-ce qui fait que c'est si compliqué d'avoir une relation simple avec mon amie souffrant de ce mal ?

Contrecoups est un roman. Et heureusement !!! Car cela m'a permis - au début du moins - de prendre une certaine distance avec les faits racontés. Mais c'est surtout un roman écrit à la première personne. Matthew, 19 ans, me partage sa vie, ses émotions, ses questionnements, ses désirs, ses incompréhensions, ses malaises, sa famille, son environnement... Et il m'entraîne à sa suite, mélangeant les époques, les souvenirs, les rencontres, les événements au point de me perdre, de me prendre avec lui dans sa tête où tout se mêle de manière si particulière, si singulière. C'est ce qui fait que je ressors complètement chamboulée et émue de cette lecture. Je voulais rester extérieure au récit et je me suis retrouvée impliquée comme rarement.
Et j'ai eu l'impression, l'espace de ces quelques centaines de pages, de regarder le monde avec les yeux de ce jeune malade. Sa souffrance et celle de ses proches m'a prise aux tripes. Les frontières de l'humanité se sont élargies et m'ont offert de nouveaux horizons. Au moment de refermer ce roman, je sais que je ne suis plus tout à fait la même. J'ai appris. J'ai fait tomber certaines résistances. J'ai grandi. J'ai mûri.

Un premier roman exceptionnel dont la lecture restera longtemps gravée en moi.
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Marple
  28 juillet 2018
Un peu comme 'Des fleurs pour Algernon' nous emmenait dans la tête d'un homme au QI très faible; Contrecoups nous emmène dans la tête d'un schizophrène qui se sent en plus coupable de la mort de son frère trisomique...

Sauf que je n'ai pas été plus bouleversée par les souffrances et les errements du schizophrène Matt que je ne l'avais été par ceux de Charlie avec Algernon... Les problématiques de santé mentale m'intéressent mais je peine à trouver des oeuvres de fiction sur le sujet qui me parlent et me touchent.

Je ne m'ennuie pas à la lecture, mais ça s'arrête là. Cela vient peut-être de moi plutôt que du livre, qui apparemment enthousiasme généralement ses lecteurs...
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Sando
  15 octobre 2014
La vie de Matthew a basculé lorsqu'il avait neuf ans. Alors qu'il passait ses vacances dans le camping d'Ocean Cove, à Brighton, son frère ainé Simon, atteint de trisomie, est mort dans un tragique accident. Depuis, plus rien n'a jamais été pareil, que ce soit à la maison où un vide palpable s'est installé, ou avec ses parents qui gèrent leur douleur avec plus ou moins de réussite… Mais pour Matthew, Simon est toujours là. Sa voix résonne dans sa tête, il l'entend rire et le supplier de jouer avec lui, comme avant…


Diagnostiqué schizophrène par des spécialistes, Matthew commence alors un traitement pour ne plus entendre ces voix. Mais les effets secondaires sont nombreux et indésirables, et le manque de rigueur de l'adolescent entraîne de fréquentes rechutes. Son quotidien oscille entre séjours à l'hôpital, internements psychiatriques et rêveries hallucinées dans son appartement. Qu'adviendra-t-il de Simon s'il n'entend plus sa voix ? Pour ne pas l'oublier, mais aussi pour faire le deuil, Matthew décide, à 19 ans, d'écrire son histoire et de nous raconter comment tout a vraiment commencé…


Il me tardait de lire ce texte qui a reçu le Prix Costa en Grande-Bretagne, et dont j'avais déjà lu de très bonnes critiques ! Pour son premier roman, Nathan Filer ne craint pas de s'attaquer à des sujets aussi délicats que le deuil et la folie, nous plongeant sans ménage au coeur de l'intériorité de son personnage. C'est donc à travers le regard de Matthew que l'on voit les différents évènements, d'où une narration parfois décousue, liée directement à l'état du narrateur, abruti par les médicaments, perturbé par sa maladie et devant faire face à un certain nombre de trous de mémoire. Un récit qui se construit donc au gré des souvenirs de Matthew qui, malgré ses défaillances, reste un narrateur sympathique, qui tente de rapporter la réalité au mieux, ne cherchant pas à dissimuler ses doutes quand ils surviennent et parvenant même à détendre l'atmosphère lorsqu'elle se fait trop lourde, grâce à un humour corrosif.


