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ISBN : 2916862595
Éditeur : Librairie La Nerthe (14/11/2014)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
QuelsCaracteres
  23 janvier 2018
En 3 mots… Alcool, sentimental, train
Impressions de lecture… Je suis une grande amoureuse de Francis Scott Fitzgerald depuis, qu'à treize ou quatorze ans, j'ai lu Gatsby le Magnifique sur une plage de Camargue pendant les vacances d'été. J'ai dévoré à peu près tout ce que j'ai pu trouver de lui traduit en français. Alors, quand je suis tombée, en librairie, sur ce recueil renfermant quelques nouvelles inédites en français, je n'ai pu m'empêcher d'emporter avec moi ce précieux butin. Si je ne me trompe pas, sur les huit nouvelles que contient cet ouvrage, il y en a trois que j'avais déjà : « Un cas d'alcoolisme », « Magnétisme » (toutes les deux dans le recueil intitulé Un Diamant gros comme le Ritz aux Éditions Robert Laffont - Pavillons poche) et « Plus qu'une simple maison » (dans Entre trois et quatre, Love Boat II, aux Éditions Belfond – livre de poche). Mais, je les avais lues il y a bien longtemps et les redécouvrir a été un plaisir. À chaque fois que je lis, ou relis, Fitzgerald, je comprends, je me souviens, pourquoi je l'aime tant.
Ces trois nouvelles, déjà publiées ailleurs, sont sans doute les plus brillantes et les plus abouties. Reste le plaisir de déambuler dans l'époque et l'univers de Fitzgerald et une surprise : « Un bref voyage de retour » aux tonalités fantastiques. Hormis la satisfaction, pour les aficionados de l'auteur, de lire et de posséder quelques pages de plus, la présente édition n'apporte rien de bien intéressant. Elle recycle quelques textes pour accompagner les inédits et étoffer suffisamment l'ouvrage qui semble. Pas de pré ou postface, pas de notes, rien qui viendrait enrichir le tout. L'éditeur exploite l'aura de Fitzgerald comme le laisse clairement comprendre le graphisme de la couverture – profil de l'auteur et nom en gros et en police rétro, à la vertical, comme une enseigne – et jusqu'au titre – qui contient l'idée d'une force attractive –, tout est en effet réuni pour nous attirer.
L'ouvrage s'ouvre sur « Un cas d'alcoolisme », le récit d'une rencontre entre une jeune infirmière et un homme dépendant de la boisson. Un mal que Fitzgerald connaît bien, et ce depuis ses années d'université. Cette nouvelle, qui date de 1937, est écrite dans une période difficile pour Francis Scott : il est tombé depuis 1935 dans une dépression incurable et a fait paraître, au printemps 1936 « La Fêlure », un texte bouleversant dans lequel il explore son impuissance à exercer son métier d'écrivain. Il l'a dit lui-même : «Je vais écrire tout ce que je peux écrire sur le fait que je ne peux pas écrire.». Les six premières nouvelles du recueil appartiennent à cette période puisqu'elles sont écrites après 1935, les trois dernières sont antérieures. La conclusion d' « Un cas d'alcoolisme » brille d'une lucidité triste et amère : « C'est juste qu'on ne peut pas vraiment les aider, et c'est décourageant… tout ça pour rien. » (p.15)
« Je ne suis pas parti au front » exploite un thème récurrent chez Fitzgerald, celui de ces jeunes hommes enrôlés dans l'armée américaine pendant la première guerre mondiale mais qui n'ont jamais traversé l'océan pour aller combattre en France (amère blessure). le texte se termine par un retournement plein de sens. « Des nouvelles de Paris… Il y a quinze ans » mêle pérégrinations dans la ville lumière (Champs-Élysées, Ritz, Café Dauphine, Exposition d'arts décoratifs en bord de Seine, Rive gauche, chez Lipp) et flirt, ou jeux de séduction. « La décennie perdue » porte un titre évocateur. « Motif en plâtre » crée un joli parallèle entre une cage de plâtre et d'acier - matériel médical pour tenter de soigner les dégâts d'une « chute de onze mètres » - et la cage psychologique de l'amour et de ses tendances exclusives. « Plus qu'une simple maison » nouvelle brillantissime et savoureuse pourrait se résumer ainsi : un homme, trois soeurs et une maison, temple de la famille et des souvenirs. C'est beaucoup une maison, elle traverse les années, mais elle n'est pas soustraite aux marques du temps. Où que l'on soit, où que l'on aille, elle se dresse quelque part, comme un pivot, ancrée dans le sol, elle peut vous forcer à revenir… Trois soeurs, trois amours, trois périodes : voici la structure ternaire qui semble chère à Francis Scott : « Une nouvelle est réussie si elle est écrite d'un seul mouvement ou en trois temps. La nouvelle en trois temps doit être écrite en trois jours, plus un jour environ pour la revoir, et elle vous quitte.». « Un bref voyage de retour » débute sur une autre marotte de l'écrivain : le jeune garçon amoureux d'une fille inaccessible : « l'année prochaine, elle serait à jamais hors de ma portée » p.96. le texte nous emporte dans une intrigue passionnante, au fil d'une écriture délectable. le récit ouvre quelques brèches et penche vers le fantastique. Il nous laisse entrevoir le succès amoureux du narrateur et décline, comme dans « Plus qu'une simple maison », le motif de la demoiselle redevable envers son sauveur et liée à lui pour la vie. Est-ce une réalité, ou une simple illusion ?

Lien : http://quelscaracteres.eklab..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
QuelsCaracteresQuelsCaracteres   23 janvier 2018
- Je lui ai dit que je t’aimais, lui avait dit Mary – et il l’avait crue, je lui ai dit que je ne pourrais jamais aimer personne d’autre que toi.
Et malgré tout, il n’était pas sûr de ce que Mary ressentait quand elle attendait Joris dans son appartement. Il était incapable de dire si, quand elle souhaitait bonne nuit sur la porte, elle se sentait soulagée ou bien si elle faisait les cent pas dans son salon avant de prendre un livre qu’elle laissait retomber sur ses genoux pour contempler le plafond. Ou bien si son téléphone sonnait encore une fois pour se souhaiter bonne nuit encore une fois.
Martin ne s’était pas soucié de ce genre de choses au cours des deux premiers mois de leur séparation quand il était sur pied et en bonne santé.
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QuelsCaracteresQuelsCaracteres   23 janvier 2018
Sa peau était de ce rose que l’on rencontre fréquemment dans notre région, jusqu’à ce que les petites veines commencent à éclater aux alentours de quarante ans ; en cet instant, avivé par le froid, c’était un méli-mélo d’adorables roses délicats comme autant de carnations différentes.
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Videos de Francis Scott Fitzgerald (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Francis Scott Fitzgerald
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
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