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ISBN : 2351640314
Éditeur : Chiflet & Cie (06/08/2007)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Printemps 2007.
Alors que la rentrée littéraire approche, Christine Anxiot n'a toujours pas remis son manuscrit annuel. Son éditeur déclenche une enquête sur l'inexplicable disparition, mais les enlèvements d'écrivains continuent. Dans les milieux feutrés de l'édition s'engage alors une impitoyable chasse à l'homme de lettres... Pour réaliser ce polar plein de rebondissements, les plus grands noms de la littérature française se sont passé la plume en rédigean... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Petitebijou
  12 octobre 2012
Pour entamer mon petit billet sur ce polar/pastiche de Pascal Fioretto, je pourrais pasticher à mon tour Bernard Pivot (évoquant « Comme neige au soleil » de W. Boyd), en écrivant : si ce livre ne vous fait pas rire, je vous rembourse. Mais je n'ai pas les moyens financiers de ce cher Bernard, et l'accès à l'humour étant à géométrie variable, ne tenez compte de ma proposition que sur un plan virtuel. Toutefois l'intention est sincère.
Ainsi donc, ce livre est un réel plaisir pour les amoureux de la littérature plus ou moins curieux et adeptes des auteurs français contemporains les plus médiatiques. le rire fusera même si vous n'avez pas lu les auteurs concernés, tant, même à votre insu, vous ne pouvez pas ignorer a minima leur personnage d'auteur, leur univers, que ce soit par leur omniprésence dans les médias les plus divers, soit par les adaptations cinématographiques de leurs romans, soit (et le plus souvent) par les débats houleux qu'ils suscitent à propos de leur succès que d'aucuns jugent hypertrophié par rapport à leur talent d'écrivain. Pour le prix d'un seul livre, vous rencontrerez DHL, Christine Anxiot, Mélanie Nothlomb, Pascal Servan, Anna Galvauda, Jean-Christophe Rangé, etc… je ne vous dévoile pas tout, les clones de qui vous pensez. Ce ne sont pas eux, les « vrais », mais cette vision fantasmée, subtilement caricaturale, qui met en scène leurs avatars, est d'une telle fidélité outrancière qu'elle révèle – et c'est le principe du pastiche réussi, leurs trucs et manies, dans ce qui pourrait n'être qu'un jeu de massacre s'il n'était pas sous-tendu avec évidence par un hommage débonnaire.
L'art du pastiche demande beaucoup de savoir-faire et d'intelligence. P. Fioretto ne s'est pas contenté d'aligner des chapitres brillants et drôles évoquant chaque écrivain ciblé, mais nous propose un polar insoutenable : une enquête du commissaire tourmenté Adam Seberg (tiens ? Ca vous dit quelque chose ?) sur les rapts successifs d'auteurs ayant le même éditeur (occasion supplémentaire de rire avec le petit monde de l'édition…).
Toute l'ambivalence délicieusement pernicieuse de l'ouvrage est là : existe-t-il plus bel hommage en définitive, tant chaque éclat de rire (et ils sont nombreux) atteste du soin avec lequel P. Fioretto a lu chacune de ses victimes ? Oui, c'est cruel, parfois féroce, mais c'est aussi attendrissant. Je préfère par exemple lire Christine Anxiot plutôt que Christine Angot, mais la première n'existerait pas sans la deuxième. Par ailleurs, si je n'avais pas lu l'original, certes dans la douleur, j'aurais moins apprécié le pastiche. Et puis, soyons honnête, nous lecteurs passionnés ne pouvons nier que même nos auteurs favoris les plus adorés ont leurs tics, que parce que nous les aimons nous nommons « leur petite musique » si familière, mais pour qui les détestent sont insupportables. Je pense notamment, puisque c'est d'actualité, à Patrick Modiano, que je retrouve avec bonheur chaque année, mais dont ici même on peut lire des critiques mettant en évidence ce qui est « toujours la même chose ». Finalement, nos histoires d'amour littéraires sont comme nos amours humaines : les défauts de l'être aimé, ses trucs, ne nous échappent pas, mais nous les pardonnons et même les trouvons attachants parce que nous les aimons. Et c'est aussi ce qui fait le lien. Jusqu'au jour où l'illusion amoureuse disparaît, pour un mot ou une phrase de trop, et survient la rupture. Peut-être ma prochaine lecture modianesque me sera ainsi insupportable, la petite musique muée en cacophonie, les errances nocturnes dans les fameux lieux interlopes ennuyeuses à mourir.Toutefois, considérant mes attachements littéraires, les auteurs ici pastichés sont à mon avis bien loin d'être incontournables. Pascal Fioretto nous dit « le roi est nu » mais reste un monarchiste convaincu. Il se donne le rôle de bouffon avec ce que cela suppose d'excès comique habilement dosé. Je me disais, tournant la dernière page, en songeant au prochain prix Goncourt, que si j'étais écrivain, à tous les prix je préfèrerais connaître la joie et la reconnaissance d'être pastichée avec autant de talent.
