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EAN : 9782875862488
250 pages
Éditeur : Ker éditions (06/11/2018)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Réveillon 2016. À La Línea, aux confins de l'Andalousie, face au détroit de Gibraltar, où prospèrent les trafics en tout genre, plusieurs familles sont exécutées quelques secondes avant minuit. Alors que grouillent les rats et s'échouent les baleines, l'inspecteur Fulgor Durán mène l'enquête sous une étrange canicule hivernale. Il croise sur sa route migrants, dirigeants locaux, travailleurs en crise et des poissons volants, égarés par le réchauffement climatique.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Yumiko
  03 juin 2020
Ce roman nous propose une ambiance particulière avec son action qui se passe en Andalousie. Cela nous dépayse et nous fait voyager, ce qui est un plus pour cette histoire. En nous sortant de notre quotidien, des lieux et de la culture que nous connaissons, l'auteur offre une vraie patte à son roman, d'autant plus qu'il a fait le choix de mettre des phrases en espagnol tout au long du roman. le ton est donné, l'ambiance est posée.
Côté histoire, il commence fort en nous proposant rapidement la découverte d'un massacre. Mais qui a tué tous ces gens qui semblent sans histoire? Pourquoi une telle mise à mort le soir du Réveillon? Qu'est-ce que cela cache? L'inspecteur-chef aura fort à faire pour dénouer le fin mot de cette histoire qui va le conduire au coeur d'une affaire étonnante et inattendue.
L'auteur nous propose une histoire bien ficelée où les rebondissements sont nombreux. Cette affaire incompréhensible s'avérera plus complexe que prévu avec de nombreuses ramifications, ce qui fait que l'intérêt du lecteur est titillé du début à la fin. Les idées sont bien trouvées et les révélations donnent un autre tournant à l'histoire et nous font voir tous les personnages sous un autre angle.
Même si l'histoire vaut vraiment le détour et que le style de l'auteur est fluide et sert bien son récit, je dois admettre que je suis restée un peu spectatrice sans vraiment vivre l'affaire de l'intérieur. Je n'ai pas réussi à réellement m'attacher aux personnages ou à me sentir proche d'eux, ce qui m'a enlevé une part des émotions qui pouvaient être soulevées par cette enquête et ce, sans que je ne puisse réellement expliquer pourquoi je suis restée ainsi en retrait.
En bref, ce policier est bien construit et les révélations sont étonnantes, de quoi nous rappeler que nous ne connaissons pas toutes les facettes des gens...
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argali
  20 avril 2019
J'aime les polars et plus encore ceux qui dérangent, grattent où cela fait mal. C'est le cas de ce premier roman à la dimension sociale intéressante.
Tout au sud de l'Europe, là où des migrants tentent d'entrer sur la terre promise au risque de leur vie, s'étend la ville de la Linea, cité de pêcheurs, d'ouvriers au chômage, de débrouillardises et de magouilles. L'atmosphère sociale est sombre, la canicule écrase la ville en plein hiver, les catastrophes naturelles s'enchainent de l'invasion des rats à l'échouage de baleines sur la plage en passant par l'arrivée des poissons volants – attraction naturelle locale aux grandes retombées financières- avec six mois d'avance et sans touristes. C'est dans ce décor de fin du monde que se construit un hôpital hyper moderne, que des migrants sont ramenés manu militari à la frontière, qu'une famille se fait massacrer la nuit du réveillon et qu'un promeneur est retrouvé mort sur la plage. L'un n'a rien à voir avec l'autre et l'inspecteur Fulgor Duran cherche à dénouer rapidement le sac de noeud qui lui tombe sur les épaules en dépit des vacances, des fêtes et de son envie d'être ailleurs. C'est sans compter sur les embûches qui l'attentent et les bâtons qu'on lui met dans les roues. Un hiver très particulier pour l'inspecteur.
Derrière la griffe de l'auteur, on sent la vision acérée du photographe et l'amateur de littérature et de séries policières. le style est concis, les descriptions évocatrices, la construction du scénario est dynamique et les dialogues n'affaiblissent pas le propos. François Filleul va à l'essentiel tout en soignant son écriture. Il maîtrise les figures de style sans en abuser et nous offre un roman crédible et noir à souhait.