« contrecoups » est donc le témoignage poignant d'un adolescent tourmenté, qui peut déstabiliser les lecteurs habitués à une narration linéaire. Il faut accepter de faire des aller-retour et de se soumettre à la folie douce de Matthew. Des chapitres courts, animés, qui rythment le texte efficacement et se dévorent avec plaisir. Cependant, malgré l'écriture et le style très agréables de l'auteur, il m'a tout de même manqué de me sentir davantage concernée par l'histoire de Matthew. Même si certains passages m'ont profondément émue, j'ai eu l'impression, à d'autres moments, de rester trop en retrait de l'histoire, ce qui me laisse légèrement frustrée.


Je tiens à remercier vivement Babelio et les éditions Michel Lafon pour ce partenariat Masse Critique et cette belle découverte !
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StefEleane
  29 octobre 2014
Contrecoup c'est un journal intime, une confidence.C'est un mélange de présent et de passé qui suit le fil des pensées du héros. C'est un ensemble de moment sain et de moment où il n'est plus maître de lui.

Contrecoup c'est le quotidien d'un jeune homme atteins de schizophrénie. C'est le traitement, la vie sous certaine contrainte, c'est la famille qui l'entoure de son amour oppressante. Et nous voyons ce personnage changer lorsqu'il ne suit pas sa médicamentation.

Contrecoup c'est aussi l'histoire d'un deuil qui ne guérira jamais et qui se métamorphosera.

On est en total immersion dans le monde de Matthew. on s'attache et en même temps, on a tout de même une barrière qui est là, irrémédiablement, car nous ne sommes pas malade et nous ne côtoyons pas cette maladie.

Nathan Filer, lui, sait ... Il nous l'explique avec sensibilité, humour et un respect.
Vous sortez de cette lecture avec un autre regard, avec une autre vision du monde de la psychiatrie.
Ce jeune auteur a beaucoup de talent !! J'espère qu'il ne restera pas sur ce premier roman et qu'il nous écrira encore d'autres merveilles comme celle-là !
Une lecture qui ne laisse pas le lecteur intact et que je recommande grandement !
Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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JeanPierreV
  08 novembre 2015
Gros coup de coeur...
Beaucoup d'émotions, des sourires et de l'humour, de la tristesse, et toujours de la lucidité. Quand on a fini ce livre, que personnellement j'ai dévoré, le regard porté sur les malades mentaux, sur leurs conditions de vie, sur les conditions de leurs traitement change. Un jeune homme de 19 ans atteint de schizophrénie jette ce qui lui passe par la tête et nous présente sa vie, depuis son enfance jusqu'à ses 19 ans; tantôt de façon désordonnée, tantôt de façon très structurée, très réfléchie.....à l'image de ses pensées. Il vit seul avec ses parents, il a perdu son frère 10 ans auparavant...
Les idées viennent en vrac dans cet esprit perturbé. A nous de reconstituer ce puzzle et de reclasser les événements qu'on découvre par bribes. L'auteur nous prévient : "J'ai 19 ans, et la seule chose que je maîtrise encore un tant soit peu dans mon univers, c'est la façon de raconter cette histoire. Alors je ne compte pas déconner. Ce serait bien si vous faisiez l'effort de me faire confiance" . Cette construction peut déstabiliser, mais elle est tellement vivante! En tout cas elle m'a séduit.
Vie des malades dans les services soignants, détails insignifiants qui perturbent la journée du schizophrène, idées fixes répétitives, hallucinations, culpabilité, souffrances des malades mais aussi vie des familles impuissantes surtout quand elles ont deux enfants malades....
Et puis un jour on lui offre une machine à écrire...et l'écriture du livre change...pour encore mieux nous prendre par la main
Une phrase qui devrait changer notre regard sur ces malades "Le pire dans cette maladie, ce n'est pas ce qu'elle me fait croire, ni ce qu'elle me fait faire. Ce n'est pas l'emprise qu'elle a sur moi ni même l'emprise qu'elle autorise les autres à avoir. le pire de tout, c'est qu'elle m'a rendu égoïste. La maladie mentale nous replie sur nous-même. C'est mon avis. elle fait de nous les prisonniers à vie de la douleur qui occupe nos têtes, tout comme la douleur d'une jambe brisée ou d'un pouce entaillé accapare l'attention et s'y cramponne au point que la jambe ou le pouce cessent d'exister."
Un vrai message de vie et de tolérance donné par l'auteur ancien infirmier psychiatrique, qui s'est mis avec beaucoup d'humanité et de vérité dans la peau d'un de ses patients.
Un drame familial!
Impossible de rester indifférent face à ce texte. A lire

