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EAN : 9782234062597
288 pages
Éditeur : Stock (26/08/2009)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 72 notes)
Résumé :
« Le roi Salomon suppliait l’Éternel de lui accorder “un cœur intelligent”.
Au sortir d’un siècle ravagé par les méfaits conjoints de l’efficacité technologique et de la ferveur idéologique, cette prière a gardé toute sa valeur.
Dieu cependant se tait. Il nous regarde peut-être, mais Il ne nous répond pas, Il ne sort pas de son quant-à-soi, Il n’intervient pas dans nos affaires. Il nous abandonne à nous-mêmes. Ce n’est ni à Lui ni à l’Histoire, délégit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
JeanLouisBOIS
  26 novembre 2011
Un Coeur intelligent est un livre qui donne envie de lire ou de relire d'autres livres et dans ce sens il atteint son premier objectif. Mais c'est aussi un essai qui va plus loin. Alain Finkielkraut tente de nous montrer pourquoi il aime les romans qu'il a regroupés dans ce "livre de livres" et ce n'est pas toujours évident d'analyser ses émotions littéraires. Chaque livre est résumé puis brièvement pesé sur la balance des plaisirs du philosophe et cet essai devient une réflexion personnelle et vagabonde sur chaque ouvrage retenu, il se dessine alors l'image de l'apport de la littérature dans la vie de chacun; à la fois impalpable et indispensable, allant bien au-delà de simples histoires, contes ou fables , mais faisant intimement partie de notre existence. de plus, chaque chapitre se termine par une bibliographie mettant chaque livre en rapport avec de proche compagnons littéraires, ce qui enrichi d'autant l'ouverture vers d'autres univers romanesques. le seul petit bémol serait peut-être le choix du titre qui pourrait faire penser à un roman facile et sans intérêt à des lecteurs potentiels et pressés.
Inutile de dire que je vais bientôt dévorer la dernière parution de l'auteur qui s'annonce comme une sorte de suite à cet essai: Et Si L'Amour durait (un titre pas très engageant, mais bon!).
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Henri-l-oiseleur
  29 novembre 2015
Le titre de ce recueil d'essais est tiré de la Bible, et "un coeur intelligent" traduit l'hébreu לב שומע "un coeur qui écoute", un coeur capable d'entendre Dieu et son peuple et surtout ... d'obéir à l'un et de juger l'autre avec justice. Ici, plus de Dieu à écouter ni à qui obéir comme fait Salomon, mais une série d'études de messages littéraires incarnés en plusieurs romans, presque tous écrits au XX°s, et qui tiennent lieu, de messages prophétiques venus des plus grands penseurs et écrivains : Vassili Grossman, Albert Camus, Dostoïevski, ou de moins impressionnants documentaristes comme Sebastian Haffner, Karen Blixen ou Milan Kundera. Si la littérature prend la place de la prophétie comme jugement de l'Esprit sur le monde, la critique littéraire que mène l'auteur est toujours pertinente, heureuse et bien écrite. Il est parfois même plus agréable et éclairant de lire ses articles que certains des livres dont il parle.
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Imelda75
  19 novembre 2012
Cet épais volume gris a traîné quelques mois sur ma table de nuit, alors que j'en lisais régulièrement des extraits. Il faut dire que les neufs chapitres évoquent neuf romans différents, neufs projets de lecture, neufs réflexions variées et subtiles. En effet, le sujet évoqué par l'auteur est lui-même subtil : il s'agit de la littérature, considérée comme un art qui « mêle perpétuellement l'affect et le concept » et nous procure ainsi « un coeur intelligent ».
Philosophe et agrégé de lettres modernes, Alain Finkielkraut nous livre donc ici sa lecture de neuf romans du XXe siècle – sauf celui d'Henry James -, pour la plupart étrangers – hormis le Premier Homme de Camus. Il n'est nul besoin de les avoir lus pour comprendre l'analyse qui en est faite, tant l'auteur les résume pertinemment.
Chacun permet à sa manière d'échapper à la bureaucratie (c'est-à-dire à l'intelligence fonctionnelle) et à l'idéologie (en tant que sentimentalité binaire), en évoquant l'ironie du destin, le trivial comme « dimension essentielle de l'existence », les méfaits du mal parfois déguisé en vertu, ou encore le silence et l'humour de Dieu.
Suite sur le blog :
Lien : http://carnetsdimelda.wordpr..
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lectrice45
  29 décembre 2017
Cet ouvrage m'a donné l'envie de découvrir des auteurs ou des livres d'auteurs connus. C'est la principale qualité de Un coeur intelligent, pour moi. J'ai trouvé davantage d'intérêt à lire les chapitres de livres lus. Je me suis empressée d'acquérir la majorité des ouvrages que je ne n'avais pas lus. Je retournerai alors à ce livre pour terminer ce qui avait moins d'attrait à mon sens (j'ai pu parfois m'y ennuyer). En conclusion, en ce qui me concerne, je trouve Un coeur intelligent plus accessible quand il me permet de tirer des fils que je n'avais pas tirés.
