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EAN : 9782357204553
Éditeur : HC Editions (11/04/2019)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Francesco Fioretti nous guide à travers les années les plus prolifiques et intrigantes de la vie de Léonard de Vinci nous plongeant une nouvelle fois dans une atmosphère riche de mystère.
Milan, 1496. Léonard de Vinci attend avec impatience de rencontrer le frère Luca Pacioli, célèbre mathématicien dont il espère apprendre beaucoup. Pour Léonard, qui s'intéresse depuis toujours
à toutes les formes du savoir, les mathématiques, dont l'étude ne lui a pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  28 avril 2019
La couverture, le titre, la quatrième de couv' te feront immédiatement penser à un énième avatar, plus ou moins poussif, du Da Vinci Code.
Ne pas se fier aux apparences ! car ce n'est absolument pas le cas, et tant mieux je dirai ( en tout cas pour moi , je suis loin d'être une fanatique de Dan Brown ).
Pourtant, on a bien une enquête, celle menée par Léonard de Vinci et son ami dominicain, le célèbre mathématicien Luca Pocioli, pour retrouver de précieux manuscrits byzantins volés suite à un meurtre ; on a bien un code ( mathématique, autour du nombre d'or ) à décrypter pour y accéder ; on a bien un – très léger – fil ésotérique autour d'une société secrète néo-platonicienne.
Mais nous sommes là dans le registre du prétexte car cette enquête est finalement menée de façon très décousue, au fil des années, et manque de rebondissements permanents habituels. Si vous souhaitez livre avant tout un thriller / polar historique, vous n'y trouverez pas votre compte.
En fait ce qui intéresse cet auteur italien d'une profonde érudition, c'est le registre historique. le passionnant de ce roman réside dans le portrait sensible et vivant de Léonard de Vinci dont on découvre le quotidien et le travail sur une dizaine d'années : son intérêt pour la dissection et l'anatomie ; sa passion pour les mathématiques considérés comme une syntaxe du monde imprégnant toute la matière et l'âme de l'univers ; les affres de la création lorsqu'il doute laborieusement sur la conception d'une oeuvre ; son immense curiosité et goût de la vie :
« Peindre était pour lui maintenant une fatigue surhumaine. C'était à cause de sa méthode, qui rendait longue et pénible chacune de ses entreprises. Devait-il par exemple représenter un détail ? C'était le début d'une nouvelle enquête sur la nature. Et peindre un bras dans une certaine position ? Il se mettait à étudier l'anatomie : les os, les tendons, les muscles, les veines et les artères, les nerfs du bras. Mais chaque observation suscitait une kyrielle de questions, et chaque question une kyrielle de questions, et chaque question, une nouvelle recherche. La façon dont se meut le bras lui suggérait des treuils et des poulies, la machine humaine faisait naître dans son esprit des projets de nouveaux engins mécaniques. Jusqu'à la question suprême : l'âme. Tu peux refaire des machines artificielles semblables à celles dos et de tendons du corps humain, mais après, c'est à pleurer, parce que ces engins ne bougent pas. Comment insuffler une âme les machines qu'il concevait ? Il allait parfois sur les bords de l'Arno et restait des heures à contempler les mouvements de l'eau, les vagues, les tourbillons, les courses vertigineuses entre les nouveaux avoirs et les ruines des vieux foulons abandonnés. Il essayait de se faire une idée de la consistance des fonds d'après les mouvements de la surface, de deviner la présence de grandes masses sous l'eau à la fréquence des bulles, au dessin des ondulations à la surface de l'eau ».
En fait, j'ai lu équipée de mon téléphone pour avoir sous les yeux tous les tableaux évoqués et profité des explications données par l'auteur : la Dame à l'hermine, la bataille d'Anghiari, la Vierge l'enfant Jésus et sainte Anne, la Belle ferronnière et bien évidemment la Cène, fresque peinte dans le couvent de Santa Maria della grazzie à Milan ( l'oeuvre la plus décrite dans le livre ). Un vrai plaisir !