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Junie
  02 octobre 2012
Sorti en 2007, ce livre garde toute sa saveur, telle une confiture longuement touillée et mijotée par un expert qui nous régale en extrayant un concentré de clichés, de mégalomanie et de nombrilisme de nos people de l'édition.
Si ce qu'on nomme "la rentrée littéraire" vous donne nausées, prurit, alopécie et névralgies, ce recueil de pastiches sera un puissant antidote. Inutile d'avoir lu in-extenso les originaux, on saisit de suite toute la bouffonnerie du langage et des personnages au fil des chapitres.
La littérature est une chose trop sérieuse pour la confier à des écriveurs.
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KrisPy
  05 novembre 2015
Pascal Fioretto, c'est un électron libre, un franc-tireur venu de l'univers des Fluide Glaciale et autres journaux irrévérencieux.
Là, il tire à tout va sur les écrivains célèbres, ceux qui ont un fond de commerce et qui l'exploitent ad nauseum ; les Nothomb, Vargas, Lévy, d'Ormesson, Gavalda, Angot, etc...
C'est simple, direct, et on ricane bien en lisant ce pastiche "à la façon de"... On reconnait bien les tics et trucs de chacun, qui, condensés en courtes histoires-chapitres, se retrouvent impitoyablement mis en lumière. L'effet est bluffant et assassin pour la cible.
Et c'est justement le propos du livre, déboulonner, jeter au bas de leur piédestal ces icônes littéraires devenus leur propre caricature à force de rejouer toujours la même partition. C'est bien ce qu'a fait Fioretto, il démontre ainsi qu'il est très aisé de reprendre les recettes qui marchent et d'écrire à la demande.
Alors les visés, remettez-vous en question bon sang ! Renouvelez-vous ou changez de métier ! Et d'ailleurs, pour moi, écrivain et métier sont "un peu" antinomiques... Être écrivain devrait être une vocation, une passion qui peut nourrir son homme... Dommage que certains le voient comme un pur métier où l'on peut faire carrière... Ce sont ces écrivains là qui font de leur don un marketing, un produit à vendre, tout formaté, tout plein des attentes du public ciblé, et qui de fait, perd toute âme, toute spontanéité, toute saveur...
Tout ce que je déteste représentés ici, la fadeur et le formatage... mais du coup, sous la plume sans complaisance de Pascal Fioretto, tout ça prend une bonne baffe. C'est jubilatoire et réjouissant. Merci m'sieur Fioretto ! :)
Challenge petits plaisirs 2015.
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Gwen21
  09 mars 2013
La version qu'il m'a été donné de lire n'est pas le texte intégral mais le « choix de textes » édité par Magnard dans sa collection « classiques et contemporains » (ISBN 9782210755291) et ma critique va donc porter sur les pastiches littéraires suivants : Barbès Vertigo (Denis-Henri Lévy), Tais-toi si tu veux parler (Fred Wargas), Et si c'était niais ? (Marc Lévis®), Hygiène du tube (et tout le tremblement) (Mélanie Notlong), C'était rudement bath' (Jean d'Ormissemon) et Quelqu'un m'attend, c'est tout (Anna Galvauda).
Sur la forme, j'ai trouvé exactement ce que je cherchais : la caricature de ces « auteurs » contemporains trop médiatisés pour être réellement talentueux.
Sur le fond, j'ai découvert des ficelles parfois un peu faciles, un style humoristique qui aide à se lover au chaud dans ses préjugés et une narration volontairement aussi décousue que les romans des écrivains moqués sont cousus de fils blancs.
Je voulais me distraire, c'est chose faite ; je n'ai cependant pas ri aux éclats et je me suis moins divertie qu'avec des romans du type Zoé Shepard. Au final, j'ai ri 25% du temps et j'ai souri les 100% du temps restant, donc pas si mal comme bilan !
Mentions spéciales pour les pastiches de Marc Lévy, ce grand pourvoyeur de soupe populaire qui prétend hisser au niveau de la littérature des romances pas même dignes d'un Harlequin, et d'Anna Gavalda qui révèle à merveille toute la pauvreté d'un style qui, dans un monde normal, devrait faire de cette galvaudeuse de mots un écrivaillon de romans de gare.

Challenge ABC 2012 - 2013
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Eric75
  29 janvier 2011
Totalement jubilatoire ! Les 11 écrivains de cette rentrée littéraire assassinée sont les héros et victimes involontaires d'un vaste et absolu "foutage-de-gueule", prenant la forme d'une délirante enquête policière dont chaque chapitre est rédigé "à la manière de". On identifie avec délice chaque écrivain-protagoniste à son pseudo transparent, à ses coquetteries d'auteur(e) et à la reconstitution parodique de son style. La parodie fait mouche à chaque fois, car même si, en tant que lecteur, vous n'êtes pas nécessairement familiarisé avec le style de tous les auteurs ici présents, ceux-ci sont suffisamment médiatiques et identifiables pour avoir au moins une fois cabotiné lors de la promotion de leur dernier bouquin sur un plateau télé. Une réussite totale !
