AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2875862480
Éditeur : Ker éditions (06/11/2018)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Réveillon 2016. À La Línea, aux confins de l'Andalousie, face au détroit de Gibraltar, où prospèrent les trafics en tout genre, plusieurs familles sont exécutées quelques secondes avant minuit. Alors que grouillent les rats et s'échouent les baleines, l'inspecteur Fulgor Durán mène l'enquête sous une étrange canicule hivernale. Il croise sur sa route migrants, dirigeants locaux, travailleurs en crise et des poissons volants, égarés par le réchauffement climatique.>Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Sevlipp
  05 février 2019
Des amis fêtent le nouvel an dans un appartement en Andalousie.
Dès la troisième page, un massacre : quatre adultes, 2 enfants, 1 bébé prennent chacun une balle. Reste deux survivants : un adulte et une petite fille de trois ans.
L'inspecteur-chef Nicolas Fulgor commence donc l'année à enquêter sur cette tuerie.
Un autre meurtre à lieu quelques jours plus tard sur la plage ; les deux affaires sont-elles liées ?
Il fait chaud, très chaud et cette canicule en plein mois de janvier influe sur le rythme du récit.
Moi qui aime les polars, je craignais que ce récit de 245 pages soit trop court pour rentrer vraiment dans l'histoire ; j'avais tort.
L'enquête et le dénouement sont intéressants mais ce que j'ai surtout apprécié c'est la narration, le vocabulaire (je sais ce qu'est maintenant une amphitryonne...) et l'ambiance. Le personnage de Nicolas Fulgor est attachant.
C'est un premier roman très réussi que je recommande aux amateurs de polars.
Merci à Babelio et aux éditions Ker de m'avoir permis de découvrir ce nouvel auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ADAMSY
  03 février 2019
Plusieurs familles fêtant ensemble la nouvelle année en Andalousie, se font froidement assassiner dans leur domicile. Fulgor enquête et rapidement, pense que le meurtre est lié à un trafic de drogue. Les conditions sont d'autant plus difficiles que le réchauffement climatique entraîne une canicule hors du commun en plein hiver. Un second meurtre sans lien apparent et pourtant engendré avec la même arme le dévie de sa trajectoire et notre inspecteur penche alors vers des magouilles politiques, une corruption des plus féroces où quelques personnes se sont enrichies évidemment au détriment des plus pauvres, notamment des immigrants, mais aussi de la population en général, avec la fermeture de l'hôpital par exemple.
Je me suis posée la question au départ du pourquoi un prix pour ce roman ?
Puis en prolongeant ma lecture, il est vrai que j'y ai découvert de belles pages. le récit est bien structuré et l'intrigue nous tient en haleine. Alors pourquoi pas ?
Commenter  J’apprécie          60
Serviola
  12 février 2019
J'ai dévoré ce polar. L'action démarre sur les chapeaux de roue puis c'est comme si l'auteur mettait le frein à main mais c'est pour nous mieux immerger dans les rues de la petite ville de la Linea. On mange avec ses personnages, on s'indigne des ravages de la crise, économique et écologique, avec eux, on picole, et pas qu'un peu !
J'ai adoré les ambiances qui nous vont vivre au rythme du détroit de Gibraltar.
Quant à l'intrigue, elle tient bien la route, il y a de la vivacité, les personnages sont crédibles et l'imagination est au rendez-vous. La résolution, absurde comme la vie même.
Si d'autres aventures de Fulgor paraissent, je serai la première à m'en réjouir !
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ServiolaServiola   11 février 2019
El Zagal avait un petit côté Far West. Une grosse cabane avec une longue terrasse couverte, le tout en planches de bois rongées par le soleil et l'humidité. Le bar arborait fièrement ses couleurs : drapeaux espagnol, andalou et jamaïcain, plus une affiche du Real Betis Balompié datant d'il y avait trois saisons. Et un panneau, très en vue, qui scandait : club privé, réservé aux membres.
À cette heure, lesdits membres ne se pressaient pas au portillon. Fulgor prit une table près du comptoir. Le patron le servit sans maugréer et retourna à son nettoyage. Bob Marley s'essoufflait dans les baffles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
TelKinesTelKines   11 février 2019
Ça riait, ça buvait, ça fumait, ça mangeait, ça gueulait. Ah ça oui, ça gueulait ! Si la santé d’un peuple se jugeait à sa puissance décibélique, les contemporains de Fulgor n’avaient effectivement plus besoin d’hôpital.
Commenter  J’apprécie          30
TelKinesTelKines   09 février 2019
- T’es qui, toi ? cracha Fulgor. C’est quoi ton nom ?
- Yo soy el Tatú, répondit-il.
- Tatou, c’est pas un nom, ça, c’est un animal. Je te demande ton vrai nom, petit con.
- Rubén Salvador Pérez del Mármol.
- Ouille ! s’exclama Fulgor, avec un nom pareil pas besoin de surnom.
Commenter  J’apprécie          20
ServiolaServiola   08 février 2019
Le voisinage était celui de toujours, interlope, entre travailleurs gouailleurs et trafiquants tapageurs. L'ambiance était sans doute moins familiale qu'avant. Moins d'enfants, plus de télé et de console. Internet. Mais c'était son univers et il savait s'y mouvoir. Ni le tintamarre des quads conduits par des gamins crâneurs, ni l'odeur prenante des poissons mis à sécher à chaque coin de rue n'auraient pu le contraindre à quitter son quartier. Par la fenêtre de la cuisine, la plage, la mer et comme une promesse ou un mirage, le rocher d'où Hercule repoussa l'Afrique vers le large.
La physionomie, l'économie et l'esprit de La Línea étaient profondément liés à Gibraltar.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
TelKinesTelKines   05 février 2019
A peine la porte franchie, on tombe sur un corps. Pas le loisir de goûter la déco. Dépouillé, presque zen, en toc, avec ses bambous et ses photos de statues balinaises de chez Ikea. Marbre blanc souillé de sang. Meubles quelconques. Presque pas d’objets personnels. Fulgor Durán sort son calepin pour contrôler son malaise :
- Dites, messieurs, il m’a l’air d’avoir peu vécu cet appart. Avant aujourd’hui, je veux dire. Vous savez quoi sur les occupants, Pascual ?
- Ricardo Arévalos Meléndez, ingénieur, spécialisé dans la construction de raffineries de pétrole, trente-neuf ans, et Carmen Blanco Saavedra…
- Attendez, l’interrompt Fulgor Durán, laissez-moi deviner : trente-sept ans, sans emploi ?
Pascual hésite à lui répondre, se disant sans doute que ce n’est pas l’heure des devinettes :
- Pas loin, inspecteur : sans emploi, quarante ans. Tous deux parents d’une petite Diana, quatorze mois, ont acheté cet appartement de cent vingt mètres carrés en mai 2012, au pire moment de la crise. Je ne sais pas encore combien ils l’ont payé mais…
-Pire, pour le moment.
- Euh, pardon ?
- Pire moment de la crise… jusqu’à présent, Pascual. Ou alors, vous l’avez perçu, vous le léger frémissement annonçant la reprise ?
- Mais… c’est-à-dire que…
- Non, mais procédez, mon vieux. Au fait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
autres livres classés : rechauffement climatiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de François Filleul (1) Voir plus




Quiz Voir plus

L'écologiste mystère

Quel mot concerne à la fois le métro, le papier, les arbres et les galères ?

voile
branche
rame
bois

11 questions
69 lecteurs ont répondu
Thèmes : écologie , developpement durable , Consommation durable , protection de la nature , protection animale , protection de l'environnement , pédagogie , mers et océansCréer un quiz sur ce livre