Mon téléphone m'a pas mal servi aussi pour bien appréhender le contexte historique. Francesco Fioretti est un sacré érudit et nous plonge dans une époque tourmentée ( 1495 – 1505 ) fort complexe après la période pacifique de Laurent le Magnifique ( Florence ) et Ludovic Sforza ( Milan ). Les grands princes italiens se font la guerre sur fond de tensions avec la papauté d'Alexandre VI Borgia, les rois de France Charles VIII puis Louis XII en profitant pour revendiquer royaume de Naples et duché de Milan. On en croise des personnages, de Savonarole à Machiavel en passant par le condottiere César Borgia ou Michel Ange et Raphaël.
C'est très pointu, touffu, résolument passionnant , rendant la lecture exigeante.
On referme ce livre avec la sensation de s'être empli d'art et d'histoire. Très envie, du coup, de lire le précédent roman de cet auteur, Dans le miroir de Caravage !
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Aelinel
  08 mai 2019
Lorsque j'avais vu ce roman sur la newsletter des éditions Hervé Chopin, j'ai croisé les doigts pour qu'Agnès Chalnot (que je remercie au passage ainsi que la maison d'édition pré-citée pour l'envoi du livre) me le propose en service presse. Quelle ne fut pas ma joie lorsque ce fut le cas, attendant impatiemment de recevoir l'ouvrage et de me jeter dessus! Ce n'est plus un secret pour vous mais j'adore Leonardo da Vinci et avec les 500 ans de sa mort, le 2 mai dernier, j'espérais la sortie d'un grand nombre de parutions sur lui ainsi que des expositions. Malheureusement, le livre perdu de Léonard de Vinci de Francesco Fioretti a été une telle déception que – chose rare – je l'ai abandonné au bout de seulement 70 pages…
Leonardo da Vinci et son apprenti Gian Giacomo Caprotti surnommé Salaï sont à la Cour du duc de Milan, Ludovico Sforza, depuis plus de quinze ans. En effet, en 1482, Lorenzo il Magnifico de Florence avait décidé d'envoyer l'un de ses meilleurs artistes à son homologue milanais afin qu'il travaille pour lui tout en espérant ainsi entretenir des relations privilégiées. Mais, Leonardo a vu là l'occasion de se faire reconnaître comme ingénieur et dans une lettre adressée à Ludovico, il décide de se présenter comme tel. Aussi, lorsqu'en 1496, le frère et mathématicien Luca Pacioli arrive à la cour du Duc, Leonardo brûle d'envie de le rencontrer. Les deux hommes se lient d'amitié et décident d'un projet commun en mathématique. Mais, ce dernier est vite perturbé par le meurtre d'un moine dans le monastère où Pacioli résidait ainsi que par le vol de textes byzantins d'un intérêt inestimable…
Alors, 70 pages me direz-vous, c'est bien peu pour juger d'un livre. Et vous avez parfaitement raison mais lorsque vous vous surprenez à pester à voix haute, je pense qu'il est temps d'arrêter. Et je dois dire que ce livre m'a autant exaspéré sur le fond que sur la forme :
Sur la forme, je n'ai pas du tout accroché au style littéraire. Je ne sais pas si c'est l'écriture de Francesco Fioretti qui est cause ou celui de sa traductrice Chantal Moiroud mais, je citerai deux exemples :
– l'emploi de mots anachroniques comme « minimaliste » (p. 60) pour qualifier l'ameublement très simple d'un franciscain ou « hallucinogène » (p. 65) afin de désigner l'état d'un moine après un long traitement au pain et à l'eau. J'avoue que cela m'a un peu gêné dans ma lecture d'autant plus que ce vocabulaire m'apparaît très étrange dans un contexte de XVème siècle.
– l'emploi de mots redondants. Je vous citerai surtout celui-ci qui m'a le plus marqué :
« Mais ce sont des cadavres desséchés, marqués par la faim ; celui-ci au contraire, est un étranger mort de mort violente, pour une fois, un organisme en pleine force physique. (P. 67) »
Admettons que le texte original fasse mention de ces deux mots mais en français, cela sonne plutôt mal. Pourquoi ne pas avoir mis « celui-ci au contraire, est un étranger qui a succombé à une mort violente »?
