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Suzanne V. Mayoux (Traducteur)
EAN : 9782070356393
108 pages
Éditeur : Gallimard (11/09/2008)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 800 notes)
Résumé :
«"Bon sang!" s’exclama-t-il tout haut. Le processus se poursuivait. Il n’y avait pas le moindre doute : il avait à présent l’apparence d’un homme de trente ans. Loin d’être ravi, il était embarrassé : il rajeunissait. Il avait espéré jusque-là que, une fois atteint l’âge physique
correspondant au nombre de ses années, le phénomène absurde qui avait marqué sa naissance cesserait d’opérer. Il frissonna. Son destin lui paraissait terrible, incroyable.»
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Critiques, Analyses et Avis (154) Voir plus Ajouter une critique
Pcpa
  30 octobre 2019
Cette nouvelle est dans cette édition suivie d'une seconde nouvelle : « La lie du bonheur »
On retrouve toujours la même écriture magnifique de ce maître parti trop tôt qu'est F.S. Fitzgerald, légère, précise et virevoltante.
Les 2 nouvelles sont agréables à lire même si on est à des années lumières du sublime « Tendre est la nuit ».
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Bruidelo
  05 décembre 2020
Olala qu'on est loin de Gatsby! Ça m'a paru poussif, sans épaisseur, pas bien inspiré. Fitzgerald a bien eu une idée, une idée assez originale je ne dis pas, avec cette vie à l'envers de Benjamin Button, qui a cette particularité incontestablement très particulière de naître vieux et d'avancer dans l'existence en rajeunissant. Amusant, mais faut pas pousser, pas formidable au point de remplir à elle toute seule un roman, même si c'est un tout petit roman. Après la surprise du début, l'écrivain semble considérer qu'il a largement rempli son quota de surprenant et s'appliquer à ne plus rien créer d'inattendu, les personnages sont plats, convenus, pas attachants. Heureusement, c'est court.
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Fifrildi
  06 janvier 2019
Vendredi, sur Arte, ils ont repassé L'étrange histoire de Benjamin Button. J'avais été le voir au cinéma quand il était sorti en 2008.
Le film est basé sur une nouvelle du même nom de Francis Scott Fitzgerald publiée en 1922. J'ai eu envie de la lire.
Comme c'est souvent le cas, le film ne fait que reprendre l'idée.
Dans la nouvelle de Fitzgerald, Benjamin naît en 1860. Il n'est pas un « vieux bébé » mais un véritable vieillard d'1,70 m qui parle. Il n'est pas abandonné, mais il fait la honte de son père. On va suivre sa vie atypique. Il va se marier, va avoir un fils, aller à la guerre, à l'université, … Quand il deviendra un enfant, il fera alors la honte de son fils.
Sans surprise, sa vie s'achève dans son berceau…
Le style m'a bien plu, je pense que je lirai bien un de ses romans.

Challenge défis de l'imaginaire (116)
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isajulia
  27 mai 2013
Le jour de sa naissance, Benjamin Button a déjà 70 ans. Ses parents, désespérés et honteux du qu'en-dira-t-on tentent pourtant d'intégrer ce fils des plus originaux. Au fur et à mesure des années, Benjamin rajeunit ce qui continue tout de même à provoquer un décalage entre lui et la société (par exemple quand il veut rentrer à Harvard à 18 ans et qu'il en paraît 50). Par le plus grand des bonheurs il rencontre un soir dans un bal une jeune fille, du nom de Hildegarde Mocrief, avec qui il se mariera et sera heureux jusqu'à ce que le temps les rattrape. Quand lui continue à rajeunir, elle vieillit et le fossé se creuse inexorablement...
Bon je n'ai pas du tout aimé et à peine cette nouvelle finie, j'ai refermé le livre!
Pourtant je ne suis pas la dernière pour rentrer dans des délires fantasques mais là je n'ai vraiment pas accroché. J'ai trouvé les personnages creux et méchants, comme si ils étaient dépourvus d'âme. Ce qui m'a gênée, c'est cette impression que la vie passe sans que l'auteur nous le fasse vraiment ressentir, j'ai trouvé à l'écriture un côté assez fadasse et dépourvu d'émotions. Je n'ai peut-être pas su voir la véritable beauté de ce texte, en tout cas mon enthousiasme d'enfant ne s'est pas réveillé et cette étrange histoire de Benjamin Button m'a laissée de marbre.
D'ailleurs si quelqu'un veut le lire, je lui offre mon exemplaire de bon coeur.
A découvrir si vous ne l'avez pas encore lu, pour vous faire une opinion.
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Witchblade
  08 août 2015
Livre lu dans le cadre de la Pioche dans la PAL de Juillet 2015.
Je suis un peu en retard pour cette lecture car j'ai eu du mal à me décider à le lire. Acheté il y a longtemps suite au succès du film (non vu) et enterré dans ma PAL depuis, il ne fait pas parti de mes lectures habituelles et je crois que le fait qu'il fasse parti des « classiques » n'arrange pas les choses...
