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EAN : 9782264072979
264 pages
10-18 (21/03/2019)
3.89/5   167 notes
Résumé :
L’histoire incroyable d’un homme qui a vécu seul pendant 27 ans dans les forêts du Maine
En 1986 – c’était l’époque de Reagan et de Tchernobyl – Christopher Knight, un jeune homme intelligent et timide, décide de quitter la société des hommes pour vivre dans une solitude totale au cœur de la forêt du Maine au nord des États-Unis. Pendant près de 30 ans, il ne parlera à personne, fuira tout contact, apprenant à survivre au froid et à la faim grâce à son courag... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
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Jmlyr
  30 novembre 2018

Très surprenant ce témoignage d'un ermite des temps modernes, qui s'est coupé du monde à l'âge de 20 ans, pendant 27 ans, avant d'être inculpé pour tous les larcins qui lui ont permis de ne pas mourir de faim.
Personne n'a vraiment réussi à le cerner. Fait-il partie de la sphère autistique, avec un haut potentiel intellectuel ? Est-il simplement original ? Inadapté à la société ?
Féru de lecture, il s'est nourri de grands auteurs, puis de tous ceux qui lui tombaient sous la main lors de ses indispensables excursions de survie. Lire à tout prix.
Pas une parole proférée en près de 3 décennies, mais il écoutait les débats à la radio ! Encore plus étonnant : son attrait pour les jeux vidéos, à condition qu'ils soient non violents !
Pétri de culpabilité lors de ses vols, il ne prélevait que le nécéssaire pour lui.

À mi-chemin entre le conte philosophique, et une grosse supercherie, cette biographie semble pourtant bien réelle et nous amène à méditer une fois de plus sur la nature humaine et l'acceptation des êtres différents dans notre monde.
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BillDOE
  02 avril 2019
Christopher Knight est le dernier ermite, arrêté en 2014, alors qu'il était en train de cambrioler la chambre froide d'une colonie de vacances, afin de subvenir à ses besoins vitaux. Cela faisait 27 ans qu'il vivait coupé de tout contact avec la société, au fin fond d'une forêt du Maine.
Le journaliste Michael Finkel est le seul à avoir pu recueillir le témoignage de cette aventure hors norme. Dans un style clair, direct et synthétique, il nous livre l'analyse d'une telle démarche et surtout quelques réponses à la question pourquoi ? Mais la vraie réponse est restée dans la tête de Christopher Knight, elle s'appelle liberté et seule la mort la rend inaliénable.
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Apikrus
  12 décembre 2021
Dans l'Etat du Maine, en 2014, au milieu de la nuit, un gardien surprend un homme en flagrant délit de cambriolage dans un centre de vacances pour personnes handicapées. le sac à dos de l'intrus contient ses outils, une montre et des confiseries volés dans une voiture garée non loin de là, et des provisions alimentaires dérobées dans la cuisine. La multiplication des cambriolages de ce type dans la région, notamment dans cet établissement, avait incité le gardien à installer un système perfectionné de détection et d'alarme.
L'enquête révèle que le voleur, Christopher Knight, né en 1965, n'avait plus donné signe de vie depuis 27 ans. Durant ces années il a vécu seul sous une tente, en marge de la civilisation, ne s'en approchant que pour s'approvisionner en marchandises nécessaires à sa survie en forêt : vêtements, bonbonnes de gaz, nourriture, et livres. Les seuls mots qu'il a échangés avec d'autres humains durant ces années sont des voeux de bonjour réciproques avec des randonneurs croisés une fois par accident. En effet, Christopher, dissimulait au maximum sa retraite, évitant de laisser des traces de ses déplacements (effectués par temps neigeux l'hiver) et s'interdisant tout feu de bois.
Le journaliste Michaël Finkel est particulièrement intrigué par cette aventure et par le personnage qui a choisi de la vivre. Cette histoire est d'autant plus surprenante que lors de son retrait en 1986, Christopher, alors âgé de 21 ans, avait réussi ses études, entamé une activité professionnelle, et qu'il ne fuyait ni la police ni la justice.
Comme l'auteur, j'ai été intrigué par Christopher et par son choix de vie, et les ai trouvés fascinants. J'ai dévoré ce livre mais sur un thème ressemblant, j'ai préféré « Ermites dans la Taïga » du journaliste russe Vassili PESKOV, aussi rédigé sous forme de reportage après enquête.
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ghislainemota
  21 mai 2021
Je viens de terminer le livre de Michael Finkel et je suis perplexe en refermant "Le dernier ermite".
En effet, le récit intrigue beaucoup: comment vivre 27 ans dans la solitude la plus totale et dans les bois à proximité de l'étang du Nord dans le Maine quand autour de Knight la civilisation est si proche?
Taoïste, stoïcisme ou misogynie? les spécialistes se sont penchés sur le cas de Christopher Knight lors de son incarcération pour déterminer le profil de cet homme des bois. Pas vraiment malade mental, pas contestataire, pas de quête spirituelle? Mais qui est donc cet homme qui a l'âge de vingt ans décide sans préméditation de vivre en solitaire loin de ses semblables?
Ce sera la tâche que se donne le journaliste américain Finkel en correspondant à minima avec le prisonnier qui se retrouve sous les barreaux pour les vols commis dans les bungalows.
Cet homme taiseux a détourné le regard de notre société pour une liberté qui n'apparait pas si idyllique dans l'hostilité de la nature.
En lisant ce parcours de vie unique de Knight, je suis ressortie de ma lecture avec de nombreuses questions sans réponse. Car cet ermite qui refuse les contacts humains ,qui dédaigne les conversations, est une énigme: mi- homme mi- bête.
Même si vivre dans un isolement total "il faut de l'espace à profusion et de la solitude" le problème que Knight a rencontré dès le début de sa vie sauvage en 1986 a été la nourriture.
Il a vécu en reclus se fichant bien de Nietzsche qui dénonce que "Fabuler d'un autre monde que le nôtre n'a aucun sens". Et Knight ne revendique ni le bonheur, ni une croyance, ni la liberté; il ne demande qu'à vivre comme une bête indifférent au autres.
La paix est son leitmotiv.
Finkel a eu le tact nécessaire pour obtenir des bribes de compréhension sur cette vie hors du commun tant la parole est absente. Et même lorsque l'ermite sort de prison, le journaliste n'arrive toujours pas à cerner le personnage devenu dépressif et anxieux.
Robinson, Mowgli et Tesson s'en sont mieux sortis.
Un récit de véritable survie loin de l'angélisme de la nature.