Ensuite, j'ai trouvé l'intrigue peu subtile. En effet, Francesco Fioretti introduit de trop très nombreuses descriptions :
– du décor comme celle de l'atelier de Leonardo par Pacioli et notamment l'inventaire de tous les objets qui se trouvent sur les tables (p. 45).
– de tableaux du peintre comme La Vierge aux Rochers (p. 46). D'ailleurs, à ce propos, j'ai regretté que Francesco Fioretti ne fasse que la description de ce tableau ; au contraire, j'aurais trouvé plus intéressant qu'il en fasse une interprétation.
– de concepts mathématiques trop nébuleux pour moi comme les figures géométriques d'Euclide (p. 63).
Non seulement ces descriptions cassent le rythme du récit mais elle l'appesantissent. J'ai trouvé cela vraiment dommage.
Enfin, les personnages ont des réactions qui me sont apparues peu naturelles. Par exemple, lorsque Pacioli annonce le meurtre du moine à son ami Leonardo, ce dernier part dans des réflexions complètement fantaisistes qui n'ont rien à voir avec le propos de départ :
« (Luca Pacioli)
– Maître Léonard, je vous le dis, mais je vous prie de n'en parler à personne. (…) Il y a eu un crime, dans une autre cellule qui donne sur le même couloir : un confrère Edigio de Rimini (…) a été trouvé mort dans sa cellule, frappé de deux coups de poignard par un visiteur inconnu. Il a été agressé par-derrière, quand il rentrait dans sa chambre, l'homicide lui a fermé la bouche et dans un même geste, il l'a poignardé dans le dos le tuant instantanément, d'un coup violent avec une lame bien affilée, dans la nuque, à la base postérieure du crâne…
(Leonardo da Vinci)
– le siège de l'âme
– Que dites-vous?
– Non rien, répondit Léonard. C'est quelque chose que je pensais quand j'étais gamin, lorsque, avec mes camarades à Vinci, nous nous amusions à tourmenter les lézards ou les grenouilles. La grenouille dont on perfore la moelle sur le dos meurt sur le champ. Plus rapidement que si on la frappe au coeur ou dans n'importe quelle autre partie du corps. Plus tard, en découpant des corps humains, j'ai observé les nerfs qui en sortent. Ce n'est pas le coeur qui est le siège de l'âme sensitive, comme le dit Aristote. (P. 64-65) »
En conclusion, je n'ai pas du tout aimé ce livre et à l'issue d'un avis négatif, il est même très rare que je n'arrive pas à rééquilibrer mon propos grâce à quelques éléments positifs. J'ai trouvé cet ouvrage maladroit autant sur sa forme que sur le fond. Bref, je ne le recommande pas du tout. En revanche, si dans le cadre des 500 ans de la mort de Leonardo Da Vinci, vous souhaitez en savoir plus sur lui, je vous conseille les lectures de Léonard de Vinci de Serge Bramly ou Léonard de Vinci de Sophie Chauveau qui sont tous les deux excellents.
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belette2911
  14 novembre 2019
Roulement de tambour car je vous annonce ma chronique la plus courte de toute l'histoire de mes chroniques en la résumant en un gros « Pfffffffff » que j'ai poussé tout au long de ma pénible lecture, qui se diagonalisa très vite, pour arriver à poser ce livre sur l'étagère avant de le ranger au classement vertical, comme on dit chez nous.
Ah pour être documenté, il est documenté ! Trop documenté ? Sans doute… Nous avions déjà beaucoup de descriptions de l'atelier de Leonardo et sans vouloir être mauvaise, trop de descriptions tuent les descriptions ! On se lasse vite et le cerveau commence à donner des signes évidents de lassitude.
Ça casse le rythme du récit et je n'en étais qu'à la page 40 sur 256 que je soupirais déjà et que mon regard se tournait vers d'autres romans à lire qui me semblaient plus intéressants et moins ennuyeux que celui que je tenais en main.
Il plaira à un lectorat avide de ces détails descriptifs, aux amateurs de mathématiques, ou d'énigmes en tout genre (et plus denses que celle du Da Vinci Code).
Ce devait être un roman plus qu'intéressant mais hélas, toute cette profusion de détails a rendu ma lecture lente, un peu comme lorsque vous marchez dans des sentiers boueux en forêt, après des fortes pluies.
