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Alain Finkielkraut (Directeur de publication)
EAN : 9782070349357
384 pages
Éditeur : Gallimard (07/02/2008)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Stock, Panama, Les essais - 10/2006)


Mona Ozouf - Pierre Manent - Suzanne Julliard - Bertrand Visage - Claudio Magris - Jean-Pierre Mauret - Geneviève Brisac - Valérie Zenatti - Claude Habib - Pierre Pachet - Jean-Pierre Martin - Philippe Sollers - Daniel Bougnoux - François Taillandier - Michel Aucouturier - Claude Grignon - Jean-Claude Passeron - Antoine Compagnon - Éric Marty - Thomas Pavel - M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
alaiseblaise
  12 juin 2011
Cher lecteur, à quelle bibliothèque confiez-vous votre destin ?
A quoi sert la littérature ? Que peut la littérature ?
A essayer de vivre selon les nuances car elle est «maîtresse des nuances» disait Barthes.
La littérature «s'embarasse» de nuances. Ne se sépare de personne.
Elle s'intéresse aux différences, aux singularités.
Elle veut comprendre. Raconter. Regarder. Eclairer l'existence.
La littérature aide à respirer.
La philosophie, elle, ne s'embarasse pas de nuances.
Elle veut expliquer la nature humaine. Célébrer la perfectibilité. Résoudre le monde.
La philosophie aide à marcher.
En ce sens, la littérature apparait comme dangereuse.
Au même titre que l'ennui, compagnon complice du lecteur.
L'ennui, cet «oiseau qui couve l'oeuf de l'expérience», écrivait Benjamin.
L'ennui des longues après-midi qui rallonge la vie comme le soleil les ombres.
Cet ennui, donc, qui échappe le livre lourd dans l'herbe haute comme échappant à tous les pouvoirs.
«Il faudrait que le livre pèse un gros poids d'objet et de chair», écrivait Camus.
Les enfant, aujourd'hui, savent-ils encore s'ennuyer ?
Dans un roman, il faut faire «passer amoureusement le monde» disait Barthes.
Le lecteur de roman, élève de Socrate, se soumet alors, volontairement, parfois involontairement souvent, à une merveilleuse maïeutique.
Il sort de son narcissisme, se regarde...de loin, s'éclaire dans le «passage» du livre. Il prend un chemin, un sentier. Il sort des autoroutes battues.
Ce recueil d'entretiens animés par Finkielkraut est un vrai bonhuer de lecture.
Autour de la table : Mona Ozouf, Jean-Claude Passeron, Philippe Sollers, Valérie Zenatti et bien d'autres.
Sur la table ; Camus, Roth, Céline, Aragon, Pasternak et bien d'autres.
Au-dessus, au-dessus de tout, la dangereuse littérature !
Un livre à lire...obligatoirement !
Attention : pour bien marcher, il faut, avant tout, savoir bien respirer !
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Enroute
  17 janvier 2020
Ce sont des transcriptions des échanges qui ont eu lieu lors de l'émission "Réplique" animée par AF le samedi matin. On ne retrouve pas la vivacité et l'animation de l'émission en direct, ai-je trouvé - à lire avec l'esprit de découverte.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   18 avril 2014
Aharon Appelfeld l'écrivain du silence- Entretien avec Geneviève Brisac et Valérie Zenatti

Alain finkielkraut: il y a de mauvais livres, il y en a de passables, comme il y en de bons, voire de très bons. Et puis de temps en temps il y a des livres qui ont la grâce. A cette catégorie rare et intimidante appartiennent sans contexte les deux derniers ouvrages d'Aharon Appelfeld publiés par les éditions de l'Olivier-Histoire d'une vie - et -L'Amour, soudain- On est tenté, une fois ces livres refermés, de ne rien dire et de confier son émotion au silence, de peur de perdre la grâce dans l'émotion du commentaire. (p.101)

