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EAN : 9782021433968
304 pages
Éditeur : Seuil (05/11/2020)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Les affrontements entre la police et les manifestants se sont multipliés en l’espace de quelques années. Avec pour bilan un nombre effarant de blessés, mais aussi des décès. Comment en sommes-nous arrivés là ? Après Mai 68, la pacification du maintien de l’ordre avait fait la fierté des gouvernements français successifs. Mais, dans un contexte de tensions sociales accrues, de violences urbaines et de terrorisme, le maintien de l’ordre s'est militarisé et finalement ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Hardiviller
  13 décembre 2020

Comme un complément , un brin plus savant que " je n'aime pas la police de mon pays " de Rajsfus , cet ouvrage a pour but de donner à voir comment en quelques années les forces de l'ordre , en vertu du principe que " force doit rester à la loi " , sont devenues à chaque réponse du pouvoir pour juguler la contestation sociale , de plus en plus violentes .
Comme les contestataires , ont en même temps compris que manifester dans le calme et pacifiquement ne donnait pas beaucoup de résultat , en dehors des " j'entends vos griefs et je vous ai compris " , rarement suivis d'effets , certains d'entre eux ont choisi d'être moins pacifistes et d'utiliser la violence . Cette dernière attirant plus de violence en retour , la situation ne pouvait qu'empirer . Ce livre en dresse le constat .
L'adage qui veut qu'entre personnes intelligentes , il y a toujours moyen de trouver un compromis se trouve ici démenti . Reste à savoir si le pouvoir ou les contestataire font en ce domaine preuve d'intelligence . La question reste posée .
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LCR314
  01 février 2021
Historique, juridique, technique, médiatique, politique, tous ces aspects du maintient de l'ordre sont exposé par les auteurs avec une grande acuité.
Chaque chapitre comporte de nombreux renvois , soit simplement bibliographique soit explicatifs et il est utile d'avoir deux marques-pages pour y accéder plus facilement !
Pas de parti pris, les auteurs sont observateurs et analystes des faits et paroles.
La manifestation est une expression politique complément ou contre-poids de l'expression des urnes.L'évolution des formes de protestation est conditionnée par les réponses apportées par les pouvoirs élus aux revendications exprimées.
Les gouvernements formés en France depuis 30 ans ont voulu déchoir les manifestations de leur rôle politique, les ignorant, les niant et ont conduit ce que les auteurs qualifient de « politique du désordre ».
Dislocation du salariat, étranglement de l'état social, des deux côté de la matraque les acteurs sont les victimes du système économique défendu par les gouvernements qui se sont succèdés.
La manifestation n'est plus que l'occasion pour le pouvoir de se mettre en scène face au désordre et dans sa négation en tant qu'expression de la pluralité démocratique, les auteurs voient le chemin vers des formes de protestation plus radicales.
Cet ouvrage est un élément de réflexion indispensable à la compréhension de ce qui commence à prendre forme depuis moins de 10ans en France.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
HardivillerHardiviller   13 décembre 2020
Samedi 16 novembre 2019 à Paris . Dûment déclarée par Priscilla Ludovski et Faouzi Lellouche , une manifestation anniversaire du mouvement des gilets jaunes doit partir de la place d'Italie à 14 h . Le service d'ordre mis en place sous l'égide de la préfecture de police témoigne d'une conception de la gestion des foules qui aurait interloqué n'importe quel fonctionnaire de police de la même maison dans les années 1990 . L'objectif ce jour là n'est à l'évidence pas de " maintenir l'ordre " en permettant aux manifestants de se déployer en sécurité , mais plutôt de punir les personnes présentes , arrivées sur la place , pour une bonne part , dès le matin et qui attendent le départ du défilé . Jusqu'à 13 h 45 , le dispositif ne se compose que de forces non spécialisées dans la gestion des manifestations ( brigades anticriminalité , compagnies de sécurisation et d'intervention et brigades de répression de l'action violente motorisées ) , dispersées en petits groupes au contact des manifestants . Plusieurs heures durant , ces escouades harcelèrent la foule par des charges et des vagues de refoulement simultanées à différents endroits de la place , créant des paniques que les nappes de gaz lacrymogènes et les grenades utilisées de manière intempestive ne font qu'amplifier .
Pourtant , seules quelques dégradations ont été commises par de petits groupes vêtus de noir . Dans une seconde phase , une nasse hermétique est mise en place autour de la place par des forces spécialisées ( gendarmes mobiles et CRS ) , ne permettant , en l'état actuel des connaissances de cette journée , aucune voie de sortie .......
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HardivillerHardiviller   14 décembre 2020
Comment dans un pays qui se targue d'avoir " inventé " le maintien de l'ordre , en tout cas d'en détenir une science consommée , a pu s'opérer depuis le début des années 2000 un tel glissement vers une gestion autoritaire et éloignée de l'esprit comme de la lettre du droit de la manifestation ?
A y bien regarder , ce glissement , a des airs de " marche arrière ..... Le préfet de police se livre à une reconstitution grandeur nature d'un maintien de l'ordre typique de la toute fin du 19° siècle : tolérance zéro à partir du moment où des sommations ( même abusives ) ont été faites , conformément à la loi du 7 juin 1848 sur les attroupements ; pratique de la " louvoyante " consistant à intervenir après les premiers heurts , même minimes , en lâchant des petits pelotons d'agents tous azimuts pour disloquer les groupes et procéder à des arrestations .
Le préfet Lallement , nommé en mars 2020 , voit sans doute trop grand lorsqu'il se dit l'héritier de Gaston de Gallifet , le boucher de la semaine sanglante pendant la commune de Paris ( mars 1871 ) . Mais son action , remonte le temps .
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HardivillerHardiviller   15 décembre 2020
La manif du 16 novembre 2019 ( anniversaire de la mouvance " gilets jaunes " ) n'est pas une aberration dans un paysage qui serait par ailleurs marqué par une pacification tendancielle de la violence dans les manifestations de rue . Elle constitue plutôt le parangon d'un processus de brutalisation du maintien de l'ordre à l'œuvre depuis le milieu de la décennie 2010 , qu'attestent les chiffres effarants des blessés et des tués .
Qu'on songe aux débordements de la COP 21 à Paris en 2015 ou à ceux du mouvement " nuit debout " en 2016 ou encore à ceux survenus lors de l'opposition à la loi El Khomri .
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LCR314LCR314   22 décembre 2020
La manifestation de rue constituait un répertoire de contestation légitime, un outil de "démocratie continue" consacré par le conseil constitutionnel
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LCR314LCR314   21 janvier 2021
...la manifestation d'un grand nombre vient contrebalancer ou compléter l'expression d'une majorité issue des urnes
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Video de Olivier Fillieule (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Fillieule
Septembre aura été le mois des manifestations. L?occupation de la rue s?est faite sous ses formes traditionnelles, mais de nouvelles façons de protester ont aussi vu le jour. Quelle efficacité à manifester aujourd?hui ? Comment les pratiques se renouvellent-elles ?
Emmanuel Laurentin reçoit Olivier Fillieule (professeur de sociologie politique à l?Université de Lausanne, spécialiste de la sociologie des mouvements sociaux et du militantisme), Annick Coupé (secrétaire générale d'Attac, ancienne porte-parole de l?Union syndicale Solidaires), Paul Piccarreta (journaliste et essayiste, cofondateur et directeur de la revue Limite et des éditions de L'Escargot) et Pauline, membre du mouvement écologiste Extinction Rebellion.
Le Temps du débat d?Emmanuel Laurentin ? émission du 23 septembre 2019 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/temps-du-debat
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