Le paysage a beau être intéressant, plaisant pour les yeux, vous ne voyez que vos bottes (ou bottines) qui s'enfoncent profondément dans la boue et vos pieds qui deviennent lourds, à force de patauger dedans.
Comme le firent mes paupières sur ce roman… Elles devinrent lourdes et finirent par se fermer. J'ai relevé la tête, j'ai tenté de poursuivre ma lecture mais pas moyen, je décrochais tout le temps, je pestais sur l'écriture, sur les personnages, sur la manière dont tout cela nous était présenté et comme je ne suis pas maso, j'ai arrêté ma lecture en cours de route.
Ma copinaute Bianca se retrouva dans la même situation que moi, même si elle est allée s'enliser plus loin que moi, qui rebroussa vite mon chemin. C'est donc une LC loupée dans toute sa splendeur et un roman que nous allons oublier au plus vite, nous concentrant sur le suivant qui sera le tome 5 de Harry Potter.
Cette chronique n'est pas là pour descendre le roman, il a sans doute trouvé son public mais il a perdu moult lecteurs/trices dans l'aventure.

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Actarus22
  20 octobre 2019
"... Je t'ai observé, et je t'ai admiré, dans les seuls moments où tu étais vraiment toi, et je t'ai vu spirituellement nu, comme tu ne l'es que dans l'acte de créer."
Cette phrase tirée de ce roman " le livre perdu de Léonard de Vinci" résume parfaitement ce que j'ai pu ressentir après en avoir tourné la dernière page. Alors qu'on fête cette année les cinq cent ans de la mort du génie florentin et que s'ouvre au musée du Louvre une exposition qui lui est consacrée, j'ai l'étrange sentiment après cette lecture passionnante de connaître plus intimement cet illustre personnage de l'Histoire. Francesco Fioretti, l'auteur de ce roman, accomplit ici - de part son érudition - un véritable tour de force. Il nous plonge avec un sens aiguisé du détail dans le quotidien du maître.
Le livre se découpe en deux parties. La première a en filigranne la conception d'une des oeuvres majeures du peintre : la Cène. Et l'on découvre alors quelles pouvaient être ses sources d'inspiration. On constate que Léonard était un observateur averti, où chaque détail était minuscieusement perçu puis retranscrit grâces à ses croquis. Par le regard des différents protagonistes du roman, on décrypte un certain nombre de ses oeuvres, comme l'homme de Vitruve. A ce sujet, on peut en lire en aparté entre les pages 89 et 92 une "déconstruction" mathématique. Faisant parler Léonard, l'auteur introduit ici la divine proportion et le théorème d'Euclide, démonstration à l'appui. Au cours de cette première partie a également lieu un assassinat et le vols de manuscrits byzantins d'une valeur inestimable pour les sciences mathématiques.
La deuxième partie est quant à elle axée sur la recherche de ces manuscrits volés avec toujours en toile de fond les intrigues politiciennes qui se nouent à la suite du décès de Laurent de Médicis, dit le Magnifique. L'auteur évoque aussi l'état du royaume français. Ce qui, implicitement, renvoie au destin de Léonard. Il naît à Vinci en Italie et meurt à Amboise, en France, dans les bras du roi François 1er.
Le livre est malgré tout nimbé de mystères, ce qui sied parfaitement à la personne de Léonard de Vinci ( écriture-miroir, codes...). Une note précède d'ailleurs le prologue, nous invitant à utiliser notre téléphone portable afin de résoudre une série d'énigmes dont le résultat donne un code nécessaire à l'ouverture d'un passage secret sur une application. Ceci a attisé ma curiosité mais je n'en dévoilerai pas plus ici. Je laisse le soin aux lecteurs de cette critique de découvrir ce qui en résulte...
