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ISBN : 2364681812
Éditeur : Editions du sous-sol (02/03/2017)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Le surf ressemble à un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c'est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre.
Elevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l'université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l'Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l'île de Madère.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  21 avril 2017
Ce que j'ai ressenti:… Screamer de coup de coeur…
« Les surfeurs sont des fétichistes de la perfection. »
Imaginez… Fermez les yeux… Et laissez la Vague Finnegan vous emporter…Il n'est lecture plus immersive, tempétueuse, dangereuse, mais aussi, plus follement addictive et sensationnelle…Du moment, où tu ouvres ces pages, tes pieds se posent sur la planche de surf de ce jeune gamin, et elle t'envoie dans les tourments de l'océan, te valdingue dans les déchaînements du temps, te transportent au delà des continents…Tu retiens ta respiration, tu vibres d'une fureur fébrile, tu ressens un vent de liberté, tu t'en prends plein la vue…Un voyage à l'intérieur des tubes et une splendeur extérieure à couper le souffle, racontés au rythme du reflux d'une vie épanouie, au contact de la mer…Génialissime!
« A l'instar des roses ou des diamants, les vagues sont des objets immuables de la nature. »
Tout l'enchantement de cette lecture tient à cette force d'écriture, au pouvoir incroyable qui te rend palpable toutes les sensations de ce sport exigeant. Même vertigineuses, ses descriptions sont époustouflantes! William Finnegan rend fabuleuses ses mémoires, avec cette passion de tous les dangers, cette invitation au voyage, cette petite porte ouverte pour comprendre cette envie démentielle de se confronter toujours, aux forces maritimes de la nature. Dans le ride, l'émerveillement , au top-turn, l'adrénaline, au Pull-out, la douleur...On fait le tour des émotions de ses hommes qui n'ont pas peur de se mouiller, qui osent défier les lois de la gravité avec leurs planches sur des hauteurs instables, qui affrontent vents et marées…Plus de 500 pages, pour saisir toute l'immensité d'une addiction aux chocs des vagues…
« le nouvel idéal émergeant était la solitude, la pureté, la perfection des vagues, loin de la civilisation.(…) C'était une piste qui nous éloignait de la citoyenneté au sens archaïque du terme, pour nous conduire vers une frontière à demi effacée où nous pourrions vivre comme des barbares de la fin des temps. »
Journaliste de guerre, nous avons presque en vision trouble, le théâtre des pires conflits mondiaux cachés derrière ses lignes. On devine la violence, elle est là, sous-jacente, mais l'auteur décide de nous parler que de beauté. C'est un homme avant tout, qui se frotte au danger, autant dans son métier que dans sa passion : il a comme une urgence dans sa manière de vivre, il a en lui, une fureur tranquille à louvoyer aux quatre coins du monde et affronter les aléas de la vie. Chaque vague se teinte du panorama d'une ville, chaque article s'empreinte des larmes versées, mais toujours le plaisir salvateur de la glisse…C'est un fascinant tour de force que de rendre ses océans démontés, un lieu de rendez-vous d'amitié et de félicité…
« On ne peut que haïr la façon dont le monde tourne. »
C'est une lecture qui ouvre sur le monde, ses joyaux et ses atrocités. Un récit de vie intense et mouvementé…Un roman qui te tient éveillé la nuit, et qui t'attire irrésistiblement vers les flots, le jour. L'appel du large devient violent et libérateur…Jours Barbares est un coup de coeur!
« L'enchantement me porterait là où il voudrait. »
Petit plus: Merci pour le glossaire du surf à la fin!
Ma note Plaisir de Lecture 10/10

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encoredunoir
  28 juin 2017
Journaliste pour le New Yorker, Finnegan y a mené à la fois des reportages sociétaux locaux et des enquêtes au long cours en Somalie, en Afrique du Sud, dans les Balkans, en Amérique latine ou au Soudan. de quoi certainement remplir une vie et même plusieurs. Ce n'est pourtant pas de cela qu'il parle dans Jours barbares. Car si tous ces sujets ont en partie forgé l'homme qu'il est devenu – en particulier son expérience de l'apartheid – c'est avant tout le surf qui a construit William Finnegan.
