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ISBN : 2364681812
Éditeur : Editions du sous-sol (02/03/2017)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Le surf ressemble à un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c'est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre.
Elevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l'université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l'Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l'île de Madère.
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
21 avril 2017
Ce que j'ai ressenti:… Screamer de coup de coeur…
« Les surfeurs sont des fétichistes de la perfection. »
Imaginez… Fermez les yeux… Et laissez la Vague Finnegan vous emporter…Il n'est lecture plus immersive, tempétueuse, dangereuse, mais aussi, plus follement addictive et sensationnelle…Du moment, où tu ouvres ces pages, tes pieds se posent sur la planche de surf de ce jeune gamin, et elle t'envoie dans les tourments de l'océan, te valdingue dans les déchaînements du temps, te transportent au delà des continents…Tu retiens ta respiration, tu vibres d'une fureur fébrile, tu ressens un vent de liberté, tu t'en prends plein la vue…Un voyage à l'intérieur des tubes et une splendeur extérieure à couper le souffle, racontés au rythme du reflux d'une vie épanouie, au contact de la mer…Génialissime!
« A l'instar des roses ou des diamants, les vagues sont des objets immuables de la nature. »
Tout l'enchantement de cette lecture tient à cette force d'écriture, au pouvoir incroyable qui te rend palpable toutes les sensations de ce sport exigeant. Même vertigineuses, ses descriptions sont époustouflantes! William Finnegan rend fabuleuses ses mémoires, avec cette passion de tous les dangers, cette invitation au voyage, cette petite porte ouverte pour comprendre cette envie démentielle de se confronter toujours, aux forces maritimes de la nature. Dans le ride, l'émerveillement , au top-turn, l'adrénaline, au Pull-out, la douleur...On fait le tour des émotions de ses hommes qui n'ont pas peur de se mouiller, qui osent défier les lois de la gravité avec leurs planches sur des hauteurs instables, qui affrontent vents et marées…Plus de 500 pages, pour saisir toute l'immensité d'une addiction aux chocs des vagues…
« le nouvel idéal émergeant était la solitude, la pureté, la perfection des vagues, loin de la civilisation.(…) C'était une piste qui nous éloignait de la citoyenneté au sens archaïque du terme, pour nous conduire vers une frontière à demi effacée où nous pourrions vivre comme des barbares de la fin des temps. »
Journaliste de guerre, nous avons presque en vision trouble, le théâtre des pires conflits mondiaux cachés derrière ses lignes. On devine la violence, elle est là, sous-jacente, mais l'auteur décide de nous parler que de beauté. C'est un homme avant tout, qui se frotte au danger, autant dans son métier que dans sa passion : il a comme une urgence dans sa manière de vivre, il a en lui, une fureur tranquille à louvoyer aux quatre coins du monde et affronter les aléas de la vie. Chaque vague se teinte du panorama d'une ville, chaque article s'empreinte des larmes versées, mais toujours le plaisir salvateur de la glisse…C'est un fascinant tour de force que de rendre ses océans démontés, un lieu de rendez-vous d'amitié et de félicité…
« On ne peut que haïr la façon dont le monde tourne. »
C'est une lecture qui ouvre sur le monde, ses joyaux et ses atrocités. Un récit de vie intense et mouvementé…Un roman qui te tient éveillé la nuit, et qui t'attire irrésistiblement vers les flots, le jour. L'appel du large devient violent et libérateur…Jours Barbares est un coup de coeur!
« L'enchantement me porterait là où il voudrait. »
Petit plus: Merci pour le glossaire du surf à la fin!
Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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encoredunoir
28 juin 2017
Journaliste pour le New Yorker, Finnegan y a mené à la fois des reportages sociétaux locaux et des enquêtes au long cours en Somalie, en Afrique du Sud, dans les Balkans, en Amérique latine ou au Soudan. de quoi certainement remplir une vie et même plusieurs. Ce n'est pourtant pas de cela qu'il parle dans Jours barbares. Car si tous ces sujets ont en partie forgé l'homme qu'il est devenu – en particulier son expérience de l'apartheid – c'est avant tout le surf qui a construit William Finnegan.
Né à New York en 1952, Finnegan a vite déménagé avec ses parents sur la côte sud de la Californie au moment où le surf commençait à véritablement s'y développer. Puis, à l'adolescence, une mutation de son père l'a mené à Hawaï. C'est ainsi qu'il a dès l'enfance été habité par cette passion dévorante pour les vagues. Une addiction qui n'a cessé de le poursuivre dans les décennies suivantes. C'est cette vie de surf que le journaliste choisit de nous livrer.