Un livre brillant, passionnant, qui implique pleinement le lecteur, le rendant acteur. Je m'attendais à un roman proche de l'univers de Dan Brown, à la "Da Vinci Code", et j'ai été plus qu'agréablement surpris, captivé !! Un grand merci à Babelio et aux éditions Hervé Chopin ainsi qu'à Francesco Fioretti pour ce passionnant voyage. Et, on ne le souligne peut-être pas assez, mais le rôle du traducteur est capital pour être séduit par un roman étranger. Je tiens donc à mettre aussi en lumière le travail remarquable de Chantal Moiroud. Ce livre n'a fait que renforcer mon désir de me rendre prochainement avec mon épouse à Amboise, au château du Clos Lucé et peut-être au Louvre, dans les pas de Léonard de Vinci.
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cyan
  23 avril 2019
(...)
Dans ce roman, il est donc question (un peu) de mathématiques et de géométrie, mais aussi d'Histoire (les Guerres d'Italie battent leur plein) et d'art (Léonard travaille sur sa célébrissime Cène au moment où commence l'histoire).
Le résumé laisse entendre qu'on va suivre une enquête où les personnages cherchent à retrouver à la fois un meurtrier et des manuscrits volés. Ce n'est pas vraiment le cas.
L'intrigue se déroule sur plusieurs années, les protagonistes voyagent à travers l'Italie au gré des guerres et de leurs travaux. Leur quête n'est pas au centre de l'histoire, mais sert plutôt de fil rouge à leur évolution. de temps à autre, ce fil rouge refait surface (j'avoue que parfois j'avais oublié jusqu'à son existence), pour se conclure en arrivant à la fin du livre, comme il se doit.
Malgré sa brièveté, ce roman est assez dense. Même si la part faite aux mathématiques est moindre, elles sont bien présentes et ça a vraiment été un écueil pour moi (ça n'en sera pas forcément un pour un autre lecteur, je suis vraiment réfractaire au dernier degré à tout ce qui s'en approche de près ou de loin ^^). J'avoue qu'après un moment, j'ai survolé ces passages, puisque de toute façon j'aurais pu les lire dix fois sans imprimer leur contenu.
Il y a également beaucoup d'explications sur le contexte historique. C'est nettement mieux passé pour moi, surtout que j'étais déjà familiarisée avec cette période. Beaucoup de noms sont cités, ce qui peut parfois être un peu indigeste. Mais comme l'auteur mêle à des évènements qui m'étaient déjà connus l'environnement artistique, je m'y suis sentie presque comme un poisson dans l'eau. Dans l'ensemble, l'intrigue semble davantage servir de prétexte à présenter cette période intense et riche historiquement et artistiquement plutôt qu'à offrir une véritable enquête. J'ai trouvé que c'était assez plaisant.
La plume est agréable, c'est vivant et il y a de l'humour. Pour moi qui n'avait lu sur le sujet que des points de vue français, ç'a été intéressant de découvrir tout ça du côté italien. Même si la période m'était déjà connue, j'ai appris beaucoup de choses et j'ai mieux appréhendé ce que pouvait être la vie des artistes à cette époque, puisqu'on suivait ici Léonard de près.
Dans l'ensemble, ma lecture a été agréable et instructive, bien que les considérations mathématiques et l'énumération de noms m'aient parfois un peu perdue en route. Je recommande si l'époque ou le personnage vous intéresse.
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   12 novembre 2019
Et il en allait pareillement à Sforzinda, la ville parfaite dessinée par Le Filarète : une étoile à huit tours, inscrite dans le cercle et dans l’octogone, avec ses bastions et ses murs puissants.

Qui était sérieusement menacée, maintenant, par les forces obscures et agressives du Premier Chaos, de l’Oubli – la Desmentegansa –, comme on dit ici. Mais il ne restait plus personne pour résister, pour vendre cher sa peau, comme nous le faisions nous-mêmes.

Rien que Salaï et moi, un frère, une duchesse sans duché, personne d’autre, barricadés à l’intérieur.

Par chance, tout était bien organisé.

L’ennemi arriverait de tous les côtés, il pointerait de toute part contre les murs ses terrifiantes gueules de feu…
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belette2911belette2911   12 novembre 2019
Un mystérieux rhombicuboctaèdre en verre est suspendu derrière le frère mathématicien dans le Portrait de Luca Pacioli conservé aujourd’hui au musée de Capodimonte, à Naples, après avoir été pendant des siècles au Palais ducal d’Urbino.