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   13 octobre 2009
Il y a si longtemps que j'attends que je ne sais plus depuis combien de temps j'attends.
Pourtant, j'attends.
Attablé au Mathis, devant un tartare de thon rouge à 23 euros*. Naufragé de L'île aux enfants, gavé de gloubiboulga post-soixante-huit ( avec de vrais morceaux de situationnisme), je patiente au bord de l'amer. Il va bien finir par se passer quelque chose.
Une soirée rouge au Man Ray. La guerre contre les Chinois. Une épidémie de légionellose à Canal. N'importe quoi, du lourd si possible. Une jeune serveuse passe. Felatia, Godinella ou un nom de 36 15 dans ce goût-là. Je crois que j'ai déjà couché avec elle. A Dauphine ou à Closer?
Pour passer le temps, je pourrais lui faire un bébé, ou tomber amoureux de ses coudes. Ou écrire un livre.
Où en suis-je de ma vie et de mon époque? En plein after? En before? In the middle? De temps en temps, entre deux vodkas ( à 12 euros l'une), je m'envoie discrètement trois ou quatre Cocaïna 5 CH.
Consolatrices petites boules blanches, fondez lentement sur ma langue, vrillez-moi infinitésimalement le cortex et donnez-moi la force nécessaire pour rester toujours bien oblique dans mes bottines ( 999 euros chez Loewe, place de la Madeleine, il faudrait être fou pour dépenser moins).
C'est ça, dé-pensons un peu, de temps en temps. Moi, j'attends devant le désert de mon tartare.

* seulement à la carte
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JunieJunie   02 octobre 2012
Je me fixais impitoyablement dans le miroir piqueté de taches brunes. Sous l'éclairage blafard du néon, mon visage retrouvait peu à peu ses traits fins et réguliers. Réconfortante vision. Roborative, même. Et plus que roborative, rassérénante. Signal d'un soulagement pour ainsi dire renforcé et revigoré. Je savais pourtant que la barbarie pouvait, elle aussi, avoir ce beau visage, humain, grave, aux longs cheveux bruns, aux sourcils bien dessinés, au regard impliqué et volontaire,au crâne intelligent. Je bus un peu d'au à même le robinet. "Abreuvez l'homme, vous irriguerez sa pensée. Donnez lui des pneus, il fera de la vodka", m'a dit un jour Soljénitsyne.
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renellerenelle   04 septembre 2012
je n'ai pas pu balbutiai-je.je ne suis pas un sniper.Mais vous verrez, je me suis pas mal moqué d'eux.On dit que le ridicule....
Ca peut tuer .A d'autres!!je t'ai déjà emmené faire des salos du livre, tu as pu juger sur pièces, non? Là il fallait aller à la kalachnichov...
je n'arrive pas à les détester.Quelmal font-ils aprés tout ?
Ils ont un égo que tu n'imagine pas, ils m'appellent au milieu de la nuit parce qu'ils n'ont pas vu leur bouquin à la gare de Luberzac.Ils se plaignent de tout: de leur mise en place de leurs à valoir, de leurs chambres d'hotel, de leurs attachés de presse ....Tout ça alors qu'ils font des produits qui prennent la place de vrais livres.
Il y en a que j'ai aimé lire...
J'ai eu tort de te faire confiance Fioretto.T'es trop boy-scout.trop con ou trop faux cul. Il faut etre sans scrupules et sans complexes pour se faire respecter et exister dans ce métier !
A propos de métier..
Oui demanda le vieux Chiflon, en trempant ses lèvres dans son verre à saké.
Je me suis permis de vous faire apparaitre dans certains des chapitres
Sympa?
Evidemment
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julienraynaudjulienraynaud   16 octobre 2015
[à propos des élus écologistes, dans le chapitre pastichant le style Pascal Sevran]
Ces zozos-là, il faudrait les regrouper dans des bus au bioéthanol, les déporter vers le Larzac et les claquemurer dans des camps de prisonniers équipés de toilettes sèches.
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PetitebijouPetitebijou   12 octobre 2012
On croit rêver. Si je laissais faire ce jeune crétin, il raserait ma rocade Georgette Plana et mon carrefour égyptien Dalida. Je n'ai pas attendu ce morveux pour former mon goût, je crois l'avoir assez démontré à la télévision. Pour lui apprendre la vie, je lui ai fait tailler sous la pluie les rosiers "Bernadette Chirac" de l'allée Suzanne Flon.

Chapitre 6 : "Ils ont touché à mes glaïeuls (Journal, Tome XXII) - Pascal Servan
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