Ça pourrait ressembler à une interminable liste de vagues surfées avec, à l'appui, un jargon imbitable ou pire à un de ces terribles plaidoyers new age sur la connexion de l'homme à l'océan. On frôle parfois le premier écueil – mais Finnegan est assez pédagogue et surtout bon écrivain pour ne pas s'y échouer – et on évite de façon salutaire le second, que l'auteur se plaît même à démonter assez vite. Oui, William Finnegan parle de ses multiples sessions, en conte quelques-unes par le menu, mais il le fait toujours non seulement avec un talent qui permet à n'importe qui de s'y immerger avec plaisir comme on navigue sur les mers du sud avec Jack London, mais aussi avec un souci de démythifier. le surf apparaît dans Jours barbares comme un prétexte à une belle et parfois cruelle introspection, une réflexion sur l'addiction (« Quand j'ai emménagé à San Francisco, j'avais réussi à m'abstenir de surfer pendant deux années au moins. ») et une description par la marge de la génération de Finnegan, de son insouciance vite écorchée et de la manière dont les rêves peuvent finir par se briser sur la réalité.
Le coeur du livre de William Finnegan, consacré à une décennie de recherche ininterrompue de vagues dans les mers du sud, du retour de l'auteur à Hawaï en 1971 jusqu'à son arrivée en Afrique du Sud près de dix ans plus tard, ressemble ainsi bien souvent à la remontée d'un fleuve des ténèbres. Il y a l'aventure, certes, la découverte de vagues presque parfaites et encore désertes, mais aussi les tensions entre Finnegan et ses acolytes – petites amies, surfeurs qui partagent avec lui plus ou moins longtemps le voyage – les échecs, la façon dont on passe parfois à côté des gens qui vivent là où l'on vient pour surfer, le nombrilisme maladif du jeune homme qui ne veut pas être comme les autres.
Et derrière cet autoportrait sans concession, le monde change et le surf aussi. Là encore Finnegan aborde tout cela en évitant les pièges évidents, en particulier le détestable « tout était bien mieux avant ». Finnegan est là-dessus relativement clair : le surf n'a jamais été quelque chose de « pur » ; c'est un sport individuel, parfois égoïste, souvent égotique, et il s'agit avant tout de surfer des vagues que les autres n'auront pas (et mieux qu'eux, de préférence), c'est à la fois une quête intime et une recherche de reconnaissance par ses pairs. Bref, c'est ambigu et la mode actuelle du surf qui voit exploser le nombre de pratiquants l'est tout autant pour Finnegan.
Tout cela fait de Jours barbares un objet littéraire extrêmement original, très pointu mais susceptible de toucher le plus grand nombre, intimiste mais sans exhibitionnisme, qui fait voyager et réfléchir, bourré d'émotions mais sans laisser de côté la réflexion. C'est surtout un très beau livre de la part d'un écrivain de grand talent.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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TmbM
14 avril 2017
Journaliste et écrivain, William Finnegan a également fait ses preuves comme surfeur. C'est d'ailleurs en tant que tel qu'il oriente ses mémoires. le surf n'a jamais réellement fait partie de mes centres d'intérêt et n'a même jamais vraiment éveillé ma curiosité. Ma culture dans ce domaine se résumait jusqu'alors à Point Break et aux Beach Boys. C'est dire. Et pourtant, je me suis surpris à me passionner pour ce livre. Cela s'explique par plusieurs raisons.
Tout d'abord, William Finnegan raconte son d'histoire avec autant de talent que d'aisance. Il partage si bien sa passion qu'on entend gronder les rouleaux à la lecture des pages et il la communique à ce point que tout prend sens et devient poétique, des détails techniques du matériel à la physionomie des vagues et à la précision de leur brisure. Il évoque sa philosophie du sport, la vie au contact des éléments et de sa communauté, les corps malmenés, la pleine conscience du risque, de la douleur et du plaisir. Il explique sa conception du déracinement, du surfeur en perpétuelle vadrouille sur la planète, du besoin de constamment repousser ses limites et du paradoxe entre le total investissement et le caractère vain de la chose. En vrai puriste, il rend tout évident.
