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ISBN : 2913955703
Éditeur : Editions Transboréal (22/11/2008)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 35 notes)
Résumé :
La collection " Petite philosophie du voyage " invite Émeric Fisset, éditeur et écrivain-voyageur, à confier sa passion pour la marche. Seul le voyage à pied, par sa lenteur, sa simplicité et la disponibilité d'esprit qu'il fait naître, permet d'apprécier le détail d'un paysage, de se mettre au diapason de la nature et de se porter avec sincérité au-devant des hommes.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
livr0ns-n0us
  16 mars 2012
Après le gros coup de coeur pour le temps du voyage de Patrick Manoukian, publié dans cette collection très soignée (je ne me lasse pas d'admirer ces petits ouvrages à la couverture en relief et au papier crémeux), je n'ai pas hésité une seule seconde lorsque Émeric Fisset, écrivain/éditeur et surtout voyageur, m'a proposé de me faire parvenir son titre ainsi que celui de son épouse récemment disparue (Julie Boch - Les sortilèges de l'Opéra). le hasard des choses fait que j'ai beaucoup entendu parler de Julie lors de mes études à Troyes l'année dernière puisqu'elle y était maître de conférence ; je ne l'ai jamais rencontrée mais je suis très touchée par cette petite attention de la part de l'auteur.
J'ai attaqué ma lecture comme je me jette sur une grosse assiette de porc au caramel (mon plat préféré), c'est-à-dire avec appétit, voire voracité. J'ai du me calmer pour ne pas engloutir d'un trait ce petit ouvrage et réfréner mon impatience afin de savourer plus posément les concepts qui y sont développés. La recette (idéale), une fois de plus, est la suivante : une réflexion claire d'un abord sympathique, nonchalant (l'auteur cherche à nous faire partager ses impressions et non à nous convaincre du bien-fondé de sa théorie) entrecoupée d'anecdotes savoureuses qui viennent parfaitement illustrer le propos. Ce petit manifeste en faveur du voyage à pied est une ode non seulement à la nature (quoi de plus écologique qu'utiliser ses pieds comme moyen de transport ?) mais aussi à l'homme qui se découvre en dépassant ses limites. le voyage au long cours, c'est-à-dire celui qui ne prévoit pas de retour -ou du moins immédiatement- nous permet de nous affranchir complètement de nos carcans, des règles et contraintes qui dictent habituellement notre quotidien. Il possède donc une véritable vertu éducative et thérapeutique...
Je me suis laissée totalement transporter par ce court document aux saveurs tantôt exotiques, tantôt familières. En le refermant, je n'avais qu'une envie : marcher ! Peu importe la durée ou le lieu du voyage... La nostalgie des balades en forêts que je faisais plus jeune avec mon grand-père a rarement été aussi violente, pressante, et je compte bien y remédier dans les plus brefs délais (même si piétiner au salon du livre risque de drôlement me calmer ^^). Vous l'aurez compris, je suis définitivement fan cette collection et je ne peux que vous conseiller de vous y plonger !
Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot..
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topocl
  05 février 2016
« Les bonheurs pleins mais fugaces que ressent le marcheur épisodique n'ont rien de comparable avec l'ivresse qu'il connaît lorsqu'il se mue en voyageur à pied. »
Je n'aime pas marcher. Une impatience stupide me fait préférer le but au chemin. Par contre, je me délecte à lire les marcheurs, à partager leur jouissance - ici son ivresse - hédoniste, leur philosophie à la fois égoïste et pleine d'ouverture, leur solution à un monde infernal, leurs victoires contre la faim, le froid, le sac à dos qui pèse, les ampoules aux pieds.
C'est tout cela que raconte Émeric Fisset, grand voyageur à pied, pas de ces petits joueurs de randonnée à 25 km à la journée, mais un nomade qui part pour des mois dans des contrées inconnues, sans craindre la solitude et les conditions extrêmes, et même s'en délectant, à la rencontre des paysages, de la nature et des hommes.
« Il ne marche pas celui que l'amour ne porte pas, il déambule et fuit. »
Cela donne un petit livret fort sympathique, éloge généraliste du voyage à pied, qui a les limites de son format et des contraintes imposées par la jolie collection « Petite philosophie du voyage » de la maison d'édition Transboréal, dont Émeric Fisset est codirecteur .
Cet opuscule charmant mais limité met par contre fort en appétit, et je ne dis pas que je ne me suivrai pas un de ces jours Emeric Fisset traversant l'Alaska.
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kathy
  18 juin 2017
Amatrice, pendant de longues années, de randonnées (en moyenne montagne – Alpes et Pyrénées -), je m'adonne maintenant à la marche dans l'arrière-pays Montpelliérien, que je découvre.