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lwandfluhlwandfluh   30 octobre 2019
Dans le chapitre Barthes et le roman: le Barthes ironique et catégorique des Mythologies. Ce livre étincelant me paraît, au bout du compte, bête : certes, au sein d'une bêtise collective, Barthes est très intelligent, mais la bêtise de ce livre est de dire que le mythe est à droite car il transmue l'histoire en nature : et qui, sinon la classe dominante, souhaite que le monde s'immobilise ? Or le mythe est d'abord une histoire et l'Histoire acquiert elle-même une force mythique, une aura légendaire quand elle se présente comme l'épopée prométhéenne du genre humain. Personnage mythique s'il en est, Prométhée est de gauche. Barthes fait, avec virtuosité, allégeance à ce mythe jusqu'au jour où il cesse d'aller de l'avant et où il tourne le dos à l'avenir : c'est aussi cela le roman pour Barthes, la destitution et le remplacement de Prométhée par Orphée. Il regarde en arrière, le deuil (il vient de perdre sa mère) libère en lui un autre rapport au temps, une autre définition de la littérature : celle-ci lui apparaît alors, par-delà les vicissitudes de la querelle des Anciens et des Modernes, comme l'éternelle protestation de l’Amour contre la Mort.
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lwandfluhlwandfluh   30 octobre 2019
Dans le chapitre la place des poètes : Kant dit que l’artiste, lorsque, face à la singularité de l'objet, il se retrouve en panne de concepts et qu'aucune définition ne lui permet de rendre compte de la chose. Donc, selon ses moyens, ou bien il prend ses pinceaux, ou bien il écrit de la musique, ou bien il emploie le langage. Mais, chose extraordinaire pour un rationaliste du XVIIIe siècle, Kant nous dit dans la troisième Critique que « le beau plaît sans concept » donné d'avance. C’est là quelque chose de très important qu'il convient de souligner : tout notre langage est conceptuel, tout notre langage vient de définitions que l'on retrouve dans les dictionnaires; mais si véritablement le propre du poète est de chercher à nous rendre présent dans la singularité irréductible de la chose ce qui échappe à l'ordre conceptuel, il se trouve dans une position très délicate. Il doit en effet défonctionnaliser le langage et, dans une certaine mesure, détruire les rapports traditionnels qu'entretiennent dans le langage les mots les uns avec les autres.
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lwandfluhlwandfluh   30 octobre 2019
Dans le chapitre sur le livre de Hoggart, 33 New Port Street : Hoggard sait que les hiérarchies culturelles sont des hiérarchies sociales, que la haute culture, c'est-à-dire aussi bien la culture la plus savante que la culture la plus légitime, est inégalement distribuée, inégalement accessible, et que sous ce rapport elle se confond avec la culture dominante. Mais il ne verse pas dans le relativisme radical (absolu) qui va de pair avec le sociologisme, et qui proclame l'arbitraire de tout classement, de toute hiérarchie culturelle. S'il souhaite que les inégalités sociales devant la culture se réduisent, que la culture soit ouverte au public, comme les jardins ou les bibliothèques municipales, c'est parce que sa réussite scolaire improbable lui a permis de découvrir la « richesse » de la culture savante, et de constater que celle-ci ne se réduit pas complètement à sa légitimité et à sa supériorité sociales
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lwandfluhlwandfluh   30 octobre 2019
Dans le chapitre la place des poètes : Qu'est-ce que le poète peut avoir à traiter dans le langage ? D'une part, il a un réseau de significations, relevant de la sémantique ; d'autre part il a un rythme, un rutmos, que l'on peut expliquer en reprenant l'analyse de Benveniste: c'est à la fois la forme mais aussi le mouvement de ressac des vagues. En vieux ionien, le tmos indique l'accomplissement des choses avant que celui-ci ne soit achevé. Enfin, il y a ce que nous appelons dans notre jargon philosophique la dimension de monde du langage le monde, c'est la globalité et la pré-individualité d'où se dégagent les choses et sur lesquelles le poète peut travailler par le rythme justement
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