Avant tout polar sociétal, « Poissons volants » est un récit d'ambiance. François Filleul nous parle ici d'une région qu'il connait visiblement très bien (l'Andalousie) et nous la décrit avec justesse et humour dans ses défauts comme dans ses bons côtés. Ses personnages ont de l'épaisseur et sonnent juste, les relations humaines sont décrites avec soin, preuve d'un regard affûté de l'auteur sur son environnement. La tension monte lentement au fur et à mesure qu'il semble que l'inspecteur perd pied dans cet imbroglio puis les zones d'ombres s'estompent peu à peu.
J'ai aimé ce premier roman prometteur pour les raisons citées ci-dessus et pour l'immersion complète dans la province de Cadix, à la frontière avec le territoire britannique de Gibraltar. Une région que je ne connais pas et que l'auteur a réussi à rendre attirante et attrayante malgré tout.
J'espère que ce premier roman en appellera d'autres et je vous invite à vous faire votre propre avis sur ce récit.
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ADAMSY
  03 février 2019
Plusieurs familles fêtant ensemble la nouvelle année en Andalousie, se font froidement assassiner dans leur domicile. Fulgor enquête et rapidement, pense que le meurtre est lié à un trafic de drogue. Les conditions sont d'autant plus difficiles que le réchauffement climatique entraîne une canicule hors du commun en plein hiver. Un second meurtre sans lien apparent et pourtant engendré avec la même arme le dévie de sa trajectoire et notre inspecteur penche alors vers des magouilles politiques, une corruption des plus féroces où quelques personnes se sont enrichies évidemment au détriment des plus pauvres, notamment des immigrants, mais aussi de la population en général, avec la fermeture de l'hôpital par exemple.
Je me suis posée la question au départ du pourquoi un prix pour ce roman ?
Puis en prolongeant ma lecture, il est vrai que j'y ai découvert de belles pages. le récit est bien structuré et l'intrigue nous tient en haleine. Alors pourquoi pas ?
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TelKines
  24 février 2019
Ce roman policier est assez efficace et ce, avec l'impression que le rythme du récit est tranquille. Tranquille ? Pas tant que cela non plus. On crapahute, on fonce entre les interrogations des divers suspects, vers les lieux de l'enquête, vers des indics, et évidemment au commissariat et au domicile de l'inspecteur. Tranquille ? Oui car la tension ne monte que progressivement. Entre la tension de l'inspecteur Fulgor à gérer sa vie de famille, ses intuitions pour une première enquête puis une seconde.
Ainsi, l'inspecteur Fulgor et son équipe se démènent au maximum pour résoudre ces affaires de meurtres. Car le premier crime commis, l'assassinat de parents et d'enfants lors du nouvel an, est assez surprenant par sa violence et par le côté quelconque des victimes. Quant au second, le meurtre d'un ancien marin pêcheur devenu un politique en vue met en avant des révélations embarrassantes sur la vie la cité espagnoles.
Et l'enquête est bien menée. L'auteur nous laisse parfois dans le vague sur des révélations ce qui m'a accroché pour lire la suite et savoir de quoi il en retournait.
Le plus intéressant, dans ce récit, reste la description de la vie des espagnols dans une ville en perdition et bâtie à proximité du rocher de Gibraltar, cette enclave bien plus aisée qui attire autant les margalous que des nantis et aussi des immigrés. D'ailleurs, on découvre aussi les coutumes des espagnols pour les fêtes de nouvel an. Un peu de culture, c'est toujours bon à prendre.
Donc un bon petit roman policier. Sympathique à lire mais qui ne restera pas non plus dans les grands du genre.
A remarquer, la couverture au toucher agréable.
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Sevlipp
  05 février 2019
Des amis fêtent le nouvel an dans un appartement en Andalousie.
Dès la troisième page, un massacre : quatre adultes, 2 enfants, 1 bébé prennent chacun une balle. Reste deux survivants : un adulte et une petite fille de trois ans.
L'inspecteur-chef Nicolas Fulgor commence donc l'année à enquêter sur cette tuerie.
Un autre meurtre à lieu quelques jours plus tard sur la plage ; les deux affaires sont-elles liées ?
Il fait chaud, très chaud et cette canicule en plein mois de janvier influe sur le rythme du récit.
Moi qui aime les polars, je craignais que ce récit de 245 pages soit trop court pour rentrer vraiment dans l'histoire ; j'avais tort.