Né à New York en 1952, Finnegan a vite déménagé avec ses parents sur la côte sud de la Californie au moment où le surf commençait à véritablement s'y développer. Puis, à l'adolescence, une mutation de son père l'a mené à Hawaï. C'est ainsi qu'il a dès l'enfance été habité par cette passion dévorante pour les vagues. Une addiction qui n'a cessé de le poursuivre dans les décennies suivantes. C'est cette vie de surf que le journaliste choisit de nous livrer.
Ça pourrait ressembler à une interminable liste de vagues surfées avec, à l'appui, un jargon imbitable ou pire à un de ces terribles plaidoyers new age sur la connexion de l'homme à l'océan. On frôle parfois le premier écueil – mais Finnegan est assez pédagogue et surtout bon écrivain pour ne pas s'y échouer – et on évite de façon salutaire le second, que l'auteur se plaît même à démonter assez vite. Oui, William Finnegan parle de ses multiples sessions, en conte quelques-unes par le menu, mais il le fait toujours non seulement avec un talent qui permet à n'importe qui de s'y immerger avec plaisir comme on navigue sur les mers du sud avec Jack London, mais aussi avec un souci de démythifier. le surf apparaît dans Jours barbares comme un prétexte à une belle et parfois cruelle introspection, une réflexion sur l'addiction (« Quand j'ai emménagé à San Francisco, j'avais réussi à m'abstenir de surfer pendant deux années au moins. ») et une description par la marge de la génération de Finnegan, de son insouciance vite écorchée et de la manière dont les rêves peuvent finir par se briser sur la réalité.
Le coeur du livre de William Finnegan, consacré à une décennie de recherche ininterrompue de vagues dans les mers du sud, du retour de l'auteur à Hawaï en 1971 jusqu'à son arrivée en Afrique du Sud près de dix ans plus tard, ressemble ainsi bien souvent à la remontée d'un fleuve des ténèbres. Il y a l'aventure, certes, la découverte de vagues presque parfaites et encore désertes, mais aussi les tensions entre Finnegan et ses acolytes – petites amies, surfeurs qui partagent avec lui plus ou moins longtemps le voyage – les échecs, la façon dont on passe parfois à côté des gens qui vivent là où l'on vient pour surfer, le nombrilisme maladif du jeune homme qui ne veut pas être comme les autres.
Et derrière cet autoportrait sans concession, le monde change et le surf aussi. Là encore Finnegan aborde tout cela en évitant les pièges évidents, en particulier le détestable « tout était bien mieux avant ». Finnegan est là-dessus relativement clair : le surf n'a jamais été quelque chose de « pur » ; c'est un sport individuel, parfois égoïste, souvent égotique, et il s'agit avant tout de surfer des vagues que les autres n'auront pas (et mieux qu'eux, de préférence), c'est à la fois une quête intime et une recherche de reconnaissance par ses pairs. Bref, c'est ambigu et la mode actuelle du surf qui voit exploser le nombre de pratiquants l'est tout autant pour Finnegan.
Tout cela fait de Jours barbares un objet littéraire extrêmement original, très pointu mais susceptible de toucher le plus grand nombre, intimiste mais sans exhibitionnisme, qui fait voyager et réfléchir, bourré d'émotions mais sans laisser de côté la réflexion. C'est surtout un très beau livre de la part d'un écrivain de grand talent.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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TmbM
  14 avril 2017
Journaliste et écrivain, William Finnegan a également fait ses preuves comme surfeur. C'est d'ailleurs en tant que tel qu'il oriente ses mémoires. le surf n'a jamais réellement fait partie de mes centres d'intérêt et n'a même jamais vraiment éveillé ma curiosité. Ma culture dans ce domaine se résumait jusqu'alors à Point Break et aux Beach Boys. C'est dire. Et pourtant, je me suis surpris à me passionner pour ce livre. Cela s'explique par plusieurs raisons.