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tristantristan
  26 novembre 2017
Absolument passionnant.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   20 décembre 2019
La lutte avec l’ange
Je disais, en commençant, que, sans la littérature, la grâce d’un cœur intelligent nous serait à jamais inaccessible. Les œuvres dans lesquelles je me suis plongé m’ont fait découvrir que la littérature elle-même a toujours maille à partir avec la littérature. Sur le chemin de la vérité, la compréhension littéraire de l’existence rencontre et affronte inévitablement son double. La bataille de la représentation bat son plein : une lutte sans merci oppose le récit au récit, la fiction à la fiction, l’intrigue révélante aux scénarios embellissants et gratifiants dictés par le désir. Notre activité fantasmatique, en effet, ne connaît pas d’interruption. Notre for intérieur est un cinéma permanent. Nous ne cessons de consommer et de produire des histoires. Même fatigués, nous ne faisons pas relâche : tous les faits se monnayent en anecdotes, tout ce qui arrive se raconte. Et le principal obstacle qui se dresse entre nous et le monde voire entre nous et nous-même est d’ordre romanesque. Le voile jeté sur les choses a, de même que leur dévoilement, une texture narrative. Or, si l’on peut être légitimement inquiet, à l’âge des nouveaux supports, pour l’avenir du livre, il n’y a aucune raison de croire à l’éclipse prochaine de la fable.
Comme l’écrit Kundera : « L’histoire de l’art est périssable. Le babillage de l’art est éternel. » L’art : éclaircissement de l’être. Le babillage de l’art : éblouissante clarté de l’universel mélodrame et de son manichéisme moral.
Etre homme, c’est confier la mise en forme de son destin à la littérature. Toute la question est de savoir laquelle.
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KichigaiKichigai   28 août 2018
On considère souvent le roman comme le lieu d’une collision entre les songes ou les mensonges de l’imagination et la dureté du monde tel qu’il est : l’illusion se fracasse contre le principe de réalité, les chimères sentimentales et les grandes espérances sont anéanties par la vérité effective. La Plaisanterie nous contraint à approfondir cette définition. Sous le choc de la réalité et du rêve, un autre conflit se fait jour qui oppose la prise en compte par l’imagination de ce que Philip Roth appelle, dans Opération Shylock, « l'incontrôlabilité des choses réelles » et la tentative multiforme de soumettre l’ensemble des phénomènes à l’hégémonie du fantasme. Car l’imaginaire est double : l’imagination confère à l’homme le pouvoir de sortir de lui-même et d’habiter d’autres consciences ; le fantasme l’installe au centre du monde et lui assujettit les êtres, les choses, les événements ; l’imagination explore l’immaîtrisable, le fantasme en constitue la négation ; l’imagination prend acte de la pluralité, le fantasme la conjure ; l’imagination enseigne la modération, le fantasme nourrit la démesure ; l’imagination relève de l’attention, le fantasme est une production du désir. Imaginer, pour le moi, c’est se quitter ; fantasmer, c’est s’écouter, se dédommager, se repaître de scénarios compensatoires. Et Kundera romancier place cette seconde modalité de l’imaginaire sous le regard critique de la première.
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   18 novembre 2011
C'est peut-être cela la société postlittéraire ou le monde d'après le roman: un monde peuplé d'Emma Bovary sans Flaubert, d'enfants de Don Quichotte sans Cervantès et de moulins à vents allègrement confondus avec la Bête immonde. (p.202).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   15 novembre 2011
Lénine a voulu briser avec le passé russe, il a cru trancher au bistouri le lien du progrès et du servage; mais par sa radicalité même, il a consolidé ce lien et ce paradoxe tragique a trouvé son apothéose dans la toute-puissance méthodique de l’État stalinien. Tout passe - les régimes, les dynasties, les révolutions - , demeure la servitude. (p.73).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   18 novembre 2011
La littérature nous apprend à nous défier des théorèmes de l'entendement et à substituer au règne des antinomies celui de la nuance.
"Aucune réussite de l'esprit de géométrie ne saurait absoudre l'homme de ses responsabilités envers l'esprit de finesse" (Constantin Noïca) (p.255-256).
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Alain Finkielkraut présente son livre « La Seule Exactitude » à la librairie La Procure à Paris. Retrouvez le livre : https://www.laprocure.com/seule-exactitude-alain-finkielkraut/9782070792795.html [Émission tournée le 2 décembre 2016]
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