Lien : http://mesbelleslectures.wor..
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Ikebukuro
  31 octobre 2014
Comme souvent avec les livres qui m'ont particulièrement touchés, je tarde à faire ma chronique. Par peur de ne pas rendre suffisamment justice à tout ce qui m'a ému, interpellé, bousculé, par peur de ne pas être suffisamment précise ou convaincante pour donner aux autres l'envie de découvrir à leur tour le roman. Ici c'est le cas, j'ai lu ce livre pratiquement d'une traite. J'ai tout aimé : l'histoire, Matthew, le personnage principal, ses parents, Simon son frère disparu, les personnages secondaires mais aussi l'écriture, particulièrement incisive et bouleversante. En fait, tout me parlait dans ce livre.

On pleure, on rit aussi, mais ça n'est jamais mièvre ou convenu. La façon dont l'auteur aborde les thèmes du deuil et de la maladie mentale m'ont beaucoup plû car ça n'est jamais pleurnichard, c'est tout le contraire. Matthew est lucide, précis quant à sa maladie, même s'il vit parfois entre rêve et réalité. Ce qui m'a particulièrement intéressée c'est la relation qu'il avait avec son frère, malgré le handicap de Simon, une sorte de complémentarité existait entre eux. A la mort de Simon, la culpabilité apparaît et avec lui les premières manifestations de la maladie. Matthew voit et entend son frère alors il commence à écrire pour lutter contre "le serpent" comme il appelle sa schizophrénie. C'est ce récit que Matthew nous livre qui raconte son enfance avec son frère par de fréquents flashbacks, ses séjours à l'hôpital psychiatrique et ses relations altérées avec ses parents et ce terrible constat de la part de son père "J'ai honte de mon propre fils". Pourtant c'est un livre débordant d'amour. Les personnages secondaires sont particulièrement attachants : les parents qui vivent dans une douleur muette perpétuelle et qui essaient de donner le change pour que la vie continue malgré tout, la grand-mère qui ne baisse pas les bras et reste l'un des plus grands soutiens de Matthew.

Avec cette écriture vivante, dynamique et incisive, Nathan Filer arrive à faire ressentir au lecteur les états d'âmes de chacun de ses personnages. L'ensemble est unique, bouleversant et généreux. Un seul conseil LISEZ CE LIVRE !

Je remercie Babelio et les Editions Michel Lafon pour ce partenariat et ce roman qui vous hante pendant longtemps.
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stokely
  20 octobre 2015
Je n'ai pas eu de coup de coeur pour cette lecture mais plus grave je n'ai ressenti aucune émotion comme de l'empathie pour Matthew le narrateur. Et pourtant j'ai lu récemment des livres parlant de maladies comme le Bizarre Incident du Chien pendant la nuit ou les 1001 vie de Billy Milligan qui m'ont plus touchées. Après c'est peut-être dû au thème de la schizophrénie car effectivement le récit est souvent décousu, sauf dans la partie qui parle de son internement ou je l'ai trouvé plus construite.