Tout d'abord, William Finnegan raconte son d'histoire avec autant de talent que d'aisance. Il partage si bien sa passion qu'on entend gronder les rouleaux à la lecture des pages et il la communique à ce point que tout prend sens et devient poétique, des détails techniques du matériel à la physionomie des vagues et à la précision de leur brisure. Il évoque sa philosophie du sport, la vie au contact des éléments et de sa communauté, les corps malmenés, la pleine conscience du risque, de la douleur et du plaisir. Il explique sa conception du déracinement, du surfeur en perpétuelle vadrouille sur la planète, du besoin de constamment repousser ses limites et du paradoxe entre le total investissement et le caractère vain de la chose. En vrai puriste, il rend tout évident.
Mais ce n'est pas tout. J'ai le sentiment que, contrairement à ce qu'on pourrait penser, il n'est pas question de surf dans ce livre. Car voilà, William Finnegan s'est entre autre distingué comme reporter de guerre, arpentant le globe pour couvrir les conflits. Durant ma lecture, j'étais surpris qu'il n'en parle pas plus. Il aborde peu le sujet de l'écriture, presque pas ses reportages, ne cite que vaguement quelques unes de ses influences, mais je referme finalement cet ouvrage en me demandant si ce n'était pas ça le sujet. le surf comme une allégorie, les spots comme théâtres des opérations, les plages comme zones de conflit. le surfeur serait un premier degré de lecture, le reporter un second. Et donc, plus qu'un livre sur le surf, ce serait une présentation de l'état d'esprit qui motive le reporter de guerre et des dispositions indispensables aux risques encourus. C'est une phrase sortie de son contexte qui a fini d'influencer ma (très) libre interprétation du livre :
(La suite sur mon blog.)
Lien : http://touchezmonblog.blogsp..
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clefran45
  19 octobre 2017
Je suis profondément désolée mais je n'ai pas pu aller au delà de la moitié du livre (qui en compte 520).
Pourtant c'est tellement bien écrit, c'est vivant, j'ai réussi à m'intéresser au surf pendant 250 pages, William Finnegan en fait un objet d'étude sociologique en décrivant parfaitement les amitiés qui se tissent autour de sa passion, la violence aussi, les addictions (et le surf en est une), le mouvement woodstock, l'éducation reçue, ses voyages à la "roots" avec sac à dos et nuit à la belle étoile, bref, je suis navrée!!
Mais les pages sur comment appréhender une vague, la décrypter, la prendre, glisser et en sortir, la recherche des meilleurs "spots", les ride, take off, etc etc..là j'avoue je bloque. Je n'arrive plus à reprendre la lecture, je ne sais plus où j'en suis et je m'oblige à aller plus loin car je sais que globalement c'est intéressant, mais c'est souvent trop technique pour moi, trop "surf" :)
Alors je ne note pas un livre que je n'ai pas su lire, peut être y retournerai-je mais tant de livres m'attendent!
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LeChameauBleu
  31 juillet 2017
Votre corps est fouetté par les alizés, vos lèvres sont gercées par le goût du sel et vos cheveux brûlés par le soleil, et pourtant vous en redemandez encore. Et vous ne pourrez pas décrocher de "Jours barbares" de William Finnegan.
