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ISBN : 2709649152
Éditeur : J.-C. Lattès (13/09/2017)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 22 notes)
Résumé :
L’histoire incroyable d’un homme qui a vécu seul pendant 27 ans dans les forêts du Maine
En 1986 – c’était l’époque de Reagan et de Tchernobyl – Christopher Knight, un jeune homme intelligent et timide, décide de quitter la société des hommes pour vivre dans une solitude totale au cœur de la forêt du Maine au nord des États-Unis. Pendant près de 30 ans, il ne parlera à personne, fuira tout contact, apprenant à survivre au froid et à la faim grâce à son courag... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  30 novembre 2018

Très surprenant ce témoignage d'un ermite des temps modernes, qui s'est coupé du monde à l'âge de 20 ans, pendant 27 ans, avant d'être inculpé pour tous les larcins qui lui ont permis de ne pas mourir de faim.
Personne n'a vraiment réussi à le cerner. Fait-il partie de la sphère autistique, avec un haut potentiel intellectuel ? Est-il simplement original ? Inadapté à la société ?
Féru de lecture, il s'est nourri de grands auteurs, puis de tous ceux qui lui tombaient sous la main lors de ses indispensables excursions de survie. Lire à tout prix.
Pas une parole proférée en près de 3 décennies, mais il écoutait les débats à la radio ! Encore plus étonnant : son attrait pour les jeux vidéos, à condition qu'ils soient non violents !
Pétri de culpabilité lors de ses vols, il ne prélevait que le nécéssaire pour lui.

À mi-chemin entre le conte philosophique, et une grosse supercherie, cette biographie semble pourtant bien réelle et nous amène à méditer une fois de plus sur la nature humaine et l'acceptation des êtres différents dans notre monde.
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coquinnette1974
  12 novembre 2017
Autre ouvrage découvert grâce à net galley et J.-C. Lattès : le dernier ermite de Michael Finkel.
Même si ce livre me tentait bien, j'ai mis un peu de temps à le lire car j'avoue avoir été un peu déçue.
Mon avis est très mitigé.
D'un coté j'ai bien aimé découvrir la vie de cet homme qui s'est coupé de la civilisation pendant tant d'années.
De l'autre, je trouve dommage qu'il n'ai jamais eu l'idée de travailler, et qu'il ai préféré voler (même si ce n'était "que" de menus larcins, pas des choses de grandes valeurs) pour survivre.
Il y a de bonnes choses dans ce livre, mais je n'ai pas vraiment accroché.
Je ne regrette pas ma lecture mais pour moi ça mérite trois étoiles, pas plus.
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CROCBOOKS
  06 septembre 2017