Dans les pages qui suivent, nous parlerons notamment des nombreuses énigmes que contient ce tableau célèbre et très discuté, peint en 1495.
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belette2911belette2911   12 novembre 2019
C’est ainsi que Léonard le dessine pour le livre sur la Divine proportion de Luca Pacioli, "œuvre nécessaire à tous les esprits perspicaces et curieux", imprimée à Veni e en 1509 : par dévotion à la grécité, tous les deux l’appellent eicosiexaèdre, ce qui veut dire "qui a vingt-six faces", nous l’appelons, nous, petit rhombicuboctaèdre, un solide d’Archimède aux admirables propriétés.
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ThecosmicSamThecosmicSam   15 mars 2020
La cinquième essence qui imprègne la nature est ce que nous appelons Force, appelez-la enérgheia si vous préférez, ou vis, mais elle se répand dans les éléments comme les vagues dans l’eau, comme les sons et la lumière dans l’air, comme la puissance des tremblements de terre, la violence des tempêtes. Elle est contrainte par la matière, y compris dans nos corps, et plus elle est contrainte, plus elle gagne en puissance. C’est quelque chose comme les désirs chez les êtres pensants ou chez les animaux vivants. Elle aspire seulement à se dissoudre elle-même et à revenir au chaos primordial. Si on la laisse libre, elle se dissipe rapidement. Elle s’estompe comme les cercles que provoque un caillou jeté dans une flaque d’eau.
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ThecosmicSamThecosmicSam   15 mars 2020
Tout, ici-bas, semble courir vers sa propre dissipation, la Force se perd, les sons s’évanouissent, la vision du paysage s’estompe. Parce que tout aspire à retrouver et à revenir dans le chaos premier. Le papillon cherche tellement la lumière qu’il se détruit dans la flamme, et pareillement l’homme, qui attend toujours avec joie le nouveau printemps, puis l’été, et les mois nouveaux, et les années nouvelles, ne s’aperçoit pas que ce à quoi il aspire avec une telle intensité c’est sa propre mort.
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Video de Francesco Fioretti (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Francesco Fioretti
LE LIVRE SECRET DE DANTE Un roman de Francesco Fioretti Traduit de l'italien par Chantal Moiroud
Est-ce vraiment la malaria qui a tué Dante comme tout le monde le croit ? Ou quelqu?un avait-il des raisons de désirer sa mort et de faire disparaître avec lui un secret particulièrement gênant ?
La fille du poète, un ancien templier et un jeune médecin décident de mener une double enquête pour faire la lumière sur ce qui s?est réellement produit.
En se lançant sur les traces des assassins présumés, ils vont découvrir que le poète avait un grand nombre d?ennemis. Les trois amis n?ont pas d?autre choix que de trouver la clé cachée dans La Divine Comédie et de découvrir pourquoi les 13 derniers chants du Paradis ont disparu... Ils ne se doutent alors pas qu?ils sont à la recherche de l?un des plus grands mystères de la chrétienté.
Avec pour arrière-plan la crise politique et économique du Trecento, le Livre Secret de Dante mêle brillamment faits historiques et personnages fictionnels, tissant ainsi la trame d?un grand thriller ésotérique.
Originaire de Sicile, Francesco Fioretti fait des études de lettres à Florence avant d?enseigner en Lombardie et dans les Marches. En 2012, il obtient un doctorat à l?université d?Eichstätt, en Allemagne, avec une thèse sur le Stilnovo de Dante et de Guido Cavalcanti. Son premier roman, le Livre Secret de Dante, a très vite figuré parmi les meilleures ventes italiennes, il atteint aujourd?hui les 500 000 exemplaires vendus et a été traduit dans une dizaine de pays.
? Un exploit de Francesco Fioretti, grand spécialiste de Dante, qui joue avec les énigmes de la Divine Comédie.? Corrierre della Sera
? Entre secrets et coups de théâtre...? Vanity Fair
? Ce roman nous donne envie de relire La Divine Comédie.? Libri
? Des révélations bouleversantes.? Secolo
? Entre thriller historique et saga, est aussi la reconstitution d?une époque.? La Repubblica
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