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a été vite lu. Que 50 pages pour ce « roman », je dirais plutôt une nouvelle. Mais je n'en ai pas retiré grand chose à part que je n'apprécie guère le style de Fitzgerald. Son personnage est peu travaillé et passe son temps à se plaindre. Des rares extraits que j'ai vu du film, ce n'est pas l'impression que j'en avais. On ne voit jamais apparaître sa mère, seulement son père qui pense plus à son honneur qu'à son enfant fort différent des autres. du fait de l'éducation qu'il lui a donné, si on peut appeler ça ainsi, il n'en a pas fait quelqu'un de très équilibré. Son enfance à rebours n'aide pas non plus, je pense, ainsi que son entourage ne comprenant pas sa « maladie ». Tout le monde croit que c'est une lubie de sa part mais je ne vois pas comment on peut faire pour redevenir un ado de 16 ans autant par la taille que par l'apparence quand on est un adulte de 60 ans. Fitzgerald nous montre ainsi les travers de l'être humain devant l'inexplicable. Les 50 pages ont été particulièrement rudes pour ma part car j'avais envie de baffer tout le monde en commençant par le corps médical et le père de Benjamin. Ils ont tous pensé à leur réputation plutôt que d'essayer de le soigner car il est né comme ça, il n'avait rien demandé pour être tel qu'il était. Ni ses parents n'avaient fait exprès de le faire naître ainsi, bien que j'ai eu une pensée pour la mère qui a accouché d'un enfant d'environ 1m50 et de 70 ans...
Comme vous l'aurez compris, cette nouvelle n'a pas été une réussite pour ma part et je n'ai donc même pas pris la peine de lire la seconde nouvelle de ce livre. Je remercie néanmoins Myriam, cela fera toujours -1 dans ma PAL. Si vous aimez les discours des classiques, je vous conseille de découvrir cet auteur. Pour ma part, je regarderais peut-être un jour le film pour en trouver les différences.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
WitchbladeWitchblade   08 septembre 2015
Le bruit avait couru qu'un fou avait réussi l'examen d'entrée à Yale et essayait de se faire passer pour un jeune de dix-huit ans. L'université était en effervescence. Des étudiants sortaient de leur salle de cours en courant, les joueurs de football cessaient de s'entraîner pour se joindre à la foule, les femmes des professeurs, la coiffure en désordre et la tournure de travers, poursuivaient, en braillant, la meute des agités, d'où fusait une bordée de lazzis destinés à blesser la sensibilité de Benjamin Button.
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WitchbladeWitchblade   07 septembre 2015
Les rares personnes à qui la courtoisie ne faisait jamais défaut durent se creuser la cervelle pour trouver des formules de félicitation adéquates à adresser aux parents – ils eurent finalement l'ingénieuse idée de déclarer que le bébé ressemblait à son grand-père, ce qui, étant donné l'état habituel de décrépitude dans lequel se trouvent les hommes à l'âge de soixante-dix ans, ne pouvait être contesté. Cela ne fit pas plaisir à M. et Mme Roger Button et outragea terriblement le grand-père de Benjamin.
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MorgouilleMorgouille   17 avril 2010
Personne ne le trouvait désagréable, ce petit garçon, sur le visage naïf et jovial duquel on pouvait lire un soupçon de tristesse, sauf, précisément, Roscoe, pour lequel sa présence était une source constante d’inquiétude. Comme l’on disait à l’époque, Roscoe trouvait cette affaire « navrante ». Il lui semblait que son père, en refusant de paraître ses soixante ans, ne s’était pas comporté comme un homme, « un vrai de vrai » - c’était l’expression préférée de Roscoe -, mais de manière bizarre et un peu perverse. En effet, il lui suffisait d’y penser pendant une demi-heure pour qu’il en perde presque la raison. Roscoe croyait que les « bains de jouvence » permettaient de rester jeunes, mais en abuser comme ça était… était navrant.
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BeasaaaBeasaaa   17 mai 2013
Il n'est jamais trop tard ou, dans mon cas, trop tôt pour être ce que l'on veut être. Il n'y a pas de limite, on s'arrête quand on veut. Tu peux changer, ou rester la même.
il n'y a pas de règle pour ces choses. Nous pouvons en faire le meilleur ou le pire. J'espère que tu en feras le meilleur. J'espère que tu verras les choses qui t'effraient. J'espère que tu sentiras des choses que tu n'as jamais senti. J'espère que tu rencontreras des personnes avec un point de vue différent. J'espère que tu vivras une vie dont tu seras fière. Si tu ne trouves pas, j'espère que tu auras la force d'en démarrer une nouvelle.
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MorgouilleMorgouille   17 avril 2010
— C’était un rêve, dit John avec calme. Pour tout le monde, la jeunesse n’est qu’un rêve, une sorte de folie.
— Comme c’est agréable d’être fou, alors.
— C’est ce que je croyais, dit John tristement. À présent, je n’en suis plus si sûr. Peu importe, passons quelque temps à nous aimer, vous et moi, un an peut-être. C’est une forme d’ivresse divine que nous pouvons tous connaître. Il n’y a de diamants que sur terre, des diamants et peut-être aussi le pauvre pouvoir de la désillusion. Celui-là, je le possède et je n’en fais pas grand-chose. (Il frissonna.) Relevez le col de votre manteau, petite fille, la nuit est froide et vous allez attraper une pneumonie. C’est un grand péché que d’avoir inventé la conscience. Perdons-la pendant quelques heures.
Et en s’enveloppant dans sa couverture, il s’endormit.
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Vidéo de Francis Scott Fitzgerald
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
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