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musaraneus
  09 juillet 2020

Au milieu des années 80, Christopher Knight, vingt ans, s'enfonce dans les forêts du Maine pour ne jamais en ressortir. Solitaire ingénieux, il vivra de vols et d'eau fraîche durant 27 ans, avant d'être (enfin) arrêté par la police et envoyé en prison pour cambriolage. le journaliste Michaël Finkel entame alors avec lui une correspondance et recueille ainsi son témoignage.
Ce livre, sous forme de récit journalistique, relaye son incroyable histoire : 27 ans de « camping » en pleine nature sauvage, sans prononcer un seul mot, 27 hivers glacials sans allumer un seul feu, 27 années de cambriolages dans les bungalows alentours, sans jamais se faire prendre. Mais qui est vraiment Christopher Knight et pourquoi avoir choisit cette vie de dénuement et d'extrême solitude ?
Certains passages m'ont questionné, intrigué ou passionné d'autres m'ont parut trainer un peu en longueur sur les différentes philosophies de grands solitaires ayant marqué l'histoire, ce qui donne l'impression de lire un précis d'ermitisme plus que le témoignage de Knight lui même.
Et si l'écriture se veut délibérément factuelle, il m'a manqué un petit supplément d'âme pour apprécier pleinement ce récit.
Un fait divers un peu étrange, qui m'a laissé une drôle d'impression mais ne m'a pas déplut non plus.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
JmlyrJmlyr   28 novembre 2018
Le désir d’être seuls, ont découvert les biologistes, est en partie génétique et quantifiable, dans une certaine mesure. Si vous présentez de bas niveaux d’ocytocine, neuropeptide sécrété par l’hypophyse — parfois qualifiée de principal composant chimique de la sociabilité — et de fortes concentrations d’une hormone, la vasopressine, susceptible de réduire votre besoin d’affection, vous aurez tendance à moins exiger de relations personnelles.
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fanfanouche24fanfanouche24   10 novembre 2017
Le désir de fréquenter les autres ne m'a jamais quitté, et le simple fait de rester assis, immobile, représentait une épreuve physique. Pourtant, comme si je regardais par-dessus la margelle d'un puits, ces dix jours [ de retraite ] m'ont suffi pour découvrir que le silence pouvait être mystique, et que si vous osiez, se plonger pleinement dans vos profondeurs intérieures finissait par se révéler à la fois pénétrant et perturbant.
je n'ai pas osé - m'examiner avec une telle franchise me semblait requérir une bravoure et une force d'âme que je ne possédais pas... (p. 56)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 novembre 2017
Une liste sans fin d'écrivains, de peintres, de philosophes et de scientifiques purent être décrits comme des ermites, parmi lesquels Charles Darwin, Thomas Edison, Emily Brontë et Vincent Van Gogh. Herman Melville, l'auteur de -Moby Dick- se retira presque complètement de la vie publique pendant trente ans. "Toutes les choses profondes, écrivit-il , sont précédées et entourées de Silence. " Flannery O' Connor quittait rarement sa ferme de Géorgie. Albert Einstein se définissait comme " un solitaire au quotidien" (...)
Ce n'est que lorsque nous avons perdu le monde, écrivit Thoreau, que nous commençons à nous trouver. " (p. 120-121)
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musaraneusmusaraneus   07 juillet 2020
Son plus proche compagnon fut peut-être un champignon. Dans les bois de Knight, il y a partout des champignons, mais celui-ci, un polypore, à hauteur de genou, saillait du tronc du plus grand sapin du Canada qui se dressait sur son campement. Il commença d’observer ce champignon quand sa corolle n’était guère plus grande qu’un cadran de montre. Il poussait sans se hâter, portant un bonnet de neige de Père Noël tout l’hiver, et plus tard, des dizaines d’années après, atteignit la taille d’une assiette, strié de bandeaux noirs et gris.
Ce champignon signifiait beaucoup à ses yeux. L’une de ses rares préoccupations, après son arrestation, c’était que l’un des agents de police qui avaient arpenté son campement ne l’ait arraché. Quand il apprit que le champignon était toujours là, il fut rassuré. 
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fanfanouche24fanfanouche24   12 novembre 2017
Toute sa vie, il s'était senti à l'aise dans la solitude. La relation avec les autres était si souvent frustrante. Chaque rencontre avec autrui lui faisait l'effet d'une collision. En roulant, peut-être perçut-il en lui quelques murmures de peur et d'excitation, comme s'il était au bord d'accomplir un saut radical. (p. 112)
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