L'enquête et le dénouement sont intéressants mais ce que j'ai surtout apprécié c'est la narration, le vocabulaire (je sais ce qu'est maintenant une amphitryonne...) et l'ambiance. Le personnage de Nicolas Fulgor est attachant.
C'est un premier roman très réussi que je recommande aux amateurs de polars.
Merci à Babelio et aux éditions Ker de m'avoir permis de découvrir ce nouvel auteur.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TelKinesTelKines   05 février 2019
A peine la porte franchie, on tombe sur un corps. Pas le loisir de goûter la déco. Dépouillé, presque zen, en toc, avec ses bambous et ses photos de statues balinaises de chez Ikea. Marbre blanc souillé de sang. Meubles quelconques. Presque pas d’objets personnels. Fulgor Durán sort son calepin pour contrôler son malaise :
- Dites, messieurs, il m’a l’air d’avoir peu vécu cet appart. Avant aujourd’hui, je veux dire. Vous savez quoi sur les occupants, Pascual ?
- Ricardo Arévalos Meléndez, ingénieur, spécialisé dans la construction de raffineries de pétrole, trente-neuf ans, et Carmen Blanco Saavedra…
- Attendez, l’interrompt Fulgor Durán, laissez-moi deviner : trente-sept ans, sans emploi ?
Pascual hésite à lui répondre, se disant sans doute que ce n’est pas l’heure des devinettes :
- Pas loin, inspecteur : sans emploi, quarante ans. Tous deux parents d’une petite Diana, quatorze mois, ont acheté cet appartement de cent vingt mètres carrés en mai 2012, au pire moment de la crise. Je ne sais pas encore combien ils l’ont payé mais…
-Pire, pour le moment.
- Euh, pardon ?
- Pire moment de la crise… jusqu’à présent, Pascual. Ou alors, vous l’avez perçu, vous le léger frémissement annonçant la reprise ?
- Mais… c’est-à-dire que…
- Non, mais procédez, mon vieux. Au fait.
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ServiolaServiola   08 février 2019
Le voisinage était celui de toujours, interlope, entre travailleurs gouailleurs et trafiquants tapageurs. L'ambiance était sans doute moins familiale qu'avant. Moins d'enfants, plus de télé et de console. Internet. Mais c'était son univers et il savait s'y mouvoir. Ni le tintamarre des quads conduits par des gamins crâneurs, ni l'odeur prenante des poissons mis à sécher à chaque coin de rue n'auraient pu le contraindre à quitter son quartier. Par la fenêtre de la cuisine, la plage, la mer et comme une promesse ou un mirage, le rocher d'où Hercule repoussa l'Afrique vers le large.
La physionomie, l'économie et l'esprit de La Línea étaient profondément liés à Gibraltar.
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ADAMSYADAMSY   03 février 2019
La soirée se remplissait de détails insignifiants. Ils avaient l'apparence du bonheur. Qu'est-ce qui faisait alors que Fulgor puisse se sentir si mal, si peu rempli ? Ingratitude ? Il était dans la nature humaine d'aspirer et d'être insatisfait, c'est un vieux prof de religion qui le lui avait inculqué il y a longtemps. Le bonheur tient à peu de choses. La satisfaction du manque, c'est le bien-être de la soif étanchée. Douleur et plaisir, deux faces de la même pièce, que nous thésaurisons via les mêmes canaux, dans des zones contiguës du cerveau. Fulgor avait trop tendance à glisser de l'une à l'autre.
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ServiolaServiola   11 février 2019
El Zagal avait un petit côté Far West. Une grosse cabane avec une longue terrasse couverte, le tout en planches de bois rongées par le soleil et l'humidité. Le bar arborait fièrement ses couleurs : drapeaux espagnol, andalou et jamaïcain, plus une affiche du Real Betis Balompié datant d'il y avait trois saisons. Et un panneau, très en vue, qui scandait : club privé, réservé aux membres.
À cette heure, lesdits membres ne se pressaient pas au portillon. Fulgor prit une table près du comptoir. Le patron le servit sans maugréer et retourna à son nettoyage. Bob Marley s'essoufflait dans les baffles.
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TelKinesTelKines   11 février 2019
Ça riait, ça buvait, ça fumait, ça mangeait, ça gueulait. Ah ça oui, ça gueulait ! Si la santé d’un peuple se jugeait à sa puissance décibélique, les contemporains de Fulgor n’avaient effectivement plus besoin d’hôpital.
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