J'aurais tellement aimé être emportée par cette lecture mais cela n'a malheureusement pas été le cas. Je pense qu'effectivement vu la narration très particulière ou l'on accroche ou l'on décroche.
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Lire-une-passion
  25 septembre 2014
J'ai vu ce livre passer sur la toile avec des avis plus que positifs, du coup j'étais très curieuse de le lire. Alors quand Michel Lafon nous l'a proposé j'ai sauté sur l'occasion et je dois dire que je suis pas du tout déçue. On sort de ce roman changé, déboussolée et on voit la vie différemment. Parfois j'avais l'impression d'être à la place de Matthew et je peux vous dire que c'est déstabilisant.

Mathew est un jeune qui, à l'âge de 9 ans, a perdu son frère dans des circonstances particulières. Depuis, il est hanté par sa mort et se renferme peu à peu sur lui, et la schizophrénie prend souvent le pas sur sa réalité. Il va essayer de comprendre pourquoi il est ainsi mais surtout pourquoi il n'est pas accepté par ceux qu'il côtoie, et pourquoi ces derniers ne le comprennent pas.

Si d'habitude j'ai beaucoup de mal avec les récits hachés, ici, j'ai réussi à passer au-dessus et à vraiment m'immerger dans ce récit différent de ce que l'on peut voir. Même si c'est une fiction, on n'en oublie pas la réalité de la chose. On peut souvent se mettre à la place des personnes qui vivent avec un schizophrène, mais ici, on est dans sa peau à lui. On vit avec lui, on pense avec lui, on est lui, tout simplement.

À travers cette histoire, l'auteur nous montre que le malade vit autant que ses proches une vie difficile mais que malgré les apparences il essaye de s'en sortir. Ici, vous n'aurez pas de chronologie bien établie. Non, ici, le jeune garçon nous raconte sa vie à sa manière, au gré de ses pensées et de ses souvenirs. Dès qu'il se rappelle de quelque chose, il nous le dit, même si dans la logique des choses, il devrait juste nous en faire un résumé. C'est ce que j'ai le plus apprécié : être aussi proche de lui et de vivre son passé comme il nous le présente.

On est touché par ce personnage et son caractère fort. de fait, on veut qu'il s'en sorte, on veut qu'il prenne ses médicaments, qu'il se soigne et qu'il sorte de ce cercle vicieux qui ne cesse de l'éloigner de tout, même de ses parents. Parlons un peu d'eux : ils sont aussi touchants que lui, même s'ils sont plus effacés. Ils n'ont pas eu forcément une vie facile mais n'ont pas non plus baissé les bras devant les difficultés de la vie. Leurs enfants sont atteints de syndromes différents, mais ils n'en font pas non plus de grandes différences : ce sont leurs enfants, leur sang et rien que pour cela, ils sont prêts à se battre pour tout.

L'auteur ne nous parle pas que de la maladie, même si c'est le sujet principal. Il nous parle aussi de l'amour inconditionnel de ces personnes qui tentent de voir toujours le positifs. La mère de Matthew, même si elle est très affectée par ce qui lui arrive, garde toujours la tête haute et est très présente pour son fils afin de lui faire passer facilement les caps pas toujours simples de la maladie.

Lorsqu'on commence ce livre, on se rend vite compte qu'il est difficile de le lâcher. Les chapitres sont poignants, prenants, addictifs malgré le sujet. le fait que Nathan Filer soit infirmier psychiatrique, aide en partie à ce que ce roman ne soit pas qu'une fiction, mais bien une réalité que beaucoup de personnes ne voient pas ou ne veulent pas voir. À travers ses mots, on comprend qu'elle est autant importante qu'une vie belle et sans fioriture. On s'attache d'autant plus aux personnages, car on les pense réels. Dans ce roman, je me suis surprise moi-même à devenir peu à peu schizophrène, à être Matthew à chaque instant. C'est déstabilisant, certes, mais ça montre d'autant plus que l'auteur a réussi le pari de nous embarquer dans un univers que l'on ne connaît pas forcément.