J'ai sollicité "Le dernier ermite" auprès de https://www.netgalley.fr et des éditions JC Lattés, parce que ce titre a suscité en moi de nombreuses questions. Exemples : Comment en vient-on à un tel changement de vie ? Comment est-il possible de survivre en pleine nature sans préparation ? Quelles sont les conséquences de l'isolement sur l'esprit humain ?
A travers plusieurs entrevues exclusives, monsieur FINKEL retrace le parcours d'un individu cultivé qui a fait le choix de ne faire qu'un avec le milieu naturel de l'homme. Il est difficile de savoir ce qu'il pense de lui-même. Les réponses de celui dont les goûts m'ont pas évolué depuis son adolescence, sont évasives mais son quotidien est très intéressant parce qu'en rupture totale avec ce que nous connaissons.
Cher lecteur, il est possible que tu ressentes de l'empathie pour Christopher Knight. Il se peut aussi que tu désapprouves les vols de nourriture, d'outils ou de vêtements auxquels il s'adonne. Il est écrit noir sur blanc dans les épreuves non corrigées de ce texte qui sortira en librairie le 13 septembre 2017, qu'il n'a jamais subtiliser d'objets de valeur. Si tu en as envie, prends la parole en commentaire et dis-moi si oui ou non, tu ressentirais un sentiment d'insécurité suite à la visite d'un intrus chez toi :). Pour ma part, je crois que ce qui m'exaspère le plus dans son comportement c'est son refus de travailler. A mes yeux, si il est parvenu à rester en vie en affrontant des conditions climatiques difficiles, il peut aller bosser.
Cette lecture a été plaisante. Par certains aspects, ce document m'a fait penser à un ouvrage de développement personnel. J'ai apprécié de renouer avec le "Tao-Te-King : le Livre de la Voie et de la Vertu" par Lao Tse. Certaines citations comme « Celui qui sait marcher ne laisse pas de trace » m'ont rappelé mes cours de civilisation chinoise, à la faculté. J'ai aussi aimé les rapprochements entre cette personne qui vit seule à l'écart du monde et la solitude scientifique et artistique. J'ai bien noté qu'il existait une communauté ermite sur internet. En revanche, je suis passée à côté de quelques références qui datent d'avant ou juste après ma naissance, en 1986.
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kateginger63
  02 octobre 2017
Un gentleman-ermite cambrioleur!
*
j'ai choisi ce roman parmi d'autres tout d'abord par le choix de sa couverture - la forêt composée de 2 couleurs, chatoyant et glacial. Et mon choix aussi par l'ermitisme qui sous-entend la solitude dans un espace sauvage et cette nature qui en est le centre.
*
Après ma lecture, mes sentiments sont assez mitigés, je suis passée par la colère, la perplexité, le choc et finalement l'admiration.
Cette histoire vraie est racontée par un journaliste qui nous raconte la vie d'un jeune homme américain qui a décidé de tout laisser pour vivre un ailleurs. La foret comme refuge. Comme un réfugié de l'espèce humaine.
*
Vivre dans les bois offre beaucoup d'autonomie mais peu de maîtrise. Son engagement à vivre dans l'isolement était absolu. Mais surtout, là où j'ai senti poindre ma colère et un choc, c'est que cet homme cambriole les alentours (pendant 27 ans) pour sa nourriture, habillement.... Des incursions qui gênent les habitants bien sûr mais aussi la police qui a décidé de le prendre en chasse.
Ce récit très personnel est aussi ponctué d'exemples d'ermitisme ce qui rythme les chapitres.
Beaucoup d'émotions différentes pour ma part qui m'incitent à en reparler autour de moi.
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Wyoming
  28 mars 2018
Indiscutablement, ce livre est très puissant car il conte une histoire incroyable, véridique, celle d'un jeune de 20 ans qui va vivre seul dans la forêt pendant 27 ans. L'auteur va crescendo dans sa narration ce qui ajoute à la richesse du récit et permet au lecteur de réaliser une progression en lui-même quant à ses sentiments envers l'ermite pour parvenir, à la fin, à déterminer sa propre opinion très librement. le récit commence par l'arrestation, puis le contexte qui a amené ce jeune à s'exiler en forêt, ensuite ses conditions de vie et de survie, puis ses rencontres avec l'auteur émaillées de lettres, enfin sa libération et son début d'apprentissage de la vie parmi les autres. L'auteur insère dans le texte de nombreuses références à la vie érémitique avec des comparaisons d'autres situations proches. le livre comporte également de très belles réflexions métaphysiques sur la solitude, formulées aussi bien par l'ermite lui-même que par l'auteur. On ne peut éviter de comparer Christopher Knight à John Haines et ses 25 ans de solitude organisés sans vol d'aucune sorte et il s'agit de deux démarches très différentes, celle de Haines étant bien sûr bien plus noble. C'est donc très intéressant de lire les deux.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
JmlyrJmlyr   28 novembre 2018
Le désir d’être seuls, ont découvert les biologistes, est en partie génétique et quantifiable, dans une certaine mesure. Si vous présentez de bas niveaux d’ocytocine, neuropeptide sécrété par l’hypophyse — parfois qualifiée de principal composant chimique de la sociabilité — et de fortes concentrations d’une hormone, la vasopressine, susceptible de réduire votre besoin d’affection, vous aurez tendance à moins exiger de relations personnelles.
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fanfanouche24fanfanouche24   10 novembre 2017
Le désir de fréquenter les autres ne m'a jamais quitté, et le simple fait de rester assis, immobile, représentait une épreuve physique. Pourtant, comme si je regardais par-dessus la margelle d'un puits, ces dix jours [ de retraite ] m'ont suffi pour découvrir que le silence pouvait être mystique, et que si vous osiez, se plonger pleinement dans vos profondeurs intérieures finissait par se révéler à la fois pénétrant et perturbant.
je n'ai pas osé - m'examiner avec une telle franchise me semblait requérir une bravoure et une force d'âme que je ne possédais pas... (p. 56)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 novembre 2017
Une liste sans fin d'écrivains, de peintres, de philosophes et de scientifiques purent être décrits comme des ermites, parmi lesquels Charles Darwin, Thomas Edison, Emily Brontë et Vincent Van Gogh. Herman Melville, l'auteur de -Moby Dick- se retira presque complètement de la vie publique pendant trente ans. "Toutes les choses profondes, écrivit-il , sont précédées et entourées de Silence. " Flannery O' Connor quittait rarement sa ferme de Géorgie. Albert Einstein se définissait comme " un solitaire au quotidien" (...)
Ce n'est que lorsque nous avons perdu le monde, écrivit Thoreau, que nous commençons à nous trouver. " (p. 120-121)
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fanfanouche24fanfanouche24   12 novembre 2017
Toute sa vie, il s'était senti à l'aise dans la solitude. La relation avec les autres était si souvent frustrante. Chaque rencontre avec autrui lui faisait l'effet d'une collision. En roulant, peut-être perçut-il en lui quelques murmures de peur et d'excitation, comme s'il était au bord d'accomplir un saut radical. (p. 112)
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fanfanouche24fanfanouche24   11 novembre 2017
Presque toutes les grandes villes de France, d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne, d'Angleterre et de Grèce abritaient un anachorète. Dans nombre de régions, c'étaient davantage des femmes que des hommes. Au Moyen-Age, la vie d'une femme était soumise à de fortes entraves et, paradoxalement , devenir anachorète, affranchie des contraintes sociales et des tâches domestiques, pouvait paraître émancipateur. Certains chercheurs considèrent les anachorètes comme les ancêtres du féminisme moderne. (p. 119-120)
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Vidéo de Michael Finkel
Entretien avec Michael Finkel .
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