Vous allez le suivre depuis ses débuts sur une planche de surf à Hawaï, bien loin des photos sur papier glacé, puis sur les îles Fidji, l'Australie, au Sri Lanka, dans l'Afrique du Sud de l'Apartheid, et même/surtout à Madère. Mais on ne vous dit pas tout. A vous de ramer dans son sillage :)
Ce journaliste respecté et respectable du New York Times écrit son autobiographie en grattant les couches de wax accumulées sur son profil de grand reporter couvrant les guerres et misères humaines. Il gratte, récure, racle sa planche, et avec lui on replonge dans sa longue quête de la vague. Attention on n'est pas dans Point Break (même si nous AdOOOOrons ce film😋 ou en train de se trémousser sur les Beach Boys... Non c'est le voyage d'un aventurier d'une époque révolue, où l'on pouvait se retrouver dans des lieux inconnus des cartes...RIP les lieux sauvages A CAUSE de google maps et consorts, on ne peut plus se perdre (enfin à moins de vraiment se donner du mal...)

Lien : http://www.lechameaubleu.com..
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critiques presse (5)
Bibliobs   23 août 2017
Dans "Jours barbares", le journaliste américain raconte sa passion pour la glisse. Un récit autobiographique couronné du Pulitzer.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   16 juin 2017
Prix Pulitzer, le journaliste raconte une vie placée sous le signe du surf.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   12 juin 2017
Les Jours barbares de William Finnegan brossent le portrait d'un homme insoumis, à la fureur tranquille, qui parvient à transformer son obsession de la Vague en une indestructible boussole.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   26 mai 2017
En écrivant Jours barbares, qui retrace sa vie par le prisme de cette obsession, et lui a valu le prix Pulitzer de l’autobiographie en 2016, William Finnegan livre ainsi les mémoires d’un addict. Les confessions, non d’un mangeur d’opium anglais, mais d’un boulimique de vagues américain.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   04 avril 2017
En retraçant sa vie de surfeur, William Finnegan dépeint une formidable épopée humaine menée à contre-courant. Quand toutes les réponses sont dans l’océan.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
BigDreamBigDream   05 décembre 2017
Tous les surfeurs sont des océanographes. Et, partout où les vagues viennent se casser, tous se livrent à des recherches approfondies de l"océan. On n'a pas besoin de leur expliquer que, quand une vague se casse, c'est l'eau elle-même qui se scinde en particules plutôt que la forme vagues qui continue d'avancer. Ils s'emploient à établir d'autres relations ésotériques, telles que ce lien entre la marée et l'homogénéité de la vague, entre la direction de la houle et la bathymetrie près du rivage. La science des surfeurs n'est pas une science pure, bien évidemment, mais elle est amplement appliquée. Son propos est de comprendre ce que font les vagues afin de pouvoir les prendre, Et, surtout, ce que vraissemblabement elles feront ensuite. Mais les vagues dansent sur une musique d'une infinie complexité. Pour un observateur qui attend dans le lineup et cherche à déchiffrer la structure d'une houle, l'énoncé du problème peut véritablement prendre une forme musicale ces vagues n'approchent elles pas sur un tempo de 13/8, à raison de sept séries par heure, et la troisième de chaque série n'oscille t elle pas largement selon une sorte de crescendo dissonant ? Ou bien : cette houle ne serait elle pas un solo de jaez de Dieu lui-même, dont l'architecture dépasserait tout entendement?