Mais ce n'est pas tout. J'ai le sentiment que, contrairement à ce qu'on pourrait penser, il n'est pas question de surf dans ce livre. Car voilà, William Finnegan s'est entre autre distingué comme reporter de guerre, arpentant le globe pour couvrir les conflits. Durant ma lecture, j'étais surpris qu'il n'en parle pas plus. Il aborde peu le sujet de l'écriture, presque pas ses reportages, ne cite que vaguement quelques unes de ses influences, mais je referme finalement cet ouvrage en me demandant si ce n'était pas ça le sujet. le surf comme une allégorie, les spots comme théâtres des opérations, les plages comme zones de conflit. le surfeur serait un premier degré de lecture, le reporter un second. Et donc, plus qu'un livre sur le surf, ce serait une présentation de l'état d'esprit qui motive le reporter de guerre et des dispositions indispensables aux risques encourus. C'est une phrase sortie de son contexte qui a fini d'influencer ma (très) libre interprétation du livre :
(La suite sur mon blog.)
Lien : http://touchezmonblog.blogsp..
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Armelle38069
21 juillet 2017
Je n'ai pas tout aimé et j'en suis bien malheureuse. l'auteur ne parle que de surf, de la vague, de sa planche. J'ai tenu jusqu'à la moitié et je fermé le livre. En quoi se livre a mérité le prix Pulitzer, à côté de quoi je suis passée? Très déçue, de moi-même et un peu du livre.
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LeChameauBleu
31 juillet 2017
Votre corps est fouetté par les alizés, vos lèvres sont gercées par le goût du sel et vos cheveux brûlés par le soleil, et pourtant vous en redemandez encore. Et vous ne pourrez pas décrocher de "Jours barbares" de William Finnegan.
Vous allez le suivre depuis ses débuts sur une planche de surf à Hawaï, bien loin des photos sur papier glacé, puis sur les îles Fidji, l'Australie, au Sri Lanka, dans l'Afrique du Sud de l'Apartheid, et même/surtout à Madère. Mais on ne vous dit pas tout. A vous de ramer dans son sillage :)
Ce journaliste respecté et respectable du New York Times écrit son autobiographie en grattant les couches de wax accumulées sur son profil de grand reporter couvrant les guerres et misères humaines. Il gratte, récure, racle sa planche, et avec lui on replonge dans sa longue quête de la vague. Attention on n'est pas dans Point Break (même si nous AdOOOOrons ce film😋 ou en train de se trémousser sur les Beach Boys... Non c'est le voyage d'un aventurier d'une époque révolue, où l'on pouvait se retrouver dans des lieux inconnus des cartes...RIP les lieux sauvages A CAUSE de google maps et consorts, on ne peut plus se perdre (enfin à moins de vraiment se donner du mal...)

Lien : http://www.lechameaubleu.com..
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Les critiques presse (4)
LeFigaro16 juin 2017
Prix Pulitzer, le journaliste raconte une vie placée sous le signe du surf.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress12 juin 2017
Les Jours barbares de William Finnegan brossent le portrait d'un homme insoumis, à la fureur tranquille, qui parvient à transformer son obsession de la Vague en une indestructible boussole.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde26 mai 2017
En écrivant Jours barbares, qui retrace sa vie par le prisme de cette obsession, et lui a valu le prix Pulitzer de l’autobiographie en 2016, William Finnegan livre ainsi les mémoires d’un addict. Les confessions, non d’un mangeur d’opium anglais, mais d’un boulimique de vagues américain.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique04 avril 2017
En retraçant sa vie de surfeur, William Finnegan dépeint une formidable épopée humaine menée à contre-courant. Quand toutes les réponses sont dans l’océan.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique20 avril 2017
Le nouvel idéal émergeant était la solitude, la pureté, la perfection des vagues, loin de la civilisation.(…) C’était une piste qui nous éloignait de la citoyenneté au sens archaïque du terme, pour nous conduire vers une frontière à demi effacée où nous pourrions vivre comme des barbares de la fin des temps.
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StelphiqueStelphique17 avril 2017
A l'instar des roses ou des diamants, les vagues sont des objets immuables de la nature.
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StelphiqueStelphique12 avril 2017
On ne peut que haïr la façon dont le monde tourne.
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RebkaRebka23 juin 2017
Presque tout ce qui se passe dans l'eau est indicible - tout langage est inadapté.
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StelphiqueStelphique14 avril 2017
L'enchantement me porterait là où il voudrait.
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Payot - Marque Page - William Finnegan - Jours barbares
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