Pourtant, ce n'est que maintenant que, côté littérature, concernant les « marcheurs penseurs », je découvre les récits de voyages (J-C Rufin, S Tesson, S Marquis, S & A Poussin et E Fisset… ).
Cet opuscule m'a permis de découvrir E Fisset et sa passion pour la marche. Il s'est fait le spécialiste des voyages en solitaire, sans liaison radio ni soutien logistique. Sans sponsor.
Avide d'Aventure, il se lance d'abord dans l'humanitaire pour étancher sa soif de comprendre le monde. Mais l'ambiguÏté des ONG , a gain de cause et laisse place au dépit et à la déception.
Le voyage dont il rêve, c'est la recherche de LA rencontre, La lenteur, La beauté, La simplicité, et, surtout, La découverte et L'écoute de l'autre et de la nature dans toute leur authenticité et le Respect.
Alors, il part … !
Alors, partons ! Partez pour l'Aventure...« le vent se lève !.... Il faut tenter de vivre ! »
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Elana
  05 mars 2013
Magnifique témoignage d'un marcheur accomplis. Emeric Fisset, à travers cet ouvrage simple mais dépaysant, nous donne envie - à tous même les plus casanier- de prendre son sac à dos et de partir tout droit, de ne s'arrêter que quand les forces commence à nous manquer pour connaître enfin cette sensation de dépassement de soit. Il a réussi à mettre des mots sur une expérience de vie indéfinissable...
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Helene1960
  01 février 2018
Quand j'ai commencé la lecture de cet ouvrage je m'attendais à une apologie de la marche en tant que telle.
Mais... Emeric Fisset va plus loin. Son ivresse à lui ce sont les marches extrêmes, dans la solitude du grand nord, les forêts profondes ou les déserts. Il parcourt le monde et va à la rencontre des autochtones. Il essaie de mettre ses pas là où personne n'a encore marché. Il recherche le dépouillement, la vie simple autour d'un feu bois, le partage avec les habitants des pays traversés.
C'est une philosophie qui, je pense, est permise à une toute petite partie de l'humanité car, depuis que l'homme a découvert la sédentarité, il aspire à un certain confort.
Je tire mon chapeau à l'auteur de cet opuscule pour avoir accompli ses rêves et avoir réussi à vivre ses aventures selon ses aspirations.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
psycheinhellpsycheinhell   25 décembre 2012
Pour moi, le vrai sens du voyage, et notamment du voyage à pied, est dans l'effort personnel, égotiste, qui consiste à se mettre en harmonie avec le monde – la nature et les hommes. Cet effort inutile ne contribue pas de manière spectaculaire à sauver la planète, mais il présente au moins l'immense mérite de ne pas lui nuire ni de mentir aux hommes qui la peuplent. Car la marche est d'abord, par le dépouillement qu'elle implique, par sa simplicité, une démarche de sincérité.
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LaumnessLaumness   12 août 2018
Plus mensonger encore que de vouloir récupérer une part de l’aura des grands voyageurs d’antan est à mes yeux le fait d’alléguer des motifs humanitaires, écologiques, culturels ou scientifiques pour se mettre en route. Marcher au profit d’une instance charitable quelle qu’elle soit, pour attirer l’attention sur la préservation d’un écosystème menacé, en faveur de la cause de telle population persécutée ou en vue de l’avancée de telle recherche médicale procède d’une intention méritoire mais qui, à l’usage, est vite corrompue par l’objectif de publicité. On exagère ses réalisations pour accroître les dons, on utilise des moyens lourds et bien peu écologiques pour filmer sa progression dans le milieu à défendre, on modifie son itinéraire et sa pertinence pour passer au journal de 20 heures, on fait croire que les données collectées en route apportent une contribution décisive à la connaissance de l’épaisseur de la banquise ou du rôle de la canopée, alors que des équipes et des instruments scientifiques dédiés étudient ces questions depuis des décennies. Plus dangereux encore, les marcheurs ou autres sportifs qui, à grand renfort de tests médicaux avant, pendant et après leur exploit, veulent persuader qu’ils apportent une meilleure compréhension de la nature et de la résistance humaines : l’homme dans le chaud, le froid, l’obscurité, la solitude. Comme si, malheureusement, l’histoire humaine, toutes les histoires des hommes, ne nous avait pas abondamment renseignés sur le sujet. Pour moi, le vrai sens du voyage, et notamment du voyage à pied, est dans l’effort personnel, égotiste, qui consiste à se mettre en harmonie avec le monde – la nature et les hommes. Cet effort inutile ne contribue pas de manière spectaculaire à sauver la planète, mais il présente au moins l’immense mérite de ne pas lui nuire ni de mentir aux hommes qui la peuplent. Car la marche est d’abord, par le dépouillement qu’elle implique, par sa simplicité, une démarche de sincérité.