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BigDreamBigDream   22 novembre 2017
Voici comment se forment les vagues qu'on peut surfer. Une tempête bat la surface au large, hachurant la mer et créant des vaguelettes désorganisées qui grossissent peu à peu et finissent, pour peu qu'il y ait assez de vent, par s'amalgamer et former une mer démontée. Ce que nous guettons sur les lointains littoraux, c'est que l'énergie que libèrent ces orages se répande dans les eaux plus calmes sous la forme de trains de vagues - des séries de plus en plus organisées qui se déplacent ensemble. Chaque vague est une colonne d'énergie mise en orbite, dont la plus grande partie reste sous-marine. Tous les trains de vagues causés par une tempête constituent ce que les surfeurs appellent une "houle". Celle-ci peut traverser des milliers de kilomètres. Plus un orage est puissant, plus elle ira loin. En voyageant, elle s'organise davantage- la distance entre deux trains de vagues (l'intervalle) augmente. Un train de vagues à long intervalle signifie que l'énergie de chaque vague peut s'étendre à plus de trois cents mètres sous la surface de l'océan. Un tel train triomphera aisément de la résistance de la surface, comme par exemple, des vaguelettes ou d'autres houles moins fortes et moins profondes qu'il croisera ou rattrapera. Quand les vagues d'une houle approchent le rivage, leur extrémité inférieure commence à labourer le fond. Les trains de vagues deviennent alors des séries- des groupes de vagues plus grandes que leurs cousines , générées localement, et aux intervalles plus larges. Ces séries reflètent la forme du fond de l'océan et se déforment en fonction de son irrégularité. Leur partie visible grandit, tandis que l'énergie qu'elles contiennent est repoussée au-dessus de la surface. La résistance offerte par le fond croit à mesure que la vague devient moins profonde et ralentit la progression de sa partie immergée. La partie émergée de la vague devient à ce point plus escarpée. Elle finit par être instable et se prépare à basculer en avant- à "casser". La règle empirique est celle-ci : elle se cassera quand sa hauteur aura atteint 80% de la profondeur de l'eau - une vague de de deux mètres cinquante se cassera dans trois mètres d'eau. Mais de nombreux facteurs, parfois d'une subtilité infinie- vent, contours du fonds, houle, courants- , vont déterminer exactement l'endroit où chaque vague se cassera et de quelle façon.
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BigDreamBigDream   21 novembre 2017
Dans l'ancienne Hawaï, avant l'arrivée des Européens, le surf avait un caractère religieux. Après les prières et les offrandes, les maîtres artisans confectionnaient des planches dans le bois d'arbres sacrés, koas ou wiliwilis. Les prêtres benissaient la houle, cinglaient l'eau de lianes pour la faire lever, et sur la plage de certains breaks se dressait un heiau (un temple) où les dévots pouvaient aller prier pour appeler quelques belles vagues. Cette conscience spirituelle n'excluait pas, apparemment, une rude compétition, ni même tout un système de paris. Selon les historiens Peter Westwick et Peter Neushul, "un concours entre des champions de Maui et d'Oahu comportait un prix de quatre cents cochons et de seize canoës de guerre". Hommes et femmes, jeunes et vieux, rois et roturiers, tous surfaient. Quand les vagues étaient bonnes, "toute idée de travail s'évanouissait, ne restait que celle du sport", écrivait Kepelino Keauokalani, un universitaire du XIXe siècle. La journée entière était Honda rer au surf. Nombreux étaient ceux qui sortaient en mer des quatre heure du matin. En d'autres termes, les anciens Hawaïens souffraient d'une fièvre du surf carabinée. Ils avaient aussi beaucoup de loisirs. Les îles bénéficiaient d'un gros surplus de vivres; leurs habitants n'étaient pas seulement d'habiles pêcheurs, chasseurs et cultivateurs de terrasses, mais ils construisaient aussi et géraient des systèmes sophistiqués de bassins de poissons. Leur festival hivernal des moissons durait trois mois, durant lesquels la pratique du surf triomphait fréquemment et où le travail était officiellement interdit.
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StelphiqueStelphique   20 avril 2017
Le nouvel idéal émergeant était la solitude, la pureté, la perfection des vagues, loin de la civilisation.(…) C’était une piste qui nous éloignait de la citoyenneté au sens archaïque du terme, pour nous conduire vers une frontière à demi effacée où nous pourrions vivre comme des barbares de la fin des temps.
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StelphiqueStelphique   17 avril 2017
A l'instar des roses ou des diamants, les vagues sont des objets immuables de la nature.
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Videos de William Finnegan (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Finnegan
Après avoir terminé ce livre, vous ne regarderez plus les vagues de la même manière. Et la vie elle-même. Jours Barbares de William Finnegan traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Frank Reichert, une épopée inoubliable à retrouver en librairie.
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