Je ressors changée de ce roman. Je ne vois plus de la même manière ces personnes qui ne sont finalement pas si différentes que nous. C'est simplement qu'elles ne vivent pas de la même manière que moi. Je les respectais déjà énormément, mais après cet ouvrage, mon respect s'est vu décuplé. Je pense que je n'oublierai pas de ci-tôt ce roman, qui m'a chamboulée à tel point que j'y pense souvent, bien que je l'ai fini il y a quelques temps déjà. Un presque coup de coeur pour ce roman, que je vous conseille vraiment !

* Je remercie les éditions Michel Lafon et Camille pour leur confiance *

Justine P.

« le pire, dans cette maladie, ce n'est pas ce qu'elle me fait croire ni ce qu'elle me fait faire. Ce n'est pas l'emprise qu'elle a sur moi, ni même l'emprise qu'elle autorise les autres à avoir.
Le pire de tout, c'est qu'elle m'a rendu égoïste.
La maladie mentale nous replie sur nous-même. C'est mon avis. »

« Raconter le passé, c'est une façon de le revivre, une façon de le voir de déplier. On dépose des souvenirs sur des morceaux de papier pour être sûr qu'ils ne disparaîtront pas. Mais cette histoire n'a jamais eu pour but de les conserver, mais de m'en défaire. J'en ignore la fin, mais j'en connais la suite. »
Lien : http://lireunepassion.blogsp..
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UnMondeLivresque
  22 avril 2016
J'aime énormément les livres traitant de la maladie, mais souvent, je trouve qu'elle est effacée face à la fiction, ce que je trouve dommage. Ici, nous sommes en quelque sorte les confidents de Matthew, en partie dans sa tête. Il nous raconte la difficulté de ses parents face à la perte d'un de leur enfant, ses émotions à lui, l'apparition de sa maladie, ses symptômes, son hospitalisation, les effets de ses médicaments... Par ces différents thèmes, c'est un roman assez difficile.

A cela, s'ajoutent une narration et une mise en page assez particulières. L'histoire n'a pas de réel fil conducteur. Matthew nous raconte son histoire comme elle lui vient à l'esprit: tantôt des faits du passé, tantôt des faits présent. Nous somme finalement, des fois, aussi perdu et confus qu'il peut l'être, nous rapprochant ainsi de lui, de sa maladie. La mise en page est également perturbante mais surtout intime car elle retrace l'histoire de cette histoire. Des polices changeantes selon s'il écrit à la main, à l'ordinateur, ou encore s'il tape à la machin eà écrire, quelque fois des illustrations, des fois un seul mot par page. Un peu comme si ce livre était en fait issu de plein de feuilles trainant à gauche à droite et que l'on aurait remises dans l'ordre puis reliées.

Ces différents éléments font qu'on a souvent l'impression de lire un véritable témoignage. Et, une fois plongé dedans, on a vraiment du mal à en sortir. Ces allés-retours entre passé et présent accentuent cette sensation car on veut toujours en savoir plus sur les différentes époques. La plume de l'auteur étant très agréable, les mots choisis assez simples pour une maladie aussi complexe, se laisser envelopper par Matthew et son histoire est encore plus facile bien que bouleversant.

En conclusion, "Contrecoups" est un roman aux allures de témoignage poignant, bouleversant dont l'histoire est vraiment réaliste et où la maladie ne passe pas au second plan. Ici, on ne nous raconte pas la maladie, on nous la fait vivre, au travers d'un drame familial. Je ne peux que vous le conseiller ; ce livre mérite d'être lu.
Lien : http://un--monde--livresque...
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