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psycheinhellpsycheinhell   24 décembre 2012
Il m'est arrivé de croiser un ours brun, accablé comme moi par la pluie continuelle, de la manière la plus courtoise qui soit. Nous étant arrêtés à 12 mètres l'un de l'autre pour nous dévisager, nous entreprîmes juste de nous écarter légérement, chacun par sa droite, de la sente animalière où, à cet instant, nous n'avions pas la moindre intention de nous chercher noise, pour poursuivre aussitôt tête baissée notre cheminement taciturne. (...) Plantigrade, omnivore, l'ours est réellement, plutôt que l'ennemi de l'homme, son magnifique cousin va-nu-pieds.
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ElanaElana   05 mars 2013
Si elle ouvre les portes, la marche ne donne aucun droit, quel que soit l'état de fatigue ou de précarité dans lequel celui qui s'y livre s'est placé de plein gré. Elle oblige au contraire le marcheur à conserver, en la renouvelant sans cesse, une faculté inestimable: l'émerveillement.
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Helene1960Helene1960   05 janvier 2018
Et puis, peut-être par crainte de l'inconnu ou par manque d'imagination, nombre de voyageurs, plutôt que d'inventer leur route, mettent leurs pas dans ceux d'un prédécesseur.
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Video de Emeric Fisset (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emeric Fisset
Rencontre avec Émeric Fisset, Géraldine Dunbar & Antoine Bertrandy (Transboréal) I Escales le mois du Voyage chez Gibert Joseph.
Transboréal
Transboréal est une maison d'édition française des grands voyageurs explorateurs. Organisateur de conférences liées au voyage. Transboréal réunit dans son sillage, outre ses 126 auteurs, 160 autres voyageurs francophones qui ont eu à c?ur de découvrir une région du monde et d?en faire partager la découverte à travers des livres ou des films. Transboréal anime aussi une librairie de voyage dont les 5589 titres sont en ligne.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/catalogsearch/result/?token=a0e0261958c12283435555666337ae2fb2dd1f81&q=+Transbor%C3%A9al&product_type=*
Émeric Fisset
Né à Paris en 1962, Émeric Fisset s?est fait une spécialité des voyages en solitaire, sans liaison radio ni soutien logistique. Ce Meudonnais a pris goût à l?itinérance dès l?âge de 17 ans au sein d?Hôpital sans frontière, que ce soit auprès des réfugiés cambodgiens de Thaïlande, des Karamojong affamés d?Ouganda, à l?hôpital français de N?Djamena, au Tchad, ou à la suite du séisme d?El-Asnam, en Algérie. Après deux années comme officier parachutiste dans l?infanterie de marine, avec notamment une mission d?entraînement en jungle au Gabon, il participe à des convois humanitaires pour la Bosnie et la Lettonie.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/catalogsearch/result/?token=48f139c5ad702143ed2b1ff7f86599630a757a8d&q=%C3%89meric+Fisset&product_type=*
Géraldine Dunbar
Née à Londres en 1972, Géraldine Dunbar est de père sud-africain et de mère française. Elle a passé toute sa jeunesse en Grande-Bretagne, où elle grandit dans un univers artistique : son père est technicien de cinéma, sa mère artiste et enseignante, son beau-père, Painton Cowen, écrivain et musicien, et sa grand-mère, Pamela May, ballerine au Covent Garden Royal Ballet. Fascinée par les grands espaces, elle s?intéresse dès l?âge de 7 ans à l?Union soviétique, entreprend l?étude du russe à 12 ans et, depuis la France où elle réside à partir de 1990, effectue son premier voyage à Saint-Pétersbourg en 1992, à 19 ans : un séjour de deux mois dans une kommunalka, un appartement communautaire réunissant cinq familles.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/catalogsearch/result/?token=48f139c5ad702143ed2b1ff7f86599630a757a8d&q=G%C3%A9raldine+Dunbar&product_type=*
Antoine Bertrandy
Un matin d?automne, Antoine Bertrandy s?est arraché à son confort francilien pour s?élancer dans le sillage des pèlerins aspirés vers le mystère de Saint-Jacques. Courbé sous le poids de son sac et de ses attentes, il a relié Compostelle depuis Saint-Jean-Pied-de-Port en empruntant le Camino real francés. Dans le décor de cette comédie humaine itinérante ? où vibrent de concert spiritualité et téléphones portables ?, chacun peut épuiser ses fantasmes et ses certitudes jusqu?à ressentir, en son for intérieur, le frémissement de la renaissance. de cette expérience jaillit un récit riche de rencontres truculentes, de séparations déchirantes et de moments drolatiques. Un texte prodigue en réflexions sur le sens du pèlerinage et, en somme, sur la vie.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/vers-compostelle-droles-de-rencontres-6156934.html
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